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Full text of "Bulletin de la Société entomologique de France"

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U. s. NATIONAL MUSEUM 

LIBRARY OF 

Henry Guernsey Hubbard 

AND 

Eugène Amandus Schwarz 

DONATED IN 1902 

ACCESSION NoU.J.!nJ?l..2« 



BULLETIN 

Il K L A 

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIOUE 

DE FRANCE 



Article 36 des Statuts et du Règlement. — Les opinions émises 
flans le Bulletin sont entièrement propres à leurs auteurs : Ut Société 
n'entend aucunement eu assumer la responsabilité. 



TyPOGUAPHIK FIBMIN'-DIDOT ET c'". — MESXIL (EURE). 



BULLETIN 



DE TjA. 



r r 



SOCIETE ENTOMOLOGIÔIE 

DE FRANCE 

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 

RECONNUE COMME INSTITUTION D' UTILITÉ PUBLIQUE 

l'AU DÉCRET DU 23 AOUT 1878 

Nalura maxime mirandu 
in mini mis. 

ANNÉE 1900 



PARIS 

ATJ SIÈOE DE LA SOCIÉtÉ 

HOTEL 0E9 SOCIÉTÉS SAVANTES 

28, Rue Serpente, 28 
1900 




AUG 1 1 1951 




BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOIMOLOGIQUE DE FRANCE 



MEMBRES DU BUREAU POUR 1900 

Président A. Giard 

Vice- Président E. Simon 

Secrétaire Ph. François 

P" Secrétaire adjoint J. de Gaulle 

2« Secrétaire adjoint E. Doxgr 

Trésorier Ch. Lahaussois 

Archiviste-Bibliothécaire A. Léveillé 

Archiviste- Bibliothécaire adjoint J. Magnin 

CONSEIL 

MM. E.-L. Bouvier, — l'abbé J. de Joaxnis, — H. d'Orbigny {Mem- 
bres restants); — Ch. Alluaud, — H. Desbordes, — P. Estiot {Mem- 
bres nouveaux) — et les Membres titulaires du Bureau. 

COMMISSION DE PUBLICATION 

MM. H.-W. Brôlemanx, — R. du Buyssox, — A. Grouvelle, — 
P. Marchal, — L. ViARD — et les Membres titulaires du Bureau. 

COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE 

MM. L. Bedel, — l'abbé J. de Joanxis, — P. Mabille — et les 
Membres titulaires du Bureau. 

COMMISSION DU PRIX DOLLFUS 

MM. Ch. Alluaud, — E.-L. Bouvier, — J. de Gaulle, — A. Giard, 

— l'abbé J. DE JoAXMs, — P. Lesxe, — A. Léveillé, — P. Marchal, 

— E. Simon. 



Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 1. 



2 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

jSéauee «lu lO janvier 1900. 

Présidence de M. A. GIARD 

Apres, la locUirc et l'adoption du procès-verbal de la séance précé- 
dente (27 décembre 1899), M. Cb. Alluaud, président de 1899, |»ro- 
nonce l'allocution suivante : 

Mes chers Collègues, 
Avant de quitter ce fauteuil où j'ai été appelé par votre bienveillante 
sympathie, et où vous m'avez rendu la tâche si agréable et si facile, 
permettez-moi de jeter un coup d'œil rapide sur l'année qui vient de 
s'écouler, la i)S^ depuis la fondation de notre chère Société. 

Votre vice-président, M. le professeur Giard, qui a eu à me rem- 
placer pendant ma longue absence — votre secrétaire, M. François — 
votre archiviste, M. Léveillé, secondé par M.Magnin — votre tréso- 
rier, M. Fumouze — ont droit une fois de plus à toute notre grati- 
tude, à tous nos éloges. La Société, aux divers points de vue de la 
cordialité qui règne parmi nous tous, de l'importance scientifique et de 
la marche régulière de ses publications, de la richesse sans cesse 
croissante de sa Bibliothèque et de l'état prospère de ses finances, se 
trouve dans une situation plus forte que jamais. 

Notre journal L'Abeille, sous l'habile direction de M. Bedel, de- 
vient de jour en jour plus important et plus productif. Je ne vous 
rappellerai pas les importants travaux publiés en 1899; vous me per- 
mettrez toutefois une mention spéciale pour le Synopsis des Ontho- 
phagides de M. H. d'Orbigny auquel vous avez si justement décerné 
le Prix Dollfus. Au Bulletin, vous avez pu voir que des collègues 
zélés ont réussi à faire encore des découvertes sur notre vieux sol de 
France, pourtant si exploré depuis plus d'un siècle. 

Nos collections de France, grâce à la collaboration dévouée de 
MM. Philippe Grouvelle, Dongé, de Joannis, Villeneuve,etc., 
ont vu les boites se garnir dans un ordre admirable et bien de nature 
à enflammer le zèle des débutants. Elles se sont enrichies de la collec- 
tion de notre regretté collègue Mauppin et d'un don important de' 
M. Clouët des Pesruches. 

La Société s'est honorée elle-même en décernant le litre de membres 
honoraires à des savants tels que S. A.I. leGrand-Duc Michailovitchi 
Homanoff, le professseur Meinert et M. Eugène Simon. 

Enfin, nous avons vu le nombre de nos membres s'accroître dans des 



Séance du 10 janvier 1900. 3 

proportions inconnues jusqu'alors. En effet, nous avons admis parmi 
nous o8 nouveaux collègues, la plupart présentés par M. Giard, dont 
le zèle mérite toute notre reconnaissance. 

J'allais donc vous dire que l'année 1899 pouvait être rangée parmi 
les années exceptionnellement heureuses pour notre Sociél('. Malheu- 
reusement ce tableau est obscurci par des pertes nombreuses et 
cruelles. Douze de nos collègues nous ont quittés pour toujours : tout 
d'abord deux membres honoraires, le professeur Balbiani du Collège 
de France et le professeur Thomson de l'Université de Lund. Le 
laboratoire d'Entomologie du Muséum a été particulièrement éprouvé 
en perdant prématurément Charles Brongniart, assistant, et Paul 
Tertrin, préparateur, et enlln Hippolyte Lucas, assistant hono- 
raire, qui s'était depuis longtemps retiré loin de nous ; c'était le dernier 
membre datant de la fondation de notre Société. Vous me })ermettrez 
d'adresser personnellement un souvenir à la mémoire de Lucas : c'est 
à lui que je dois ma présentation comme membre de la Socii'té entomo- 
logique de France, et vos procédés à mon égard, mes chers Collègues, 
dès mon arrivée, m'autorisent à dire que mon admission parmi vous 
fut un des heureux événements de mon existence. Enfm, par ordre 
chronologique, nous avons vu disparaître A. Sydney Oliff, Alfred 
Mauppin, Achille Costa, Gorges Rouast, Maurice Dollé, 
François Decaux, S.-D. Bairstow. 

Pour combler ces vides, accueillons avec bienveillance les nouveaux 
venus et attirons-en d'autres à nous ; travaillons sans cesse à mainte- 
nir parmi nous cette cohésion, cette solidarité qui font la principale 
force d'une association comme la nôtre. L'Entomologie est d'ailleurs 
d'essence éminemment sociale; j'éprouve (et je crois pouvoir dire, 
nous éprouvons tous), aux jours de nos réunions, une joie douce due à 
la communauté de nos goûts et de nos études. Nous laissons un ins- 
tant à l'entrée de cette salle — permettez-moi l'expression — comme 
à un vestiaire de l'oubh , ces préoccupations matérielles et ces soucis 
de toute nature auxquels nul n'échappe complètement daiis la vie ; 
les plus grandes douleurs elles-mêmes semblent subir lui temps d'ar- 
rêt. C'est là une impression que vous ressentez certainement comme 
moi, mes chers Collègues , la preuve en est que vous venez de plus en 
plus nombreux à nos séances. Au moment où des travaux d'agrandis- 
sements se font dans l'hôtel des Sociétés savantes, je ne redoute pas 
de voir notre salle devenir trop petite — au contraire jf le souhaite. 

Monsieur Giard, 
C'est un grand honneur, pour le modeste chercheur que je suis, de 



4 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Yous inviter à venir me succéder à ce iauteuil où notre estime et 
notre sympathie vous accompagnent. 

M. A. Giard prend place au fauteuil de la présidence et s'exprime 
en ces termes : 

Messieurs et chers Collègues. 

En parcourant ces jours derniers la liste des memhres de notre So- 
ciété, où sont inscrits les noms de tant d'hommes distingués, ayant 
bien mérité de l'entomologie, je me suis demandé comment vous avez 
pu, dédaigneux de l'antique adage, non bis in idem, m'appeler une fois 
encore à l'honneur de présider nos réunions. 

Certes j'apprécie comme elles le méritent les marques réitérées de 
sympathie dont vous me comblez ; j'en suis très fier et je vous en re- 
mercie du fond du cœur. Mais j'ai quelque scrupule à tenir une place 
que d'autres occuperaient, sinon avec plus de dévouement, certaine- 
ment avec plus d'éclat, et surtout j'éprouve la crainte très vive d'être 
au-dessous de ce que vous attendez de moi dans les circonstances ac- 
tuelles et de ne pas répondre dignement à vos légitimes aspirations. 

Que cette année 1900 marque, comme certains l'aftîrmeut, l'aurore 
d'une période séculaire nouvelle ou qu'elle représente, comme cela me 
paraît plus logique, les derniers jours de notre vieux dix-neuvième siècle, 
il est un fait bien certain, c'est qu'elle doit être pour la France une année 
d'Exposition universelle et que, dans quelque mois, nous verrons arri- 
ver à Paris, attirés par ces assises internationales du travail et de la 
science, un grand nombre de collègues venus de tous les points du globe. 

Accueillir et fêter ces hommes éminents, leur montrer les richesses 
naturelles de notre pays et celles qui sont accumulées dans nos collec- 
tions et nos musées, les associer momentanément à nos travaux, dis- 
cuter avec eux les grandes questions d'intérêt universel qui font que 
la science, dépassant les hmites étroites des diverses patries, tend 
chaque jour de plus eu plus à devenir mondiale; telle est la besogne 
qui va bientôt s'imposer à nos efforts et réclamer tous nos soins. 

Le brillant passé de notre Société nous crée de sérieuses obligations. 
Rappelez-vous les noms de nos fondateurs et ceux de nos anciens Pré- 
sidents et membres honoraires. Ils s'appelaient Latreille, E. Geof- 
froy-Saint-Hilaire, Savigny, Léon Dufour, Lacordaire, 
Walckenaer, Rambur, Duponchel, Boisduval, Audinet- 
Serville, H. Milne-Edwards, Robin. P. Gervais, etc. Je cite 
au hasard parmi nos grands anciens, parmi ceux qui depuis longtemps 
disparus ont laissé dans nos mémoires une trace impérissable, et si je 



Séance du 10 janvier 1900. 5 

ne craignais de blesser la modestie de collègues vénérés, je pourrais 
poursuivre jusqu'à notre époque la liste de ces noms célèbres dans 
les fastes de l'Entomologie. 

Sans doute, avec de pareils ancêtres, une exposition rétrospective 
devient chose facile; les soixante-dix volumes de nos Annales ot Bul- 
letins feront bonne figure à côté des publications des nombreuses Aca- 
démies et Sociétés savantes dont les œuvres vont se trouver réunies 
dans le nouveau Palais des arts libéraux. 

Mais noblesse oblige, et notre compagnie se doit à elle-même de 
maintenir les glorieuses traditions de ses premières années et de 
prouver aux Sociétés rivales qu'elle a su défricher et mettre en valeur 
le terrain conquis par ses vaillants fondateurs. 

J'affirme, Messieurs, que nous n'avons point failli, que nous ne 
faillirons pas à ce devoir. 

Si je me sens bien faible et bien humble pour porter le drapeau 
qu'ont tenu tant de bras illustres, c'est en vous-mêmes que je chercherai 
ma force. Vos suffrages me donneront l'autorité dont j'étais dépourvu 
et dont je ne veux user d'ailleurs que pour assurer le développement 
continu de notre Société. 

Nous sommes aujourd'hui près de 300 membres. Tous les grands 
établissements d'enseignement supérieur, le Muséum d'Histoire natu- 
relle, le Collège de France, la Sorbonne, la Faculté de Médecine, l'École 
de Pharmacie, l'Institut agronomique, toutes les Universités de province 
sont largement représentés parmi nous. 

Rien, à mon avis, de plus désirable, rien de plus profitable au progrès 
de l'Entomologie que cette union permanente et cordiale entre les ar- 
dents pionniers de la science libre et les professeurs ou directeurs de 
laboratoires. 

Notre situation dans le monde scientifique est grande et belle. Chaque 
jour nous apporte des preuves nouvelles et palpables de l'estime en 
laquelle nos travaux sont tenus par les savants les plus autorisés. 

L'an dernier l'Institut décernait au Père Pan tel le Prix Thore pour 
ses merveilleuses études sur le développement des Tachinaires para- 
sites des Phasmes et le Prix Savigny à notre jeune collègue Coutière 
qui, à l'exemple du courageux explorateur de l'Expédition d'Egypte, 
était allé lui-môme recueillir dans la mer Rouge les matériaux do son 
importante monographie des Alpheidae. Cette année nos triomphes sont 
plus nombreux en'core : c'est A. Viré, que l'Académie proclame lauréat 
du Prix Boroix pour ses travaux sur les Arthropodes des cavernes; 
c'est Roule, qui reçoit le Prix Serres pour ses longues recherches 
3ur l'embryogénie des Crustacés; Vayssières, aussi versé dans l'ana- 



6 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

toiuic des Mollusques que dans celle des Insectes, obtient le Prix Gay: 
et Lé c a 111 on voit couronner par le Prix Saintour sa thèse sur l'é- 
volution embryonnaire des Chrysomélides, début plein de promesses 
et riche déjà de laits sohderaent établis. 

Entin, Messieurs, faut-il vous rappeler les distinctions si flatteuses 
dont ont été l'objet notre savant collègue M. A. M il ne -Edwards, 
promu commandeur de la Légion d'honneur, MM. Marmot tan et 
Bonhoure, nommés chevaliers du même ordre, M. Clément, décoré 
du mérite agricole pour les services sans nombre qu'il a rendus à l'api- 
culture et à l'entomologie appliquée. 

Si nous pouvions un instant douter de nous-mêmes en comparant 
notre œuvre à celle de nos devanciers, de pareils succès ne sont-ils 
pas de nature à rassurer les plus timorés ? Ne nous permettent-ils pas 
de comprendre l'importance que les entomologistes dû monde entier at- 
tachent au titre de membre d'honneur de notre Société? et n'avais-je 
pas raison de vous dire tout à l'heure que, fiers du passé, nous avons 
le droit de nous montrer confiants en l'avenir? 

Mais n'oublions pas que cet état prospère nous le devons en grande 
partie à la bonne harmonie qui règne parmi nous et qui se traduit par 
l'application la plus large du principe socialiste : Tous pour chacun et 
chacun pour tous. C'est ainsi qu'associés dans une continuelle et ami- 
cale collaboration, nous fécondons réciproquement nos elTorts et nous 
en décuplons les résultats. A la production anarcliique des siècles 
passés succédera forcément, avant qu'il soit longtemps, le travail col- 
lectif organisé dont l'effet bienfaisant se fera sentir d'abord dans le do- 
maine si vaste et si complexe de la Biologie, où, plus que partout 
ailleurs, s'impose la nécessité d'une sage réi)artition des spécialités. Aux 
sociétés telles que la nôtre, vivantes et progressistes, il appartient d'en- 
trer résolument dans cette voie nouvelle et d'y entraîner les autres. 

N'oublions pas non plus que tout progrès n'est possible qu'avec un 
bon gouvernement et que notre reconnaissance très profonde est due 
aux hommes dévoués qui, avec la plus parfaite abnégation, dirigent les 
rouages de notre compagnie. 

C'est pourquoi, Messieurs, je suis convaincu d'être votre interprète 
à tous en adressant nos meilleurs remerciements à tous les membres 
du bureau sortants : au président M. Alluaud, qui a su résoudre 
le problème d'être à la fois un voyageur hors pay' et un excellent 
administrateur, à notre secrétaire M. Ph. Franc ois, dont le zèle et la 
ponctualité ont épuisé déjà toutes les formules d'éloge, à notre biblio- 
thécaire M. Lé veillé, the right nian in th" riijht place, dont la com- 
plaisance n'a d'égale que son érudition à toute épreuve, à notre tré- 



Séance du 10 janvier 1900. 7 

sorier M. Fumouze, dont vous venez de récomponscr les longs et 
délicats services par ua vote unanime qui lui confère l'honorariat; 
enfin à tous nos collègues membres du Conseil et des diverses Com- 
missions qui n'ont jamais marchandé ni leur temps ni leur peine lors- 
qu'il s'agissait d'assurer le bon fonctionnement de notre Société. 

La Société accueille par d'unanimes applaudissements les discours 
de MxM. Ch. Alluaud et A. Giard. 

Correspondance. — MM. Bezagu, Bourgoin, Ghabanaud, 
Del val et Easebio remercient la Société de leur admission. 

Démission. — M. le D'' Samuel Bonjour, de Nantes, adresse 
au Président sa démission démembre de la Société. 

Admission. — M. Camille Morel, 1, rue Bosio, Paris. Colco- 
pthex (l'Eai'ope et circa. 

Présentations. — M. Joseph Clermont, employé à l'adminis- 
tration des Postes, 18, rue Jean-Jacques Rousseau, Paris [Entomologie 
générale pr. Coléoptères], présenté par M. J. Magnin. — Commis- 
saires-rapporteurs MM. M.-A. Jeanson et Ch. Lahaussois. 

— M. Léo Leymarie, 109, rue de la Convention, Paris [Lépido- 
ptères pr. diurnes], ]^résenlé par M. G.-A. Poujade. — Commissaires- 
rapporteurs MM. l'abbé J. de Joanuis et P. Mabille. 

Changement d'adresse. — M. le D'H. Coutière, 21 bis, boul. de 
Port-Royal. Paris. 

Captures et observations biologiques. — M. Ch. Péroz mentionne 
la capture qu'il a faite de Prestwicliia aquatica Lubbock, dans les 
mares de Belle Croix (foret de Fontainebleau), à la fin de juin 1898. Ce 
rare et intéressant Chalcidien n'avait pas encore été signalé en France. 

— M. P. Lesne montre à la Société, de la part de M. le profes- 
seur E.-L. Bouvier, une curieuse larve de Malacoderme provenant 
de Bornéo et assez voisine de celles qui ont été décrites récemment 
par M. J. Bourgeois ('). Cette larve fait partie des collections du 
Muséum de Paris ; elle provient d'un échange conclu avec le Musée de 
Cambridge. M. Lesne fait aussi passer sous les yeux de ses collè- 
gues une intéressante photographie communiquée par M. le D"" Sharp 
et qui représente une larve très voisine do la larve n° 1 de M. Bour- 

(1) Bull. Soc. ent. Fr., 1899, n" i, p. 58 et siiiv. 



8 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

geois, ou peut-être môme identique à celle-ci. La photographie a été 
prise sur le vivant, à Kuala-Aring (Utu Lebeb, Kalantan), dans la pres- 
qu'île de Malacca, par M. Annandale. 



Communications. 

Description de deux nouveaux Staphylinidae [Col.] 
de la Haute Provence 

Par P. DE Peyerimhoff. 

Leptusa (Sipalia Rey) Helitasi ('), n. sp. 

Angustm, femigineo-rufus, tenuissime punctulatus. Oculi minutifisimi. 
Coleoptera quam pronoti tertia parte breviom. Segmenta abdominis 
quatuor priora basi transversini impressa. 

(5 Coleoptera ad suturam longitudinaliter elevata, utrinque in medio 
impressa, scabrosa. Abdominis ultima duo segmenta simplicia {^). 

ç Coleoptera plana, leviter rugulosa. 

Unicolore, assez brillant; pubescence courte. Les trois premiers arti- 
cles des antennes diminuant progressivement de longueur et de largeur. 
Pronotum à peu près aussi large que les élytres, transversal, orné de 
soies latérales, portant au milieu une impression longitudinale un peu 
géminée. Élytres d'un tiers plus courts, élargis en arrière. Abdomen 
à peine pointillé à la base des premiers segments, sétuleux. — Long. 
1,8 mill. 

Montagnes de Siron (1.658™) et deBlayeul (2. 191"") (arrondissement de 
Digne), à partir de 1.400™ jusqu'au sommet, sous les grosses pierres 
enfoncées; le D'Chobaut a pris 2 Q de cette espèce au sommet du 
Ventoux (1.912'") (Vaucluse), il a eu la gracieuseté de me donner un 
de ces exemplaires. 

M. Abeille dePerrin a bien voulu me communiquer le type 
de Lept. impressa Rey, que j'ai pu comparer à l'espèce décrite ici; 
voici les points principaux de cette comparaison : 

(11 Dédié à M. M. Hélitas, secrétaire général de la Préfecture de la 
Mayenne. 

(2) Un de mes exemplaires porte un vestige de tubercule sur le pénultième 
segment. 



Séance du 10 janvier 1900. 9 

— Yeux assez grands. Abdomen à large fascie préapicalc foncée; 
pronotum (cJ exclus.?) portant une très forte impression géminée. 
Élytres plus longs, non élargis postérieurement. (3 1^ segment abdo- 
minal tubercule, 8'^ à bord postérieur aigument mais peu profondé- 
ment incisé au milieu L. i mp ress a. 

— Yeux très petits. Abdomen unicolore. Pronotum très légèrement 
impressionné chez les deux sexes. Élytres plus courts, un peu élargis 
postérieurement. (5 7° segment abdominal mutique, 8'= segment simple 
et entier L. Heli tasi. 

Cette espèce, à supposer que toutes celles actuellement connues du 
sous-genre Sipalia Rey dussent être versées dans le sous-genre Geo- 
stiba Thoms., suffirait au maintien de ce sous-genre Sipalia. Il est pos- 
sible que Sip. impressa Rey soit également une Leptusa et qu'il 
faille la maintenir à sa place primitive ('). 

A.theta (Geostiba Thoms.) incisa, n. sp. 

Vraecedenti magnitudine, forma ac colore similis, tarsi aiitem medii 
articulis quitique compositi ; coleoptera in utroque sexu scabrosa. Segmenta 
abdominis tria priera basi transversim impressa. 

o Coleoptera liaud elevata, crebre scabrosa. Abdominis segmentam dor- 
sale septinium apice summo mucronatum, octavum profunde incisum. 

9 Coleoptera segmentaque duo ultima simplkia. 

Très semblable au précédent; ponctuation encore plus éparse et 
moins visible. Premiers articles des antennes plus grêles. Pronotum 
plus développé, substransversal, un peu plus large que les élytres, 
lougitudinalement impressionné. Élytres à impression médiane sen- 
sible, même chez la Q. — Long. 1,8-2 mill. 

Rarre des Dourbes! (1.600"\ pas de la Faille, pas de Tartonne, dans 
les mousses); Archaril! (1.100'", un ex. sous une pierre) ; Montagne du 
Cheval Rlanc, vers 2.000™! (col de Talon, sous une pierre, col de la 
Cine, très abondant dans les souches de certaines Graminées et dans 
la terre); Forêt de Faillefeu! (I.o00"\ 2 ex. dans les Mousses). Toutes 
ces localités se trouvent dans l'arrondissement de Digne. 

L'espèce est remarquable par ses caractères sexuels masculins, et 
surtout par la très grande échancrure triangulaire du dernier segment 
dorsal de l'abdomen. La 9 n'est guère distincte, à part la différence 

(1) J'ai vérifié les tarses pour les 2 sexes chez chacune des espèces nouvel- 
lement décrites, mais je n'ai pu faire cet examen pour Lepi. impressa Rey. 



10 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

grnériquo, do celle de Lept. HelHasi, que par le 4'' segment visible de 
l'abdomen plan, non impressionné à la base, par le pronotum plus 
robuste et les premiers articles des antennes plus allongés. La sculp- 
ture des élytres est aussi bien plus accusée en général, mais je l'ai vue 
très atténuée chez quelques exemplaires de basse altitude. 

Sur les Xylopertha pustulata Fabr. et X. Chevrieri Villa [Col.] 
Par P. Lesne. 

Il est utile d'appeler l'attention sur l'existence de deux espèces de 
Xylopertha, habitant l'une et l'autre la plus grande partie de la région 
méditerranéenne, et qui sont restées confondues jusqu'ici sous les 
noms de pustulata Fabr., Chevrieri Villa, hunieralis Lucas, fo- 
ceicollis AWviM, etc., bien que leurs caractères distinctifs soient très 
a[tparents et fort peu variables. 

De ces deux espèces, l'une a le corps plus court, un peu plus ro- 
buste. Son prothorax est transverse et assez fortement arqué sur les 
côtés. La déchvité apicale des élytres n'est pas brusquement coupée : 
dans la région de son bord supérieur, elle se relie insensiblement aux 
parties dorsales des élytres par une surface courbe qui serait régu- 
liî're si elle n'était interrompue en son milieu par une dépression lon- 
gitudinale dont le fond est occupé par le prolongement antérieur très 
atténué du bourrelet suturai. L'œil est de grandeur moyenne : sur 
l'insecte vu de profd il atteint à peine les dimensions de la hanche 
antérieure. 

La seconde espèce se distingue surtout de la précédente par la 
forme générale du corps un peu plus allongée, par le prothorax aussi 
long que large, faiblement arqué sur les côtés, par la déchvité apicale 
des élytres formant une troncature brusque, nettement délimitée dans 
sa région supérieure et sans dépression suturale. Les yeux sont très 
gros et très saillants : sur l'insecte vu de profil cbacun de ces organes 
se montre notablement plus grand que la hanche antérieure. 

En recourant à l'examen des types, rendu nécessaire par la brièveté 
et l'insuffisance des descriptions originales ('), la nomenclature et la 
synonymie des deux espèces ont pu être fixées. M. le professeur 

(1) Les descriptions de Fabricius, de Villa et de Lucas n'ont guère 
qu'un intérêt historique. Celle de M. Allard mentionne deux bons carac- 
tères distinctifs : les proportions du prothorax et la densité des soies de la 
couronne frontale; mais ces caractères sont indiqués parmi beaucoup d'autres 
qui ne sont pas spécifiques. 



Séance du 10 janvier lOUi). 11 

Moin or t a bion \oulu comparer les spécimens que nous lui avons 
fait parvenir au tijpe de VA})ate pustulata de Fabricius, conservé 
au Musée de Copenhague. Il ressort de cette comparaison que le nom 
de piaitalata doit être attribué à la première des formes caractérisées 
ci-dessus, celle dont le prothorax est transverse et dont les yeux sont 
de grandeur moyenne. D'autre [)art, le Muséum de Paris possédait des 
exemplaires typiques du A'. Chevvierl Villa et le type du A', hunieralis 
Lucas. Ce dernier ne difïère pas du pustulata. Le Chevrieri, au con- 
traire, se rapporte à l'espèce macrophthahne, à élytres brusquement 
tronqués en arrière. Il en est de même du foveicollis dont les spéci- 
mens types nous ont été obligeamment communiqués par M. Ernest 
Allard(i). 

La synonymie des deux espèces s'établit donc comme il suit : 

Xylopertha pustulata Fabr., 1801. 
« humeralis Lucas, 1843 (-). 

Xylopertha Chevrieri Villa, 183o. 
« foreieoUis Al lard, 1860. 

Un point seulement resterait à fixer, celui relatif à l'identification du 
Xylopertha barbifrons Walker (•*), de la presqu'île sinaïtique, que sa 
description très brève ne permet pas de rattacher à l'une ou à l'autre 
des deux formes précédentes, bien qu'elle semble s'appliquer à l'une 
d'elles. 

Les Xylopertha pustulata et Chevrieri se rencontrent dans la région 
méditerranéenne presque toute entière. Cependant, en Afrique, ces 
espèces paraissent confinées dans le Maghreb et, du côté de l'Est, elles 
n'ont pas encore été signalées comme se trouvant en Perse. Fréquem- 
ment elles habitent les mêmes localités (') ; mais elles n'ont pas exac- 
tement même distribution géographique, le Xylopertha Chevrieri 
remontant vers le Nord, sur le pourtour du massif alpin, au delà des 

(1) Ils se trouvent aujourd'hui dans les collections de M. R. Oberlliiir. 

(2) C'est aussi VJiumeralis du Catalogue de Dejean (3° édit., p. 334). 

(3) Lisl Col. coll. bii Lord, 1871. —Je n'ai pas obtenu de renseignements 
sur le type qui fait sans doute partie des collections de l'École de Médecine 
du Caire. 

(4) Par exemple à Saint-Zachaiie (Var) (V. Mayet), à Marseille (E. Abeille 
de Perrin, V. Mayet), à Montpellier (V. Mayet), à Ria (Pyrénées-Orien- 
tales) (Xambeu), à Tanger (Schousboe, Favier), à Oran (H. Lucas, 
V. Mayet. etc.), à Boue (Leprieur), à Souk-el-Arba (D' Normand), à 
Akbès (H""-Syrie) (Delagrange), etc. 



12 Bulletin de la Société Entomologtque de France. 

limites de la région méditerranéenne ('), limites que ne paraît pas 
franchir le pustulaia. 

Nous ne pouvons rien dire de général quant aux essences aux dé- 
pens desquelles se développent ces deux espèces. Les renseignements 
précis que nous possédons, et que nous avons puisés presque tous dans 
les collections de MM. Valéry Ma\ et et Xambeu, sont encore trop 
peu nombreux. Il semble que le pustulata ait une préférence mar- 
quée pour le Quercus Ilex, tandis que le Chevrieri vit à la fois dans ce 
même Chêne, dans le Figuier, dans le Laurier, et certainement aussi 
dans le bois d'autres arbres. 



Diagnoses de deux nouveaux Dromius de Barbarie [Col.] 
Par L. Bedel. 

Dromius pilifer, n. sp. — Elomj/atus, rufo-testaceus, elijtris paulo 
dilutioribus, nitidus, superne tenuissime disperse pubescens. Caput cum 
ocuUs ovatum, convexum, punctis sparsis. Prothorax capite fere angus- 
iior, leviter subcordatus. Elytra elongata, nitida, striis parum regula- 
ribus, externis plus minusve deletis, intervallis subseriatim tenuissime 
punctulatis, 3°, 5° et 7° punctis majoribus pilisque longis et erectis seria- 
tiin signatis. Tarsi artirulo penuliimo angusto,simplici. Mentum haud 
dentatum. — Long. 4 mill. 

Algérie occidentale : Daya!, à la fin dç novembre 1875; trois indi- 
vidus. 

Ce Dromius, qu'on prendrait à première vue pour un D. linearis 
immature, est remarquable entre tous par la pubescence extrêmement 
ténue qu'on distingue sur la tète, le pronotum et les élytres et par la 

(1) Le X. Chevrieri existe dans le Dauphiné, en Savoie et dans le Tyrol. Il 
est très probable que les individus signalés par Rey comme ayant été trouvés 
à Genève appartiennent bien à cette espèce ; mais le fait mériterait d'être 
vérifié. 

Userait intéressant d'identifier aussi les spécimens capturés dans le bassin 
moyen de la Garonne et qui ont été mentionnés dans le catalogue de Delherm 
et Lucante. M. Baudi de Selve cite le « Xylopcrtlia pustulata F. » 
comme existant à Chypre {Berl. eut. Zeitschr., 1873, p. 336),etTh. Kôppen 
donne le même nom à l'espèce que l'on observe sur la côte méridionale de 
Crimée et qui vit dans le bois du Punica (jranatum{Die Schadl.Ins.Bussl., 
p. 191). Ces indications ne pourront être utilisées qu'après contrôle des déter- 
minations. 



Séance du 10 janvier WŒ). 13 

présence, sur les 3% 5^ et 7^ interslries, de gros points qui donnent 
naissance à de longs poils dressés. La pubescence dans son ensemble 
et la sculpture des élytres le rapprocbent du Devietrias atricapillus L., 
mais le pénultième article des tarses n'est pas bilobé. C'est évidemment 
une forme de transition entre les genres Dromius et Demetrias. 

D. dendrobates, n. sp. — Subelongatus, rufo-testaceus , elijtris 
pallùlioribus, nigro-fasciatis , superne glaberrinms, nitidulus. Caput 
cum, ocuUs ovatum, fronte creberrime punctulata, vertice laeviore. Pro- 
thorax latiusculus, haud transversus, postice sinuato-subattenuaius , 
superne fere laevis, ad angulos posticos impresso-depressus . Ehjlra elon- 
gato-subûvata, alutacea, substriata, intenallis 3" et 7° seriatini obscure 
quadripunctatis, post médium fascia lata transversa, communi, piceo- 
nigra, marginem externum haud occupante, antice per suturam ad 
scutellumproducta, angulo scutellari saepius infuscato. — Long. 4,6-3 
mill. 

Algérie orientale : forêt de l'Edough à Bugeaud, près Bone!, en bat- 
tant les branches de Quercus suber; La Galle (Hénon!). — Tunisie : 
Souk-el-Arba (D'" Sicard!), sous une écorce d'Eucalyptus. 

Cette espèce est remarquable par la ponctuation serrée qui couvre 
le front et le dessin très accusé de la lascie ély traie; elle vient se placer 
à côté du D. vage-pictus F air m. [communi macula Fairm.). 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. R. hebdotn. des Séances), 1899, II. 26. — 
1900, I, 1. — L. Bordas : Considérations générales sur les organes 
reproducteurs mâles des Coléoptères à testicules composés et dispo- 
sés en grappes. 

Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg {Annuaire du Musée 
zoologique), 1899, III. — B. Jakowlew : De speciebus novis gene- 
rum Dorcadion Daim, et 'Seodorcadion Ganglb. — G. .Tacobson : De 
génère Alurno (Coleoptera, Chrysomelidae). — Duae Ibaliae novae 
(Hymenoptera, Cynipidae). — B. Jakowlefk : Nouvelles espèces 
du genre Sphenoptera (Coleoptera, Buprestidae). — G. Jacobson : 
De Specie nova generis Phasia (Diptera, Muscidae), fig. 

Canadian Entomologist {The),\XXl, 12, 1899. — A. Moffat : Butterlly 
Wing Structure (pL). — C. Robertso.x : On tlie Classification of 



14 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Bées. — W.-H. Ashmead : Classification uf Ihe Enlomophilous 
Wasps, or the Suporfamily Spliogoidea. — R.-P. Gukrie : New 
Species of Nortli American Myrmeleonidae, V. —, T.-D.-A. Gogke- 
KELL : A Coccicl from the far Nortli. — A. Gibson : Lepisesia ula- 
lume Strecker, in Britisli Columbia. 

Entomologische Nachrichten, XXV. 24, 1899. — F. Karsch : Neue 
Odonaten aus Ost- und Siidafrika, mit Einschluss des Seengebietes. 

Entoniologist {The), XXXIII, 440, 1900. — A.-G. Butler : On a new 
Genus of Lijcaenidae liitlierto confounded with Catochnjsops. — W.- 
J. Lucas : Tlie Orthopterous Fauna of the British Isles, Belgium 
and HoUand (fig.). — A. Quah. : Entomology in New Zealand. — 
Notes diverses. 

Entomologistes montly Magazine {The),ii8, 1900. — G.-T. Gruïwell : 
Great Flight of Colias edusa in the West of Ireland. — T. -A. Chap- 
MAN : Bacotia sepium Spr., in the New Forest, with Notes on its 
Characters. — L. Walsixgham and J.-H. Durrant : Revision of the 
Nomenclature of Microlepidoptera. — G. -G. Barrett : Occurrence 
of Zelleria phullireUa Millière, in Ireland. — R. Mac Lachlan : 
Goncerning Teratopsocus maculipenms Reuter, with Notes on the 
Brachypterous Gondition in females of Psocidae. — W. Smith ; 
Large Colonies ofAnts in New Zealand. — J.-.I. Walker : Goleoptera 
and Lepidoptera at Rannoch. — Notes diverses. 

Feuille des Jeunes Naturalistes [La], XXX, Soi, 1900. — Decaux : 
Notes pour servir à l'étude des mœurs de quelques Anisotoma 
Scht., Liodes Latr. — Description des espèces françaises d'après 
leurs auteurs. — Notes spéciales et locales. 

Illustrierte Zeitschrift fur Entomologie, V, 1, 1900. — D"" G. -H. 
VoGLER : Beitrage zur Métamorphose der Teichomijza fusra (fig.). 

— Dr. Fischer : Lepidopterologische Experimental-Forschungen. 

— G. ScHENKLiNG : Zuiii Fortptlanzungsgeschiift von CInijsomela 
varions Schall. — Notes diverses. 

Instmctor [El), XIV, 7-8, 1899.© 

Naturaliste, XXII, 308, 1900. — Cap. Xambeu : Mœurs et métamor- 
phoses du Brachgderes lusitanicus Fabr., Goléoptère de la famille 
des Rhynchophores. — L. Plaxet : Description d'un Goléoptère 
nouveau (fig.). 

NaturwissenschaftlicJien Vereines fur Steiermark {MittJieihingen) fiir 
1898-1899. — Prof. F. The\ : Drei hekanntc und einc neue 
Species der Cicadinen-Galtung Deltocephulus (fig.). 



Séance du 10 janvier 1000. do 

Psijche, VIII, 282, 1899. — Manuscripl Notes |jy thc laie Tli. \V. Hairis 
on Say's insects and papors. — H. -G. Dyar : Life historiés o( 
X. American Geomctridae, V. — T.-D.-A. Cockerell : A new Me- 
loid boetic parasitic on Antltopltora. — G.-B. King : A new Pulvi- 
naria îrom Massachusetts (fig.). — Janet's récent Observations on 
Ants, etc. — T.-D.-A. Cockerell : Thc Panurginc bées. 

/{. Accadeinia dei Lincei {Atti), 1899, II, 12. 

Revue éclectique d'Apiculture, VII, 1, 1900 (2 exempl.). — Doolittle : 
Durée de la vie chez les Abeilles. 

Societas Entomologie a, XIV, 19, 1900. — G. Kruger : Aus Nah und 
Fern. — F. Strasser : Car abus Wiedemanni var. Vaitoiani. — 
P. BoRN : Meine Exkursion von 1899. 

Société des Sciences naturelles de Saùne-et-Loire {Bulletin), XXV, M, 
1899. O 

Stettiner Entomologische Zeitimg, LV, 1-3, 1894. — H.-J. Kolbe : 
Ueber einige neuo von Herrn J. Fruhstorl'er auf Java entdeckte 
Coleopteren (fig.). — Beitraege zur Kenntniss der Lougicornier 
(Coleoptera). — Die Coleopteren-Fauna Central-Afrikas. — Herixg : 
Microlepidopterologisches aus West-Indien. — D'" E. Bergroth : 
Ueber einige australische Dipteren. — R. Pûngeler : Acidalia adel- 
pharia, n. sp. — H. Gross : Zur Biologie der Spilotiujrus altheae 
Hiibner. — Die Raupe von Cidaria alaudaria Freyer. — H.-.I. 
Kolbe : Der Pfeilgiftkafer der Kalaharri-Wiiste, Diamphidia sini- 
plex Péring. {locusta Fairm.). — E. Rade : Mit deni Tode bestraft. 
— E. Hering : Zur Lebensgeschichte der Tinea semifulvella Hav. 
und Blabophanes ferruginella Hb. — M. Wiskott : Kine neue eu- 
ropàische Xocluide, Luperina Standfussi n. sp. 

Unicersity of Tennessee, l" Record, 1899-1900, 2° Agricultural Expe- 
riment Station [Bulletin). — R.-L. Watts : Persimmons, pi. et f.Q 

Wiener Entomologische Zeitung, XVIII, 10, 1899 (2 exempl.). — F.-W. 
KoNow : Xeuc Sudamerikanische Stromboceros-XrU'n (Fam. Ten- 
thredinidae). 

WissenschaftUche Mittheilungen aus Bosnien und der Uercegocina, VI, 
1899. — D'' C. Verhoeee : Diplopoden fauna von B(.isnien, Herce- 
govina und Dalmatien. — E. Wasmann : Zur Kenntniss der bos- 
nischen Myrmekophilen und Ameisen (fig.). — V. Apfelbeck : 
Zur Kenntniss der palaarktischen Curculionideu. Synonymische 
und zoogeographische Beitrage nebst Beschreibungen neuer Arten 
von der Balkanhalbinsel. 



16 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Alluaud (Ch.) : Contributions à la faune entomologique de la Région 
malgache, 6^ note [Bull. Soc. Eut. Fr.), 1899, 4 p.* 

BoNNiER (J.) : Sur les Pénéides du genre Cerataspis {Mise, biol.), 1899, 
23 p., 4 pi., fig.* 

HouARD (C.) : Étude anatomique de deux galles du Genévrier [loc. cit.), 
1899, 13 p., 1 pi., fig.* 

JoussET DE Bellesme : Des phénomènes physiologiques de la méta- 
morphose chez la Libellule déprimée; Paris, 1878, 69 p., 2 pi. — 
Don de M. L. Bedel. 

MÉGNiN (M.) : Mémoire anatomique et zoologique sur un nouvel Aca- 
rien de la famille des Sarcoptides, le Tyroghjphus rostro-serratus 
et sur son liypopus {Journ. Anat. Physiol.), 1873, 18 p., 3 pi., 
col. — Don de M. L. Bedel. 

Mu.ne-Edwards (H.) : Mémoire sur quelques Crustacés nouveaux 
{Ann. Se. Nat.), 15 p., 3 pi. — Don de M. L. Bedel. 

Needham (J.-G.) : Directions for collecting and rearing Dragon Flies, 
Slone Fhes and May Flies [Bull. U. S. Nat. Mus.), 1899, 9 p., 
lig.* 

Philippi (F.) : Monografia del Jénero Rliijephenes Schonh. {An. Univ.), 
1899, 15 p.* 

Raspail (X.) : A propos d'un projet de réforme à la nomenclature des 
Êtres organisés et des Corps inorganiques {Méni. Soc. « Ant. 
Alz. »), 1899, 6 p.* 

RÉGiMBART (D'' M.) : Revision des Dytiscidae de la région indo-sino- 
malaise {Ann. Soc. Ent. Fr.), 1899, 182 p., lig.* 

Rey Pailhade (J. de) : Projet d'établissement d'un système Mètre- 
Gramme-Jour pour l'unification des mesures physiologiques; Tou- 
louse, 1899, 8 p.*0 

Id. : Décimalisation du Jour et du Cercle. — Table à neuf chifTres 
pour la transformation des angles et des degrés en fractions dé- 
cimales du Jour et du Cercle; Toulouse, 1899.0 

TûMPEL (D'' R.) : Die Geradflûgler Mitteleuropas , livr. 6, 24 p., 
3 p., col. et flg. 1899. — Acquis pour la BibUothèque. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Ph. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMIOLOGIQUE JDE FïlANOE 



Séance du SJI janvier lOOO. 

Présidence de M. A. GIARD. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret de faire part à la 
Société de la mort du D'' Richard- Henry Meade, décédé à Bradford 
(Angleterre) le 23 décembre dernier. — Le D'' Meade, qui faisait partie 
de la Société entomologique de France depuis 1892, s'occupait de l'é- 
tude des Diptères et principalement des Muscides. Beaucoup de nos 
Collègues ont eu l'occasion d'apprécier la complaisance inépuisable et 
la courtoisie de ce spécialiste distingué. 

— Le Président annonce également la mort du Professeur A. -F. 
Marion, de la Faculté des Sciences de Marseille. Bien que ce Zoolo- 
giste éminent ne fit pas partie de notre Société, il était connu dans le 
monde de l'Entomologie par ses longues et belles études sur le Phyl- 
loxéra. Les Gouvernements russe et hongrois avaient fait appel à sa 
compétence pour combattre l'invasion du terrible ravageur des Vignes. 
Marion avait aussi publié d'intéressantes recherches sur les Crustacés 
de la Méditerranée. 

Admissions. — M. Joseph Clermont, employé à l'administra- 
tion des Postes, 18, rue Jean-Jacques Rousseau, Paris. Entomoloijie yé- 
némle, pr. Coléoptères. 

— M. Léo Leymarie, 109, rue de la Convention, Paris. Lépido- 
ptères, pr. Diurnes. 

Pi-ésentations. — M. Jules Anglas, préparateur de Zoologie à la 
Faculté des Sciences de l'Université de Paris, 02, boulevard de Port- 
Royal [Entomologie générale. Lépidoptères], présenté par M. A. Giard. 
— Commissaires-rapporteurs MM. L.-F. Henneguy et Ch. Pérez. 

— M. La m y, préparateur de Zoologie à la Faculté des Sciences de 
l'Université de Paris, 10, avenue de Montsouris [Arachnides], présenté 
par M. E.-L. Bouvier. — Commissaires-rapporteurs MM. P. Le s ne 
et E. Simon. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. K" 2. 



18 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Prix DoUfiis pour 1899. — Au nom do la Commission du Prix 
DoLLFUs, M. P. Lesne donne lecture du rapport suivant. 

Messieurs, 

La Commission du Prix J. Dollfus s'est réunie, le 22 janvier cou- 
rant, sous la présidence de M. le professeur A. Giard. Aucun ouvrage 
n'ayant été présenté au concours ni désigné d'office pour y prendre 
part, la Commission a conclu à l'unanimité qu'il n'y avait pas lieu de 
décerner le prix pour l'année 1899. 

Changements d'adresse. — M. H. Donckier de Donceel, ii partir 
du 13 avril 1900, 40, avenue d'Orléans, Paris. 
— M. Cari Felsche, 27, Dresdener Slrasse, Leipsig (Allemagne). 



Communications. 

Contributions à la faune entomologique de la Région malgache 

Par Ch. Alluald. 

8" note(i). 

Diagnoses d'espèces nouvelles et notes d'habitat. 

CiCINDELIDAE. 

Cicindela (Chaetostyla) andriana, n. sp. — Long. 16 mill. — 
Espèce intermédiaire entre C. regalis Dej., d'A- 
T7I fi^ frique tropicale et C. maheva Pair m., de Ma- 

il i^O tlî'gascar, qui sont également des Chaetostyla 

yV nlLt Ganglb., ayant un pinceau de poils raides près 

^^^ L^l ^^ sommet du 4" article des antennes chez le (5. 

^^ ^^1 ^^ tableau suivant et les figures ci-jointes suffi- 

*- ^^ Vh ront à distinguer ces trois espèces. 



>^ 



Taches jaunes des élytres larges et 
Fig. 1. Fig. 2 (-). peu obhques; ponctuation des élytres 

(1) Voir 7" note in Bull. Soc. eut. Fr., 18.99, p. 378. 

(2) Fig. 1, élytre gauclie de C. maheva Fairm. — Fig. 2, élytre gauche de 
C. undriana, n. sp. 



Séance du 2i jmivier 1900. 19 

assez forte ; coloration lonoière (entre les taches) d'un bleu 
foncé un peu brillant; tache scutellaire n'atteignant pas le 
quart de la longueur des éh très ni la V''^ bande transversale 
(humérale); tache suivante peu oblique regalis Dej. 

Taches jaunes des élytres larges et un peu obhques; ponctua- 
tion des élytres plus faible; coloration foncière (entre les 
taches) d'un noir mat; tache scutellaire (') atteignant le tiers 
de la longueur des élytres et dépassant la 1'* bande trans- 
versale (humérale); tache suivante peu oblique (fig. 2).. 
andriana, n. sp. 

Taches jaunes des élytres beaucoup moins larges et plus obliques; 
ponctuation des élytres assez forte; coloration foncière 
(entre les taches) d'un noir mat; tache scutellaire atteignant 
le miheu de la longueur des élytres; tache suivante très 
oblique (fig. 1) maheva Fairm. 

C. andriana me vient du pays Mahafaly à l'extrême sud-ouest de 
Madagascar. 

C. maheva, décrite de Suberbieville, semble jusqu'à présent localisée 
chez les Sakalaves du Nord. 

M. J. Kiinckel d'Herculais [ajmd Grandidier, Hlst. Madag., 
Col., pi. 24) semble avoir figuré ces deux espèces sous le même nom 
de maheva; la fig. 3 doit représenter C. maheva Fairm., et la Wg. 4 
représente certainement C. andriana. 

CARABIDAE. 

Pextagoxica Perrieri Fairm. — J'ai pris cette espèce à Diego-Sua- 
rez, près d'Antsirane, à une très faible altitude. Notre collègue 
M. d'Emmerez l'a également trouvée à l'île Maurice où les exemplaires 
semblent plus foncés; l'un d'eux est complètement noir. 

CoLLiuRis (-) (Gasnonia) coerulaxs A 11 uaud 1900 [Bull. Mus., 1899) 
= Stenidea Perrieri Fairm. 1898. Pour moi cette espèce est bien un 
Colliuris. C'est le Casnonia coerulans Kiinck. [apud Grandidier, 
Hist. Madag., Col. ,p\. 2S, fig. 10). 

(1) J'appelle ainsi la tache allongée qui part de l'écusson et longe la suture 
sur chaque élytre. 

(2) Pour le nom de genre, c/". Bedel, Aiin. Soc. ent. Fr., 1878, p. 2i0. 



20 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Stenidea RUDiGOLLis Fairiii.est également, à mon avis, un Colliuris. 
Il a un peu l'aspect de C. madagascariensis Alluaud 1900 {Bull. Mus., 
1899), mais en est très distinct par son thorax régulièrement allongé en 
avant, nullement globuleux, très fortement ponctué et granuleux. 

Tritomidae. 

Berginus tamarisci AVoll. — J'ai pris cette espèce communément à 
Diego-Suarez. Le R. P. Bel on, à qui j'ai communiqué quelques exem- 
plaires de cette provenance, m'a dit qu'ils étaient en tout semblables à 
ceux que l'on prend en Corse et en Algérie. 

Byrrhidae (Anobiidae AUCï.). 

Xyletinus suturatus, n. sp. — Long. 3-3,7 mill. — Antennes, 
tête, thorax et écusson brun-rouges; élytres profondément striés, 
noirs avec la suture brun-rouge. Cette dernière teinte affecte tou- 
jours au moins la première côte et au plus les trois premières côtes de 
part et d'autre de la suture. Le thorax et les élytres sont recouverts 
d'une pubescence claire excessivement courte. Le dessous est brun 
foncé avec l'abdomen et les pattes plus clairs. Le métasternum présente 
un sillon longitudinal très net sur la ligne médiane. 

Cette espèce ressemble beaucoup, au premier abord, à A', riifcollis 
Gebl. {nifitfiorax Lareyn.) ; la disposition des stries est à peu près la 
même, mais elles sont un peu plus profondes chez X. suturatus qui est 
surtout remarquable par sa suture rougeâtre.- 

Une série d'exemplaires pris par moi à Diego-Suarez, en mai 1893, 
sur la montagne d'Ambre. 

Lasioderma testaceoi Duft. — J'ai eu, à Diego-Suarez, une boîte de 
cigares attaquée par cet insecte. Les cigares ont été perforés en tous 
sens de petits trous ronds. Cette espèce, qui est en voie de devenir cos- 
mopolite, a été prise aussi à l'île Maurice. 

Theca limnichoides, n. sp. — Long. 2,5-3 mill. — Forme ovale 
assez allongée; le dessus noir, irrégulièrement garni de poils dorés 
couchés. Yeux très gros; chaperon excavé ayant en avant un rebord 
net et continu. Tête et prothorax médiocrement ponctués; élytres pré- 
sentant des lignes de points superficiels. Métasternum noir, peu ponc- 
tué, peu pubescent, déprimé au milieu, avec quelques gros points 
dans cette dépression. Abdomen brun foncé, densément garni de poils 



Séance du 2i janvier lOOU. 21 

clairs et courts. Antennes (dont le premier article est énorme et plus 
foncé) et tarses roux ; cuisses et tibias de la couleur do l'abdomen. 

J'ai pris deux exemplaires de cette jolie espèce sur la montagne 
d'Ambre, au nord de Madagascar. 

Coenocara boleti, n. sp. — Long. 2-2,3 mill. — Taille et aspect 
de C. bovistae Holîm., d'Europe, mais moins densément ponctué et 
moins pubescent en dessus, par conséquent plus brillant. Le dessous, 
notamment le métasternum, est bien plus fortement et moins densément 
ponctué chez C. boleti qui a les stries latérales, près de l'épaule, bien 
plus marqués eu même temps que le calus humerai moins saillant. 

Une série d'exemplaires provenant de l'élevage de larves trouvées 
dans des Bolets arboricoles, à Diego-Suarez, en mai 1893. 



Je dois à l'obligeance de M. 1^ air m aire les descriptions suivantes de deux 
espèces nouvelles de ma collection. 

Ocladius Alluaudi Fairm., n. sp. — Long. 3,5 mill. — Res- 
semble tout à fait à ÏO. granafusFixinn., pour la taille, la sculpture 
et la coloration; également d'un brun noir mat, biglobuleux, avec des 
tubercules semblables; mais les élytres sont plus brusquement dé- 
clives en arrière, leurs tubercules au heu d'être disposés en séries 
longitudinales sont irréguliers, plus nombreux et placés un peu trans- 
versalement; en outre, chaque élytre porte, au milieu du disque, une 
petite touffe de poils fauves très courts; sur le corselet les tubercules 
laissent au milieu une dépression longitudinale qui n'existe pas chez 
le granatus. 

Nossi-Bé : forêt de Loucoubé (Alluaud). Collection Alluaud et 
Fairmaire. 

Agraeciis Fairm., n.g. — Ce nouveau genre est très voisin des 
Àmarsenes dont il diffère par le corps non gibbeux, le chaperon |)lus 
long, largement tronqué eu avant, à suture clypéale à peine indiquée, 
les yeux bien moins angulés en dehors, les antennes moins courtes, 
dépassant un peu la base du corselet, plus robustes, les 5 derniers ar- 
ticles plus larges, le prosternum est plus large, plan entre les hanches, 
peu accuminé, la fourche du mésosternum est plus large, moins pro- 
fonde avec les branches plus divergentes, la sailhe intercoxale est 
plus large, largement arrondie, les pattes sont plus robustes, les ti- 
bias antérieurs faiblement arqués 



22 Bulletin de la Société Enfomologiquc de France. 

A. chalcoides Fairm., ii. sp. — Long. 28 mill. — Oblongo-ova- 
tus, postice paulo aiiipliatus, modice convexus, supra fusculus, vage 
metnllescens, modice nitidus, snbtus cum pedibus nitidissimus , quasi 
vernicatus; capitc prothoraceque subopacuUs, illo laevi, sat magno, 
antice parum angustato, clypeo magno, sutura subtiliter impressa, 
labro sat magno, truncato, rufescente; prothorace sat parvo, transverso, 
antice vix angustiore, lateribus vi.r arcuatis, cum basi subtiliter mar- 
ginatis, dorso laevi, angulis anticis parum productis, posticis redis; 
scutello triangulari, ehjtris fortiter striatis, striis laevibus, intervaUis 
convexis, alutaceis, apice obtuso; subtus laevis , prosterna inter coxas 
bistriato. 

Madagascar : région nord-ouest, sans localité plus précise; un seul 
exemplaire (coll. Alluaud). 

Observations sur la nourriture de quelques chenilles de Bombycites 

Par L. Demaisox. 

Dans la séance du 13 juillet 1898, M. Giard a signalé la très grande 
abondance des chenilles de Porthesia chrysorrhea L. sur le littoral du 
nord de la France, où elles vivent aux dépens de VHippophae rham- 
ndides L. [Bull. Fr., 1898, p. 263). J'ai fait la même observation, à 
Berck-sur-Mer, au mois de juin 1897; ces chenilles pullulaient alors 
sur les buissons d'Hippophae qui croissent dans les sables. La che- 
nille du Bombyx quercus doit s'attaquer aussi à cette plante; je n'ai 
pu le vérifier d'une façon précise, mais j'ai tout lieu de le supposer, 
car j'ai trouvé cette espèce au même endroit, et la maigre végétation 
des dunes ne pouvait guère lui offrir d'autres ressources. 

Les chenilles des Bombycites s'accommodent, du reste, des nourri- 
tures les plus variées. Il y a quelques années, au printemps, dans 
mon jardin, à Reims, les jeunes pousses d'un Marronnier d'Inde ont 
été ravagées par des chrysorrhea. Le fait est assez exceptionnel, et 
cet arbre est généralement à l'abri de leurs atteintes. Mais voici un 
cas plus singulier encore. Pendant deux étés consécutifs, dans un 
jardin voisin, les feuilles d'un Chamaerops ont été entamées par des 
chenilles. On m'a remis les auteurs présumés des dégâts, et j'ai con- 
staté, non sans surprise, que les parasites qui s'en prenaient ainsi à 
un végétal exotique étaient de simples chenilles à'Ocneria dispari 

D'autres espèces se prêtent de même à des régimes fort différents. 
UOrgyiaantiqua L., qui se nourrit habituellement de fouilles d'Ormes, 
de Pruniers et autres arbres fruitiers et forestiers, vit aussi sur les 



Séance du M janvier 1900. 23 

Pins ot les Mélèzes (Ilofmann, Die Raupen der Gross-Sclimetterlinge 
Europas, p. 292). J'ai élevé à partir de l'œul, avec de la salade (Laitue 
ou Chicorée), une famille de ces chenilles provenant d'une ponte que 
j'avais recueillie en Hollande, et j'ai obtenu par ce procédé une crois- 
sance rapide et des insectes parfaits très bien développés. 

Des chenilles de Meyasoma repantlnin Hb. que j'ai reçues de Cadix, 
en 1886, m'ont donné lieu à une observation assez curieuse. Aux: envi- 
rons de cette ville, elles vivent sur les Genêts ; en Algérie, on les trouve 
aussi sur les Tamarix. J'ai vu celles que je tenais en captivité manger 
de fort bon appétit des feuilles de Noisetier qui avaient été laissées par 
hasard à leur portée, et j'ai pu achever leur éducation en leur servant 
exclusivement cette nourriture assez insolite pour elles. 

Les chenilles de chrijsorrhea que j'ai rapportées des dunes de Berck 
m'ont donné des Papillons de petite taille, différents du type ordinaire 
par la teinte plus foncée et plus rembrunie de la touffe de poils de 
l'extrémit»'' anale. Une autre variété plus intéressante encore m'est ve- 
nue de chenilles que mon frère m'avait jadis envoyées de Hammam- 
Rhira (Algérie). Elle oH're sur les ailes supérieures des taches noires 
très accentuées chez les deux sexes : une tache cellulaire, un point 
près du bord terminal, à peu près à moitié de la hauteur de l'aile, et 
un point géminé à l'angle interne. On observe parfois des traces de 
ces taches chez certains individus mâles du nord de la France. Cette 
variété a été figurée par Engramelle (Papillons de l'Europe, t. IV, 
pi. CXXXV, flg. 182 d), mais elle est rare, et nos exemplaires sont 
presque toujours d'une blancheur immaculée. Je pense que le type 
primitif de Porthesia chrusnrrhea devait présenter ces points noirs; 
ils sont restés constants dans la race algérienne, et se sont perdus 
dans celle de l'Europe moyenne, où ils reparaissent seulement de 
temps à autre par atavisme. 

Sur l'histolyse musculaire des Hyménoptères 
Par L. Terrk. 

Les notes de MM. Anglas et Pérez ('), relatives à l'histolyse mus- 
culaire chez les Hyménoptères (Apiens, Vespiens, Formicieus, etc.), 

(1) J. Anglas. Sur l'histolyse et l'histogenèse des muscles des Ilyméiio- 
plères pendant la métamorphose. C.R. Soc. BioL, 25 novembre 1899. — BiiU. 
Soc. Eut. Fr., 2? novembre 1809. 

Cu. PÉREZ. Sur l'histolyse musculaire chez les Insectes. (7. H. Soc. BioL, 
6 janvier 1900. 



24 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

controdisent d'une façon formelle la manière de voir de Korotneff, 
Karawaiew et la nôtre ('). Cette contradiction est plus apparente que 
réelle. En effet, quiconque abordera, sans parti pris, l'étude de la méta- 
morphose chez les Hyménoptères, reconnaîtra que les phénomènes de 
la dégénérescence musculaire sont absolument différents de ceux dé- 
crits par Kowalewsky et van Rees chez les Muscides. Aussi 
MM. A ng la s et Pérez sont-ils d'accord avec nous sur plus d'un 
point. 

M. An glas a constaté, comme nous, que les muscles larvaires pos- 
sèdent deux sortes de noyaux : les uns plus volumineux, presque 
sphériques, les autres plus petits, ovoïdes, allongés, aplatis le long de 
la fibre. 

Un autre point sur lequel les résultats de MM. Anglas et Pérez 
confirment les nôtres, c'est que ni chez les Fourmis, ni chez les 
Abeilles il n'y a de « kôrnchenkugeln ». Ces formations occupent 
une assez large place dans la phagocytose des Muscides pour que leur 
absence, chez les Hyménoptères, soit digne d'attirer l'attention. 

M. Pérez reconnaît que les phagocytes digèrent le muscle sur place ; 
aux termes près c'est exactement ce que nous disons : « A leur contact 
— des myoblastes imaginaux jouant le rôle de phagocytes — la subs- 
tance contractile semble disparaître comme par digestion et absorp- 
tion. » 

« Karawaiew, écrit M. Pérez, semble, il est vrai, n'avoir pratiqué 
que des coupes transversales qui se prêtent assez mal à l'étude de l'his- 
tolyse musculaire. Comme nous l'avons vu, les leucocytes s'allongent 
dans le sens des fibrilles, aussi sont-ils représentés sur les coupes trans- 
versales par un tout petit point chromatique bien inférieur de taille à un 
noyau de leucocyte, et ce peut être là une cause d'erreur. » C'est en- 
tendu; mais nous avons pratiqué des coupes longitudinales sériées qui, 
en effet, sont beaucoup plus instructives que les transversales, et néan- 
moins il nous a paru impossible de faire intervenir les leucocytes dans 
la dégénérescence musculaire. Les éléments auxquels revient ce rôle 
diffèrent tant par la taille de leucocytes môme allongés et sont tellement 
semblables aux petits noyaux du muscle larvaire, à ce que Karawaiew 
appelle des myoblastes imaginaux, que nous avons cru devoir les iden- 
tifier à ces formations. 

(1) L. Teure. Contribution à l'élude de l'histolyse et de fliistogénèse du 
tissu musculaire chez l'Abeille. C. R. Soc. BioL, 18 novenibrel899. — ^«7?. 
Soc. Eut. Fr., 22 novembre 1899. 



I 



Scancc du ii janvier 1900. 25 

M. Ferez insiste sui' la (lillicullé d'apercevoir le protopiasina des 
leucocytes inllUrés : « Un leucocyte à jeun ne présente autour de son 
noyau qu'une très fuie couche de protoplasma peu colorable. Une fois 
(ju'il s'est étiré à la surface d'une fibrille, le protoplasma échappe 
jtresque toujours à l'examen. » Nous n'oublions pas qu'il s'agit de 
Fourmis, et la description de M. Pérez doit sûrement être exacte, mais, 
dans nos recherches sur les Aljeilles, nous avons toujours vu les leu- 
cocjtes entourés d'une couche de protoplasma nettement apparente; 
d'autre part, il nous a été impossible de décider au début si les myo- 
blastes imaginaux, superficiellement [)lacés et allongés parallèlement 
au faisceau musculaire, sont entourés d'une couche protoplasmique 
[iropre; il faut avouer qu'il y a une similitude assez frappante entre les 
phagocytes de M. Pérez et les éléments qui en joueraient le rôle, selon 
nous, chez l'Abeille. 

Reste donc la question d'origine. La méthode employée jusqu'ici 
pour l'élucider a été la même, celle des coupes. Malgré l'habileté des 
op('rateiu's, cette méthode laissera toujours une large place à l'inter- 
prétation. Nos recherches avaient été entreprises pour élucider l'in- 
fluence des variations des conditions physiologiques et de la durée do 
la métamorphose sur la nature des phénomènes de dégénérescence. 
Nous espérions, en particulier, trouver chez l'Abeille une hislolyse 
avec phagocytose leucocytaire rappelant celle des Muscides; c'est assez 
dire que nos résultats sont dégagés de toute idée à priori. 

La discussion nécessiterait l'apport d'arguments nouveaux; nous 
nous proposons, cette saison, d'essayer une méthode expérimentale 
qui nous permettra peut-être de fournir des résultats plus jiositifs. 
Provisoirement, et malgré l'interprétation contraire de MM. Metsch- 
nikolfet Mcsnil ('), nous conservons, comme Karawaiew lui- 
même, notre opinion première. 

Sur le revêtement épithélial cilié de l'intestin moyen 
et des caecums intestinaux chez les insectes [Hymen., Orth.] 

Par le D'' L. Bordas. 

La communication de M. Lécaillon sur les prulongementscilifoniies 
(le certaines cellules du Cousin adulte {Bull. Fr., 22 novembre 1899), 

(t) M. Caullerv et F. M e.snil.Sui" le lùledes pliagocyles dans la dégéné- 
rescence fies muscles chez les Crustacés. C. li. Soc. B iologie, (î ydiwier 1900. 



26 Bulletin de la Société Entomologiquc de France. 

nous fournit Toccasion de signaler que nous avons fait, en 1894 et en 
1896, de pareilles observations sur les cellules de Tintes lin moyen des 
Hyménoptères et sur celles de l'épitliélium intestino-c;ecal des 
Orthoptères, où nous avons constaté la présence de cils, assez sem- 
blables aux cils vibratiles, mais fixes et immobiles. 

En 1894 (*), nous avons décrit à la face interne du revêtement épi- 
thélial de l'intestin moyen des Bombidae, des Vespidae, des Chrysidi- 
dae, des Sphecidae, etc. « de minces appendices ou filaments proto- 
plasmiques, constituant des sortes de prolongements ciliformes. fixes 
et immobiles, non identiques aux cils vibratiles des Mollusques, par 
exemple ». La même observation peut être étendue à la structure de 
l'intestin moyen de tous les Hyménoptères. 

Plus tard, en 1896, nous avons décrit et figuré des prolongements 
ciliformes sur les cellules de l'intestin moyen et à la surface de l'ëpi- 
thélium interne des caecums intestinaux des Orthoptères (^). Ce revê- 
tement cilié se rencontre dans toutes les familles : Forficulidae, Blatti- 
dae, Acridiidae, Locustidae, Gryllidae, etc.. 

Chez les Forficulidae, l'épithélium de l'intestin moyen est disposé 
très régulièrement et comprend une assise de cellules cylindriques 
« du bord interne desquelles partent de nombreux bâtonnets ou 
prolongements cihformes, assez courts, disposés en forme de brosse ». 

L'assise épithéliale de l'intestin moyen des Acridiidae est constituée 
« par de longues cellules tronçoniques ou tubuleuses, portant à leur 
sommet un revêtement cilié, très court » . 

Nous avons, de même, constaté la présence d'un revêtement cilié à 
la face interne de l'intestin moyen de tous les autres Orthoptères {Lo- 
custidae, Gryllidae, etc.). 

De pareils filaments ciliformes existent également à la face interne 
des appendices ou cœcums intestinaux, situés à l'origine de l'intestin 
moyen. 

Chez les Locustidae, l'épithéMum de ces appendices ou CcTcums 
« comprend une couche de longues cellules cyhndriques, dont le som- 
met est recouvert par une assise de cils courts et serrés, aiïectant, 
grâce à leur disposition régulière et symétrique, la forme d'un pin- 
ceau ou d'une brosse. Ces cils ne sont nullement vibratiles ». 

(1) L. Bordas. Appareil glandulaire des Hyménoptères, pp. 27i et 275. /Imh. 
Se. Nat., Zoo!., 7« sér., t. IX, 1894. 

(2) L. Bordas. Appareil digestif des Orthoptères, pp. 13, 11, 95, 97, 139, 
189, pi. II,fig. 5; pi. Vll,fig. G; pi. YIII, fig. 8; pi. IX, (ig. 10; pi. X, fig. 9 
Cl 11, \nAnn. Sc.Aat., Zoo\., 8" sér., t. V, 1897. 



Séance du 24 janvier lOUD. 27 

Enfin, nous disions, dans nos conclusions, que le revêUMnenl in- 
terne des îippendices ou caecums intestinaux: est, chez tous les Ortho- 
ptères, constitué par un épithélium cilié, non vibratile. De" plus, tous 
ces cils, en forme de bâtonnets, courts et très serrés, peuvent être 
observés d'une façon fort nette sur des cellules isolées. Ces dernières 
présentent alors l'apparence d'une brosse ou d'un pinceau. De ces ob- 
servations, faites sur deux des principaux ordres d'Hexapodes, on peut 
certes conclure à l'existence, chez tous les insectes, d'un revêtement 
cilié, non vibratile, à la surface de l'épithélium de l'intestin moyen. 

Cils vibratiles et prolongements ciliformes chez les Arthropodes 
Par A. GiARD. 

Les notes intéressantes de nos collègues L. Bordas, A. Lécaillon 
et L. Léger complétant les recherches antérieures de Frenzel, de 
Van Gehûchten et celles presque simultanées de P. Vignon, nous 
montrent l'existence, chez un grand nombre d'insectes, particulière- 
ment sur les cellules cpithéhales de l'intestin moyen et des tubes de 
Maipighi, de prolongements très semblables aux cils vibratiles des 
autres animaux. Chez le Cousin, en particuUer, Lécaillon a prouvé 
que la ressemblance va jusqu'à l'identité de structure et de rapports 
cytologiques, et qu'il ne manque à ces plastidules que la molilité pour 
être de vrais cils vibratiles. 

Il importe desavoir si de pareils éléments existent chez les Péripates 
qui, à beaucoup d'égards, ont été rapprochés des Arthropodes auccs- 
traux. 

Gaffron (') a signalé des cils dans une partie du canal déférent de 
Peripatus. Mais ou peut se demander, avec D. Rosa, si ces cils ne sont 
pas des prolongements immobiles comme ceux que Bordas a décrits 
et que Rosa a vus également sur des préparations d'Orthoptères faites 
par notre coUègue Giglio-Tos (^). Toutefois une observation absolu- 
ment positive de A. Sedgwick nous fait connaître la présence de 
vrais cils vibratiles mobiles dans le receptacuhim seminis de la femelle 
de Peripatus dont l'épithélium serait tapissé de cellules wilh activelij 
waving cilia (^). 

(1) GaI'I'ron. Beitraege z. Anat. u. Histologie von Peripatus. Zoolog. Bel- 
traege von A. Schneider, Breslau, 188."), Bd. I, llclt 3, p. 154. 

(2) UosA (D.). La riduziune [irogrcssiva délia variabilila, etc., Toriiio, ISO'J, 
p. .51, note. 

(3) Sei)i;\viciv (AJani). Cambridge Natural llislory, 18'J5, Peripatus, (1.51. 



28 IhiUetin de la Société Enloinoloijique de France. 

P. Vignon déclare également avoir vu et montré à plusieurs per- 
sonnes des cils vibratiles en mouvement dans l'intestin des jeunes 
larves de Cliironomes. 

Il semble donc bien démontré qu'il existe chez les Arthropodes une 
sorte de transition entre les cils vibratiles proprement dits et les pro- 
longements ciliformes immobiles ou bordures en brosses, et que cette 
transition est réahsée par les cils vibratiles immobiles de Lécaillon. 

Par suite nous devons renoncer au dogme de l'absence de cils vi- 
bratiles chez les Arthropodes et il n'est plus exact de dire, avec Rosa, 
en parlant de l'absence de ces éléments, soit à l'extérieur soit à l'inlé- 
rieur du corps, soit à l'état adulte, soit à l'état embryonnaire : E questo 
un fatio perfetlamenie stabilito (/. c, p. 31). 

Les cils vibratiles existent encore chez les formes ancestrales des 
Arthropodes et ils réapparaissent chez les états jeunes de certaines 
formes d'origine plus récente. 

La perte do la motilité des cils est sans doute la conséquence de 
leur chitinisation progressive; leur disparition, chez la plupart des Ar- 
thropodes, résulte du défaut d'usage à la suite de la perte de la moti- 
lité. 

A l'exemple de G. Jaeger (' ) j'ai souvent insisté sur l'importance de 
la nature intime des divers protoplasmes pour la caractéristique mor- 
phologique et physiologique des êtres vivants. Les Arthropodes sont 
des animaux dont toute l'organisation est dominée et définie par le 
protoplasme chitinkjène. comme les Tuniciers sont définis par leur 
protoplasme tmikigène, etc. On peut même dire que la composition 
chimique des divers protoplasmes permet de caractériser les groupes 
secondaires (familles, genres, espèces). Lorsque la chimie organique ou 
les réactifs histologiques sont impuissants à révéler la dilTérence de 
composition des protoplasmes de deux groupes voisins, il arrive 
très souvent que le sens de l'odorat nous permet de saisir ces dilïé- 
rences .et nous renseigne sur les affinités des animaux ou des végé- 
taux. L'odeur de Coléoptère n'est pas identique à celle de Lépido- 
ptère. On distinguera immédiatement l'odeur d'un Carabique, d'un 
Coccinellide, etc. Les exemples se présenteront facilement à l'esprit de 
tous (-). 



(1) J.viîcicK (Gustav). Zoologisclie Briele, Wien, 1876, p. 305 et passiin. 

(2) J AEG EU (Gustav). Ucber die liedeulungderGeschmack-undGei-iiclislofïb, 
Zeitscb. f. uissensch. Zooloyic, Bd. XXVII, 1876; et : Lehrbucb der all- 
gemeuicii Zoologie, III, 1880. 



Séance du 2i jauvier 1900. 29 

Observation relative à une note de S. Jourdain, intitulée : 

((• Apparition tardive des Lampyres, en 1899 » 

Par Henri Gadeau de Kerville. 

Dans la note on quoslion {Bull. Soc. eut. Fr., 1899, p. 378), noirci 
confrère, M. le D"" S. Jourdain, dit qu'en Normandie les Lampyres se 
montrent dans la saison chaude, particulièrement au mois d'août, mais 
qu'en 1899, leur apparition fut l)eaucoup plus tardive, et qu'ils se 
montrèrent surtout au mois d'octo])re. 

Sans mettre en doute la réalité de ce retard, je ne crois pas inutile 
de faire savoir, que dans la première quinzaine de juillet 1899, j'ai ré- 
colté en dilïerents points, sur le bord des chemins, à Omonville-la- 
liogue (Manche), des femelles de Ldiiipijris nociilucn L. qui émettaient 
leur poétique lumière. Avant de généraliser, il faudrait, à mon avis, 
(jue l'on ait dos renseignements provenant d'un certain nombre de 
localités normandes. 

Description du Bruchus scapularis (Reiche), du Brésil [Col.] 
Par Maurice Pic. 

Dans la collection de Bruchidae [MijUibrldac) de Levoituricr, com- 
prenant la collection de James Thomson (cédée par la maison 
Deyrolle), j'ai trouvé sous le nom de Bruchus scapularis Reiche 
une jolie espèce brésilienne qui ne me semble pas décrite. Depuis, j'ai 
acquis chez M. Donckier quelques exemplaires de la môme espèce, 
provenant de la province de Goyas, ce qui me permet de donner la 
description suivante : 

Bruchus scapularis (Reiche), n. sp. — Mer, nitidus, eltjtris 
tenuiter griseo-vestitis , pro parte rubris, nigro-maculatis , antennis pe- 
dilmsque nigris, thorace conico, antrorsum angustato, fcmoribus poste- 
rioribus crassis, inennibus; pijgldio haud proininutu. — Lvng. 3,0- i/j 
mitl. 

llab. : B> us il kl. 

Oblong, atli'nué en avant, revêtu d'une très hne pubesccnce couchéi! 
grisâtre, entièrement noir brillant, à l'exception de la majeure partie 
antérieure des élytresqui est roussâtre. Tête longue; antennes entière- 
ment foncées, épaisses. Prothorax conique, très atténué antérieure- 
ment, à ponctuation composée de points petits et assez l'approchés 



30 Bulletin de la Société Entomologique de France, 

mélangés de points plus gros et espacés. Écusson noir.Élytres relative- 
ment longs, nettement atténués antérieurement, plus larges que le pro- 
thorax à leur base, arrondis séparément à l'extrémité, densémeul et 
linement ponctués, légèrement striés, ils sont noirs sur la moitié 
postérieure, roussàtres ou d'un roux pâle sur leur partie antérieure 
avec une macule noire basale placée sur la suture, tantôt entourant 
l'écusson, tantôt commençant en arrière de celui-ci. Dessous du corps 
et pattes noirs, finement pubescents, les cuisses postérieures renflées 
mais paraissant iuermes. Pygidium renfoncé sous les élytres. — 
Long. 3,0-4,0 mil!. 

Brésil : Babia et Jataby (coll. Pic). 

Br. scapularis est une espèce très reconnaissable entre toutes par sa 
lorme, nettement atténuée en avant, et par son dessin élytral. 

Quelques mots sur le genre Tetropiopsis Chob. [Col.] 
Par Maurice Pic. 

Le D"" Chobaut a publié récemment [Bull. Fr., 1899, p. 356) la soi- 
disant description d'un nouveau genre tunisien de Cerambijcidae, qu'il 
place, sans raisons données à l'appui, dans le voisinage des genres 
Tetropium Kirby et djamoplithalmus Kr. 

Pour(iU(ti les importants caractères de la forme des hanches anté- 
rieures ne sont-ils pas mentionnés dans cette diagnose? 

Suivant la classification actuelle ('), c'est par la forme des hanches 
antérieures, et non par la longueur des antennes, que nous savons si 
un genre doit être rangé dans les Cerambijcini ou dans les Lepturini. 
La description de Tetropiopsis, telle qu'elle est présentée, ne nous dé- 
montre pas que ce genre rentre dans les Cerambijcini. D'après les ca- 
ractères suivants : « Tête assez fortement rétrécie derrière les yeux », 
puis « antennes comprimées à partir des premiers articles, élytres à 
ponctuation làcbe, chaque point précédé d'une faible sailUe », etc., on 
serait plutôt tenté de se représenter un insecte voisin des Apatophysis 
Chevr. 

En résumé, la description publiée, quoique longue, est insufiisante 
comme description générique et par conséquent pour établir le genre 
nouveau Tetropiopsis. Je copie en entier le paragraphe un peu confus 
de cette description générique tel qu'il a été rédigé par son auteur; celte 

(1) Voir Gangibauer, Best. TuO., VU et VIII et, à défaut do cet ouvrage, la 
traduction abrégée do A. Dubois [Rev. d'Ent., 18S3). 



Séance du 2i janvier 1900. 31 

citation suffira pour prouver que je n'invente rien en parlant de l'o- 
mission des caractères précis ou valables. 

« Ce nouveau genre se distinguera des genres Tetropium Kirby et 
Cynmophthalnius Kraatz par ses antennes plus longues, à S*" article 
n'atteignant pas la S*" partie du 3% comprimées dès le 3^ article, non 
dentées, par son protborax presque aussi long que large, etc. » 

Le descripteur veut-il laisser entendre par là que : 

1° Le nouveau genre se distingue des Tetropium Kirby par ses an- 
tennes non dentées; 

2" Qu'il se distingue des Cijamophthalmus Kraatzjx/r ses antennes 
plus longues (')... par son prothorax presque aussi long que large? 

Des renseignements à ce sujet ne seront pas de trop ('^)! Pour moi, 
jusqu'à présent, je n'ai étudié que des Tetropium à antennes non den- 
tées, j'ai pu voir chez les Cyamophthalmus c5 les antennes ayant 
presque la longueur des élytres, et le protborax, un peu variable, ne 
paraissant pas plus long que large. 

Description d'un Opatride nouveau [Col. Texebriox.] 
de la Tunisie méridionale 
Par le D'" A. Chobaut. 

Melanimon sabulorum, n. sp. — Court,large, épais, d'un noir ferru- 
gineux plus clair sur les élytres. Tète beaucoup plus large que longue, 
revêtue de soies courtes, épaisses, dorées, peu abondantes ; épistome 
convexe, séparé du front par un sillon à convexité regardant en arrière ; 
front garni de six tubercules placés les uns à côté des autres, les 
deux médians arrondis, les latéraux allongés d'avant en arrière. 
Antennes courtes, épaisses, cylindriques; les trois derniers articles 
plus gros que les autres, formant massue. Pronotum deux fois environ 
plus large que long, beaucoup plus large que la tète, convexe, avec les 
côtés fortement déclives; à bord antérieur semi-circulairement échancré, 

(1) Le D-^ Chobaut ne nous dit pas de quel sexe est son T. numidica; ces 
antennes >< plus longues « ne caractériseraient-elles pas le o^ d'une espèce à 
antennes plus courtes? Je suis surpris que cet habile descripteur, après avoir 
pu nous parler {Bull. Fr., 99, n" 3, p. 106) d'un sexe qui lui était inconnu, 
ne nous ait rien dit ici d'un sexe qu'il aurait pu voir. 

(2) Si notre collègue ne veut pas se charger d'une étude complémentaire, je 
m'olViiral volontiers pour l'entreprendre. 



32 Bulletin de In Société Entomologique de France. 

à angles antérieurs arrondis au sommet, à bords latéraux crénelés, 
d'abord arrondis, puis largement échancrés en arrière au niveau des 
angles postérieurs, à bord postérieur assez longuement avancé sur les 
élytres, arrondi en arrière; inégal, avec : 1" une imjjression sur le bord 
antérieur, de chaque côté, au niveau du tubercule frontal moyen, 
2'^ une autre impression longitudinale de chaque côté du milieu, sur le 
disque, 3° une troisième impression transversale partant du milieu 
de la précédente et n'atteignant pas le bord externe, 4" une dernière 
enlin, sur le bord postérieur, de chaque côté du lobe juxta-scutellaire ; 
rebordé sur les côtés ; garni de soies comme la tète, avec, sur les bords, 
une rangée d'autres soies fines, allongées, renflées au sommet. Écusson 
invisible. Élytres ayant leur plus grande largeur vers le milieu, con- 
vexes, en ogive arrondie en arrière; munis de huit stries profondes, 
couvertes de points carrés, réguhers, séparées par des côtes saillantes, 
égales entre elles, garnies à leur sommet d'une rangée de soies ana- 
logues à celles de la têle et du pronotum, réunies deux à deux vers le 
bout, la 1''^ à la 8«, la 2" à la 7^, etc., les côtés bordés d'une frange de 
soies comme le prothorax. Dessous recouvert de soies courtes et do- 
rées comme le dessus. Pattes courtes, robustes, tibias antérieurs très 
fortement dilatés, avec une longue et large dent triangulaire sur la 
dernière moitié de leur tranche externe. — Long. 3 mill. 

Tunisie méridionale : Sfax, lin avril 1899, 2 sujets; Bled-Tahla,près 
du bordj de l'oued Cherchera, à la mi-mai, 10 sujets. M'a paru vivre des 
débris des fourmilières de Mynnecocijstus albicans (Rog.) Em. et For. 
Déjà trouvé, suivant M. L. Bedel, entre Gabès et Bir-Marabot, par 
M. Sedillot, et à Zarzis par mon ami le D"" Sicard. 

M. sabulorum est très voisin de M. collare Motsch. M. Bedel a bien 
voulu, sur ma demande, comparer l'espèce tunisienne à l'espèce cau- 
casiquc dont un type, en médiocre état d'ailleurs, figure au Muséum 
de Paris dans la collection de Marseul. Suivant lui, la première ne 
diffère de la seconde que par la surface du corps un peu i)lus égale, 
les soies latérales du prothorax et dorsales des élytres plus fines, les 
interstries plus élevés et plus égaux, les impressions thoraciques plus 
superficielles, etc. 

Description de deux Coléoptères nouveaux du Sud-Est algérien 
Par A. TuÉiîY. 

Xenonychus Chobauti, n. sp. — Long. 3 mill. — Ovale, court, 
très fortement convexe, avec l'abdomen excessivement développé, 



Séance du '2i janvier 1900. 33 

brun, peu brillant. Front et épistome sans aucune séparation, à peine 
bombés et très lisses. Prothorax couvert de stries vermiculées trans- 
versales, lisse sur les bords latéraux qui sont munis d'une Une strie 
marginale, partant des angles antérieurs, longeant le bord et remon- 
tant un peu le long de la base, garni sur les côtés, en dessous, de longs 
poils fauves. Écusson invisible. Élytres avec la même strigosité trans- 
versale que le prothorax, ce qui les fait paraître couverts de petites 
écailles, lisses sur les bords latéraux ainsi que sur la partie comprise 
entre la strie suturale et la suture. Strie suturale très Une et très 
rapprochée de la suture, entière, réunie par un arc qui longe toute la 
base à la l""* dorsale qui est entière , 2'= dorsale apicale, raccourcie au 
milieu, espace compris entre la l'^ et une partie de la â'' hsse, les au- 
tres stries dorsales nulles, subhumérale interne rudimentaire, externe 
entière, atteignant la base. Propygidium et pygidium très rugueu- 
sement ponctués sur leur partie dorsale, plus lisses sur les côtés. Py- 
gidium haut et comprimé latéralement, arrondi au sommet. Tibias 
antérieurs larges, avec leurs tranches externes et internes garnies de 
longues épines et leur extrémité d'une dent en forme d'épine à pointe 
mousse; tarses antérieurs nuls ou manquant. Tibias intermédiaires 
garnis de longues épines sur leur tranche externe et de deux épines 
plus longues et plus fortes au sommet; postérieurs très élargis, mais 
peu épais, garnis sur leur tranche externe de deux séries d'épines; 
tarses avec deux longs poils raides opposés à chaque articulation; 
crochets des tarses intermédiaires et postérieurs nuls, remplacés par 
deux petits poils courts. Bord des segments abdominaux, du pro- 
sternum, des parties de la bouche avec des poils fauves développés. 

Touggourt, un exemplaire capturé par le docteur Chobaut, enfoui 
dans le sable au milieu de tiges pourries d'Orobanches. 

Cette espèce est extrêmement remarquable par le système de ponc- 
tuation des élytres. On peut lui appliquer la remarque faite par Lewis 
au sujet de Xenonychus altus Lew., d'Egypte : son profil rappelle 
d'une façon frappante celui de la Puce commune ! 

Agrilus atriplicis, n. sp. — Court, épais, entièrement cuivreux 
obscur, couvert d'une pubescence d'un gris sale un peu plus dense 
sur les côtés du prothorax, à la base des élytres et le long de la su- 
ture, où elle forme une bande très vague. Tète grosse, bombée, fine- 
ment ponctuée, impressionnée sur le front et sillonnée sur le vertex, 
front en carré un peu plus haut que large. Antennes très courtes 
et épaisses. Prothorax plus large que long, élargi en avant, à angles 
antérieurs aigus; marge antérieure saillante au milieu; carènes laté- 



34 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

raies fortes, lisses, la supérieure courte, arquée, réunie à la base à la 
carène intermédiaire; latérale et inférieure réunies en avant et en 
arrière; angles postérieurs très obtus; marge postérieure trisinuée; 
disque sans sillon longitudinal au milieu, avec une forte impression 
transversale derrière la marge antérieure et deux autres larges im- 
pressions partant presque des angles antérieurs pour venir se con- 
fondre au devant de l'écusson; ponctuation dense, serrée, un peu 
granuleuse. Écusson large, avec une forte carène aiguë, transverse ; 
acuminé au sommet; lisse. Élytres à peine plus larges que le prothorax 
à la base, saillants à l'épaule, légèrement rétrécis en dessous des han- 
ches, un peu dilatés aux 2/3, séparément arrondis à l'extrémité et 
très finement denticulés; suture saillante sur la moitié supérieure; 
disque légèrement impressionné tout le long de la suture; entière- 
ment granuleux, mais plus fortement à la base. Mentonnière arrondie, 
saparée du prosternum par un sillon nettement tranché qui la fait 
paraître indépendante. Prosternum large, en triangle, finement ponctué. 
Abdomen plus brillant, finement ponctué, visible sur les côtés des 
élytres par-dessus, à dernier segment impressionné, transversalement 
arrondi. 

Découvert au bord] Saada au commencement de mai 1898, sur 
VAtriplex Halinms, où il parait rare, par MM. hï D'Chobautet L. 
Vareilles qui ont bien voulu enrichir ma collection de cette espèce. 
Repris par eux à Biskra, à la fin du même mois, sur la même plante . 

A placer près de A. croceivestis M-ar s,., dont il se distingue par sa 
pubescence presque uniforme, l'absence de sillon longitudinal sur le 
prothorax qui rappelle par sa forme celui de A. pubicentris Ksw. 
Sa taille, en outre, est inférieure à celle de A. croceivestis. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences (C. R. hebdom. des Séances), 1900, 2 et 3.© 
Académie des Sciences de Cracovie {Bulletin international), octobre et 

novembre 1899.© 
Agricultural Gazette of N. S. Wales, X, 12, 1899. — \V. Froggatt : 

Caterpifiars. The Bugong Moth [Ayroiis infusa Boi&d.) (1 cartej. — 

A. Gale : Bee Galendar. — General Notes, 

Annals and Magazine ofNatural Historij, sér. VII, vol. V, n^ 2o, 1900. 
— T.-R. Stebbing : Arctic Crustacea : Bruce Collection. —P. Ga- 



Séance du 11 janvier 1900. 3o 

MERON : Descriptions of new Gênera and Specios of Aculeate Hy- 
menoptera froni tho Oriental Zoological Région. — A.-G. Butlek : 
On a second Collection of Butterlliesobtained bvM. E.-M. de Jersey 
in Nyasaland. — F.-D. Maurice : Descriptions of new or doubtful 
Species of tlie Geuus Ammophihi (Kirby) from Algeria. — H.-S. 
GoRHAM : Descriptions of new Gênera and Species of Coleoptera 
from South and West Africa, of the Section Serricornia and of the 
Familles Erotylidae, Endomychidae and Languriidae. — Miss G. 
RiCARDO : Notes on the Pangoninae of tho Family Tabanidae in the 
British Muséum Collection (1 pi.). — Ch. Dawson et S.-A. Wood- 
HEAD : The hexagonal Structure naturally formed in cooling Bees- 
wax, and its Influence on the Formation of the Cells of Bées (fig.). 

— C. Norman : British Amphipoda of the Tribe Hyperiidea and 
the Familles Orchestiidae and some Lysianassidae. 

Entomological News, X, 9 et 10, 1899. — T.-D.-A. Cockerell : New 
Species of Andrena from Kansas. — H. Schwarz : The « Art » of 
collecting Catocala. — W.-R. Howard : Nature studies. — N. 
Baxks : The Psocids of an old Snake-Fence . — The Digger Wasp. 

— J.-L. Hancock : Some Tettigian Studies. — E.-A. Smith : The 
Catocalae of Montgomery County, Virginia. — H. Skinner : The 
fourth of July. Collecting in the Caùon's Mouth. — M.-V. Slin- 
1ÎERLAXD : Occurcnce of Staginonxnitis cavoUna in N. York. — 
C.-P. LouNSBURY : Ephestia Kuehniella and Acanthia lectularia. — 
Notes diverses. — Tables. 

Entomologische Nachrichten, XXVI, 1, 1900. — F. Karsch : Zwei 
neue westafrikauische Psychiden. — J.-D. Alfken : Die Gruppe 
der Anthrena nigriceps Kirby. — A. Ducke : Nachtrag zur Bienen- 
fauna ôsterreichisch Schlesiens. — T. Pic : Ueber Rosalia alplna L. 
und deren Varietâten. 

Entomologisfs Record and Journal of Variation [The), XII, 1, 1900. — 
M. BuRR : Brûnner von Wattenwyl (portrait). — Brunner von 
Wattenwyl : Note on the Coloration of Insects. — G. Wheeler : 
Three Seasons among Swiss Butterflies. — L.-B. Prout : Further 
notes on Tephrosia bistortata and T. crepuscularia. — P.-J. Lam- 
BiLLioN : Note on Rearing Lasiocampa populifolia Esp. — J.-W. 
TuTT : Migration and Dispersai of Insects : Lepidoptera. — H. Do- 
NiSTHORPE : Notes on the Dinoderus substrialus of British Collec- 
tions. — Notes diverses. 

lllustrierte Zeitschrift fur Entomologie, Y, 2, 1900. — D'' C.-H. Vo- 



36 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

GLER : Beitrage zur Métamorphose der Teicliomrjza fusca (fig.). — 
D"" E. Fischer : Lepidopterologische Experimental-Forschundon. 

— H. Friese : Ein auftallender Gynandromorphismiis vou Pepsis 
brunneicornis R. Luc. (Hymenopt.) (fig.). —Notes diverses. 

K. K. Zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien {Verhandlungen), 
XLIX, 9, 1900. — C.-W. Verhoeff : Beitrage zur Kenutniss pa- 
làarktischer Myriopoden, XI. Aufsatz : Neue und ^Yenig bekamite 
Litholjiiden (fig.). — C Thox : Ueber ein intéressantes Beispiel des 
Parasitismus bei den Hydrachniden. — P. Born : Cambus cancel- 
latus nov. var. balcanicus. 

Linnean Society of London. — 1° Journal, XXVII, 177, 1899.— Con- 
tributions to the Natural History of Lake Urmi N.-W. Persia and 
its Neighbourhood. — Crustacea, par R.-T. Gûxther (pi.). — Chi- 
lopoda and Arachnida, par R.-I. Pocock (pi.). — Acari, par A.-D. 
MicHAEL (pi.). — Lepidoptera Rhopalocera, par A. -G. Butler. — 
Lepidoptera Phalenae, par G.-F. Hampson. — Neuroptera (Hemero- 
bidae) and Diptera, par R.-T. Guxther. — Orthoptera, par M. Burr. 

— 2° List, 1899-1900. 

Linnean Society of N. S. Wales [Proceedings), XXV, 3, 1899. — Rev. 
T. Blackburx : Revision of the Genus Paropsis, V. 

Musée du Congo [Annales). — Zoologie, série I, 1899.© 

Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique [Annales), X, 1 et 2, 
XII, 1 et 2. — L. Becker : Les Arachnides de Belgique, part. I-III, 
texte et planches. . 

Museo civico di Storia natU7'aledi Genova XXXIX, 1898-99. — G. Xo- 
BiLi : Sopra alcuni Decapodi terrestri e d'acqua dolce dell' America 
méridionale, — B. Gestro : Bes Ligusticae XXIX. Due nuovi Anof- 
talmi. — E. Simon : Studio sui Chernetes italiani conservati nel 
Museo civico di Genova, con descrizione di una nuova Specie. — 
P. Magretti : Imenotteri délia seconda Spedizione di D. Eug. dei 
Principi Ruspoli nei paesi Galla e SomaU. — I. Bolivar : Contribu- 
tions à l'étude des Acridiens, espèces de la Faune Indo ^ Austro- 
Malaisienne du Museo civico di Storia naturale di Genova. — 

F. SiLVESTRi : Chilopodi e Diplopodi deU'ullima Spedizione Bot- 
tego (fig.). — G.-W. KiRKALDY : Note Sopra alcuni Rincoti acqua- 
tici Africani del Museo civico di Storia naturale di Genova. — 

G. Mantero : Res Ligusticae, XXX. — MateriaU per un Catalogo 
degli Imenotteri Liguri (fig.). — A. de Schultess Schindler : Or- 
thoptères du pays des SoinaUs, recueillis par L. Bobecchi-Brichetti 



Séance du 24 janvier 1900. 37 

en 1891 et par le Prince E. Ruspoli en 1892-93 (pi.). — R. Ges- 
TRO : Le Hispidae dell' isola Nias. — A. Senna : Viaggio del Doit. 
E. Modigliani nelle isole Mentawei. — T. Thorell : Viaggio di L. 
Fea in Birmania e regioni vicine (LXXX) : Seconde Saggio sui 
Ragni Birmani. — (LXXX), D'" .T.-G. de Man : Note sur quelques 
esprces des genres Paratelphusa H. M. E. et Potamon Sav. 
recueillies par M. L. Fea pendant son voyage en Birmanie (pi.), 

— F. SiLYESTRi : Alcuni nuovi Diplopodi délia N. Guinea (fig.). 

— R. Gestro : Sopra alcune Forme di Acanthocerini (fig.). — 
G. Emery : Formiche dell' ullima Spedizione Bottego (fig.). — 
W. HoRN : Descrizione di una nuova Specie di Cicindrla. — Ch. 
Kerremaxs : Nouvelles espèces de Coléoptères appartenant au Mu- 
sée civique de Gênes. — M. Pic : Nouvelles espèces de Coléoptères 
appartenant au Musée civique de Gènes. — R. Gestro : Contribu 
zione allô studio dei Sepidiini. — Un Cenno sul génère Stiptopodius 
(fig.). — M. Jacoby : Some new Gênera and Species of Pliytopha- 
gous Coleoptera coUected during Captain Bottego's last Expédition. 

— R. Gestro : Osservazioni intorno al génère Bolbotritas Bâtes (fig.). 

— A. DoDERo : Osservazioni SuUe Specie europee del Génère Lim- 
nastus Mots. — S. Schenkling : Cleriden aus Somali-Land. — A.-L. 
MoxTANDO\:Insectesde la dernière Expédition Bottego. Plataspidinae. 

— M.-K. Thomas : Descriptions of two new Species of Mylabridinao 
coUected during Capt. Bottego's last Expédition. — D'' K. Ker- 
TÉsz : Die C Ici taiiiia- Arien Neu-Guinea's nebst Beschreibung einer 
nouer Gattuug (pi.). — E. Fleutiaux : Eucnémides et Élatérides 
récoltés à l'ile Nias par M. U. Raap en 1897 et 1898. — E.-L. Bou- 
vier : Sur un nouvel Apus de la Somalie, capturé par le Capitaine 
Bottego. — P. Magretti : Imenotteri dell' ultima Spedizione del 
Cap. Bottego. — F. Silvestri : Prima Nota intorno ail' Anisosphaera 
Tôni. (fig.). — C. RiTSEMA Cz. : Descriptions of two Sumatran Spe- 
cies of the Lucanoid genus .Cijclommatus in the Genoa civic Mu- 
séum (fig.). — M. Jacoby : Descriptions of two new Species of 
Phytophagous Coleoptera from tbe island of Nias. — P. Lesne : 
Liste des Boslrycbides des Collections du Musée civique de Gènes 
(fig-)- 

Museo iiacional de Montevideo [Anales], II, 12, 1899. — R. Blanchard : 
Reglas de la Nomenclatura de los Seres organizados adoptadas por 
los Congresos internacionales. 

Naturaliste {Le), 15 janvier 1900. — L. Planet : Description d'un 
Coléoptère nouveau (fig.). — P. Fucls : Les Papillons et les Che- 



38 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

nilles en France au mois de janvier. — Les plantes de France, leurs 
chenilles et leurs Papillons. 

Naturgeschichte der Insekten Deutschlands, V, 1. — N"^ 1 et 4. — 1877, 
ISÎlo. 

.V. York Agricultural Expen ment Station, lo9-16i, 1899. — H. Lowe : 
The Forest Tent-Caterpillar (carte). 

Novitates zoologicae, VI, 4, Tables. 

Psyché, IX, 283. — H.-F. Wickham : On Coleoptera found witli Ants. 
— J.-L. Haxgogk : Synopsis of Subfamilies and gênera of Norlh 
American Tettigidae. — A. -G. Soule : The « Cocoons » or « cases » 
of some burrowing Caterpillars. — H. -G. Dyar : Life historiés of 
N. American Geometridae, VIII et IX. — T.-D.-A. Cockerell : The 
name Leonia. — H.-G. Dyar : Correction of an error. 

R. Accademia dei Lincei [Atti). — Memorie I, 1895; II, 1898.0 

Revue Scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, XIII, 145, 
1900. 

Royal Society {Proceedings), LXV, 422, 1900. — F.-W. Keeble et 
F.-W. Gamble : The Colour-Physioiogy of Hijipolyte varians. 

Royal Society of Canada {Proceedings and Transactions), sér. II, vol. IV, 
1899. — Ch.-J.-S. Béthujs'e : The Rise Progress of Entomology in 
Canada. 

Sociedad Cientifica « Antonio Alzate » [Memorias y Revista\ XII, 9-10, 
1899. 

Sociedad espaiiola de Historia natural [Actas], décembre 1899. — R.-P. 
Xavas : Ortôpteros del Mont-Seny (Barcelona) (fig.)- 

Societii roniana per gli Studi zoologici {Bollettino), VIII, 1 et 2, 1899.© 

Socictii Veneto-trentina di Scienze naturali {Atti), S, II, vol. III, 2, 
1899. — G. Canestrini : Nuova Specie italiana di Phytoptus. — 
G. Leonardi : Alcuni Miriapodi del Portogallo. — G. Canestrim : 
Acari délia Nuova Guinea, I, Il (pi.). — Nuova Specie di Celaenopsis 
(pi.). 

Societas Entomologica, XIV, 20, 1900. — G. Krûger : Ans Nah und 
Fern. — P. Borx : Meine Exlvursion von 1899. 

Société des Sciences naturelles de Saône-et-Loirc {Bulletin), XV, 12, 
1899. 



Séance du 2 i janvier 1900. 39 

Société des Sciences naturelles et rV Ensei(jneinent populaire de Tarare 
{Bulletin), IV, 12, 1899.© 

Stettiner Entomologische Zeitung, LIX, 10-12, 1898. — LX, 1-6, 1899. 
— E. Bren'ske : Mololonthiden ;uis Afrika. — A. Petry : Eine 
noue Coleophore aus Thdringen, Coleophora Ivjffhusana , n. sp. — 
W. Martini : Antispila Petnji, n. sp. — H. Fruhstorfer : Beitrag 
ziir Kenntniss der Fauna der Liu-Kiu Insein. — H.-J. Kolbe : Die 
Oxyopislliinen, eine neue Gruppe der Curculioniden des tropischen 
Afrika. — D"" Hofmann : Lita Petnji, eine neue Lita. — H. Fruhs- 
torfer : Celebischen Euploeen. — Neue Hestien. 

U. S. Department of Agriculture. — Division of Entomologij [Bulletin), 
21, 1899. — A.-D. HoPKixs : Preliminary Report on Uie Insect 
Enemies of Forests in llie Northwest. 

Wisconsin Academy of Sciences, Arts, and Letters [Transactions), XII, 
1, 1898. 

Zoological Society of London [Transactions), XV, 4, 1899.© 



Bolivar (I.) : Catélogo sinôptico de los Ortôpteros do la Fauna ibérica 
[Annaes Se. Nat.), Porto, 1898, 98 p.* 

Id. : Orthoptères du Voyage de M. Martinez de la Escalera dans l'Asie 
Mineure [Ann. Soc. Eut. Belg.), 1899, 2o p.* 

Bourgeois (J.) : Catalogue des Coléoptères de la chame des Vosges et 
des Régions limitrophes, II (Hydrophilidae, Micropeplidae), Col- 
mar, 1899, 104 p.* 

Id. : Note sur quelques espèces nouvelles ou peu connues de Coléo- 
ptères de l'Inde et de la Birmanie [Bull. Soc. Ent. Fr.), 1896, 5 p.* 

Id. : Description de Malacodermes nouveaux recueillis en Océanie par 
M. le D'- Ph. François [loc. cit.), 1897, 3 p.* 

Id. : Notes sur quelques Malacodermes appartenant au genre Lycus. 
Descriptions de deux nouvelles espèces de Lycides [loc. cit.), 1898, 
4 p.* 

Id. : Description de deux Podistrina nouvelles de la Faune française 
[loc. cit.), 1899, 4 p.* 

Id. : Description de deux larves remarquables appartenant probable- 
ment au genre Lycus [loc. cit.), 1899, 6 p., fig.* 



40 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Id. : Voyage de M. E. Simon au Venezuela, décembre 1897-aoùt 1898 , 
Coléoptères (Malacodermata) {toc. cit.), 1899, 11 p.* 

Id. : Sur quelques Maltliinides algériens {Rev. d'Ent.), s. d., 6 p.* 

Id. : Liste des Coléoptères recueillis à Madagascar par MM. le comm. 
Dorr de l'Infanterie de marine (1896-97) et le lient. Jobit, du 
13^ d'Artillerie (1895-96). Malacodermes(3/m. Soc. Zool. Fr.), 1899. 
2 p.* 

Chobaut (D'' A.) : Discours prononcé aux obsèques de M. H. Nicolas, 
suivi d'une Bibliographie de ses travaux {Mém. Acad. Vaucl.), 1899, 
8 p., 2 exempl.* 

CouRCHET (L.) : Notes sur les Apbides du Térébinthe et du Lentisque 
{Rei\ Se. Nat.), 1879, 14 p. — Don de M. L. Bedel. 

MixjARD : L'alcool, l'alcoolisme, ses conséquences et ses dangers {Soc. 
Se. ISat. Tarare], 1900, 46 p.*0 

Olivier (E.) : Faune de l'Allier, III, fasc. 2. — Hémiptères hétéro- 
ptères [Rev. Se. Bourb.), s. d., 32 p. (2 exeinpl.).* 

Id. : Contribution à l'étude des Lampyrides, Descriptions et Observa- 
vations {Bail. Soc. Eut. Fr.), 1899, 8 p.* 

Id. : Les Lampyrides des Antilles {Proc. Int. Comjr. Zool.), 1898, 2 p.* 

Id. : Les Lampyrides typiques du Muséum {Bail. Mas. Uist. nat.), 
1899, 4p.*' 

Id. : Revision des Coléoptères Lampyrides des Antilles et description 
des espèces {Bull. Soc. Zool. Fr.), 1899, 6 p.* 

Preudhomme de Borre (A.) : Sur le Sargus nitidus Meig. et sur sa 
capture en Belgique {Ann. Soc. Ent. Fr.), 1899, 1 p.* 

Id. : Note sur divers Bombas {Arch. Se. phys. nat.), 1899, 2 p.* 

Tschitschérine (T. de) : Notes sur les Platysmati.ù du Muséum"d'His- 
toire naturelle de Paris, V {Hor. Soc. Ent. Ro.ss), 1899, 34 p."'^- 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pji. François. 



BULLKTIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENT0M:0L0GIQT7E de FRANCE 



Siéauce «lu 14 février 1900 

Présidence de M. A. GIARD. 

M. H. du Buyssou, de Broùt-Vernet, assiste à la séance. 

— Le Président est heureux d'annoncer à la Société que notre col- 
lègue M. F. H en ne gu y vient d'être nommé professeur d'Embryologie 
au Collège de France en remplacement de M. Balbiani. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret de faire part à la 
Société de la mort de M. Emile Blanchard, membre de l'Académie 
des Sciences, ancien Professeur d'Entomologie au Muséum d'histoire 
naturelle. Betenu par son cours à la Sorbonne, il n'a pu assister aux 
obsèques de notre regretté collègue. Mais la Société y a été représentée 
par plusieurs de ses membres et notamment par M. le Professeur 
Bouvier, successeur de M. E. Blanchard au Muséum, qui a pro- 
noncé le discours d'usage. 

E. Blanchard faisait partie de notre compagnie depuis plus de 
soixante ans. Élève et ami de l'illustre H. Milne-Edwards, il avait 
publié des œuvres très nombreuses sur les diverses branches de la 
Zoologie et particulièrement sur les Insectes. Sa carrière fut rapide et 
brillante. Successivement préparateur, puis aide-naturaliste au Muséum, 
il fut chargé de 1844 à 18o7 de plusieurs missions scientifiques en 
Italie et. en Sicile. En 1862, il devint titulaire de la chaire d'Entomologie, 
et en 1872 il présidait à l'installation du nouveau Palais des Reptiles, 
la chaire d'Erpétologie étant vacante à cette époque. 

Bien qu'il ait très peu participé aux travaux de la Société entomolo- 
gique, E. Blanchard y était estimé à sa valeur et fut plusieurs fois 
placé parmi les candidats au titre de membre d'honneur. Beaucoup de 
nos collègues se fussent empressés , s'il avait accepté leur concours, 
de l'aider au classement des innombrables richesses accumulées dans 
son laboratoire du Jardin des Plantes. Depuis dix ans, devenu aveugle 
et de mauvaise santé, E. Blanchard avait dû renoncer à toute oc- 
cupation scientifique. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 3. 



42 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

— Le Président annonce également la mort de M. Ernest Alla r cl. 

E. Allard comptait parmi les plus anciens membres de notre So- 
ciété dont il faisait partie depuis 1853. Il avait publié d'importants tra- 
vaux sur plusieurs familles de Coléoptères européens, notamment sur 
les Ténébrionides et les Altisides. 

Correspondance. — MM. J. Clermont, L. Leymarie et A. Viré 
remercient la Société de leur admission. 

Congrès de 1900. — MM. A. Argod, J. Bourgeois, G. Dar- 
boux, A. Degors, A. Délugin, L. Dupont, A. Fauvel, H. Ga- 
deau de Kerville, R. Martin, M. .Nibelle, E. Olivier, M. Pic, 
G. Portevin, H. Portevin se sont fait inscrire au nombre des mem- 
bres qui prendront part au Congrès entomologique de 1900. 

Décision. — Sur la proposition du Conseil, la Société décide à Tuna- 
nimité qu'il y a lieu de rayer de la liste de ses membres MM. A po s fo- 
ndes, Bonanno, Burns, Léon, Quentin, Savard, Tardicu, 
Tourchot, Vitrac. 

Admissions. — M. Jules Anglas, préparateur de Zoologie à la 
Faculté des Sciences de l'Université de Paris, 62, boulevard de Port- 
Royal. Entomolofjie générale, Lépidoptères. 

— M. Ed. Lamy, préparateur de Zoologie à la Faculté des Sciences 
l'Université de Paris, 16, avenue de Montsouris. Arachnides. 

Présentations. — M. Louis Loviot, 3, avenue Vélasquez, Paris 
[Coléoptères, Lépidoptères], présenté par M. P. Klincksieck. — 
Commissaires-rapporteurs MM. Ph. Grouvelle et P. Mabille. 

— M. L. Semichon, licencié es Sciences naturelles, élève à l'Ins- 
titut agronomique, 27, rue Cassette, Paris [Entomologie générale], 
présenté par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. E.-L. 
Bouvier et P. Marchai. 

— jM. Raymond Peschet, 1, rue Baulant, Paris [Coléoptères], 
présenté par M. J. de Gaulle. — Commissaires-rapporteurs j\IM. E. 
Dongé et J. Magniu. 

— M. Alphonse Lavallée, licencié es Sciences naturelles, 47, rue 
de Naples, Paris; et château de Segrez, par Boissy-sous-St-Yon (Seine- 
et-Oise) [Ent. gén., Lépidoptères], présenté par M. Ph. François. — 
Commissaires-rapporteurs MM. Ch. Pérez et G.-A. Poujade. 

Budget. — M. le D'' A. Fumouze, Trésorier honoraire, donne lec- 



Séance du II février 1900. 43 

ture du rapport suivant relatif à sa gestion financière pendant l'exer- 
cice 1899 : 

EXERCICE 1899. 

RECETTES. 

En caisse le !«'" janvier 1899 57 Ir. 76 c. 

Cotisations 6.980 » 

Tirages à part 

Ventes (ï Annales et de Bulletins 

Abonnements aux Annales et au Bulletin 

Faune Bedel 

Tables 

j Ministère de l'Instruction publique. .. 
^ I Ministère de l'Agriculture 



Annonces • 

Remboursement du prix de gravures par un Sociétaire. 

Divers 

Bénéfices sur obligations sorties 

Revenus 

Exonérations 



384 


7o 


647 


7o 


808 


)) 


98 


)) 


2 


)i 


500 


)> 


600 


)) 


lo9 


)i 


220 


» 


38 


60 


190 


59 


3.369 


40 


1.800 


» 



Total des recettes 15.855 l'r. 85 c. 

15.118 65 



En caisse le 1" janvier 1900 737 fr. 20 c. 



DEPENSES 

Loyer et assurance 1.772 l'r. 15 c. 

Frais de publication des Annales et du Bulletin 6.484 15 

Planches et gravures 

Frais d'envois 

Administration et correspondance 

Bibliothèque (achats, abonnements, reliures) 

Prix Dollfus 

Traitement de l'agent 

Entretien des collections 

Achat de quatre obligations Ouest anciennes 1.807 65 

Total des dépenses 15. M8 fr. 65 c. 



1.884 


35 


801 


20 


451 


80 


617 


65 


300 


)) 


799 


70 


200 


)i 



4i Bulletin de la Société Entomologique de France. 

-La Société, aux termes des articles 25 et 28 de ses Statuts et de son 
Règlement, renvoie l'examen des comptes du Trésorier à son Conseil, 
qui lui présentera un rapport dans la prochaine séance. 



Communications. 

Liste des Arachnides recueillis à Uclès (Espagne) 
par le P. J. Pantel 

Par E. Simon. 

Les Arachnides dont la liste suit ont été recueillis par notre confrère 
le P. J. Pantel, à Uclès, près Tarangon, dans la province de Guenca, 
l'une des moins connues au point de vue qui nous occupe ; plusieurs 
des espèces citées sont intéressantes à divers titres, quelques-unes sont 
spéciales à l'Espagne, d'autres y sont signalées pour la première fois. 

Ere.sus imperialis L. Dulour, spécial à l'Espagne. — Filisfato 
insidiatrix Fors. k. (F. testacea tmci.). — Loxosceles rufescens L. Du- 
four. — Segestria florentina Rossi. — Drassodes fugaœ E. Sim. — 
D. invalidus Cambr., connu d'Egypte, de Syrie, de Sicile et de Corse, 
nouveau pour l'.Espagne. — Palpimanus gibbulus L. Dufour. — 
Zodarion fuscum E. Sim., découvert en Espagne (Escorial et La 
Granja), retrouvé depuis dans les Basses-Pyrénées. — Uroctea Dumndi 
Latr. — Holocnemus rivulatus Forsk. — Latrodectus 13-guttatm 
Rossi, variété unicolore. — Tetragnatha extensn L. — Argiope 
Bruennichi S co\^ol\. — Mangom acalypho Walck. — Aranms Artnida 
Aud. — Ar. Redii Scopoli. — Ar. sericatus Clerck {A. sclopeta- 
rius Cl. et auct.). — Thomisus a/ôms Gmelin (T. onustus Walck.). 
— Runcinia latemlisC. Koch. — Xysticus sabulosus Hahn. — X. mi- 
bilus E. Sim. — Sparassus Argelasins Lt\tYe\l\e . — Micrommata li- 
gurinum G. Koch. — Chimcanthium striolatum E. Sim., espèce 
commune dans le midi de la France, non encore signalée en Espagne ; 
nous l'avons reçue de Lisbonne et nous l'avons trouvée en Algérie. — 
A^elena labyrinthica Cl. — Tegenaria doinestica Cl. — T. larva E. 
Simon, espèce jusqu'ici exclusivement l'rançaise. — Pisaura mirabilis 
Cl. — Lycosa fasciiventris L. Dufour, espèce propre à l'Espagne, très 
commune à Uclès. — L. radiata Latr. — L. Sinioni Thorell, espèce 
découverte à l'Escorial, retrouvée depuis dans les Basses-Alpes. — 
L. villica Lucas {L. iomentosa E. Sim., L. Meinerti Thorell). — 



Séance (lu li février 1900. 43 

Oxyopes heterophthaliims Lai r o i 1 1 o. — Menemerus semiliinbatus H a li n. 
— Glnvia dorsalis La treille; le P. Pan tel a observé (jue ce 
Galéode se sert des expansions membraneuses des tarses de ses 
pattes-mâchoires, comme de ventouses, pour grimper sur les surfaces 
polies, notamment sur les parois verticales d'un bocal de verre. 



Description d'un nouveau genre de Coléoptères 
du groupe des Rhysopaussides 

Par L. Fairmaire. 

Barlacus, n. gen. — Très voisin des Azarelius, dont il diffère par 
un corps plus robuste, la tête verticale, non inclinée en dessous, for- 
tement sillonnée entre les antennes qui sont plus distantes, les yeux 
non contigus, bien que peu distants, le front formant un lobe oljtus, 
assez saillant au-dessus de l'insertion des antennes, les palpes maxil- 
laires plus robustes, surtout le dernier article qui est tronqué. Les an- 
tennes sont assez semblables, mais plus allongées, assez épaisses, non 
moniliformes, 2« article à peine plus court que le 3", les derniers 
manquent. 

B. costulatus, n. sp. — , Long. 9 wiill. — Oblongo-elongatus, suhpa- 
rnllelus, sut convexus, fusco-niyer, sabopacus, elytris vix pnulo niti- 
didis; capite sat parco, brevi, inter nntennas concavo et sulcato, his 
piceis, sat validis; prothorace longitinline haad latiore, ehjtris augus- 
tiore, antice vix paulo dilatato, lateribus carinato, dorso dense subtili- 
ter asperato, haud sulcato, sed leviter plurtimpresso, margine postïco 
recto, anguUs fere acute rectis, ehjtrisoblongis, apice rotundatis, fortiter 
costatis, interstitiis valde punctato-crenalis, pedibm gracilibus, sat elon- 
gatis. 

Bornéo; ma collection. 

Rappelle, par son faciès et ses élytres, le genre Ziaelas, mais la tête 
et les antennes sont fort différentes. 



Description d'une espèce nouvelle du genre Strongylium [Col.]. 
Par L. FAUtMAiRE. 

Strongylium forcipicolle, n. sp. — Long. 19 mill. — Elongatum. 
conve.ruiii. lateribus compressum, supra fusculo-aeneum, nitiduni: capite 



46 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

subtiliter punctato. inter ociilos bifoveohito. lus magnis. antice vahle 
approximaiis, antennis fiiscis. prothovncis basin vix superantibm, basi 
gracilibus, ab articulo 3° gradatim latioribiis et compressiusculis ; pro- 
thomce singulari. transverso, ehjtris sat angnstiore, antice angustato. 
dorso fortiter elevato, inedio fisso et excavato. lobis summo emarginatis. 
laevi. basi fortiter bisimtata et marginata. utrinque ad angulos im- 
pressa; scutello ti'iangulari. laevi; ehjtris elongatis, postice levissime 
attenuatis, seriatim grosse foveolato-punctatis, intervallis basi et late- 
ribus transcersim pauloplicatulis. utrinque ad sutiiram impressionibus 
i signatis, basi utrinque paulo elevata; subtus cum epipleuris coeru- 
leum, pedibus sat elongatis. fusculo-coeruleis. femoribus. genubus ex- 
ceptis, et tibiis basi riifis. 

Bornéo : Pontaniak ; ma collection. 

Cet insecte est fort remarquable par la structure de son corselet qui 
est très fortement relevée en deux lobes profondément séparés, et se 
rapprochant au sommet de manière à former une tenaille courte et 
épaisse. 

Notes synonymiques et rectificatives 
sur quelques Bostrychides [Col] 

Par P. Lesne. 

Les remarques suivantes ont trait à divers points de synonymie et 
de nomenclature mis en question par la publication des récents tra- 
vaux de MM. Th.-L. Casey (') et J. Schilsky (-) sur les Bostrychides. 

Patea Casey 1898 = Dinoderus Steph. 1830 {in part.). 

Bostrychulus Lesne 1899 = Micrapate Casey 1898. 

Gen, Apatides Casey 1898. — Nous avions rattaché au genre Ros- 
trychopsis {^) le Bostrijchus fortis de Leconte, en faisant remarquer 
que cette espèce rompait l'homogénéité du groupe. Pour ne pas 
multipUer les dénominations nouvelles , nous n'avions pas créé 

(1) Tn.-L. Casey. Studies in the Ptinidae, Cioidae and Spliindidae of Ame- 
rica [Journ. of the New Yorh Eut. Soc. vol. VI. n" 2, juin 1898, p. 65-76). 
Ce travail, qui est antérieur de plusieurs mois au 3° mémoire de noire Revi- 
sion des Bostrychides, ne nous a été connu qu'après la publication de ce mé- 
moire. 

(2) J. Schilsky. Die Kilfer Exiropa's, Heft XXXVI, décembre 189'.t,n"* 75- 
100 et p. 36 SS-36 BBB). 

(3) Ann. Soc. eut. Fr., 1898, p. 52 'j et 552. 



Séance du U février 1900. 47 

de coupe générique spéciale pour cette espèce. Quelques mois au- 
paravant, M. Case y avait établi sous le nom dWpatides un genre 
ayant pour type le même Bostnjchus fortis. Désormais celui-ci devra 
être distrait des Bostnjciiopsis. 

Xyl&pertha Heydeni Schiisky 1899 = A', pkea 01. 1790. 

Nous devons signaler de graves inexactitudes dans la façon dont 
notre classification de la tribu des Bostnjchinae est rapportée dans 
l'ouvrage de M. Schiisky. Il suffira, pour les rectifier, de répéter ici 
sous la forme la plus concise le mode de division de la tribu en trois 
sous-tribus : 

Ç pourvues d'un ) Bostrychiiiae sens. sir. Bostnjchinae oxygnathae 

oviscapte ' Sinoxyloninae » pachygnathae 

Q dépourvues i ■ ^. ,, 

+ ,, '. , Apattnae » oxygnathae 

a oviscapte. ( 

Descriptions de deux nouvelles espèces de Lampyrides [Col.] 

Par Ernest Olivier. 

Diaphanes seminudus, n. sp. — d Elongatus, paraUelus, piceus ; 
antennis brevioribus, flavis ; prothorace ftnvo, marginato, antice rotun- 
dato, in medio longitudinaliter vi,r sulratulo, angtdis j)Osticis acutis et 
profunde foveolatis ; scutello triangulari, flavo; eigtris nigris, costulatis, 
punctulatis, sutura tenuissime picea, intus dehiscentibus, brevibus, 
tertio abdominis segmenta haud longioribus : abdomine piceo, in medio 
infuscato, ultimis segmentis cereis, ultimo leviter emarginaio. — Long. 
W-13 mill.; lai. 3-4 mill. 

ç ignota. 

North Konkan (Hindoustan). 

Ce Diaphanes est très remarquable par ses élytres raccourcis qui 
ne dépassent pas le troisième segment de Fabdomeu et les angles 
postérieurs de son prothorax, très aigus, bien saillants en dehors et 
creusés d'un profond sillon. Il est, en outre, étroit, allongé, rappelant 
par sa forme les Lampyris européens. 

Diaphanes "Wroughtoni, n. sp. — d" Oblongo-elongatus, niger; 
antennis pilosis, brunneis, ultimo et duobus primis articulis piceis ; pro^ 
thorare flavo, basi recte tnmcato, margine antica erecta, macula basai i 
quudrata, nigra, et duabus plagis anticis vitreis, in medio longitudinal 
liter costato, cirhre punctato, angulis posticis fere redis; scutello flavo, 



48 Bulktin de la Société Entomologique de France. 

triangiilan; elytris jyrothorace latioribiis, ohlongis, rugosulis, tricostu- 
hitis, fiiscis, flavo tenuiter Umbatis; pectore, femoribus, pygidio et tribus 
ultimis ventris segmentis flavis. — Long. 15- 16 mill.; lat. o,o-6 niill. 

9 ignota. 

Cette jolie espèce est voisine de plagiator Ern. Oliv. Elle s'en dis- 
lingue nettement par sa forme plus allongée, par le prolhorax taché 
de noir et dont les angles basilaires sont Ijeaucoup moins obtus, pres- 
que droits, par la couleur des éiytres, bruns entourés d'une fine bor- 
dure flave, par les côtes des éiytres et celle du prothorax plus sail- 
lantes, etc. 

Cette espèce et la précédente m'ont été communiquées par mon ami 
Rob. duBuysson; elles ont été capturées toutes les deux à North 
Konkan (Hindoustan) par M. R.-C. Wroughton, du service des forêts 
de l'Inde. 



Description de trois Ptimis d'Orient [Col.] 
Par Maurice Pic. 

Ptinus (Pseudoptinus) anatolicus, n. sp. — Nigro-piceus, ni- 
tidus, fcre glaber, ovatus; antennis fuscis, crassissimis, articula primo 
obscuro, 2°-10° plus minusve transversis vel subquadratis, ultiino pau- 
lulum longiore; thorace subcylindrico, an te bas in constricto, dein dila- 
tato, subconvexo, rugoso-punctato ; scutello subarcuato, griseo-pubes- 
cente; elytris elongato-ovatis, fortiter striato-punctatis, interstitiis 
laevibus, indistincte maculatis; pedibus rubris, sat crassis. — Long. 
2,7 mill. • 

Anatolia. 

Très voisin de spissicornis Ab. (type in coll. Abeille de Perrin), 
mais antennes encore plus robustes, forme élytrale moins étroite, à 
coloration brunâtre. 

P. anatolicus était dans la collection de Ptinidae du Rév. Gorham 
que j'ai acquise récemment. 

Ptinus circassicus, n. sp. — Ç Rufus vel rubro-fulvus, subnitidus, 
elongato-ovatus, sat brève Inrsutus; antennis paululuni gracilibus, ar- 
ticulis 4"- 10" elongatis; thorace subelongato, subpubescente ; scutello 
subtriangulare, griseo-pubescente; elytris elongato-ovatis, sat fortiter 
striato-punctatis, interstitiis parum laevibus, lateraliter antice et pos- 



Séance du li février 1900. 49 

tice albo-maculatis nut albofasciatis; pedlbus elougatis. — Long-. 2,8- 
3 mill. 

Circassia. 

Paraît voisin de Meisteri Reitt., mais coloration moins foncée, forme 
élytrale beaucoup plus allongée, les soies redressées du corps n'étant 
pas très longues. Cette espèce, recueillie au Caucase par Leder, me 
vient de la coll. Reitter. 

Ptinus Leuthneri, n. sp. — Ç Rufo-testaceus. subnitidiis, brevis, 
longe hirsutus; antennis gracilibus, articulis 4°-10" elongatis; thnrace 
brève, dentibus pilosis quatuor acutis ornato : scutello subtriangulare, 
griseo-pubescente; ehjtris brevibus. fortiter striato-punctatis, interstitiis 
laevibus; pedibus satis elongatis. — Long. 1,5-2 mill. 

Syria (D'" Leutliner, in coll. Pic). 

Voisin de hirsuius Pic, mais les soies dressées sur le corps sont 
moins nombreuses ; espèce bien caractérisée par sa forme très courte, 
large, et ses longues soies claires, dressées et peu nombreuses. 

Je ne crois pas me tromper en attribuant comme c5 à cette espèce 
un exemplaire d'Akbès, provenant des chasses de Delagrange; cet 
exemplaire, lui aussi, présente une forme élytrale assez élargie pour son 
sexe, peu longue, des crêtes pileuses prothoraciques nettes. Cet insecte 
diffère de hirsutus Pic o" par la coloration plus claire, le prothorax 
offrant des traces de callosités brillantes, etc. 



Coléoptères aquatiques capturés dans l'île d'Aldabra, près des Co- 
mores. par le D' Voeitzkow, de Strasbourg, et communiqués par 
le D' Bergroth 

Par le D'" M. Régimbart. 

I. — Dytiscidae. 

HvPHYDRLs iMPREssus Klug [Coquerell Fairm.). — 3 exemplaires 
beaucoup jdus clairs comme coloration que ceux de Madagascar ; les 
dessins noirs sont plus ou moins réduits et disjoints sur les élytres et 
le pronotum est faiijlement rembruni au milieu. 

Canthydrus biguttatus Ré g. — 3 exemplaires présentent la même 
variabihté, dans l'étendue du jaune à la tète et au pronotum, que les 
exemplaires d'Afrique continentale. 

Laccophilus addendus var. gemixatls Rég. 



50 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Laccophilus posticus Aube. — Ces deux espèces représentées par 
plusieurs exemplaires identiques à ceux de Madagascar. 

CoPELATUs PULCHELLUS Klug. — Plusieurs exemplaires constituant 
une variété assez distincte, principalement chez la femelle. La taille, 
variant entre 4 3/4 et 5 i/i mill., est par conséquent beaucoup plus 
petite que sur le continent africain, et la forme est relativement assez 
courte, surtout chez la femelle. La couleur est normale chez le mâle, 
avec les élytres noirâtres plus ou moins largement ornés de jaune à la 
base et sur les côtés, les dix stries étant toujours noires sur les par- 
ties jaunes; les femelles sont plus foncées et moins jaunes. Chez les 
mâles, la ponctuation est peu dense et assez grosse ; chez la femelle le 
pronotum est couvert de strioles denses et longues, plus courtes en 
avant, plus effacées au milieu; sur les élytres ces strioles sont égale- 
ment denses, très longues, anastomosées et ondulées, profondes, et 
couvrent toute la surface moins le sommet et les côtés après le milieu. 
Cette forme est tout à fait intermédiaire aux C. pulchellus Klug et 
indiens Sharp ('). 

IL — Hydrophilidae. 

Helochares mgrifrons Brancsik (5 miU.). — Je rapporte à cette 
espèce plusieurs exemplaires très pâles , ayant l'épistome et l'occiput 
noirâtres au milieu, un point noir très net au calus humerai, une pono^ 
tuation dense et assez grosse et les séries ponctuées des élytres médio- 
crement imprimées. Est-ce une espèce valable ou simplement une 
forme de H. melanophtJialvms Muls. J'inclinerais volontiers pour 
cette dernière hypothèse, car je possède un grand nombre de spécimens 
de diverses régions d'Afrique et de Madagascar, et je trouve une telle 
variabilité et une telle inconstance dans la taille, la forme, la ponctua- 
tion, l'intensité des stries et la coloration, que l'on pourrait, comme l'a 
fait Kuwert pour le H. lividus F or st., y voir autant d'espèces que l'on 
voudrait. Il me semble donc logique de n'admettre qu'une seule espèce 
qui varie extrêmement, comme beaucoup A'Hydrophilides. 

Philydrus parvulus Reiche. — Plusieurs exemplaires que je rap- 
porte à cette espèce pour laquelle on peut faire les mômes remarques 
que pour la précédente au sujet de la variabilité. Taille entre 2 1,2 et 

(1) Aux espèces précédentes, il faut ajouter pour avoir la liste complète des 
Dytiscidae connus de l'île d'Aldabra : Eretes stictitus L. (une femelle) et Cy- 
bister tripunctatiis 01., recueillis par le D"^ Abbott [cf. Linell in Pro- 
ceed. U. S. Nat. Mus., XIX, p. 698). 



Séance du li février 1900. ol 

3 inill., couleur testacéc plus ou moins rembrunie sur le disciuc du 
pronolum, plus pâle sur les bords, tète noire avec une tache trian- 
gulaire en avant des yeux, palpes longs, jaune pâle uniforme, pattes 
rousses, abdomen et poitrine noirâtres à pubescence grise, ponctuation 
assez forte, mais peu dense et un peu inégale. Je ne puis trouver de 
caractères pour séparer ces spécimens d'autres que j'ai d'Egypte, de 
l'Inde et même d'un autre des ile$ Séchelles. 

Berosus Bergrothi, n. sp. — Ovalis, sat elongatus, modice con- 
vexus;cnpite aeneo-cupreo, fortiter purpureo et violaceo-micante, fortiter 
sat crebre punctato ; pronoto sordide testaceo, in medio macula magna 
quadrata, aeneo-cuprea, nec apicem nec basin tangente ornato, fortiter 
sat crebre punctato, tenuiter pubescente ; scutello angusto, aeneo, punc- 
tato; eUjtris ovatis, ad apicem anguste rotundatis, fortiter sat dense 
punctatis, pubescentibus , sordide testaceis, maculis quatuor fuscis or- 
natis, profunde crenato-striatis. Subtus nigricans, griseo-pubescens, 
pedibus flavis, coxis posterioribus et intermediis ex parte majore nigri- 
cantibus. — Long. 3 mill. 

Espèce très petite, remarquable par les reflets pourprés et violacés 
de la tête qui est d'un bronzé cuivreux, par la tache du pronotum 
quadrangulaire, un peu plus longue que large, entière ou montrant 
simplement l'indice d'une séparation médiane, et par les quatre taclies 
aux élytres ainsi disposées : une sur le calus humerai, une seconde 
assez près de la suture vers le premier quart, une troisième plus diffuse 
également près de la suture et un peu en arrière du milieu, une qua- 
trième latérale, petite, ronde ou transversale, exactement au milieu. 
Chez le mâle, les t" et 3« articles des tarses antérieurs sont largement 
dilatés en lobes, surtout au bord interne. 

Deux exemplaires mâles. 

Volvulus cupreus, n. sp. — Ovalis, angustus, valde convexus , 
postice attenuatus. nitidissimus , aeneo-cupreus , fortiter sat crebre 
punctatus, elytris decemstriatis , his striis profundis, canaliculatis, 
fortiter cenato-punctatis. ad basin et ad suturam minus impressis, ad 
latera et praecipue ad apicem sulciformibus. Corpore subtus pedibusque 
nigro-piceis, palpis rufis. — Long. 4 mill. 1/2. 

Il est possible que cette espèce ait déjà été décrite, mais devant la 
difficulté de reconnaître les espèces de ce genre sans les types, à cause 
des descriptions généralement insuffisantes, j'ai jugé utile de lui don- 
ner un nom et d'en exposer les caractères. Elle se distingue par une 
ponctuation assez grosse et modérément dense, un peu moins profonde 



52 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

sur le pronotum, et par les stries des élytres qui sont très imprimées, 
sulciforme^, pourvues de gros points qui les rendent crénelées, plus 
superficielles aux environs de la base et de la suture, plus profondes 
giunout en arrière et sur les côtés. Le mâle a les tarses antérieurs 
largement dilatés et pourvus en dessous de cupules pétiolées, comme 
chez la plupart des Dytiscides. 

Deux exemplaires. — J'en [)ossède un troisième semblable, de Zan- 
zibar. 

Cette espèce ressemble beaucoup, comme taille et aspect, à un autre 
Yolvulus commun dans toute l'Afrique tropicale et qui se distingue par 
sa ponctuation un peu plus dense et les stries des élytres beaucoup 
plus Unes et moins profondes. 

Anomalies observées chez deux Lépidoptères 
Par L. Bleuse. 

Les monstruosités, chez les Lépidoptères, sont assez rares pour qu'il 
me semble utile de porter à la connaissance de nos collègues deux 
exemples que j'ai eu la bonne fortune de recevoir, avec d'autres Pa- 
pillons, des localités d'où elles proviennent. 

C'est d'abord un Parnassius Apollo L. 9 qui possède deux tarses à 
la patte antérieure droite, un peu plus courts que le tarse ordinaire. Le 
premier, c'est-à-dire celui qui tient la place habituelle sur le tibia, n'a 
subi qu'une légère modification qui s'est portée principalement sur le 
premier et le dernier articles qui sont beaucoup plus courts, tandis que 
le tarse supplémentaire, qui prend naissance au-dessous celui-ci et plus 
près de l'éperon du tibia, a le premier article grêle et plus long que les 
quatre derniers réunis, ceux-ci forment une massue allongée, moins 
foncée; chacun de ces deux tarses n'a qu'un seul ongle très réduit, 
surtout au tarse supplémentaire où il est presque rudimentaire. 

Ce curieux Parnassius a été capturé l'an dernier aux environs de 
Cauterets (H*<=^-Pyrénées), par mon ami M. Morel. 

La seconde anomalie est encore plus curieuse que la précédente, elle 
s'est produite sur une Plusia iota L. c5, provenant d'Angleterre, et 
c'est en repréparant cette Noctuelle, qui était étalée àla méthode anglaise, 
que j'en ai fait la découverte. 

Ce Papillon est muni de sept pattes, et il est très heureux qu'aucun 
accident ne lui soit survenu, car le plus souvent c'est le contraire qui se 
produit. Cette septième patte prend son attache entre l'antérieure et 
l'intermédiaire gauches, elle a, comme celles-ci et toutes les autres pattes, 



Séance du 14 fécrier 1900. 53 

une hanche qui lui est propre, se mouvant quand l'insecte esl ramolli; 
sa forme est celle de la patte antérieure, elle est portée en avant 
comme elle, avec cette différence toutefois que le tibia est un peu plus 
long et le tarse plus court. 

Anomalie de Doleschallia amboinensis Stgr. [Lépid. Rhopal.] 
Ptu' (Jlharles Oberthûr. 

Dans un récent envoi reçu d'Amboine se trouve un exemplaire ç, 
en excellent état de conservation, de Doleschallia amboinensis, ayant 
2 antennes du côté droit. 

Le côté gauche est tout à fait normal. 

Au côté droit, les 2 antennes partent du même point d'insertion; 
elles paraissent superposées ; l'antenne du dessus est un peu plus pe- 
tite; l'antenne du dessous est aussi longue que l'antenne du côté 
gauche. La massue des 3 antennes est semblable. 

Déjà, j'avais reçu du Thibet un Lijcaena ayant une patte supplémen- 
taire. Il a été pubUé quelques cas d'aile supplémentaire; mais je ne 
crois pas avoir vu chez les Lépidoptères le fait d'une 3*^ antenne que 
je signale aujourd'hui. 

Observations à propos des notes de MM. L. Bleuse et Ch. Oberthiir 

Par Alfred Giard. 

En raison de leur extrême rareté, je désirais vivement examiner les 
cas tératologiques signalés par M. Bleuse, et grâce à la complaisance 
de notre collègue j'ai pu constater de visu la parfaite exactitude de ses 
descriptions. 

Chez les Coléoptères, ou connaît des exemples relativement asse^ 
nombreux de membres plus ou moins dédoublés ou même trifurqués ('). 
Chez les Lépidoptères ce sont surtout les ailes qui présentent la 
monstruosité per accessum; un seul fait de dédoublement d'un membre 
a été décrit jusqu'à présent avec quelque détail. 

Il s'agit d'un exemplaire mâle de; Snierinthus oceUatiis L., obtenu 
de chrysaHde par Oskar Schultz (^). Ce Papillon avait, du côté 

(1) Ces cas de membres triples sont particulièrement intéressants, les deux 
membres supplémentaires étant le plus souvent placés en symétrie secondaire 
comme l'a indiqué Bateson [Materials for study of variations, 1894, ch. 
XX, p. 474 et suiv.). 

(2) ScuuLTz (Oskar). Einige "Worte uebcr Monstra per accessum unler 



54 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

gauche, doux pattes postérieures. Le membre supplémentaire com- 
prenait un fémur, un tibia et un tarse de cinq articles. Schultz ne 
dit pas si la hanche était également dédoublée. Le fémur était plus 
fort que celui des membres normaux. Cette patte supplémentaire ne 
pouvait servir à la locomotion; les diverses parties étaient complè- 
tement ankylosées. La cuisse s'étendait en ligne droite le long de l'axe 
du corps ; les poils de la région ventrale de l'abdomen cachaient pres- 
que entièrement la jambe dont on ne voyait que l'extrémité oblique- 
ment dirigée vers le haut. En voulant faire mouvoir le membre ac- 
cessoire, Schultz le brisa au point de jonction de la cuisse et du tibia. 
Le Papillon avait les ailes ratatinées. Le membre supplémentaire dé- 
terminait, à la face ventrale de la cbrysalide, une saillie causée sans 
doute par le fémur hypertrophié et d'où partait une sorte d'épaissis- 
sement linéaire orienté vers la région dorsale du côté droit. 

En ce qui concerne les antennes, 0. Schulz rappelle qu'on a, à di- 
verses reprises, signalé des Zygènes présentant une troisième antenne 
de conformation identique aux deux normales. Le D''Staudinger lui 
a fait part de la présence dans ses collections d'un Cramhus alpinellm 
possédant également trois antennes. 

Un cas fort curieux est celui du spécimen d'Euprepia pur- 
purea L., décrit par Freyer ('), qui possédait trois palpes. Cet 
exemplaire était en outre gynandromorphe (antenne et ailes du côté 
droit c5, antenne et ailes du côté gauche ç). La description insuffi- 
sante de Freyer avait conduit Bâte son à supposer qu'il s'agissait 
d'une paire de palpes supplémentaires et à le ranger parmi les monstruo- 
sités à symétrie secondaire (/. c., p. 524, n° 807). Mais l'exemplaire est 
actuellement entre les mains du D'' O.Staudinger et n'a, paraît-il, que 
trois palpes (0. Schultz fide Staudingef). 

La métamorphose est-elle une crise de maturité génitale? 

Par Alfred Giard. 

Dans une récente communication, notre collègue Ch. Pérez a dé- 
fini la métamorphose une crise de maturité génitale [i] (^). 

Lepidopleren in allgemelnen und eine der artige Bildung bei Smerinthus ocel- 
lattis L. im besonderen. Illitstrierte Wochenschriftf. Entomologie, II, 1897, 
pp. 631-633, 

(1) Freyer (C.-F.). Beilr. zur Schmetterlingskuiule, 1845, vol. V, p. 127, 
Tab. 548, f. 4. 

(2) Les chilTres eiilre crochets renvoient à l'index bibliographique à la noie. 



Séance du 14 février 1900. SS 

Uiio bonne définition, disent les logiciens, doit convenire toto et soli 
definito. Soumettons la définition de M. Ch. Pérez à cette double 
épreuve. 

I. — Toute métamorpliose est-elle accompagnée d'une crise de ma- 
turité génitale? 

Sans parler des métamorphoses plus ou moins étendues qui, chez 
les animaux inférieurs, font du Pilidium un Némertien, de VActino- 
trocha un Phoronis, du Pluteus un Oursin, du Cyphonautes un Mem- 
branipora, etc., nous avons chez les larves urodèles des Ascidies et 
chez les têtards des Batraciens anoures des exemples d'un métabolisme 
très net sans crise génitale correspondante. 

Bornons-nous aux Insectes : Les Papillons de la génération d'au- 
tomne de certains Sphinx sont stériles dans le nord de leur habitat. 
Le fait a été constaté pour Acherontia atropos L. par de nombreux 
observateurs, en Angleterre, en Norvège, dans le nord de l'Allemagne 
et, par moi-même, dans le nord de la France; les organes génitaux 
sont ou complètement atrophiés, ou tout à fait rudimentaircs. Et ce- 
pendant ces Papillons sont le résultat d'une métamorphose complète 
malgré l'absence de poussée génitale [S]. 

Dans les cas, certainement très rares, mais dont on connaît cepen- 
dant plusieurs exemples, où l'on voit une chenille parasitée par une 
larve de Diptère ou d'Hyménoptère donner à la fois un Papillon et l'i- 
mago de l'insecte parasite, la castration parasitaire supprime la poussée 
génitale de l'hôte sans empêcher la métamorphose. 

Un cas bien curieux, mais un peu différent, est celui observé par 
A. -P. Morres, de Salisbury, qui, en activant par la chaleur le déve- 
loppement d'une chenille d'.4. atropos, obtint, six semaines après la 
nymphose, un Papillon dans le ventre duquel il trouva, en l'ouvrant, 
une larve de lOmill. de long. L'optimum calorique d'évolution du pa- 
rasite ne coïncidant pas avec celui de l'hôte, celui-ci avait pu opérer 
sa métamorpliose avant d'être épuisé par son ennemi [3]. 

Les curieuses expériences de J.-Th. Oudemans sont encore plus 
démonstratives. En châtrant des chenilles d'Ocneria dispar, avant les 
deux dernières mues qui précèdent la nymphose, cet habile entomolo- 
giste put mener à bien l'éducation des chenilles opérées et vit éclore 
des Papillons tout à fait normaux, présentant même encore des ins- 
tincts sexuels [4]. 

La stérilité plus ou moins complète déterminée par les Conops chez 
les Bombus, par les Rhipiptères chez les Andrènes et autres insectes 
modifie parfois, sans le supprimer, le métabolisme de ces animaux. 



5d Bulletin de la Société Entomologique de France. 

La castration parasitaire àes Termites et\a castration alimentaire àes 
larves d'Hyménoptères sociaux n'empêchent pas non plus la métamor- 
phose, bien qu'elles modifient singulièrement les formes de l'adulle. 

On pourrait encore invoquer les exemples si intéressants de gynan- 
dromorphie des Lépidoptères presque toujours accompagnés d'atrophie 
génitale [5]. 

U. — Toute crise génitale est-elle forcément accompagnée d'une 
métamorphose? 

Faut-il rappeler les cas de neoténie si fréquents chez l'Axolotl et con- 
statés aussi, plus rarement, chez Triton alpestris Laur. et Triton punc- 
tatus Daud. Chez l'Axolotl, en particulier, une première et parfois 
même plusieurs poussées génitales successives ont Heu pendant la pé- 
riode larvaire précédant la métamorphose en Amblystome, et celle-ci 
peut être suivie de nouvelles crises de maturité sexuelle. Dans les cas 
^^ hermaphrodisme protandrique des Myzostomes, des Épicarides, etc. , 
dans les cas de dissogonie signalés par Chun chez les Cténophores une 
première poussée génitale se produit également avant que l'animal 
ait réalisé la forme de l'adulte. Non seulement, comme nous l'avons 
dit, chez les Hyménoptères sociaux la castration cdimentaire n'em- 
pêche pas la métamorphose, mais la suppression de la castration mi- 
triciale, chez les Vespides, permet une nouvelle poussée génitale nuUe- 
inent accompagnée de métabolisme [6]. 

Chez les Insectes, on peut dire que très souvent, loin de déterminer 
la métamorphose, une crise intense de maturité génitale suffit à l'em- 
pêcher de se produire. C'est ce qui a lieu chez les générations parthé- 
nogénétiques d'été des Pucerons, chez les Bacillus et quelques autres 
Phasmides, chez les larves pœdogénétiques de Cécidomyies, etc. Comme 
je l'ai fait remarquer ailleurs, la parthénogenèse est dans ces cas le 
terme ultime d'un processus dont le début est la reproduction antici- 
pée [progénèse] accompagnée souvent de viviparité et de la suppres- 
sion de l'imago devenu inutile. 

En somme, l'indépendance relative des divers appareils physiologi- 
ques, conséquence du principe de l'épigénèse de C.-F. Wolff, est, 
comme on pouvait s'y attendre, beaucoup plus grande entre le soma 
et les gonades qu'entre les divers systèmes d'organes de la vie de 
l'individu. Le soma et les gonades forment un complexe généralement 
symbiotique; mais il peut arriver parfois que le soma se développe 
en vrai parasite aux dépens des gonades et achève ainsi son évolution 
(cas des générations automnales à'Atropos); il peut arriver également 
que les gonades agissent comme parasites (et même plus énergique- 



Séance du li février 1900. 57 

ment que certains parasites) et arrêtent le développement du soma 
(diverses formes de progéncse). 

11 faut se garder de confondre la métamorphose avec les livrées nup- 
tiales qu'on observe chez beaucoup d'animaux pendant les poussées 
génitales. La livrée nuptiale est un ensemble de modifications transi- 
toires qui apparaissent et disparaissent périodiquement sous l'in- 
fluence des crises sexuelles. Le métamorphose, au contraire, comme 
tout phénomène évolutif vrai, est délhiitive et irréversible. 

On ne peut objecter comme exemple de réversion la pseudo-chry- 
salide des Cantharidiens qui semble bien, d'après les recherches de 
J. Kimckel d'Herculais, n'être qu'un phénomène curieux d'en- 
kystement saisonnier [7]. 

Si chez les insectes la livrée nuptiale semble permanente, si elle 
accompagne la métamorphose et si celle-ci coïncide avec la maturité 
génitale, c'est qu'en raison des nécessités de la dissémination, ces ani- 
maux ont des ailes, et que toute mue nouvelle devient impossible. dès 
que les ailes sont acquises [S], 



1. PÉREz (Ch.) Sur la métamorphose des Insectes. Bull. Soc. eut. Fr., 
27 déc. 1899, p. 398-402. 

4. OuDEMANs (J.-Ch.). Falter aus castrirter Raupen, wie sie ausse- 
hen und wie sich benehmen. Zoolog. Jahrbilch. Abtheil. System., 
XII, 1898, p. 72-88. 

5. Aigner-Abafi (Ludwig von). Acherontia Atropos L. Illus- 
trierte Zeitschr. f. EntomoL, Bd. IV, 1899, p. 211. 

3. MoRRES in Marshall. Entomologists Magazine, XXXII, 1896. 

6. Marchal (P.). La castration nutriciale chez les Hyménoptères so- 
ciaux. C. R. Soc. de Biologie, o juin 1897, p. 556. 

5. ScHULTz (Oskar). Ueber den iuneren Bau gynandromorpher Ma- 
crolepidopteren. Illustrierte Zeitschr. f. Entomologie, Bd. II, 1897, 
p. 191 et 215. 

7. KuxcKEL d'Herculais (J.). Observations sur l'hypermétamorphose 
ou hypnodie chez les Cantharidiens. — La phase dite de pseudo- 
chrysalide considérée comme phénomène d'enkystement. C. R. 
Acad. Se, 12 févr. 1894 ; et Soc. ent. Fr., Congrès annuel, 1894, p. 136. 

S, Boas (J.-E.-V.). Lehrbuch der Zoologie, 1888; et surtout: Eùiige 
Bemerkungen ueber die Métamorphose derinsecten. Zoolog. Jahrb. 
Abtheil. Sgslent., XII, 1899, p. 397. 



58 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

La théorie des métamorphoses de M. Ch. Pérez 

Par E. Bataillon. 

M. Pérez (•), comme M. An glas (-), trouve dans l'histolyse des 
Insectes une intervention active des phagocytes, contrairement à l'opi- 
nion deKarawaiew, Korolneff et Terre. En opposition avec la 
plupart des observateurs, ces Messieurs ne constatent pas une altération 
des tissus préalable à la phagocytose. 

L'importance du résultat ne s'impose pas immédiatement à l'esprit. 
Et pourtant, à la lumière de ce fait nouveau, le problème physiologique 
des métamorphoses changerait de face en se simplifiant singulièrement. 

Les altérations préalables à la phagocytose (la karyolyse en parti- 
culier) trouvant une explication assez logique dans le déterminisme 
que j'ai étabh, M. Pérez attaque ce déterminisme. 

1° Mes données numériques relatives à la respiration ont été con- 
testées par M. Gai (*). 

2" Elles seraient exactes qu'elles ne prouveraient pas l'asphyxie. 

3'^ L'asphyxie serait démontrée qu'elle n'expliquerait pas la méta- 
morphose. 

Cette argumentation a une allure géométrique imposante, et mérite 
d'être reprise par ses trois points. 

I. — M. Gai a donné des chiffres dont tout physiologiste peut ap- 
précier la valeur. Ils ne sont aucunement comparables aux miens et, 
à mon sens, n'ont pas de portée au point de vue des métamorphoses. 

Tai fait de ce travail une critique très serrée i^*)et regretterais d'avoir 
a y revenir. Rapporter les échanges au poids de substance, et non au 
nombre des individus; M. Gai l'a mal fait. C'est un point que j'ai 
spécialement examiné; et, puisque M. Pérez cite la note de Terre (°j, 

(1) Cii. PÉUEz. Sur la métamorphose des Insectes. Bidl. Soc. eut. Fr., 
11 décembre 1899. 

(2) J. Anglas. Sur l'histolyse et l'histogenèse des muscles des Hyméno- 
ptères pendant la métamorphose. C. R. Soc. Biol., 25 nov. 1899; Bull. Soc. 
Ent. Fr., 22 nov. 1899. 

(3) J. G AL. Études sur les Vers à soie. Bull. Soc. d'Et. des Se. nat. de 
Nîmes, XX VJ. 

(4) E. Bataillon. Lettre à M. Gai à propos de ses « Études sur les Vers à 
soie ». Ibid. 

(5) L. Terre. Sur les troubles physiologiques qui accompagnent la méta- 
morphose des Insectes holométaboliens (C. R. Soc. Biol., 22 octobre 1898). 



Séance du 14 février 1900. 59 

jo lui dirai que ces résultats physiologiques continus, parfaitement com- 
parables aux miens, ont été obtenus sur de petites larves, précisémen t 
par la méthode des poids égaux. 

Mais je ne vois pas très bien la portét' de ce premier argiuneut ! . . . 
dans le raisonnement de M. Pérez. Je ne lui ferai pas l'injure de 
penser qu'il opte à première vue entre deux témoignages. Il se laisse 
plutôt influencer, comme beaucoup, par le dernier travail paru. En ce 
cas, il est regrettable qu'ayant eu en mains le fascicule de la Société 
d'Études des Sciences naturelles de Nimes contenant le travail de 
M. Gai, il n'ait pas pris la peine de passer de la page 53 à la page 99 
où se trouve ma réponse. 

II. — Ces données expérimentales elles-mêmes ne signifieraient rien; 
car la larve, la chrysalide et Vimago sont des individualités non com- 
parables qui ont chacune leur physiologie. 

Mais, si ces organismes sont dissemblables, c'est qu'ils le deviennent; 
et, s'ils le deviennent, c'est précisément par suite des phénomènes 
d'histolyse et d'histogenèse qu'il s'agit d'expliquer. Je ne sais pas très 
exactement ce que M. Pérez appelle faute de principe; mais je vois 
très nettement, dans son raisonnement, ce que nous appelons dans le 
langage ordinaire un cercle vicieux. 

Il y a quelque chose de plus. C'est une conception inacceptable des 
phénomènes biologiques. Une courbe de l'activité respiratoire continue, 
une courbe de la fonction glycogénique continue, des variations circu- 
latoires également continues, etc., peuvent-elles logiquement être sé- 
parées des phénomènes de destruction et d'édilication concomitants? 
La seule question me paraît étrange. Est-ce que, par hasard, un œuf 
non segmenté ne serait pas la même individualité physiologique que 
l'ébauche embryonnaire et la larve qui en sortent? Ce qui trouble ici 
la continuité, pour M. Pérez, c'est visiblement It^ fait à expliquer. 

Pour nous (je dis nous, car nous sommes nombreux), qui n'admet- 
tons la discontinuité ni en morphologie, ni en physiologie, ni entre la 
morphologie et la physiologie, nous pensons que les grandes fonctions 
sont le critère constant de la somme des activités élémentaires. Nous 
pensons que les variations respiratoires, circulatoires, nutritives, tra- 
duisent les troubles morphologiques auxquels elles sont liées indisso- 
lublement (surtout dans un organisme soumis à l'Inanition). Il est 
vraiment regrettable que P. Bert (<) n'ait fait que poser les jalons 
d'une courbe de l'activité respiratoire du Bombyx aux différents âges. 

(1) P. Bert.C. R. Soc. Biol, 1885. 



GO Bulletin de_ la Société Entomologique de France. 

M. Pérez dissocierait celte courbe suivant diverses individualités phy- 
siologiques ; il reprocherait à P.Bert de réunir des éléments non com- 
parables ; de n'avoir pas tenu compte de l'alimentation ou de la non- 
alimentation , du développement du système trachéen, etc.; mais 
peut-être aussi se demanderait-il avec anxiété pourquoi le Papillon, si 
bien doué au point de vue des trachées, montre une baisse aussi brus- 
que de l'activité respiratoire, avec des troubles circulatoires qui font 
suite à ceux de la chrysalide ('). 

Je n'insiste pas. Cette conception des individualités physiologiques 
successives me semble d'une parfaite obscurité. Elle ne m'aurait pas 
arrêté si elle n'avait, au moins en apparence, la prétention de séparer 
la continuité fonctionnelle de la continuité morphologique dont elle 
est soUdaire. 

III. — Enfin, l'asplujxie, même démontrée, n'expliquerait pas la méta- 
morphose. C'est que M. Pérez a, lui aussi, sa théorie des métamor- 
phoses. Et s'il est réfractaire aux grandes manifestations qui nous sont 
accessibles, c'est qu'il veut pénétrer plus avant dans les mécanismes. 
Je me suis rendu compte depuis longtemps qu'un échafaudage comme 
celui que j'ai dressé laissait place à des réactions plus intimes et j'at- 
tendrai avec impatience de vrais résultats dans cette direction. 

« V asphyxie, dit notre critique, n'expliquerait pas la métamorphose ; 
« car... si elle expliquait la dégénérescence de tel ou tel tissu, elle expli- 
« querait mal la prolifération de certains autres, qui se produit en 
« même temps. » 

J'ai toujours soigneusement mis à part la déUcate question des phé- 
nomènes d'histogenèse et me demande encore si des éléments em- 
bryonnaires ne résisteraient pas mieux à des conditions semi-asphyxi- 
ques que les tissus adultes, si même leur évolution ne trouverait pas 
là un certain stimulus. 

M. Pérez n'a pas de ces embarras, et me rassure immédiatement. 
Nous pouvons avoir des stimulines pour tel tissu, des toxines pour tel 
autre. Avec une coordination supposée entre la prohfération des go- 
nades et celle des disques imaginaux, nous pourrons nous dégager 
d'un luxe expérimental parfaitement inutile. Les stimulines et les 
toxines peuvent intervenir de front ; les grandes fonctions n'ont rien 
à voir là 

(1) E. Bataillon. Nouvelles reclierches sur les mécan. de l'évolutioa 
chez le Bombyx mori. lievue Bourg, de l'Eus, sup., t> IV. 



Séance du H février 1900. 61 

La prolifération des gonades détermine celle des disques imagi- 
naux??... Voilà le point de départ. « Cette multiplication extrême d'é- 
« lémcnts ne va pas sans rejeter dans le milieu interne une grande 
« quantité de substances, capables au premier c/tp/" d'intervenir dans 
« les conditions de la lutte entre les divers éléments histologiques^ 
« stimulines pour les uns, toxines pour les autres; capables de modi- 
« fier les chimiotactismes, et de permettre aux leucocytes de détruire 
« ce qui constituait un organisme exclusivement nourricier, pendant 
« que s'édifie un organisme surtout reproducteur. » Et voilà la IMéta- 
morphose bien définie : « C/est une crise de maturité génitale ». 

C'est ainsi qn'avec des hypothèses on vide les questions les plus déli- 
cates sans aucune espèce d'expérimentation. Et on conclut par une dé- 
finition qui ne définit rien. 

Cette méthode, qui consiste à discuter dans le vide les résultats d'au- 
trui et à trancher les difficultés à coup d'axiomes sensationnels, paraît 
surtout dangereuse quand elle appelle à la rescousse les vues d'une 
grande école. 

L'auteur, engagé dans cette voie, aurait pu ajouter à son rêve la 
séduction de promesses expérimentales. Ces gonades, dont l'évolution 
subite trouble la vie normale d'un Ver à soie, transforme son indivi- 
dualité, en l'enfermant dans un linceul d'où elle ne sortira en appa- 
rence régénérée que pour s'épuiser dans l'effort reproducteur; ces 
malencontreuses gonades, ne sera-t-il pas possible àe les immobiliser'/ 
On peut espérer qu'un sérum approprié substituera à la métamorphose 
normale une série indéfinie de nuics, qu'un ver gigantesque arrivera 
ainsi sans encombre à la vieillesse extrême et à la mort naturelle, 
ayant perdu jusqu'à la mémoire des anciennes espérances dont le sa- 
crifice a rétabli l'harmonie périclitante de ses fonctions nutritives. 

La théorie serait homogène et nous ouvrirait quelque perspective. 

Malheureusement, les entomologistes soulèveront immédiatement 
une toute petite difficulté. Sur les stimuhnes el les toxines hypothé- 
tiiiaes (dans le cas actuel bien entendu), l'accord peut toujours se faire. 
Mais il y a le point de départ : la prolifération des gonades. Chez les 
Abeilles et les Fourmis en particulier, ces gonades avortent en règle 
assez générale. Et il faut convenir que l'explication : Crise de ma- 
turité génitale, rencontre un léger obstacle dans le cas des neutres, 
ces neutres qui exceptionnellement peuvent donner plus tard des 
œufs sans crise définie comparable à celle-là. 

Môme difficulté pour la coordination entre la prolifération des go- 



62 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

nades et celle des disques; il faut croire que cette coordination manque 
dans les cas de pœdogénèse. 

Une hypothèse dont la base croule dans un nombre incalculable de 
cas résistera-t-elle à l'expérimentation délicate qu'elle suggère, expéri- 
mentation qui, sans trancher la difficulté physiologique, donnerait seule 
à l'ensemble une réelle solidité? Je le souhaite sincèrement à l'auteur, 
mais suis persuadé qu'il fera mieux de changer de voie, car, dans 
celle qu'il a adoptée, il risque fort de ne pas sortir de Vhypoihèse. Je 
serai le premier à féliciter M. Pérez le jour où il donnera une tour- 
nure plus originale et plus satisfaisante au problème que j'ai cherché 
à ébaucher. Mais il faudra des faits. 

Au reste, quand, sans indiquer une méthode nouvelle, il conclut 
d'une manière formelle contre Karawaiew; quand il nous apprend 
qu'une note d'An glas établit son fait chez les Guêpes et les Abeilles 
contrairement aux observations de Terre, je ne puis dissimuler une 
certaine surprise. Certainement, il a voulu opposer observation l:i 
observation. 

Eh bien! je persiste à penser qu'une observation d' ou qu'elle vienne 
(surtout consignée sous la forme d'une simple note) n'en renverse pas 
une autre. Les hommes compétents ne s'y trompent pas. Ils pèsent les 
éléments de la discussion; ils compulsent soigneusement la Biblio- 
graphie et la demandent plus complète que ne l'est jusqu'à présent 
celle de M. Pérez. 



Contribution à l'étude de l'histolyse du corps adipeux 
chez l'Abeille 

Par L. Terre. 

Chez les Muscidcs, la régression du corps adipeux s'effectue, selon 
Kowalewsky et van Rees, par phagocytose leucocytaire. Étant 
donnée la grande autorité de Kowalewsky, M. deBruyne (') aurait 
bien voulu ne pas contredire les résultats du savant russe, cependant 
il ne peut adopter l'opinion de Kowalewsky ni celle de van Rees 
et il pense que, même chez les Muscides, les phagocytes ne jouent 
aucun rôle direct dans la lipolyse. 

(1) C. DE Bruyne. Sur l'intervention de la phagocytose dans le dévelop- 
pement des Invertébrés. Mémoires couronnés et Mémoires des savants 
étrangers. Académie royale de Belgique, 1897, pages 3'j-41, 



Séance du U février 1900. 63 

Dans sa dernière note, M. Anglas (') a exposé que chez la Guêpe 
et l'Abeille les cellules du corps adipeux régressent « sans interven- 
tion d'éléments étrangers figurés ». Sur ce point nous sommes pleine- 
ment d'accord avec M. Anglas. Cependant sa façon d'envisager les 
phénomènes présente avec la nôtre de légères divergences qui pour- 
ront peut-être justifier la présente note. 

Nous avouons ne pas saisir pourquoi M. Anglas s'étend avec tant 
de complaisance sur l'action des « cellules excréto-sécrétrices du corps 
adipeux », d'autant plus que cette action, d'après M. Anglas lui- 
même, est très restreinte dans la destruction du corps adipeux. Nous 
ne comprenons pas non plus quelles sont les raisons d'ordre majeur 
qui nécessitent la distinction entre la cytolyse et l'hisiolyse. Le corps 
adipeux constitue chez l'Abeille un agrégat de cellules graisseuses, 
un véritable tissu, et, sans commettre d'incorrection, il nous semble 
permis de considérer sa dégénérescence comme un phénomène d'his- 
tolyse. Enfin, M. Anglas a éprouvé la nécessité d'introduire dans la 
terminologie biologique l'expression nouvelle de hjocytose! 

Abordons les faits. Chez des larves très jeunes, le corps adipeux 
consiste dans une association de cellules plus ou moins arrondies, 
renfermant de très volumineuses vacuoles claires. Les dimensions de 
ces vacuoles sont très inégales. Le noyau est bien apparent et limité. 
Outre ces cellules, le tissu adipeux renferme encore des éléments plus 
gros dont le protoplasme homogène se teinte énergiquement. Ils con- 
tiennent un noyau arrondi pourvu d'un filament chromatique très ré- 
gulier et très apparent. Ce sont là, sans doute, les cellules glandulaires 
dont parle Karawaiew chez Lasius, les cellules excréto-sécrétrices 
d'Anglas. Chez l'Abeille, ces éléments ne semblent jouer qu'un rôle 
très secondaire dans la lipolyse et nous les laisserons de côté. 

Sur des larves qui approchent de la période du filage, on constate 
que le corps adipeux est formé de cellules polyédriques a membrane 
bien visible, limitant un cytoplasme alvéolaire parsemé de rares va- 
cuoles. Les volumineuses inclusions graisseuses du début ont disparu 
pour se répartir d'une façon uniforme à l'intérieur de la cellule. Les 
contours du noyau sont maintenant estompés. Chez une larve ayant 
filé, le tissu graisseux se dissocie; ses cellules s'isolent, s'individua- 
lisent et dans les espaces intercellulaires nagent des leucocytes. Il n'est 
pas rare d'ea trouver accolés aux parois des éléments gras. Jouent-ils 

(1) J. Anglas. Note préliminaire sur les métamorphoses internes de la 
Guêpe et de l'Abeille. — La lyocytose [Comptes rendus de la Soc. de Bio- 
logie, 27 janvier 1900j. 



64 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

un rôle dans la dissociation ? Jamais nous n'avons constaté la péné- 
tration d'un leucocyte dans une cellule adipeuse. M. Anglas ne l'a vu 
que très exceptionnellement. Cependant M. Pérez (') a observé, chez 
la Fourmi, la pénétration de leucocytes dans les cellules du corps gras. 
« Ces cellules, ajoute-t-il, doivent donc subir -- très partiellement 
d'ailleurs — une phagocytose leucocytaire. » Que signifie la restriction 
de M. Pérez? 

La dissociation du tissu s'accompagne d'une résolution du cyto- 
plasme en un liquide au sein duquel nagent de nombreuses goutte- 
lettes graisseuses. Le noyau présente d'abondantes figures de division 
directe, puis tous les signes caractéristiques de la chromatolyse. A un 
stade plus avancé, la membrane cellulaire se résorbe par dissolution, 
le cytoplasme se désagrège en granulations graisseuses, le noyau, ré- 
duit à un boyau jchromatique dense, baigne dans cette bouillie qui va 
servir d'aliment aux organes en voie d'édification. Chez les nymphes 
sur le point d'éclore, ni cette bouillie ni les résidus nucléaires ne sont 
encore complètement résorbés. Les cellules glandulaires ont traversé 
toute cette période de métamorphose sans paraître subir de modifica- 
tions importantes; mais on ne les retrouve pas chez les jeunes Abeilles 
sur les coupes desquelles on remarque d'abondantes granulations pig- 
mentaires. Existe-t-il un lien entre la chromatolyse et la formation du 
pigment ? Nous posons seulement la question ? 

Il est à noter que la lipolyse débute bien après la myolyse, qu'elle 
dure pendant toute la nymphose et qu'elle marche très lentement. 
Enfin il est curieux d'enregistrer que la phase la plus active de ce 
processus coïncide avec une période de glycémie intense. La transfor- 
mation de la graisse en glycogène et par suite en sucre est très pro- 
bable chez les Vertébrés {^). D'autre part M. Couvreur {^) a établi 
que, chez le Bombyx, du glycogène se forme aux dépens de la graisse. 
Pendant la métamorphose, l'acide carbonique éliminé est constamment 
inférieur à l'oxygène absorbé; qu'une certaine quantité d'oxygène 
reste dans l'organisme sous forme d'acide carbonique accumulé dans 



(1) Ch. Péuez. Sur l'histolyse musculaire chez les Insectes [Comptes 
rendus de la Soc. de Biologie, 6 janvier 1900). 

(2) Ch. Bouchard. Augmentation de poids du corps et transformation de 
la graisse en glycogène (C. Jî. Acad. Sciences, 3 octobre 189S). 

M. Berthelot. Observations sur la note précédente (loc. cit., II octo- 
bre 1898). 

(3) E. CouvREUK. Sur la transformation de la graisse en glycogène chez 
le Ver à soie pendant la métamorphose {Société linnéenne de Lyon). 



Séance du li février 19U0. 60 

les tissus, cela a été démontré ('); qu'une autre partie s'élimine sous 
forme de vapeur d'eau, il est possible ; enfin que le reliquat se fixe 
sur la graisse pour la transformer directement ou indirectement en 
sucre, cela nous parait certain. Chez les Insectes, la glycémie et la 
lipolyse doivent être rattachées par des lions très étroits. Il sera inté- 
ressant de préciser par les méthodes microchimiques le détail de ce 
métabohsme. 

En résumé, l'histolyse du corps adipeux, chez l'Abeille, se présente 
donc comme une sorte de digestion, une dégénérescence chimique, 
un processus indépendant de la phagocytose leucocytaire comme l'his- 
tolyse musculaire elle-même. Et, comme pour le muscle, la régression 
s'accompagne d'une karyolyso que M. Anglas laisse trop volontiers 
dans l'ombre. 

Puisque ces conclusions nous ramènent à l'histolyse musculaire, 
rappelons que pour M. Pérez des cellules qui n'englobent rien ne 
peuvent mériter le nom de phacocytes. M. Anglas abonde dans ce 
sens. Selon lui, il n'y a phagocytose que si le « phagocyte englobe la 
particule ingérée ». L'idée de phacocytose imphque donc l'englobe- 
ment de fragments cellulaires ou tissulaires par une cellule. Que 
MM. Anglas et Pérez nous permettent de leur faire observer qu'ils 
ne sont pas d'accord avec leurs principes. En effet, ils constatent, 
comme nous, que dans la myolyse certains éléments, dont la nature 
importe peu d'ailleurs, digèrent et absorbent le muscle sur place. Or, 
malgré leurs définitions, MM. Anglas et Pérez voient là un phéno- 
mène de phacocytose. Où est l'englobement? C'est pousser l'inconsé- 
quence trop loin! M. Anglas s'en est bien aperçu, et pour mieux 
marquer sa conversion il emploie un néologisme. Lyocytose au lieu de 
phagocytose, soit. Les termes ne nous apprennent rien, il importe plus 
de préciser les mécanismes. Or, on ne le fait pas, en déclarant comme 
M. Pérez (^) que chez des insectes tels que la Fourmi et l'Abeille la 
métamorphose est une « crise de maturité génitale ». Nous sommes 
ici sur le terrain des hypothèses et la discussion est sujette à caution. 
Mais on conçoit difficilement que la prolifération de gonades, puis 
celle de disques imaginaux cause d'abord la dégénérescence de l'ap- 
pareil musculaire que l'organisme devra réédifier plutôt que celle 
d'un tissu de réserves « exclusivement nourricier » comme le corps 

(1) E. Bataillon. La métamorphose du Ver à soie et le déterminisme 
é\olul\f (Bull, scient, de la France et delà Belgique, 1893). 

(2) Ch. Pérez. Sur la métamorphose des Insectes. Bulletin de la Société 
entomologique de France, 27 décembre 1899. 



(56 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

gras qui n'est attaqué qu'en dernier. N'est-il pas admis, pour la Gre- 
nouille, que le développement des éléments sexuels et la résorption 
des appendices épiploïques sont en corrélation? La théorie de M. Pérez 
n'entraîne pas la conviction. Il sera toujours facile d'ergoter sur la si- 
gnification, sur la valeur de tel ou tel trouble physiologique; mais 
dans un essai d'interprétation des métamorphoses, il nous semble im- 
possible de ne pas tenir compte des troubles fonctionnels, en particu- 
lier des troubles circulatoires et respiratoires. 

Nouveau Péripate des environs de Rio-de-Janeiro 

Par E.-L. Bouvier. 

Parmi les Onychophores qui font partie de la collection du Musée de 
Hambourg (*) se trouvent deux exemplaires d'un Peripatus que M. le 
D"" Oh au s a capturé tout récemment, à Petropolis, c'est-à-dire dans le 
voisinage immédiat de Rio-de-Janeiro. Ne fût-ce qu'en raison du centre 
géographique qu'il habite, ce Péripate mériterait d'attirer l'attention; 
a\ec\c Peripatoides chilensisBlSiïich., il est le plus méridional de tous 
les Onychophores américains et se trouve séparé par environ 20 degrés 
de latitude des espèces les moins éloignées de l'Amérique du Sud orien- 
tale. Ces dernières ne paraissent pas, en effet, dépasser la région de 
l'Amazone : l'une est le Peripatus brasiliensis Bouv., de Santarem, 
l'autre le P. Simoni Bouv. qui a été trouvé aux environs de Caracas, 
et capturé depuis à l'embouchure de l'Amazone (coll. du British Mu- 
séum) . 

Malgré ces différences de latitude, l'espèce du Musée de Hambourg 
appartient au même groupe de formes que les Péripates américains 
situés à l'est de la chaîne des Andes. Il se range, en d'autres termes, 
parmi les espèces que j'ai désignées sous le nom de Péripates caraïbes 
et il en présente tous les caractères (-). II est du reste fort voisin des 
deux espèces de l'Amazone que j'ai citées plus haut; mais il se dis- 
tingue du P. brasiliensis par les bifurcations segmentaires normales 
de ses plis dorsaux, de cette dernière espèce et du P. Simoni par l'ab- 
sence à peu près complète de papilles accessoires. A ce point de vue, 
comme à tout autre égard, il ressemble surtout au P. Geaiji Bouv,, 
de la Guyane française, et se fait remarquer comme lui par la base 

(1) Je profite de celte note pour présenter mes sincères remerciements à 
M. le professeur Kraepelin, qui a eu l'obligeance de me communiquer cette 
collection. 

(a) E.-L. Bouvier. Sur les variations et les groupements spécifiques des 
Péripates américains. Compt. rend. Acad. Se, t. 128, p. 13i4, 1899. 



Séance du li février 1900. 67 

quadrangLilairc de ses papilles principales ainsi (]ne par son corps 
grêle et allongé. Il a du reste des caractères propres qui permettent 
de ne pas le confondre avec cette dernière espèce : papilles principales 
primaires subcylindriques et d'ailleurs médiocrement élevées, papilles 
principales secondaires un peu moins nombreuses que les précédentes 
et s'intercalant isolément entre elles, sillons de séparation des pa- 
pilles bien moins distincts que dans l'espèce de Geay. Les papilles 
secondaires ont des dimensions variables, mais sont toujours assez 
grandes et parfois même ne se distinguent pas des papilles princi- 
pales. Le plus souvent, elles sont beaucoup plus longues que larges et 
se présentent alors sous la forme d'une saillie conique dont la base 
s'allonge en rectangle; sur cette base s'élèvent, dans quelques cas fort 
rares, une ou deux papilles accessoires, de sorte que le rectangle inter- 
calaire rappelle un peu les groupements rectangulaires de papilles 
qu'on observe dans le P. imthurmi Sel. Le nombre des pattes est 
aussi réduit que dans les exemplaires de cette dernière espèce les 
moins bien doués sous ce rapport : il est de 27 paires dans l'un des 
exemplaires femelles qui m'ont été soumis et de 28 dans l'autre (*). 
Ce nombre peut s'élever à 31 paires dans le P. imthurmi; il est de 
31 paires dans le P. brasiliensis, de 32 paires dans le P. Geayi et de 
31 ou 32 paires dans le P. Simoni. 

Je désignerai cette espèce sous le nomdeP. Ohausi, n. sp., en l'hon- 
neur de notre excellent confrère, M. le D'' Ohaus, qui l'a capturée. 

La découverte, du P. Ohausi nous permet de constater combien est 
homogène le groupe des Péripates caraïbes et combien sont étroites 
les affinités des espèces, déjà nombreuses, qui le représentent. Ces affi- 
nités subissent, du reste, des modifications progressives, qui parais- 
sent être, pour la plupart, sous la dépendance étroite de l'aire géogra- 
phique; c'est ainsi que le P. Ohausi se rapproche surtout des espèces 
américaines les plus voisines. Le groupe des Péripates andicoles n'est 
pas moins homogène ; pourtant il s'est modifié plus vite quand chan- 
geaient les latitudes et, dans les régions septentrionales du Chili, se 
trouve déjà représenté, d'après M. Silvestri {Zool. Anz., 1899), par 
des Peripatoides, c'est-à-dire par des formes que l'on avait crues jus- 
qu'ici localisées en Nouvelle-Zélande. Pour trouver des moditications 
analogues dans le groupe des Péripates caraïbes, il faut quitter l'Amé- 
rique et atteindre l'Afrique occidentale. Au Congo, en effet, le genre 

(I) Ces deux exemplaires ont sensiblement 43 mill. de longueur, i de lar- 
geur et 3 d'épaisseur; leurs utérus paraissent vides, mais leurs réceptacles sé- 
minaux sont blancs et probablement remplis de spermatozoïdes. 



68 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Peripatus est représenté par une curieuse espèce, le P. ThoUoni 
Bouv., qui se rapproche des Péripates caraïbes par la grande majorité 
de ses caractères, mais qui n'est pas sans présenter aussi quelques 
affinités avec les Peripatopsis de l'Afrique australe. 

Pour terminer cette rapide revue du groupe, j'ajouterai que ces 
derniers, au moins par leur mode de développement, se rapprochent 
des Parapetipatus, de la Nouvelle-Bretagne. Si la plupart d'entre eux 
(P. capensis Grube, P. Balfouri Sedgw.) se font remarquer par 
l'uniformité du développement de leurs embryons et par la nutrition 
purement ectodermique de ces derniers, j'ai pu me convaincre que les 
femelles de plusieurs Peripatopsis renferment dans leur intérieur des 
embryons diversement développés et que, dans le P. Sedgwicki 
Pure, ces embryons, à un certain stade, présentent dans la partie an- 
térieure de leur région dorsale une vésicule embryonnaire qui res- 
semble, abstraction faite des dimensions, à l'énorme vésicule trophi- 
que signalée par M. Willey dans le Paraperipatus Novae-Britanniae 
Willey. J'ajouterai que M. Purcell a signalé des embryons à divers 
stades dans YOpisthopatus cinctipes Pure, du Natal, et que j'ai pu 
vérifier cette observation sur des femelles appartenant à une variété 
de cette dernière espèce. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. R. hebdom. des Séances), 1900, 1, 4-6. — © 
Annales des Sciences naturelles, IV, 1825. — L. Dufour : Recherches 
anatomiques sur les Carabiques et sur plusieurs autres Coléoptères 
(suite). — Recherches anatomiques surl'Hippobosque des Chevaux. 
— J. Hàyenbach : Description du MormoUjce, nouveau genre d'In- 
secte dans l'ordre des Coléoptères. 

Annals and Magazine of Nataral Histonj {The), février 1900. — Miss 
G. RicABDO : Notes on the Pangoninae of the Family Tabanidae in 
the British Muséum Collection. — A. Goldsborough Mayer : On the 
Mating Instinct in Moths.— C. Norman : British Amphipoda : Fam. 
Lysianassidae (pL). — G. Lewis : On new Species of Histeridae 
and Notices of others. — E. Bordage : On the Absence of Régéné- 
ration in the posterior Limbs of the Orthoptera Saltatoria and ist 
probable Causes. — Régénération of the Tarsus and of the two 
anterior Pairs of Limbs in the Orthoptera Saltatoria. 



Séance du 14 février 1900. 6g. 

Archives provinciiih's des Sciences, II, 2, 1890.0 

Association française pour l'Avancement des Sciences, Bulletin de l'AFAS, 
janvier, 1900. © 

Canadian Entomologist {The), XXXII, 1, 1900. — Note on Danais Ar- 
chippns Fabr. ^ A. Hempel : Descriptions of tliree new Species of 
CotvvV^ft^fromBrazil. — A.-R. Grote : The Neiiration olArgijnnis. — 
G.-B. KiNG : Bibliographyof Massachusetts Goccidae. Supplemcntary 
to Contributions to the Knowledge of Massachusetts Goccidae. — 
G.-D. HuLST : A new Genus and Species of Phycitinae. — Ï.-W. 
Fyles : Metznaria lappella L. ^ A curions Life-Hlstory. — H. -G. 
Dyar : Bombyx cunea Dr. — C.-P. Louxsblry : Insect Dites and 
the Efïects thereoî. — J.-L. Hancock : Notes on Species of the Tet- 
tigian Group of Orthoptera. — M.-V. Slingerlaxd : A new popular 
Name for Clisiocanipa disstria; — A. -G. Rehx : Melanoplus differen- 
tialis in N. Jersey and Pennsylvania. 

Entomologisk Tidskrift, 1899, I-IV. — S. Lampa : Berâttelse till K. 
Landlbruksstyrelsen verksamheten vid statens entomologiska ans- 
talt, dess tjanstemans resor m. m. under âr 1899 (lig.). — E. Beu- 
TER : En ny konkurrent till applevecklaren. — E. Haglund : Nâgra 
af herr ingenior P. Dusen i Chili och Argentina \nsam\ade Hemiptera. 

— C. Grill : Tomicus disparY'àhw — S. Lampa : Nunnan [Lyman- 
tria monacha L.) (pi.). — Utdrag ur assistenten vid Statens Entomo- 
logiska Anstadt, d : r Yngve Sjosteds berâttelse till Landtbrukssty- 
relsen rorande en resa i Nordamerikas Forenta Stater och Canada 
1898 (fig.). — I. Tragardh : Ett bidrag till Kànnedomen oni djur- 
lifvet ute pa skâren. — G. Lagerheim : Beitrage zur Kenntniss der 
Zoocecidien des Wachholders [Juniperus communis L.} (pi. et fig.). 

— En Svanpepideaii pâ bladlôss sommaren 1896. — A. Bergman : 
Om oestriderna och deras ekonomiska betydelse (pi.). — Y, Sjôs- 
TEDT : Eine neue Termite., aus Ostafrika. — J. Meves : Svensk 
litteratur om Skogsnunuan. — S. Lampa : Ytterligare rorande den 
svenska nunnelitteraturen. — A. Tullgrex : Bidrag till kànnedo- 
men om Sveriges pseudoscorpioner (pi.). — E. Wahlgre.n : Bcitrag 
zur kenntniss der Collembola. — Fauna der àusseren Schâren. — 
F. Trybom : Blâsfotingar [Physapoder) frân gallbildningar pâ blad af 
asp. — N. HoLMGREN : Zur Kenntniss der Begattungstasche der Ela- 
teriden, zugleich ein Beitrag der Systematik dieser Famille. — J. 
Meves : Lepidopterologiska Notiser. — Forsok med iigg och unga 
Larver af Nunnan [Lymantria monacha L.). — S. Lampa : Insekt- 
samlingerna vid statens Entomologiska anstalt. — H.-(î. Dyar : A 



70 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Note on African Limacodidac. — C. Aurivillius : Diagnosen ncaicr 
Lepidoptcren aus Afrika (fig.). — Neuer oder wenig bekannte Co- 
leoptera Longicornia (Hg.). — F. Tryhom : Blâsfotingar (Physapo- 
der) sàsoin skadedjur pa sockerartor. — Y. Sjôstedt : Vorlâuttgc 
Diagnosen ciniger afrikanischen Termiten. — C. Aurivillius : Om 
parasiterna hos Lymantrin Monachah. — I.-B. Ericson : For Skan- 
dinavien nya Coleoptera. — A. Bergman : Undersôkniugar afsjuka 
larver till Lôlskogsnunna [Ocneria dispar L.). — E. Strand. : Et 
lidet bidrag til iNorges entomologiske Fauna. — Notiophilus laticoUis: 
Chd. i Norge. — A.-C. Ullmann : Norske fund af Coleoptera. — 
Notes diverses. 

Entomologische Nachrichten, XXVI, 2-3, 1900. — G. Breddin : Hemi- 
ptera nonnulla regionis australicae ((ig.). 

Entomologist {The), février 1900. — G.-W. Kirkaldy : On tlie No- 
menclature of the Gênera of the Rhynchota, Heteroptera and Aiiche- 
norrhynchous Homoptera. — W.-F. de Vismes Kane : A Catalogue 
of the Lepidoptera ol Ireland. — A. -F. Rosa : A List of Butterflies 
observedin Switzerland in July, 1899. — H.-S.-T. Fremlin : Collec- 
ting in the Isle of Lewis. — E.-G.-J. Sparke : Noies on some 
Tuddenham Lepidoptera. — T.-D.-A. Cockerell : What is the pro- 
pei' Name of Lophynis Latr. ? — W.-J. Lucas : British Dragontlies 
of the older enghsh Authors. — Notes diverses. 

Entomologist's monthhj Magazine [The), février 1900. — W. Fleming : 
Colias edusa in Ireland in 1899. — P. -T. Lathy : On a new Form of 
Agrias Sardanapalus Bâtes. — J.-H. Wood : On the Larvac, Habits 
and Structure of Lithocolleiis concomiteUa Bankes, and ist nearest 
Allies. — T. -A. Chapman : On Proutia salicolella (auct.) = arica- 
nella Bruand. — J.-G. Needham : How to rear Nymphs of Dragon- 
Flies, etc. — F.-D. Morice : Tenibredopsis Tliornieiji Konow, a new 
Saw Fly (British). — Notes diverses. 

Exploration scientifique de la Tunisie, Paris, 1899.© 

Feuille des Jeunes Naturalistes {La), 352, 1900. — M. Pic : Contribu- 
tion à l'étude des Notoxus (Coléoptères) d'Europe et des régions 
avoisinantes. — G. de Rocquigny-Adanson : Mœurs et habitudes des 
Lépidoptères. — Notes spéciales et locales. 

Fourth International Congress of Zoology, Cambridge 22-27 august 
1898. Londres 1899. — M.-C. Piepers : On the Evolution of 
colour in Lepidoptera. — E. Bordage : Expériences sur la relation 
(jui existe entre la couleur du milieu et la couleur des Chrysalides 



Séance du 14 février 1900. 71 

de certains Lépidoptères. — D'' D. Shakp : Some PoinLs in tlic 
Classification of Insecta Hexapoda. — A. Dollfuss : Sur la dis- 
tribution géographique des Isopodes terrestres dans l'Afrique sep- 
tentrionale, du Sénégal à Obock. — (^h. Janet : Contribution 
morphologique de la tête de l'Insecte. — E. Olivier : Les Lanipy- 
rides des Autilles. — E.-L. Bouvier : Sur les caractères externes 
des Péripates. — Divers : Réponses aux questions proposées par 
M. G. Hampsox sur la « Nomenclature of Lepidoptera ». 

Frelon {Le), VIII, 4, 1900 (2 exempl.). — J. Desbrochers des Loges : 
Faunule des Coléoptères de la France et de la Corse : Anthicidae. 
— M. Pic : Notes diverses sur les coléoptères. 

lUustrierte Zeitschriftfilr Entomologie, V, 3, 1900. — D'" C -H. Vogler : 
Beitraege zur Métamorphose der Teichomyza fusca (fig.). — L. v. 
Aigner-Abafi : Xchevontia airopos L. IV, Schadlichkeit. — H.-J. 
KoLBE : Die Atmung des Hydrophilns. — Notes diverses. 

A'. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien {Verhandlungen). 
1899, X. — A. Handlirsch : Wie viele Stignien haben die Rhyn- 
choten? (fig.). — D^ F. Spaeth : Uebersicht der palâarktischen 
Arten des Genus Notiophilus Duméril. — D'" H. Rebel : Ueber 
einige heimische Arten der Gatlung Elachista Tr. — L. Gangl- 
BAUER : Ueber einige, zum Theil neue mitteleuropâische Coleo- 
pteren. 

Naturaliste {Le), 304, 1899. — 310, 1900. — M. Pic : Des accidents 
entomologiques. — Théry : Description d'un Coléoptère nou- 
veau. 

Neic Zeahmd Institute {Transactions and Proceedings), XXXI, 1899. — 
A.-P. BuLLER : On the Appearance of Anosiu bolina in the Wel- 
Ungton District. — F.-W. Hutton : Supplément to the Stenopehna- 
tidae of N. Zealand. — Notes on the N. Zealand Acrididae (pi.). — 
Revision of the N. Zealand Phasinidae. — A.-T. Potter : On the 
Habits of Dermestes viilpinus. — C.-O. Lillie : On the N. Zealand 
Ephemeridae : Two Species. — G.-M. Thomson : A Révision of the 
Crustacea Anoinoura of N. Zealand (pi.). — Synonymy of the 
N. Zealand Orchestidae. — F.-W. Hutïon : The Neuroptera of 
N. Zealand. 

Psyché, IX, 286, 1900. — A.-(t. Mayers : On the Mating instinct in 
Moths. — Entomology for the Young. — H.-G. DyAR : Life histo- 
riés of North American Geometridae, X. — G.-B. Kixg : The tifth 
Speqies of Kermès from Massachusetts (fig.). — Notes diverses. 



72 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

R. Accademia dei Linrel {Atti), 1900, I, 1 et 2.© 

Revista Chilena de Historia natural, III, 10 et 11 (1899). — F. Sil- 
vESTRi : Contribucion al estudio de los Quilôpodos Chilenos. 

Revue éclectique d'Apiculture, YII, 2, 1900, 2 exempl. — Note ento- 
mologique. 

Rovartani Lapok. VI, 10, 1899; VU, 1, 1900. — Diverses notes en 
langue hongroise. — Listes d'Insectes de la Hongrie. 

Roijal Society {Proceedings), LXV, 423, titre et tables. — LXVI, 424, 
1900. 

Roîjal Society of South Australia. — i' Memoirs, I, 1, 1899.©. — 
2° Transactions, XXIII, 1 et 2, 1899. — J. Tepper : A List of the 
Libellulidae (Dragon-Flies) of Australasia. With Annotations on 
South Australia Species by M.-R. Martin. — A.-J. Turner : Notes 
on Australian Lepidoptera. — Rev. T. Blackburx : further Notes 
on Australian Coleoptera, with Descriptions of New Gênera and 
Species, XXV. — A. -M. Lea : Descriptions of Australian Curcu- 
lionidae, with Notes on previously described Species. — J.-G. Tep- 
per : Notes on and Description of the Maie of Coelostoma imniane 
(Maskell), and of a new Species of a Leaf-miuing Moth. 

Societas Entomologica, XIV, 21, 1900. — G. Frixgs : Ueber den 
Saison-Dimorphismus der im Rheinlande vorkommenden Pieris- 
Arten. — P. Born : Meine Exkursion von 1899. — 0. Schulz : 
Cosmia paleacea ab. Schultz. — D'' 0. Sghmiedeknecht : Zoologisch- 
botanische Gesellschafts-Reisen fur das Jahr 1900. 

Società Entomologica Italiana {BuUettino) ,XX\l, 1899. — P. Lionello : 
I muscoli délie ah nei Ditteri et negli Imonetteri (pi.). — E. Fi- 
CALBi : Venti specie di Zanzare [Culicidae] italiane classate e des- 
critle e indicate secondo la loro distribuzione orologica (fig.). — 
G. NoÉ : Contribuzione allô studio dei Culicidi (fig.). — G. Emery : 
Formiche dei Madagascar raccolte dal Sig. A. Mocquerys nei pressi 
délia baia di Antongil 1897-98 (fig.). — S. Bertolixi : Contribuzione 
alla Fauna trentina dei Coleotteri. — A. Sexxa : Aggiunte alla 
Fauna brentidologica di Celebcs. 

Société des Sciences historiques et naturelles de Seiniir {Bulletin), 1898, 
1899. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pii. FrAiNçois. 



BULLKTIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMOX.OGIQUE DE FRANCE 



CONGRES ANNUEL 

iSéance «lu ;3S février lOOO. 

Présidence de M. A. GIARD. 

MM. A. Argod, de Crest, — le capitaine F. de Beauchène, de 
Vitré, — l'abbé G.-V. Berthoumieu,de Moulins, — J. Bourgeois, 
de Sainte-Marie-aux-Mines, — H. du Buysson, de Broùt-Vernet, — 
A. Délugin, de Périgueux, — A. Fauve!, de Caen, — H. Gadeau 
de Kerville, de Rouen, — le capitaine Gruardet, de Montbard, 
— M. Ni belle, de Rouen, — M. Pic, de Digoin, assistent à la 
séance. 

— Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de la séance pré- 
cédente, le Président prononce l'allocution sui\'nnte : 

Mes chers Collègues, 

Je déclare ouverte la séance du dixième Congrès annuel de la So- 
ciété entomologique de France et je vous remercie d'avoir, comme les 
années précédentes, répondu en si grand nombre à notre appel. 

Je remercie particulièrement les membres de province qui sont ve- 
nus, quelques-uns de très loin, pour assister à cette réunion solennelle 
et nous communiquer le résultat de leurs travaux. Qu'ils soient les 
bien accueillis parmi nous! Nous sommes heureux de les voir à 
nos côtés et de leur dire une fois de plus en quelle estime nous les te- 
nons et combien nous sommes fiers des services qu'ils rendent à l'En- 
tomologie. 

N'est-ce pas à leurs patients efforts que sont dues tant de recherches 
intéressantes sur la vie et -les mœurs des insectes, recherches presque 
impossibles dans une grande ville et cependant si indispensables aux 
progrès de la biologie? N'est-ce pas aussi grâce à eux, grâce aux notes 
fauniques accumulées chaciue quinzaine dans nos BiiUetinH, que nous 
arrivons peu à peu à connaître les richesses entomologiques de notre 
belle France, à en dresser l'inventaire raisonné, à préparer pour nos 
Bull. Soc. Ent. Fr., l9oo. N" i 



74 Bulletin de la Société Entomologiqiie de France. 

successeurs les matériaux d'une Géographie entomologique fraïuaisequï 
restera longtemps encore parmi les pia desiderata de la science? 

En attendant, cliers Collègues, je ne saurais trop vous engager à con- 
signer, dans des études locales, les résultats de vos observations et à 
no pas garder pour vous seuls les découvertes que vous avez faites et qui 
risqueraient ainsi de disparaître avec vous. Le trésor de l'avare sert tou- 
jours à ses héritiers quels qu'ils soient; il n'en est malheureusement 
pas ainsi des faits qu'un entomologiste exercé, mais trop modeste ou 
trop négligent, amasse sans les publier. Que de précieux documents 
demeurent ainsi perdus , pour longtemps peut-être, et ne seront re- 
trouvés qu'au prix de nouveaux efforts dont on eût pu attendre une 
autre utilisation ! 

Certes je ne me dissimule pas les inconvénients que peut offrir la 
publication des catalogues locaux. Il y a vingt-cinq ans, notre collègue 
A. Fauvel, avec la verve et la compétence que vous lui connaissez, 
les a magistralement exposés dans une lettre adressée au Secrétaire de 
la Société entomologique de Belgique, M. Preudhomme de Borre, 
lettre imprimée dans les Comptes rendus de cette société pour 1874 ('). 

Le principal écueil, c'est l'inexactitude de certaines déterminations 
déhcates et rendues plus dilliciles encore pour l'entomologiste qui 
travaille isolément, dans l'éloignement des grandes collections et des 
bibliothèques. 

Les dubia, les corrigenda, les delenda, causent de grands tracas et 
d'énormes pertes de temps à ceux qui veulent utiliser plus tard ces 
données imparfaites. 

Sans doute; mais dans l'impossibilité où nous sommes en notre courte 
vie de tout voir par nous-mêmes, force nous est bien de supporter ces 
ennuis pour en éviter de plus pénibles ! Et puis ces difficultés vont en 
s'aplanissant de jour en jour. Les bons livres de détermination de- 
viennent moins rares. M. Fauvel lui-même et M. Bedel ont large- 
ment contribué à rendre plus aisée la connaissance des Coléoptères de 
la Faune française. Le Species d' André et la « Monographie des Ichneu- 
monides » de M. l'abbé Berthoumieu ont singulièrement facilité 
l'étude des Hyménoptères de France. Les relations entre entomolo- 
gistes sont aussi plus faciles et plus fréquentes ; l'école singulière de 
ceux qu'on a spirituellement appelés les naturalistes cacheurs tend 
à disparaître peu à peu et les observations plus ou moins consciemment 
ou involontairement inexactes sont bientôt rectifiées. 

(1) Falvel (h..). Objections aux catalogues des Faunes locales. C. B, des 
séances delà Soc. entomol. de Belgique, t. XVII, 1874, p. ly et suiv. 



Séance du ^S février 1900. 7-i 

Pour les Orlhoptères, les excellents travaux de nos collègues Finol 
et Azam fournissent une base solide aux recherches ultérieures dans 
les régions encore mal connues. En lin pour certains ordres d'insectes, 
tels que les Névroptères, les Diptères, etc., beaucoup trop négligés 
jusqu'à présent, tout ce qu'on nous apportera relativement à la faune 
d'une foule de points de la France sera nouveau et, s'il y a des erreurs 
commises, elles seront bien excusables et sûrement réparées tôt ou 
tard. Elles le seront d'autant plus aisément que les indications données 
seront plus nombreuses et plus complètes, et c'est pour cela que je pré- 
fère les faunules accompagnées de commentaires aux simples listes 
préconisées par M. Fauvel. 

Je me déclare donc volontiers très partisan des catalogues locaux, à 
la condition que les auteurs consentent à accepter certaines règles, 
pas trop rigoureuses d'ailleurs , sans lesquelles les travaux de ce 
genre perdent une grande partie de leur valeur scientitique. 

La première est évidemment de délinir avec précision le territoiri; 
exploré, et si ce territoire est une division administrative ou politique- 
(arrondissement, département, province, etc.), d'inuiquer nettement les 
régions naturelles en lesquelles il se décompose et la distribution des 
espèces dans chacune de ces régions. Faute de tenir compte de cette 
règle, certains catalogues locaux présentent une absence d'homogénéité 
déplorable. Tels sont les catalogues entomologiques du département 
du Nord lorsqu'on n'en distrait pas l'arrondissement d'Avesnes qui, 
au point de vue de la géographie zoologique, appartient presque 
exclusivement à la province rhénoiaosane. 

Une tendance mauvaise et malheureusement trop générale des au- 
teurs de faunes locales, est de vouloir enrichir à l'excès la région qu'ils 
ont étudiée en y signalant des insectes dont la capture ne peut être 
que tout à fait accidentelle, sans faire ressortir justement ce que de 
pareilles trouvailles ont d'insolite et souvent même d'artificiel ('). Outre 
qu'il est bien plus important d'être renseigné sur les formes qui carac- 
térisent essentiellement la faune du territoire considéré, le désir exa- 

ii) Ces trouvailles iosolites, lorsqu'elles sont bien et dùtnent conslatée», et 
quand l'insecle se maintient pendant plusieurs années dans son liabitat excep- 
tionnel, peuvent avoir un intérêt considérable et mériter une étude attentive. 
Je citerai, comme exemple, la capture de Syntomis plicgea L., en Belgique. 
Celte rare espèce subalpine, signalée dès 1837 par M. de Selys-Longchamps, 
se trouvait assez communémeut en 1874 et se prend peut-être encore aujour- 
d'hui sur les remparts de Louvain. S'il y a eu introduction artificielle, la perma- 
nence de la race en cette localité est très remarquable, et il serait bien curieux 
àe connaître l'origine de cette colonie dans une station aussi inattendue. 



76 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

géré d'être complet, et parfois plus que complet, entraine pour l'avenir 
de sérieux inconvénients. Car s'il est relativement facile de combler 
une lacune ou de réparer une omission, c'est une tâche des plus in- 
grate que de réclamer la radiation d'une espèce insérée à tort dans 
une faune locale. On peut toujours objecter à celui qui entreprend 
cette besogne négative qu'il n'a pas été aussi heureux ou aussi ha- 
bile que son prédécesseur. Il faut souvent de nombreuses années pour 
qu'on accepte sa rectification et encore peut-il parfois rester le doute 
que l'espèce en question a bien existé là où elle a été signalée, mais 
qu'elle a disparu depuis. 

Au lieu de chercher ainsi de faux enrichissements de la faune d'une 
province, mieux vaudrait pour le progrès de la science réunir dans 
ces œuvres régionales de nouveaux renseignements sur les mœurs des 
animaux observés, sur leurs époques d'apparition, sur les états lar- 
vaires et leur développement. 

A cet égard, les catalogues locaux sont souvent d'une pénurie 
regrettable ou, ce qui est plus fâcheux encore, les auteurs se copient 
les uns les autres sans se contrôler, donnant ainsi une plus grande 
dissémination et une plus grande autorité à de vieilles erreurs, ou 
transformant en erreurs des observations exactes quand, par exemple, 
un entomologiste du Nord de la France emprunte à un entomologiste 
du Midi les dates d'apparition d'une espèce, l'indication des plantes 
nourricières, etc. 

Je me rappelle avec quel étonnement j'ai lu, bien jeune encore, dans 
des catalogues de Lépidoptères de notre France septentrionale, que les 
chenilles des vulgaires Colias Injale L.et Collas Edusa L., que celle du 
rare Hesperia comma L. vivaient sur la Covonilla cariah., plante tout 
à fait étrangère au Xord de la France et à la Belgique. 

Bien des auteurs de catalogues locaux persistent à faire vivre sur 
Heliotropiuni europaeum L. la chenille de Dejopeia pulchella L., alors 
que depuis longtemps notre collègue P. Mabille et d'autres observa- 
teurs ont signalé que dans le Nord de son habitat, là ou l'Héhotrope 
devient rare, cette chenille, d'ailleurs très modifiée, vit surtout sur 
Echium vulgare et sur Myosotis arvensis. 

Il y aurait quelque cruauté à rappeler aussi l'insuffisance de certains 
renseignements donnés par les compilateurs, ceux, par exemple, qui 
attribuent comme nourriture à divers insectes les plantes basses ou les 
arbres de nos forêts. Un bon entomologiste doit être quelque peu dou- 
blé d'un botaniste et il est curieux de voir combien des hommes qui 
attachent à juste titre une grande importance à la désignation exacte 
des espèces, variétés et sous-variétés, quand il s'agit d'un Coléoptère 



Sconce du 28 fcrricr 1000. 77 

ou d'un Papillon, so coiiteutent facilement de mots aussi vagues que la 
Violette, le Plantain, la Scabieuse, etc., lorsqu'ils parlent du végétal 
dont ces insectes tirent leur nourriture. 

Des observations personnelles et précises vaudront toujours mieux 
que de superficielles compilations, l'ne seule pierre bien taillée dure 
plus qu'un vaste édifice en cartou-plàtre. 

Mais je m'empresse, Messieurs, de terminer celte causerie. Notre 
ordre du jour est très chargé et j'ai hâte de donner la parole à tous 
ceux d'entre vous qui ont à nous exposer les fruits de leurs recherches. 
Si j'ai cru devoir vous présenter ces quelques réflexions, c'est que 
nous avons trop rarement l'occasion de nous trouver tous réunis et de 
pouvoir aborder en commun des sujets de discussion générale. Gomme 
le faisait justement remarquer un de mes prédécesseurs dans ce fau- 
teuil, le regretté E. Ragonot, le grand avantage de nos sessions 
extraordinaires est non seulement de fournir à nos Collègues de pro- 
vince l'occasion d'apporter ici leurs matériaux d'études et de consulter 
les riches collections de la ca|iitale, mais aussi de leurs permettre de 
s'entretenir avec leurs collègues de Paris et de s'initiera leurs travaux. 
C'est par ces échanges d'idées que nous trouvons tous les moyens 
d'augmenter nos connaissances et que nous acquérons des forces nou- 
velles pour travailler avec plus d'ardeur au développement de notre 
belle science entomologique. 

Correspondance. — MM. J. Anglas et Ed. Lamy remercient la 
Société de leur admission. 

— M. le D'' A. Fumouze, Trésorier honoraire, et M. le professeur 
Valéry .Ma y et, de Montpellier, s'excusent de ne pouvoir assister à 
la séance du Congrès. 

Nécrologie. — Le Président a le regret de faire part à la Société 
de la mort de M. Louis Favarcq, de Saint-Étienne. — L. Favarcq 
faisait partie de la Société entomologique de France depuis 181)2 seule- 
ment, il s'occupait de l'étude des Coléoptères. 

Démission. — M. Emile Lucet, de Rouen, adresse au Président 
sa démission de membre de la Société. 

Annales. — Le Secrétaire dépose sur le bureau le Z" trimestre des 
Annab's de 1899. 

Admissions. — M. Alphonse Lavallée, licencié es Sciences na- 
turelles, 47, rue de Naples, Paris; et château de Segrez,par Roissy-sous- 
Saint-Yon (Seine-et-Oise). Entomologie yénérale, Lépidoptères. 



78 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

— M. Louis Loviot, 3, avenue Yélasquez, Paris. Coléoptères, 
Lépidoptères. 

— M. L. Semichon, licencié es Sciences naturelles, élève à Tlns- 
titut agronomique, 27, rue Cassette, Paris. Entomologie générale. 

— M. Raymond Peschet, 1. rue Baulant, Paris. Coléoptères. 

— Le laboratoire de Zoologie de la Faculté des Sciences de Rennes 
(Prof. L. Joubin, directeur). 

Présentations. — M. Léon-C. Cosmovici, professeiir de Zoologie 
et de Pbysiologie à l'Université, H, strada Codrescu, Jassy (Roumanie) 
[Entomologie générale, Lépidoptères], présenté par M. A. Giard. — 
Commissaires-rapporteurs .ALM. E.-L. Bouvier et G.-A. Poujade. 

— M. le D'' M. Jaquet, conservateur au Musée national, 71, strada 
Collei, Bucarest (Roumanie) [Entomologie générale, Tératologie], pré- 
senté par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. Pb. Grou- 
v elle et J. de Joannis. 

Budget. — Au nom du (Conseil de la Société qui s'est réuni le 19 
février 1900 pour examiner le détail des comptes de l'exercice 1899 
présenté par M. le D'' A. Fumouze, Trésorier honoraire, M. H. Des- 
bordes donne lecture du rapport suivant : 

Messieurs, 

Nous avons Tbonneur, au nom du Conseil de la Société, de vous sou- 
mettre les quelques observations que nous a suggérées l'examen des 
comptes produits pour l'exercice 1899 par notre bonorable collègue, 
M. le !)■■ Fumouze, dont la gestion comme Trésorier a pris fui au 31 
décembre dernier. 

Au point de vue de la régularité matérielle, nous n'avons pas de 
critiques à formuler. Le rapporteur des comptes de 1898 avait, vous 
Aousen souvenez, présenté quelques réserves au sujet du lemploides 
exonérations; nous n'avons pas à en reproduire de semblables cette 
année, et nous constatons au contraire qu'alors que le chapitre des re- 
cettes contient un article de 1.800 francs représentant six exonérations, 
celui des dépenses accuse l'acbat de quatre obbgations Ouest anciennes, 
pour une somme totale de 1.807 fr. 65. Les autres articles, tant de 
recettes que de dépenses, correspondent soit à des encaissements réelle- 
ment effectués, soit à des dépenses dûment justifiées. 

L'article « Cotisations » ne se monte qu'à 6.980 francs, contre 
7..')09 francs en 1898. Cet écart de 600 francs environ a pour cause, 
non pas tant une diminution du nombre des membres de la Société, 



Séance du M féciier 1900. 79 

qu'une moins grande régularité, de la part de certains, à s'acquitter 
de leur redevance annuelle. Nous signalons tout spécialement ce relâ- 
chement à notre nouveau Trésorier, et nous comptons sur son dévoue- 
ment pour faire pénétrer dans l'esprit des retardataires ces deux vérités, 
bien faciles sembic-t-il à s'assimiler, d'une part, que la Société no peut 
publier sans argent, d'autre part, qu'en entrant dans son sein, on con- 
tracte un engagement annuel et qu'il y a convenance à le tenir. 

Sous le bénéfice de cette observation, nous vous proposons de don- 
ner décharge de ses comptes à notre ancien Trésorier, et de le remercier 
d'avoir bien voulu remplir, pendant nombre d'années, la charge souvent 
lourde, et en tout cas fort ingrate, de tenir notre caisse et d'administrer 
notre avoir. 

Après avoir examiné la gestion de notre honorable Collègue , nous 
l)rofiterons, si vous le voulez bien, de cette circonstance, pour analyser 
rapidement la situation financière de la Société, telle qu'elle résulte 
des comptes dont il s'agit. 

L'exercice 1899 semble, au premier abord, se solder par un excédent 
assez important, atteignant le chiffre de 737fr.20. Nous devons vous 
avertir que cet excédent n'est qu'apparent; l'article « frais d'impression» 
ne comprend en cfi"et que la dépense de trois fascicules dWnnales (4^ 
trimestre de 1898, 1«'- et 2*^ trimestres de 1899), alors que les recettes 
de chaque exercice doivent réglementairement pourvoir à la publica- 
tion de quatre fascicules. Il faudrait donc, pour que la situation fût 
entièrement satisfaisante, que le solde créditeur de l'exercice dépassât 
ou au moins atteignit les frais de pubUcation du fascicule dWnnales 
qui paraîtra prochainement et complétera le volume à imputer sur 
l'exercice 1899. Or, le montant de cette dépense ne sera guère inférieur 
à 1.000 francs, et le reliquat disponible n'étant que de 737 fr. 20, ce 
n'est plus i)ar un excédent, mais bien par un déficit de près de 
300 francs, que semble devoir se liquider l'année 1899. 

Nous av(»ns heureusement un moyen de parer à cette situation. Le 
compte spécial de L'Abeille, que tenait également M. le D'' Fumouzc, 
présente, tous frais payés, au 31 décembre 1899, un solde encaisse do 
621 fr. 25 qui provient des économies réalisées depuis plusieurs 
années. La publication, qui semble pouvoir se suffire avec ses propres 
ressources, n'a pas besoin de cette somme pour continuer à paraître 
régulièrement, et rien n'empêche, par suite, de l'incorporer aux re- 
cettes générales de la Société pour 1899, ce qui suffira, et bien au delà, 
pour acquitter la note que nous présentera l'imprimeur pour le pro- 
chain fascicule àWnnales. 

Votre Conseil, Messieurs, reconnaît que c'est là un expédient, et 



80 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

qu'on ne pourrait, les années subséquentes, compter sur une semblable 
source de revenus. Aussi est-il bien décidé à chercber ailleurs, pour le 
prochain exercice, soit des recettes nouvelles, soit des économies. 
Dans cet ordre d'idées, il se propose de tenir plus rigoureusement la 
main à rapplication des articles du règlement qui restreignent à une 
page l'étendue des communications qui peuvent être insérées au Bul- 
letin, Qlk douze par an le nombre des descriptions d'espèces nouvelles 
que peut donner chaque Sociétaire. Ces limites ont été fréquemment 
dépassées, et le résultat a été de donner au Bulletin une ampleur à 
laquelle correspond un très sensible accroissement de dépense. Nous 
comptons réaliser de ce chef quelques économies dans l'avenir, et si 
notre Trésorier, plus heureux que son prédécessear, obtient des retar- 
dataires, trop nombreux hélas! qu'ils se mettent en règle vis-à-vis de 
la caisse, il n'est pas douteux que l'exercice 1900 se soldera régulière- 
ment, c'est-à-dire avec la seule aide de ses ressources normales. Nous 
vous prions, Messieurs, de vouloir bien, en approuvant le principe des 
mesures auxquelles, dans ce but, nous nous proposons de recourir, 
nous donner l'autorité nécessaire pour en poursuivre l'exécution. 

Proposition de revision du Règlement. — M. Ch. Alluaud 
donne lecture de la proposition suivante qu'il dépose sur le bureau : 

Monsieur le Président, 

Par suite du développement qu'a pris notre Société pendant ces der- 
nières années, grâce à l'accroissement progressif et continu du nombre 
de nos membres, grâce aussi à la disjonction des Annales et du Bulle- 
tin qui a donné à nos publications une extension considérable, un cer- 
tain nombre des articles de notre Règlement ne sont plus en rapport 
avec cette situation nouvelle. Les uns sont tombés à juste litre en dé- 
suétude et devraient être supprimés, d'autres au contraire demande- 
raient à être modifiés et appliqués avec plus de rigueur. 

Je viens donc vous demander, conformément à l'article 34 des Sta- 
tuts, de vouloir bien proposer à la Société de prendre en considération 
la nécessité qu'il y aurait à procéder à une revision de notre Règle- 
ment. 

Charles Alluaud. 

La Société renvoie la proposition de M. Ch. Alluaud à son conseil 
qui lui présentera un rapport dans une prochaine séance. 

Congrès des Sociétés savantes. — Le Président annonce à la So- 
ciété que le Congrès des sociétés savantes s'ouvrira, à la Sorbonne, 



Séaiwe du 2<S février 1900. 81 

le mardi o juin prochain, à 2 heures précises. Ses travaux se pour- 
suivroiU dans les journées des mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 juin. 

Le samedi 9 juin, M. le Ministre de l'Instruction publique et des 
Beaux-Arts présidera la séance générale de clôture, dans le grand am- 
phithéâtre de la Sorhonne. 

Captiwes et observations biologiques. — M. L. Bleuse signale 
la captiu'e de Bruchus {Cyphodercs) japonicus Reitt., à Rennes. 

Cette espèce, décrite du Japon et trouvée ensuite en Sibérie, avait 
été rencontrée ime fois, accidentellement, à Paris. M. Bleuse l'a 
prise, le 2o mai, en battant des sarments de Vigne remisés, depuis plu- 
sieurs années, dans une maisonnette d'un jardin. Il capturait dans les 
mêmes conditions, en abondance, Niptus crenatus¥^hY., Hedohia im- 
perUdis L.. Pentarthrum. Iluttoni Woll., Caulotrupis aeneopicim 
Bob., etc. 

— M. A. Lé veillé lait passer sous les yeux de la Société, de la 
part de M. L. Bleuse, un cadre contenant de remarquables aberra- 
tions de Lépidoptères. Ces formes aberrantes, disposées à côté d'exem- 
plaires t\ piques de chaque espèce, appartiennent aux genres Fohjoni- 
matiis, Lijcacna, Melitaeci, Epinephele, Macaria, Argijnnis, EucheUa et 
Dciopcia. 

Changement d'adresse. — M. A. Lécaillon, préparateur de la 
chaire d'Embryogénie comparée du Collège de France, 75 bis, rue 
Monge, Paris. 



Communications 

Description d'une nouvelle espèce d'Hyménoptère 

[Eupelmus Xambeui) 

Par Alfred Giard. 

Eupelmus Xambeui, nov. sp. (fam. Chalcid.). — Eupelmus 
violaceo-niger, fronte, scapo antennarum, pleuris femorihusque nigro- 
(teneis; iibiis nigris; iarsis basi albescentibus; terebra lovgitudine dimi- 
dium corporis superante, fusca, albo-annulata ; alis nuUis. — [Femina). 

Long. 4,3 mill. (sans la tarière); tarière 2,5 mill. — Couleur noir 
violacé avec des reflets vert bronzé sur le front, le scape des antennes, 
les côtés du thorax, la base de l'abdonien et les pattes. 



82 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Tète plus large que le thorax, à aspect velouté, d'un beau violacé ; 
les joues à reflets verts. Yeux grauds, ovales, devenant noirs après la 
mort. Antennes insérées sur Tépistome, laissant entre leurs bases un 
espace égal à la distance qui les sépare des yeux, à articulations peu 
nettes. Scape plus long que le vertcx, légèrement courbe (les con- 
vexités des deux scapes se touchant en formant un X). Flagellum éga- 
lant le double du scape et comprenant 10 articles. Pédicelle obconique, 
plus court que l'article suivant, les articles 2-7 cylindriques, allant en 
décroissant lentement; le 8« article formant une massue (triarticulée) 
excavée à sa partie supérieure. 

Prothorax cordiforme, ix'tréci en avant. Mésonotum présentant une 
déclivité antérieure et une postérieure; la déclivité antérieure creusée 
d'un sillon qui se continue sur le prothorax, la postérieure rapide, 
tronquée, plus courte, remplaçant l'écusson. Lames pleurales bien dé- 
veloppées, convexes, à reflets cuivreux. 

Abdomen de la longueur du thorax, sessile, trigone, lisse. Base du 
premier segment bronzée. Ventre caréné. Tarière à valves brunes, 
pâles dans la partie moyenne. Pattes assez robustes, noires; tarses 
blancs excepté à leur extrémité qui est noire. Ailes nulles. 

Cette nouvelle espèce est parasite de la larve de Gtinamlrophtlialnia 
nigritarsis Lac. ('). 

On la trouve dans les environs deRia (Pyrénées-Orientales) où elle 
est peu répandue. Je la dédie à notre collègue M. le capitaine Xamb eu 
qui me l'a communiquée. 

UEupelmus annulatus Nées, parasite de Cnjptocephalus lî-puncta- 
tus, est ailé dans le sexe femelle. 

Description d'un Orthoptère nouveau de France 
Par J. AzAM. 

Arcyptera Kheili, n. sp. {'^). — Corpus crassiusculum, postice 
angustatu)!!, colore flavo, castaneo-variegato. 

Caput magnum ; foveolis verticis contiguis impressis, distincte deli- 
neatis. Antennae fuscae, basi testaceae, in (5 capite pronotoque simiil 
s.um,ptis aequales, in 5 breviores. 

Pronotum supra pi anum., glabrum, margine postico obtuso-angulato, 

(1) Voir Xambeu. Mœjrs et métaniorplioscsdes insectes, lO" mémoire, Lyon, 
1899, p. 36. 

(2) J'ai signalé cet insecte, sous le nom de .ire. brevipennis liriinner, dans 
le Bullelinde la Société, 1898, page 370. 



Séance du M fri-yin' 1900. 83 

antico rerfo ; carinis latrntlibus vix express is, rugoso-punctatis, inter 
sulcis iraiisversis subextiiictis, liueolis [in Q latis, piilUdis; in cJ an- 
(justis, snlfureis) indicatis, in prozona nngulatini incurvis, pone sulcuni 
tijpicuni divergentibus ; lobis deflexis rugosis, macula magna pallida 
signatis. 

Ehjira in utroque sexu abbreriata {in c> oblongo-ovata , in Q bre- 
viora, acuminata), caslanea, niacuUs fuscis duabusque vittis palUdis 
ornaia. 

Arca niediastina medio valde ampliala, in c? ad médium, in 9 ultra 
médium marginis anticae extensa. Area scapularis opaca in 9, opaca 
usque ad médium dehinc hualina in c3. Area discoidalis angusta; venu 
ulnaris anterior flexuosa. Area ulnaris lanceolata. 

Alae hgalinae, brevissimae, subaborticae. 

Femora tibiaeque posticae in modum « Arc. fuscum » coloratae, 
exceptis tamen lobis genicularibus in utroque sexu et condylo 9 pallidis. 

Abdomen flavum, supra vittis obliquis fuscis signatum in 9 ; sulfu- 
reum, supra maculis stramineis et griseo-sulfureis marmoratum in cJ. 

Lamina supra-analis o" sulco basale longitudinali impressa. 



Long. 



— fem. post. 14 » 17 — 18 » 

De taille moyenne, les mâles bien plus petits que les femelles, la co- 
loration de cette espèce est à peu près la môme que celle des autres 
Arcgptera. Sa tête est grande, ornée sur l'occiput de deux lignes noires, 
courbées, placées derrière les yeux, comme chez VArc. fuscum. Le 
vertex possède souvent à son apex une petite carène longitudinale 
très courte; les îovéolcs temporales contiguës, imprimées, ont leurs 
bords inen tranchés; le front est plus ou moins foncé; la côte frontale, 
où se trouvent des points imprimés, espac(''S les uns des autres, comme 
sur le restant de la face, est convexe ou plane au-dessus de l'ocelle et 
presque oblitérée en dessous, chez le o seulement elle est sillonnée un 
peu avant et après l'ocelle. Les antennes, brunes à base claire, sont de 
la longueur de la tête et du pronotum réunis chez le J et plus lon- 
gues chez la 9. 

Le pronotum, vert foncé, plan, glabre, a son bord posb'rieur à angli; 



corporis 
an tenu. 


6 
22 — 25 

8 


mill. 


9 
30 — 37 mill 
8 — 9 » 


pron. 
ehjtr. 
ail. 


o 

10 — 12 

4 - o 




6 — 7 » 

9 — 10 )) 

(j » 



84 DuUelin de lu Société Entomologique de France. 

obtus (bordé de clair chez la ç) et sou bord autérieur droit et conco- 
lore. Sa carène médiane est aiguë, de la couleur du pronotum ou par- 
fois, mais rarement, entourée d'une ligne claire chez la ç. Les carènes 
latérales sont rugueuses, peu saillantes, surtout marquées par des li- 
gnes larges et d'un blanc sale chez la ç, étroites et jaune soufre à 
l'état frais, parfois brunes à l'état sec chez le o", presque oblitérées 
entre les sillons transversos; dans la prozone elles sont anguleusement 
recourbées et après le sillon typique bien divergentes. Les lobes réflé- 
chis sont rugueux et ornés d'une grande tache claire touchant leurs 
bords antérieur et inférieur et allant jusqu'au sillon typique. 

Les élytres sont abrégées dans les deux sexes, ovales allongées chez 
le (5, plus courtes et accuminées à l'apex chez la ç, de couleur châ- 
tain, ornées de taches brunes à la base et de deux lignes claires : l'une 
recouvrant le champ scapulaire et semblant prolonger jusqu'à l'extré- 
mité de l'élytre la hgne claire qui recouvre les carènes latérales du 
pronotum, l'autre située dans le champ anal, touchant la nervure 
anale. Leurs nervures sont noires de la base au milieu; le reste en est 
châtain, excepté toutefois la nervure anale qui est très claire. Le champ 
médiastin, bien renflé en son raiheu, atteint chez le cj le milieu du 
bord antérieur de l'élytre et le dépasse chez la ç ; on y remarque une 
'nervure adventive. Le champ scapulaire, plus étroit, est clair chez le 
c5, opaque de la base à l'extrémité du champ médiastin, ensuite 
hyalin et fénestré par des nervules parallèles; entièrement opaque 
chez la ç. Les nervures radiales, très rapprochées à la base, sans 
pourtant se confondre, sont divergentes après leur milieu, plus chez 
le c? que chez la ç. Le champ discoïdal est étroit et la nervure ulnaire 
antérieure bien flexueuse. Le champ ulnaire est en forme de fer de 
lance et les nervures ulnaire postérieure et anale sont parallèles et 
presque droites. La nervure axillaire n'atteignant jamais l'apex do 
l'élytre est plus ou moins courte. Le champ anal est assez élargi et 
possède une nervure adventive. 

Les ailes, hyalines, très courtes, presque avortées, ont des nervures 
apparentes. 

Les fémurs et les tibias postérieurs sont colorés comme ceux de 
VArc. fusciim, si ce n'est les lobes des genoux des deux sexes et les 
condyles des femelles qui sont marron clair au lieu d'être noirs. 

La poitrine, large, est d'un jaune gris chez la ç et d'un jaune soufre 
chez le 6- 

L'abdomen, de mémo couleur, est marqué en dessus, de chaque 
côté, chez la ç, de lignes obliques plus foncées et chez le c5 de taches, 
les unes d'un jaune paille et les autres d'un jaune gris. 



Séance du 28 [écrier lOOU. 85 

La plaque sur-anale c? est enfumée et possède un sillon longitudinal 
à la base. 

VArc. Klieili prend place à côté de VArc. hibiaiuDi Brulb', dont elle 
se rapproche surtout par les carènes latérales du pronohun et les or- 
ganes du YOl. Elle en diffère pourtant par son pronotuni non giljbeux 
et le sillon longitudinal ([ui orne la hase de la plaque sur-anale des 
mâles. 

On trouve celte espèce sur tout le versant nord de la montagne de 
Lâchons; mais on la rencontre avec jdus d'abondance sur un petit pla- 
teau de ô'O mètres de longueur sur "l^i de largeur, ai)pelé Clôt du ma- 
réchal, situé au-dessus du village de La Bastide, à 1.3(j0"' d'altitude. 
J'ai dédié celte espèce à mon ami Napoléon Kheil, de Prague, qui 
vient depuis plusieurs années chasser dans le Var. 

Descriptions de Coléoptères 
recueillis par M. H. Perrier de la Bâthie à Madagascar 

Par L. Fairmaire. 

Siagona hovana, n. sp. ■ — Long. 12 mill. — Ohlonfja, piceii, ni- 
tida, subtils cum ore, antennis pedibusque rufescentibus, glabra; capite 
prothorace vix angustiore, convexiusculo, sat grosse punctato, medio 
taxe, lateribus densius et fere rugose, utrinque acute carinato, mandi- 
biilis validis, fortiter arcuatis, antennis sat gracilibus, corporis médium 
superantibus, articulo P rugosulo-punctato , articulo â^ tertio paruni 
breviore ; prothorace transverso, postice valde angustato, antice fere 
recte truncato, angulis paulo et obtuse prominulis, dorso sat grosse mo- 
dice punctato, di<ico longitudinaliter sat late depresso et medio stria 
tenui elevata signato, utrinque fortiter snlcato, intervallis elevatis; 
chjtris ovato-oblongis, sat fortiter et sat dense punctatis, intervallis 
leviter rugosulis, lateribus fortius, sutura sat elevata. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Le genre Siagona n'a pas encore été signalé à Madagascar; cette 
nouvelle espèce est donc doublement intéressante. Elle n'a aucun rap- 
port avec les Siagona de l'Afrique orientale, mais elle ressemble extrê- 
mement à la S. Gerardi, d'Algérie, dont elle se distingue par la tète 
densément ponctuée sur les côtés, le corselet à sillon central plus fin, 
placé sur une ligne un peu saillante, et par les élytres moins atténuées 
en avant, à épaules moins effacées, à ponctuation jilus serrée avec les 
intervalles moins rugueux et la suture saillante. Elle ressemble aussi 



86 Bulletin de la Société Kntomologique de France. 

beaucoup à Yearopaea qui se retrouve en Egypte, elle en diiïèrc par 
la tète moins ponctuée au milieu, le 2'^ article des antennes à peine 
plus court que le 3% le sillon externe du corselet non effacé au milieu 
et les élylres plus oblongues, un peu atténuées à la base, à ponctua- 
tion plus tîne, plus serrée, les intervalles ruguleux. 

Tetragonoderus Perrieri, n. sp. — Long. 8 mill. — Laie ovatiis, 
parum convenus, dilate fulvus, vix nitidulus, elytris punctis piceis 
aliquot tessellati.s et macula fumata utrinque ad scutellum depressa; 
capite prothomceque vijc rufescentibns, niagis nitidulis, hoc transverso, 
hrevi, ehjtris angustiore, antice et postice aequaliter anyustato, late- 
ribus leviter rotundato, basi utrinque late, antice minute inipresso, 
dorso medio striato, angulis omnibus obtusis; ehjtris amplis, lateribus 
arcuatis, apice oblique truncntulis, modice striatis, striis 2 margina- 
libus tenuibus, tenuiter piceo-punctatis , striis laevibus, basi breviter 
piceo-lineolatis, intervaUis planis, laevibus, genubus paulo rufescentibus. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Ressemblebeaucoup au T. Toamasmoé" Al lu a ud, mais plus grand, d'un 
fauve plus roussàtre, avec la tète et le corselet unicolores, ce dernier 
n'ayant qu'une strie au milieu et de faibles impressions, les côtés bien 
moins arrondis avec les angles postérieurs plus obtus, les élytres sont 
plus amples, plus obliquement tronquées à l'extrémité et les taches 
dont elles sont parsemées sont très petites; ce sont plutôt des points 
régulièrement placés et formant 3 lignes transversales très dentelées. 

Pygora chamaeleon, n. sp. — Long. 10 12 à 12 mill. — Oblonga, 
crassa, dorso planiuscula, postice leviter attenuata, nigra, nitida, ehj- 
tris utrinque post médium maculis 2 oblique dispositis et 2 apicalibus 
albis, interdum basi plaga magna rufa, médium haud superante, pro- 
thoracis margine laterali sat anguste albido-tomentoso, pi/gidio pices- 
cente, interdum albo-bimaculato, abdomine lateribus albo-maculato; ca- 
pite ruguloso-punctato, margine antico medio rix sensim sinuato; 
prothorace transverso, elytris valde angustiore, lateribus cum angulis 
posticis rotundato, antice angustiore, subtiliter taxe punctulato, spatio 
medio longitudinali laevi, margine postico ad scutellum vix sinuato: 
scutello fere laevi, subovato; ehjtris ad humeras valde productis et de- 
clivibus, fortiter sinuatis, sutura et utrinque costis 2 elevatis, basi 
obliteratis, apice conjunctis, intervallo 1° depresso, striolato, externo 
angusto, punctato, angulo suturali rotundato; subtus cum femoribus 
tibiisque fulvo-villosa, tibiis tarsisque rufopiceis. — (5 Angustior, abdo- 
mine medio fortiter impresso, utrinque maculis albis biseriatis, pygidio 



Séance du %S février 1000. 87 

niyro. — ç Magis ampla, abdomine laleribm uniseriatini maculato, 
pygidio et abdominis npice piceo-rufescentibus. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Ressemble à P. cotijuncta pour la coloration, mais moins longue, 
surtout pour le corselet qui est court, arrondi sur les côtés et aux an- 
gles postérieurs ; le chaperon est entier au bord antérieur qui est in- 
distinctement sinué, les pattes sont plus courtes, plus robustes, et les 
antérieures faiblement tridentées dans les 2 sexes. 

Acmaeodera Perrieri, n. sp. — Long. 4 1/2 à 7 mill. — Oblonga, 
convexa, antice et postice aequaliter angustata, fuscato-aenea, sut ni- 
tidn, aipite prothornceque subtiliter puberulis, elijtris flavo-fulvis, 
plaga magna dorsati magis fascnla, basin obtegente, medio strangulata , 
ante apicem transvernm interrupta, apice flavo, varias fusculo^signato; 
capite antice planiusculo, dense subtiliter punctulato-rugosulo, medio 
obsolète sulcatulo; prothorace transverso, brevi, antice a medio angus- 
tato, postice plus minusce ampliato, dorso subtiliter dense ruguloso- 
punctato, medio sulcatulo, basi, disco et antice iitrinque foveolato, elg- 
tris oblongis, apice sat abrupte angustatis, haud serrulatis, sat subtiliter 
punctulato-striatulis, sutura et intervallis 3", .j" 9°(iue magis elevatis, 
apice costatis, nono basi et postice magis; subtus aeneolo-cuprescens , 
subtiliter punctata etpubescens, abdomine lateribusmaculis minutis gri- 
seis orna ta. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Cette jolie espèce rappelle, en très petit, certaines Stigmodera d'Aus- 
tralie. Le (5 est plus grand avec les côtés du corselet un peu anguleu- 
sement dilatés et les nervures des élytres, surtout l'interne, très sail- 
lantes. 

llyiodola, n. gen. 

Les deux insectes ci-après, quoique ressemblant sous beaucoup de 
rapports aux Anthribola et aux Sagridola, en durèrent notablement 
par un corps grêle ainsi que les pattes et les antennes, l'armature des 
fémurs bien faible, celle des tibias nulle, et les élytres déhiscentes dès 
ou presque dès la base; leur bord externe est longuement sinué, de 
sorte que leur partie postérieure est très étroite, en forme de languette, 
pres(iue tronquée ou obtusément arrondie à l'extrémité. La Sagridola 
Scalabrii Fairm. rentre dans ce genre, auquel se rattacheraient aussi 
les S. spinicrus Fairm. et flavicollis Waterh.; mais ces dernières 
sont plus massives, les élytres ne sont pas déhiscentes dès la base, 
leurs pattes sont un peu plus robustes, plus fortement armées. 



88 Bulletin de la Société Entomologlque de France. 

M. Perrieri, n. sp. — Long. 11 à 13 mill. — Elongata, capite ni- 
gro,utrinque sulphureo vittato, antice rufescente, prothoraco ioiiwntoso- 
sulphureo, utrinque disco vitta Ma nigra, antice abbreviata, scutello 
sulphureo, elytris rufo-castaneis, margine laterali postice et sutura 
infuscatis, subtus cuiii femoribus flavido-rufa, abdoinine deiifie albido- 
pubescente, anguste fusco-annulato, pectore nigro, dense tonientoso-sul- 
phureo, utrinque plaga denudata nigra, prothoracis lateribus macula si- 
mili minore signatis,antennis, tibiis tarsisque infuscatis; capite antice 
elongato, rostriformi, oculis oblongo-ovatis ; prothorace oblongo, antice a 
medio attenuato, basi vix ampliato, lateribus viedio obtusissime angulu- 
iis; scutello oblongo, fere concavo; elytris basi prothorace latioribus, 
mox angustatis, apice obtuse truncatis, paulo dehiscentibus, abdoniine 
In'evioribus ; femoribus sat latis, 4 posticis subtus dente minuto acuto 
armatis. — c? Minor, ehjtris fere a medio dehiscentibus. 

Environs de Suberbie\ illo (H. Perrier). 

Voisine de la Scalabrii, mais plus petite, d'une coloration bien dif- 
férente, avec le corselet plus court, non rétréci avant la base, la tète 
plus prolongée en museau, les élytres beaucoup moins rétrécies en ar- 
rière et bien moins débiscentes. 

M. muscaria, n. sp. — Long. 7 à 8 1/2 mill. — Forme et coloration 
de la M. Scalabrii Fairm., mais notablement plus petite; d'un brun 
noir avec une bande blanc de neige sur le milieu du corselet et sur 
l'écusson, la tête a aussi une ligne blanche en dedans des yeux, une 
tache de même couleur sur le chaperon; le corselet est plus court, les 
côtés ne sont pas sinués avant la base, les flancs ont une tache blanche 
en avant et une autre en arrière, le milieu du prosternum a une tache 
triangulaire blanche; les élytres sont presque semblables, mais déhis- 
centes dès la base, tandis que chez l'autre espèce la suture est droite à 
la base, le bord interne étant sinué ensuite et le reste de l'élytre plus 
étroit; il y a aussi, chez la nmscaria, un petit trait Ijrun séparé sur la 
tranche externe, très court, au lieu d'être prolongé jusqu'à l'épaule; 
l'écusson est plus court; enfin le dessous de l'abdomen a les 2 pre- 
miers segQients couverts de pulvérulence blanche, sauf sur le bord 
apical, au Ueu d'une pubescence grise qui couvre tout le dessous, la 
poitrine a de grandes taches hlanches latérales au lieu d'un simple 
trait et les côtés de l'abdomen ont des taches blanches presque carrées 
au lieu d'être oblongues; les fémurs sont entièrement fauves, même 
les postérieurs, glabres en dessous, les dents fémorales sont plus pe- 



Séance du %S fcrrier 1000. 89 

tites, plus fines, et les tibias o ont, au milieu interne, un petit éperon 
bien saillant en angle droit. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 



Dainiria, n. gen. 

Genre de Cérambycide voisin des Listroptem américains dont il 
ofï're le faciès. La tète est assez courte, le front plan, les antennes 
grêles ne dépassent pas les élytres chez le J, et sont un peu plus 
courtes chez la 9, le 3^ article n'est pas plus court que le 4^, le 5^ est 
plus long que le précédent, les autres diminuent un peu de longueur; 
le corselet est plus long que large, plus étroit à la base que les élytres, 
dilaté anguleusement presque au milieu, très inégal en dessus, les 
élytres sont allongées, parallèles, arrondies à l'extrémité, planes, avec 
une côte longitudinale en dehors, les épaules saillantes en avant; le 
prosternum et surtout le mésosternum sont assez larges entre les 
hanches, l'abdomen est atténué à l'extrémité, le l^'' segment plus long 
que le 2"; les pattes sont grêles, même les fémurs, et assez longues, 
les 4 tibias postérieurs sont légèrement ondulés. 

D. Perrieri, n. sp. — Long. H à lo mill. — Sal elonijuia, ehjtris 
planatis , supra suhopaca , fiisca, prothorace riibro; capite alutaceo; 
proihorace basi et antice aequaliter angustato, multlimpresso, utrin- 
que paulo acute angiilato; scutello semirotundo; eliitris fere parallelis, 
apice abrupte rotundatis, dorso sat fortiter dense punctatis, extus obtuse 
costatis, postice leviter dehiscentibus ; subtus valde nitida, mesosterno 
rufo, pedibus gracilibus, elongatis; c5 niinor, nitidior; Q major, opacula. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier). 

Cassidopsis Perrieri, n. sp. — Long. 6 à 8 mill. — Forme de la 
basipemiis Fairm., mais plus ovalaire, moins élargie au milieu, un 
peu moins convexe et d'une coloration très différente, d'un brun 
foncé faiblement bleuâtre, brillant, avec des taches él y traies d'un jaune 
roux, très éclatantes chez l'insecte vivant; le corselet est d'un jaune 
roux avec une tache antéro-discoïdale et deux taches basilaires trian- 
gulaires d'un brun foncé, ces 3 taches se réunissant parfois transversa- 
lement; il est plus rétréci en avant et le lobe médian de la base est 
plus prolongé; l'écusson est jaune roux; les élytres ont chacune 6 
taches d'un jaune roux assez grandes, et une étroite bordure margi- 
nale de même couleur; elles sont couvertes d'une ponctuation excessi- 
vement fine, la strie suturale est marquée en arrière; le dessous du 



90 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

corps et les pattes sont d'un jaune roux, les antennes sont brunes avec 
la base roussâtre, la tête est plus ou moins maculée de brun. 

Environs de Suberbieville (H. Perrier), 

Quelques individus sont entièrement d'un jaune roux avec une 
étroite ligne suturale et les 3 taches du corselet brunes; ce sont pro- 
bablement des 9. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France 
Par P. Chrétien. 

Presque simultanément, notre collègue M. L. Viard, à Barcelonnette, 
et moi-même, à la Grave, nous avons pris en juin et juillet derniers 
plusieurs exemplaires, d et 9, d'une espèce de Microlépidoptère très 
intéressante et nouvelle. 

Par sa nervulation. cette espèce semble appartenir au genre Cero- 
stonia ; mais elle s'en difl'érencie par des caractères très importants qu'il 
convient de mettre en relief par la création d'un sous-genre tout au 
moins. 

Plifealcih, nov. subg. 

Antennes ciliées, rapprochées à la base, à article basilaire renflé; 
ocelles nuls; palpes très courts q\ pendants, 2'' iwiide légèrement puilu, 
3^ article épais et conique, palpes maxillaires nuls ; tête liérissée de 
poils. Ailes antérieures un peu lancéolées, non creusées sous l'apex, à 
cellule supplémentaire, cellule discoïdale divisée; 12 nervures toutes 
libres : i^ bouclée à la base et 1*^ dans l'aire dorsale, 2 à 7 aboutissant 
au bord externe, 8 à 12 à la côte. Ailes inférieures à cellule discoïdale 
non divisée ; 8 nervures : 1% 1'' et 1' dans l'aire anale, 3 et 4 très 
rapprochées à leur origine, 6 et 7 longuement tigées. 

Se distingue donc du genre Cerostoma surtout par ses palpes ; 
tous nos Cerostoma ont les palpes érigés et à dernier article long et 
pointu en forme d'aiguillon. 

P. brevipalpella, n. sp. 

Enverg. 19-20 mill. — o Ailes antérieures grises, parsemées d'écaillés 
brunes, sans lignes ni dessins, ayant quelquefois un point noirâtre 
dans le pli avant le milieu de l'aile ; frange grise, précédée d'une série 
de petites taches brun noirâtre et divisée par une ligne brun foncé. 
Ailes inférieures gris soyeux, â frange concolore, divisée près de la base 



Séance du 28 février 1900. 91 

par une ligne brunâtre. Antennes grises, annelées de noirâtre; tète, 
palpes, thorax et abdomen gris. 

9 Ailes antérieures blanches, parsemées d'écailles brunes avec un 
point noirâtre comme chez le o', une bande médiane brune, vague, 
interrompue au disque, trois taches ou lilures brunes près de l'apex, 
une série terminale de litures brun foncé avant la frange ; cette der- 
nière largement entrecoupée de blanc et de noirâtre. Ailes inférieures 
semblables à celles du (S. Antennes blanches annelées de noirâtre; tète, 
palpes et thorax blancs, abdomen gris. 

Hautes et Basses-Alpes; 3(5, 2 9. — Vole en juin et juillet. 

Malgré les aflinités qu'elle paraît avoir avec les deux premiers 
groupes de Cerostoma, puisque la forme de ses ailes supérieures est 
très voisine de_celle des C. vittellumL.eXsequellum Cl. et que sa nervu- 
lationet celle de C.lucelluniY. sonl identiques, cette nouvelle espèce ne 
saurait être rangée ni dans l'un ni dans l'autre de ces groupes. Toutes 
ses nervures libres aux ailes supérieures l'éloignent du premier, et la 
forme et la frange des ailes supérieures l'excluent du second. En 
outre, ses antennes ciliées, ses palpes minuscules et tombants, sans 
parler de l'absence des palpes maxillaires et de la différence de colora- 
tion entre le c5 et la 9, obligent â la séparer de ces deux groupes comme 
de tous les autres Cerostoma. 

Notes sur quelques Malthinus paléarctiques (suite) (') 
et description d'une espèce nouvelle [Col.] 

Par .1. Bourgeois. 

8. Progeutes trigibber Mars, el Chobauti Bourg. — Ces deux 
espèces et probablement aussi conspicims Kiesw., que je ne connais 
pas, mais qui est très proche voisin de trigibber, se distinguent des 
autres Progeutes par la forme des antennes (c5) dont les articles, à 
partir du quatrième inclusivement, sont sensiblement comprimés, 
assez larges, subcultriformes, tandis qu'ils sont grêles et presque 
cylindriques chez longipennis, Abdelkader oX sericellus. 

9. Malthinus scutellaris Rosenh. et filicornis Kiesw.— C'est 
à tort que Kiesenwetter [Berl.ent. Zfïï5.,1866, p.2o7) a rapporté le 
srutellaris au filicornis. .fe possède un exemplaire typique de la pre- 
mière de ces deux espèces et j'ai pu'm'assurer que de Marseul a parfai- 

(1) \ok liull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 368. 



92 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

tument fait ressortir, dans sa « Monographie desMaltliinides », les difîé- 
rences qui la distinguent du ^//co7'?rw. Malheureusement une erreur de 
composition a rendu la partie du tahleau qui s'y réfère (p. 10) absolu- 
ment incompréhensible, les mots « 14. longipennis Luc. Alg. » ayant 
été placés sur la 36'' ligne, à la suite du paragraphe E', tandis qu'ils 
auraient dû l'être sur la 34'', à la suite du paragraphe F'. 

10. — Malthixus AxiLLARisKiesw. c5 9. — Les deux sexes de cette 
espèce présentent d'assez notables différences. Chez le (5, la coloration 
noire de la tète ne dépasse que très peu le bord postérieur des yeux 
et est coupée antérieurement en ligne droite ; en même temps, le pro- 
notum présente, de chaque côté, une large bande jaune orangé qui 
s'étend, en conservant à peu près la même largeur, du bord antérieur 
à la base. Chez la ç, la coloration noire postérieure de la tète s'avance 
jusque vers le milieu du front et est fortement échancrée dans sa partie 
médiane ; quant au pronotum,il n'est généralement que très étroitement 
bordé de jaune, surtout dans sa moitié antérieure et peut même devenir 
entièrement noir, à l'exception d'une petite tache flave aux angles pos- 
térieurs. En outre, dans ce même sexe, les élytres sont sensiblement 
plus longs et les tibias intermédiaires rembrunis dans leur première 
moitié, tandis qu'ils sont d'un tlave uniforme chez le c5. Il est bon de 
remarquer que la description de Kiesenwetter, reproduite par de 
Marseul, a été faite sur un exemplaire 9. 

1 1 . Malthixus rubricollis B a u d i , py rrhoderus Pair m . et syriacus 
Mars. — Deux de mes collègues ont répondu à ma demande de rensei- 
gnements (voir Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 369) et je les en remercie 
sincèrement. M. L. von Heyden m'a communiqué deux exemplaires 
9, l'un de Caramanie, l'autre des environs d'Alep (Syrie), vus par de 
Marseul, et dont le premier porte l'étiquette « syriacus » de la main 
de cet auteur. De son coté, M. Pic m'en a adressé trois : le premier de 
Beyrouth, patrie d'origine du syriacus, le deuxième de Digoin (Saône- 
et-Loire), et le troisième de la Grande-Chartreuse , ces deux derniers 
étiquetés rubricollis. 

Aucun de ces exemplaires, comparés soit entre eux soit avec mon 
rubricollis de Soos, soit avec le pyrrhoderus de Varna, qu'a bien voulu 
me confier M. Fairmaire, ne m'a présenté de différence ayant une 
valeur spécifique quelconque. Le prothorax peut, il est vrai, paraître 
plus ou moins arrondi à son bord antérieur et, par conséquent, plus ou 
moins allongé, mais cela dépend de l'angle sous lequel on l'examine. 
Vu perpendiculairement à sa surface, il apparaît toujours comme l'a 



Séance du 28 fà-rier 1900 îi;^ 

décrit Baiuli. Je crois donc être on droit d'établir déliiiilivcmcnt pdur 
cotte osiièce la synonymie suivante : 

JIalthinl's lUBUicoLLis ïi au d'i, Bci'I. eut. Zeits., 18o9, p. 297. — 
st/i'iaeus Mars., Mon. Malth., in L'Abeille, XVI, 1878, p. lo. — pijr- 
ilioderus Fairm., Bail. Soc. eut. Vr., 1883, p. xxxiv. 

Haij. : Franco mérid.; Corse; Tyrol; Istrio; Grèce; Turquie : Varna; 
Asie Mineure: Caramanio; Syrie : Alep, Beyroutli. 

Un caractère du nibr i coll is (XoniW n'a pas encore été fait mention, et 
(|ue j'ai constaté dans tous les exemplaires qui m'ont passé sous les yeux, 
réside dans la forme particulière du dernier segment do l'abdomen 
chez la ?. Ce segment est parcouru on dessous et dans toute sa lon- 
gueur par une carène élevée, bifurquée postérieurement et llanquéc^ 
de chaque coté d'une fossette profonde et arrondie. 

12. Malthixus raphidiceps Kiosw. — M. L. von Heydon a bien 
voulu me communiquer deux exemplaires 9 de cotte espèce provenant 
des chasses de Merkl en Turquie. Leur examen m'a confirmé dans ce 
que j'en avais dit au n'^ 5 do ces Notes {Bull. Soc. eut. Fr., 18U9, p. 3G9) 
et m'a permis eu outre de constater le bien-fondé de la remarque déjà 
faite par M. Weiso sur dos individus de même provenance, à savoir 
que le roljord interne dos torulus est un peu plus élevé chez raphi- 
diceps que chez les espèces affines, ce qui, joint à la coloration noire 
dQ ce rebord qui tranche sur le fond jaune do la partie antérieure de 
la tête, fait paraître le front, vu d'en haut, comme trisinué entre les 
yeux (cf. Weiso, Deut.'^. ent. Zeits., 189o, p. 214). 

13. Malthixls Devillei Ah. — Cette espèce, très bien caractérisée 
par M. Abeille de Perrin, m'avait déjà été communiquée par M. Vil- 
lard, qui l'avait récoltée à Saint-Martin-Vésubio. J'avoue l'avoir con- 
fondue •d\('cfront(di.s. Los derniers segments abdominaux (c5) sont bien 
comme les a décrits M. Abeille de Perrin, maïs le dernier n'étant 
pas béant dans mon exemplaire, je n'ai pu apercevoir le style fourchu 
collé à la face interne do sa valve inférieure, dont parle notre collègue 
{L'Abeille, XXIX, 1898, p. 92). 

14. Malthinus impressicollis Fairm., dont j'ai le Ijpe sous les 
yeux, est très voisin d'inflavus Mars., et n'en diffère guère que par 
une plus grande extension de la coloration noire sur la tête et les 
pattes. Tandis que chez infUtcm la partie noire postérieure de la tète 
est entaillée d'ime largo tache triangulaire d'un rouge testacé, dont 
'a pointe atteint presque l'occiput, chez impressicollis, celte tache se 
réduit à une échancrure intoroculaire subarrondio qui, généralement, 



04 BuUelia de la Société Entomologique de France. 

se prolonge peu eu arrière; en on Ire, les tempes ne sont pas ta- 
chées de ix^iix eomnie chez infhinai, et les pattes postéricnros sont 
entièrement hrunes, à l'exception des genmix. A tous les autres points 
de vue les deux formes sont identiques; aussi suis-je d'avis de ne con- 
sidérer impressicollis que comme variété tVinflavus, d'autant plus que 
j"ai vu des individus formant passage de l'un à l'autre. 

lo. Le groupe des petits Mnllhinus d'un tiave unicolore, à élylres 
reliaussés d'une tache soufre à l'extrémité, comprend jusqu'à présent, 
et par ordre dédale, les espèces suivantes : ritelliaus Kiesw. (1865), 
d'Espagne; sordidm Kiesw. (1871), de Toscane; lacteifrons Mars. 
ll878), d'Algérie et de Sicile.; pallkolor Fairm. (1883), d'Algérie; 
Nomki Reitt. (1889), des côtes de Dalmatic; torthcelis Pic (1898), 
d'Algérie. 

Les M. viielUnus et pnllirolor se distinguent immédiatement des au- 
tres espèces par leurs (''lytres à ponctuation confuse, sans séries régu- 
lières de gros points enfoncés. Ou les séparera facilement par la forme 
du prothorax qui, chez vitelUnus, est assez large, sensiblement trans- 
versc et rétréci en avant à partir du milieu, tandis qu'il est étroit, 
plus long que large et à côtés subparallèles chez pallicolor. En outre, 
chez ce dernier, les élytres sont jjIus courts et à ponctuation plus fine 
et plus uniforme. 

Parmi les espèces à élytres sérialement ])<tnctués, les mrdidus et 
iortiscelis ont les tibias postérieurs (c?) siuués dans leur milieu et un 
l»eu élargis vers l'extrémité, alors qu'ils sont simples dans les deux 
sexes chez lacteifrons. Quant à Novahi, il semble, par sa description, 
ne difTérer que très peu de xordidux. 

K). Malthinus varus. sp. nov. — Klonijatus, parallelus, parum 
vitidus , pallide flavus, capite postice iiigro, nigredine antice inter 
oculos trisinuata; antennis brunneis, articulis duobus bnsalibus subtus 
flavidis, secundo tertio aequaU; prothm'ace sat angusto, longitudine 
liasi aequaU, a medio inde apicein versus puulnni a>tenuato, medio 
nigro, Jateraliter Inte, antice posticeque angustissime fîaco-marginato: 
scutello fusco-nigro; elgtris parum profande p)inctato-striatis,basi, la- 
terihus interduni maculaque ante-apicali nigro-fuscis, cpice sulphureo- 
guttatis. — çj Tibiis posticis pane médium sinuatis introrsumque cur- 
vatis. — Long. 3 Iji mill. 

Allongé, parallèle. Tète assez large, subconvexe, curvilinéairement 
rétrécie derrière les yeux qui sont assez gros et saillants, très fine- 
ment alutacée et d'un noir presque mat sur sa partie postérieure, 
d'un blanc à peine jaunâtre en avant, la coloration noire s'avançant 



Smnce du 2S [nrin- lf)(j(). 9o 

jusfiuaii milieu du fruiit, liisiiuiéc à sou bord aiUi'ricur, avec l'échaa- 
crurt' Qiédiaiio arrondie, un peu plus profonde que les deux latérales; 
antennes assez robustes, dépassant à peine la moitié du corps (?), 
un peu plus longues (cî), brunâtres, avec les deux premiers articles 
d'un jaune pâle, souvent un peu obscurcis en dessus, le premier 
très allongé, un peu épaissi et légèrement courbé vers rexlrémité, 
2" égal au ;{". Pronotum à peu près aussi long (jne large à la base, 
sensiblement ])Ius étroit dans son milieu (pie la léte y compris les 
yeux, coupé droit en a\aul, légèremeiil arqué eu arrière à son 
bord postérieur, un peu rétréci eu avant à partir du milieu, subpa- 
rallèle postéri(!urement avec les angles un peu tournés eu dehors, vi- 
siblement rebordé sur tout son pourtoui', ci'eusî' dans toute sa lon- 
gueur d'un sillon assez profond, peu distinctement et éparsemeut 
pointillé, paraissant finement alutacé à un fort grossissement, glabre, 
presque mat, noir ou d'un brun noirâtre dans son milieu, largement 
bordé de chaque côté de jaune très pâle, avec le bord antérieur et la 
base lisérés de même. Écusson d'un uoii' brunâtre. Élytres sensible- 
ment plus larges que le pronotum â la base, parallèles, deux fois cl 
demie environ aussi longs que larges, marqués de ligues de points peu 
profonds, confuses postérieurement, peu brillants, légèrement pubes- 
cents, d'un gris jaunâtre, avec le bord basilaire, les bords latéraux eu 
partie et une grande tache anté-apicale d'un brun plus ou moins foncé, 
parés à l'extrémité d'une tache d'im jaune souh'é vif. Dessous du 
corps et pattes d'un lestacé jjàle; partie postérieure de la tète noire 
jusqu'aux yeux; milieu des segments abdominaux, moitié apicale des 
cuisses postérieures, majeure partie des tibias et tarses de la même 
paire rembnmis. — c Tibias postérieurs assez fortement sinués et 
coudés intérieurement en arrière du miUeu ; dernier arceau ventral de 
l'abdomen subtriangulairement entaillé â l'extrémité. 

Algérie : mont Edougli, près Bône(Leprieur,Beder. — Collection 
Bedel et la mienne. 

Voisin du nùjyibuccis Mars., mais de forme plus allongée, et distinct 
en outre par l'épistome concolore, le prolhorax plus étroit, les 
élytres à lignes ponctuées moins marquées, les pattes de la deuxième 
paire entièrement flaves,la forme des tibias postérieurs chez le (5, etc. 

Il ressemble aussi beaucoup au dnjocoi-tps Rottenb., de Sicile; 
mais le prothorax est plus étioit et plus allongé, les é'iytres sont plus 
longs, bordés de noir à la base et parfois sur les côtés, les tibias sont 
plus profondément sinués intérieurement chez le c5, etc. 

Ohs. — En décrivant le M. ddicatulus (Bull. Soc. eut. Fr., 1899, 



96 Bulletin de la Société Entomoloyique de France. 

p. 370), j'ai omis de faire mention de la tache jaune pâle qui termine 
les élytres. Bien que cette tache ne soit pas très apparente, elle n'en 
existe pas moins et doit être signalée. 



Recherches sur la structure et le développement postembryonnalre 
de l'ovaire des Insectes. — I ' Culex pipiens L. 

Par A. LÉcAiLLox. 

L'élude du développement embryonnaire des Insectes montre que, 
chez ces animaux, les cellules sexuelles, les gonades, se séparent de 
très bonne heure des cellules somatiques et semblent être toujours de 
nature ectodermique. Elles se groupent bientôt en deux petites 
masses pleines s'entourant chacune d'une enveloppe formée de cellules 
mésodermiques aplaties. Souvent ces d'^ux petites masses ne se modi- 
llent plus, au moins dans leur structure intime, et restent telles quelles 
jusqu'à la lin du développement embryonnaire; ce sont les rudiments 
ou ébauches des organes génitaux. 

Je me suis surtout proposé, dans les recherches dont je commence 
aujourd'hui à publier les premiers résultats, de suivre l'évolution de 
l'organe femelle depuis cet état d'ébauche jusqu'au moment où il a 
atteint sa maturité. J'ai limité mes observations à peu près exclusive- 
ment à la partie essentielle de l'ovaire, c'est-à-dire aux cellules 
sexuelles elles-mêmes, et j'ai laissé de côté les parties accessoires de 
l'organe femelle ainsi que ses conduits vecteurs. 

I^a question ainsi comprise, bien qu'étant évidemment un des points 
les plus importants de l'histoire des Insectes, n'a pas encore été traitée, 
jusqu'ici, d'une jiia ni ère satisfaisante. Les auteurs décrivent générale- 
ment les ovaires des Insectes comme constitués par un nombre variable 
de gaines ovariques dans chacune desquelles sont placés, les uns à la 
suite des autres, des œufs à divers états de développement. A ces 
œufs seraient jointes, dans beaucoup de cas, des cellules vitellogènes 
intervenant plus ou moins directement dans la formation du vitellus 
nutritif. 

Eiïectivement, il en est ainsi la plupart du temps. Mais si l'on observe 
méthodiquement les divers groupes d'Insectes, et dans chacun de ces 
groupes un nombre suffisant d'espèces, on ne tarde pas à se convaincre 
que le schéma classique soulîre de nombreuses exceptions. Souvent, 
par exemple, soit chez des types inférieurs de la classe, soit chez des 
espèces appartenant aux ordres les plus différenciés, chaque ovaire, pris 



Séancfl du 28 février WOU. 07 

peu avant le moment de la ponte, est formé non pas de gaines ovariques, 
mais d'une simple poche contenant les œufs. Cette dernière disposition 
est manifestement plus simple que l'autre ; mais on ne comprend pas très 
bien, a priori, pourquoi elle existe à la fois dans des types inférieurs et 
dans des espèces très élevées. A moins qu'il ne s'agisse là que d'un 
caractère de convergence et que, partis d'un point commun (les 
ébauches des organes génitaux étant identiques), les ovaires mûrs ne 
soient arrivés à avoir des structures très analogues qu'après avoir 
évolué dans des directions très différentes? Il est de toute évidence 
que l'étude du développement postembryonnaire de l'ovaire peut seule 
résoudre cette question. 

Sans vouloir entrer maintenant dans d'autres considérations qui 
seront mieux placées après la description des faits qui se passent chez 
les divers types, j'ajouterai encore, cependant, que les questions qui se 
rapportent aux cellules vitellogènes n'ont pas été non plus, jusqu'ici, 
nettement résolues. L'œuf étant, dans tous les cas normaux, très abon- 
damment pourvu de réserves nutritives, on peut penser que l'existence 
des cellules vitellogènes doit être probablement universelle. Mais, sur 
ce point encore, de nouvelles recherches sont nécessaires, et l'étude 
du développement postembryonnaire de l'ovaire doit permettre de ré- 
soudre définitivement le problème. 

Je résumerai très brièvement, dans la suite de cette communication, 
les principaux faits que j'ai observés chez le Cousin; j'envisagerai suc- 
cessivement : 

i° L'ovaire à l'état de maturité; 
2° L'ovaire à l'état d'ébauche ; 

3° Les modifications qui surviennent quand l'ovaire passe de l'état 
d'ébauche à l'état de maturité. 

1" Ovaire à l'état de maturité. 

Chaque ovaire a la forme d'un sac allongé s'étendant sur la plus 
grande partie de la longueur de l'abdomen. En avant, le sac se rétrécit 
un peu et se termine par une extrémité arrondie. En arrière, il se 
rétrécit de nouveau et se transforme insensiblement en un oyiductc 
(|ui va s'unir à l'oviducte adjacent pour former avec lui un court con- 
duit commun. 

Les deux ovaires sont serrés l'un contre l'autre suivant le plan de 
symétrie du corps, de sorte que, de ce coté, leur surface est aplatie, 
tandis qu'elle est arrondie partout ailleurs. La masse formée par les 
deux ovaires occupe presque toute la cavité du corps qui se trouve 



98 Bulletin de la Société Entomologique de Fiance. 

ainsi distendue, tandis que la place occupée par les autres organes est 
réduite au minimum. La section transversale de cette masse est à peu 
près de forme circulaire. 

La paroi de chaque poche ovarienne est formée par une simple mem- 
])rane très mince. A l'intérieur sont placés les œufs qui, bien que libres 
à ce moment , ne sont pas disposés au hasard. Ils ont gardé , par suite 
de la pression qu'ils exercent réciproquement les uns sur les autres, 
la position qu'ils avaient pendant les stades plus jeunes. Ils sont dis- 
posés en files longitudinales s'étendant sur toute la longueur de l'ovaire. 
Dans chaque file, chaque œuf a une extrémité appliquée contre la 
paroi ovarienne et l'autre extrémité dirigée vers l'intérieur de la poche. 
En outre, chacun d'eux est placé obliquement sur l'axe de l'ovaire, de 
manière que l'extrémité située contre la paroi de ce dernier soit plus 
antérieure que l'autre. 

Comme Ta décrit et figuré Réaumur, l'œuf a à peu près la forme 
d'un cigare dont le gros bout serait surmonté d'un col court et évasé. 
J'ajouterai que cette région correspond à l'extrémité antérieure de 
l'œuf, tandis que la région pointue représente l'extrémité postérieure 
de ce dernier. Quand l'œuf est pondu, c'est son extrémité antérieure 
(]ui repose sur l'eau et, conformément à la loi de Hallez, c'est par là 
(lue sortira la larve. 

L'œuf, comme chez les autres Insectes, est formé de protoplasma 
mélangé d'une quantité considérable do globules deutoplasmiques. Il 
jiossède une membrane vitelline bien dilî'érenciée, très visible et assez 
épaisse. Le chorion a une structure assez simple; il est formé de deux 
lames parallèles, peu épaisses, réunies l'une à l'autre par un nombre 
considérable de petits piliers cylindriques, dirigés perpendiculairement 
aux deux plaques, et de grosseur variable. Il y a une dillérence dans 
la nature chimique de la substance qui forme les piliers et celle qui 
forme les deux lames, car la première seule se colore très fortement 
jiar certains réactifs. Le col que l'œuf présente à son extrémité anté- 
rieure a la même structure que le chorion ; c'est une expansion de ce 
dernier. 

2" Ovaire à l'état d'ébauche. 

Pendant toute la durée de la vie larvaire, les organes génitaux de- 
meurent à l'état d'ébauche. Celle-ci consiste en deux petits massifs 
cellulaires situés dans le sixième anneau abdominal. Chaque massif 
est de forme ovoïde, a son plus grand axe dirigé suivant la lon- 
gueur du corps et est constitué par un groupe de grosses cellules serrées 
les unes contre les autres de manière à prendre, par suite de pression 



Séance du 28 février 1900. 99 

réciproque, des formes polyédriques. Autour de ces cellules, qui sont 
les cellules sexuelles proprement dites, les gonades, est une enveloppe 
|)eu épaisse, foi'mée par des cellules très aplaties qui sont rentlées seu- 
lement au niveau des noyaux. Cette enveloppe donne naissance à deux 
lilaments grêles, sans cavité visible, qui partent, l'un de l'extrémité 
antérieure, l'autre de l'extrémité postérieure de chaque massif génital. 
Même dans les larves très jeunes, le fdament postérieur tout au moins 
est toujours visible. 

Sur les Coupes transversales du corps, on peut \oir que les deux 
petits massifs sexuels sont placés latéralement, l'im à droite, l'autre à 
gauche du tube digestif. 

.3" Modifications que subit l'nvaire pendant la période 
de maturati(tn. 

L'évolution de l'ovaire, complètement arrêtée durant la vie larvaire, 
reprend au contraire activement pendant la période nymphale. 

L'enveloppe de l'ébauche ovarienne s'agrandit à mesure que la masse 
de cellules qui y sont contenues augmente de volume; elle conserve 
louj(iurs la forme d'un sac ovoïde qui croit à la fois en longueur et en 
largeur. Les cellules sexuelles, de leur côté, augmentent considérable- 
ment en nombre et bientôt commencent à se différencier dans des 
sens divers. Si on examine l'organe femelle à la fin de la nymphose, 
ou au moment où l'Insecte ailé vient de sortir de la nym|)he, on lui 
trouve la stiiicture suivante : 

Chaque ovaire a la forme d'une masse allongée, s'étendant sur toute 
la longueur de la partie moyenne de l'abdomen. Dans l'axe de la masse, 
allant jusqu'à une faible distance de chacune de ses extrémités, se 
trouve une colonne creuse, dont la paroi est faite d'une seule assise 
de cellules à noyaux arrondis et serrées les unes contre les autres. 
De la siu'face entière de cette colonne, se détachent, dans un sens 
oblique, de nombreux pédoncules formés de cellules identiques à 
celles des parois de la colonne centrale. Chaque pédoncule porte, à 
son extrémité opposée à celle par laquelle il tient à la colonne, un ren- 
llement ovoïde volumineux, dans lequel on distingue une paroi formée 
de celluh's aplaties, et une masse interne de grosses cellules pressées 
les unt'S contre les autres. Entre les pédoncules et les rentlements 
ovoïdes sont de nombreuses trachées. Autour de l'ensemble formé par 
la colonne centrale, les pédoncules et les renflements ovoïdes, on 
trouve l'enveloppe agrandie de l'ébauche ovarienne primitive. Tout ce 
qui est à l'intérieur de cette enveloppe, à l'exception des trachées, pro- 
vient delà dillérencialiondes gonades ou des cellules qui en sont dérivées. 



100 BuUetm de la Société Entomologîqne de France. 

Pendant la période de la vie adulte qui s'étend jusqu'au moment de 
la ponte, révolution de l'ovaire s'achève. La paroi de l'ovaire nnu- 
provient, en délinitive, de la paroi ovarienne décrite précédemment. 
L'une des grosses cellules de chacun des renllements ovoïdes pédon- 
cules devient un œuf qui accumule dans son intérieur des globules 
deutolécithiques et sécrète ensuite à sa surface une membrane vitelline. 
Les autres grosses cellules qui accompagnent la cellule œuf jouent le 
rôle de cellules vitellogénes ; elles disparaissent vers la Un de la matu- 
ration de l'œuf. Les cellules aplaties qui forment la paroi de chaque 
renflement ovoïde constituent un follicule entourant l'œuf et les cellules 
vitellogénes; plus tard elles sécrètent le chorion de l'œuf. La colonne 
centrale et les pédoncules qui en partent persistent pendant un certain 
temps; mais, à mesure que la maturation s'avance, les cellules qui les 
forment se désagrègent et finissent par disparaître. Finalement, de 
toutes les cellules contenues dans l'intérieur du sac ovarien, les œufs 
seuls persistent : l'ovaire a atteint sa maturité. 

Comme on vient de le voir, l'ovaire du Cousin a, au début et à la 
fin de son développement, une structure très simple; mais ce déve- 
loppement n'en est pas moins assez compliqué. Il faut noter surtout 
que parmi les cellules sexuelles proprement dites il y a une diffé- 
renciation très accentuée. Certaines de ces cellules, seules, se trans- 
forment en œufs, alors que les autres ne jouent que des rôles acces- 
soires. Il y a là une division du travail très accentuée et qui ne doit 
d'ailleurs pas surprendre, puiscjuMl s'agit d'une forme animale très 
perfectionnée. 

Sur les aberrations de VAglia Tau L. [Lép.] 
Par Th. Seebold. 

1. -- al). FERENiGRA Th. Mg. = LUGENs Stdf., Bcvl . Evt . Zcitschr., 
Bd. XXXII. 

2. — ab. MELAiNA Gross., Iris, 1897. 

La ferenigra est caractérisée par un obscurcissement des bords (de 
la périphérie) des ailes; tandis que la melainaix les bords des ailes un 
peu plus clairs que le reste qui est d'un brun noir foncé. 

Un mâle de cette dernière aberration a été trouvé in copula avec une 
femelle type dont la ponte donna o6 chrysalides d'où sortirent 
11 mâles et 6 femelles de l'ab. melaina; le reste de l'éclosion était com- 
posé d'exemplaires typiques, sans aucune forme intermédiaire. 

Les mâles noirs n'acceptèrent pas les femelles de la même couleur, 



Séance du 2S févriev 1900. 101 

mais un màlc jaune (typo) s'accoupla do suite avec une femelle noire. 

Des 30 œufs obtenus do ce couple naquirent 13 chenilles dont deuK 
chétiyes. Le reste des œufs n'était sans doute pas fécondé. 

Celte aberration a été trouvée dans les forêts de Hêtres des Alpes de 
la Styrie, à partir du 15 avril jusqu'à la On de mai, et jamais au-des- 
sus de 800 mètres d'altitude. Elle est toujours d'une très grande 
rareté. 

A propos de l'apparition tardive des Lampyres, en 1899, 
réponse à M. Gadeau de Kerville 

Par S. JOL'RDAIN. 

Ala suite de l'oijservation de M. H. Gadeaude Kerville ('), je tiens 
à bien préciser le sens de ma note sur ^apparition tardive des Lam- 
pyres. 

J'en ai bien rencontré quelques-uns, à Portbail et dans les environs, 
au temps normal de leur apparition, mais celle-ci a atteint son maxi- 
mum plus tard, à une époque où d'ordinaire ils ont disparu. 

L'accouplement des Coléoptères 

Par H. Gadeau de Kervu-le. 

Depuis quelques années, je me livre à l'étude de l'accouplement 
dans la série animale, et regrette (lue mes longs travaux faimiques et 
dendrologiques ne me laissent point plus de temps pour efïectuer des 
observations et des expériences sur ce captivant sujet. 

Dans cette étude, je ne m'occupe nullement de l'anatomie et de la 
physiologie des organes génitaux, ni de leurs produits, réservant mon 
attention à l'acte de l'accouplement et à ses préludes, sujet vaste néan- 
moins, étant donné qu'il comporte aussi la connaissance des condi- 
tions ambiantes dans lesquelles s'opère l'accouplement, des époques 
où il se fait, do sa durée, de la répétition de l'acte copulateur, etc. 

(]hez les Arthropodes, il existe une grande variété dans la manière 
dont se fait l'accouplement, et il faudrait de nombreuses pages pour 
eu présenter un simple résumé, que, je l'espère, j'aurai l'honneur et 
le plaisir de communiquer par fractions à notre Société. 

Bien que la question de l'accouplement des animaux constituant les 
difTérents groupes de l'embranchement des Arthropodes soit fort iuté- 

(I) Bull. Fr., 1900, p. 29. 



102 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

ressante, et que de nombreux renseignements à cet égard aient été 
insérés dans quantité de publications, cette question n'a pas jusqu'ici 
— du moins à ma connaissance — été traitée, avec les développements 
qu'elle comporte, dans des mémoires spéciaux. Peut-être un sentiment 
de pudeur ou la crainte de la raillerie ne sont-ils pas étrangers à celte 
lacune? Pourtant, l'impudeur n'existe plus où la science apparaît. 

Plus tard, je parlerai en détail de l'accouplement des Coléoptères, et 
y joindrai une bibliographie aussi complète que possible. En ces li- 
gnes, je me borne à donner, sur l'accouplement de ces insectes, une 
brève généralisation, établie à l'aide des renseignements publiés et de 
mes observations personnelles. 

On sait fort bien que dans la recherche des femelles en vue de l'ac- 
couplement, les Coléoptères mâles sont tout particulièrement guidés 
par leur odorat ; mais la vue et l'ouïe ont aussi un rôle dans cette re- 





l'ig. 1. Fig. 2. 

cherche. Les mâles des espèces photogènes sont attirés par la lumière 
qu'émettent les femelles, de même que les mâles de certaines espèces 
le sont par les bruits spéciaux que les femelles produisent. 

Chez le plus grand nombre des Coléoptères, l'accouplement a lieu 
le mâle étant monté sur le dos de la femelle. Le plus souvent, la partie 
antérieure du thorax du mâle est légèrement en arrière de la partie 
antérieure du thorax de la femelle, ou à sa hauteur. Les deux thorax 
sont, ou plus ou moins proches l'un de l'autre, ou plus ou moins dis- 
tants, selon la forme plus ou moins plate ou plus ou moins convexe 
de la partie dorsale de la femelle. La figure 1, représentant l'accouple- 
ment du Lytfa optabilis (Fald.) (grossi 2 fois linéairement), et la 
ligure 2, montrant l'accouplement de YApion onopordi (Kirby) (grossi 
5 fois linéairement) en sont des exemples. Il convient d'ajouter que la 
position du mâle sur la femelle dépend aussi des conditions de la pé- 
nétration du pénis dans l'appareil génital de cette dernière. Pendant 
la copulation, les pattes du mâle ont un rôle important, servant à le 
maintenir fixé sur le dos de la femelle. Les pattes antérieures et les 




Séance du '2S fécrier 19U:J. 103 

pattes intermédiaires, ou seulement les pattes antérieures, ont l'usage 
en question, les autres pattes demeurant libres, ou bien les six pattes 
servent au mâle à se tenir cramponné sur la femelle. 

Chez les Coléoptères dont les pattes sont longues, les tarses et les 
ongles s'appliquent plus ou moins à la partie ventrale de la femelle. 
Mais chez les Coléoptères qui ont des 
pattes courtes, tels que, par exemple, 
les Coccinellidés, les ongles des tar- 
ses s'accrochent au bord externe des 
élytres. concourant ainsi, d'une ma- 
nière efficace, à la soUdité du maie 
sur la femelle. Un exemple de ce fait 
est montré par la figure 3, qui repré- 
sente l'accouplement de VAdonia varie- 
gâta (Goeze) grossi 4 fois linéaire- Fig. 3. 

ment. 

Parmi les Coléoptères qui ont ce mode d'accouplement, de beaucoup 
le plus fréquent dans cet ordre d'insectes, les mâles d'un grand nombre 
d'espèces possèdent, soit aux tarses des pattes antérieures et intermé- 
diaires, soit aux uns ou aux autres, des modifications, importantes ou 
plus ou moins légères, qui contribuent à maintenir l'équilibre du mâle 
sur la femelle. Ainsi, chez les bijUcus, les trois premiers articles des 
pattes antérieures des mâles sont dilatés et réunis, formant une pa- 
lette garnie, en dessous, de nombreuses papilles et de deux cupules; 
en outre, les mêmes articles du tarse des pattes intermédiaires sont 
plus larges que les deux autres articles et garnis en dessous d'un 
tissu spongieux. Grâce à cette disposition, le Dytique mâle peut se 
tenir cramponné sur la femelle, qui, en nageant vigoureusement et 
avec brusquerie, cherche à se débarrasser de son cavalier. Chez la 
plupart des espèces de la famille des Carabidés, un ou plusieurs des 
premiers articles des tarses antérieurs ou des tarses intermédiaires 
des mâles sont dilatés et plus ou moins garnis, en dessous, de petites 
saillies servant à augmenter la solidité du mâle sur la femelle. Chez 
les Cicindela mâles, les trois premiers articles des tarses antérieurs 
sont plus larges que les deux autres et pourvus de brosses à leur 
partie inférieure; etc. 

Outre les pattes, il est possible que les antennes jouent aussi un 
rôle dans l'accouplement. En ellét, il parait que les antennes des Mé- 
loés mâles servent, pendant la copulation, à tenir les antennes de la 
femelle. Si ce fait est exact, il y a tout lieu de croire qu'il n'est [)as 
spécial aux Méloés. 



104 BuUelin de la Société Entomologique de France. 

Le plus souvent, après quelques tentatives infructueuses dont le 
nombre dépend évidemment des conditions physiques et physiologi- 
ques dans lesquelles se trouvent les deux animaux accouplés, le mâle 
introduit son pénis dans l'appareil génital do la femelle, où il déverse 
le sperme, soit libre, soit agglutiné en spermatophores. Ces derniers, 
lorsqu'ils sont abondants, peuvent même déborder de l'appareil génital 
de la femelle et adhérer à la partie inféro-postérieure de son abdomen. 
Ce dernier fait s'observe chez les Dytiques. 

Il est très important d'ajouter que l'appareil copulateiu' des Coléo- 
ptères mâles présente souvent des modifications qui leur permettent de 
maintenir plus ou moins solidement la femelle pendant la durée de 
l'accouplement. 

Chez de nombreux Coléoptères de la famille des Scarabéidés, entre 
autres dans la sous-famille des Mélolonthinés. le mâle, grimpé sur le 
dos de la femelle pendant les premières phases de la copulation, est 
obligé, en raison de la forme de son pénis, de se renverser progressi- 
vement sur le dos, afin de pouvoir introduire en entier cet organe dans 
l'appareil génital de la femelle. 

Ce fait est très facile à constater chez le Melolontha rulgaris (F.). 
Tandis que, pendant des heures, la femelle occupe une position nor- 
male, le mâle est derrière elle, en ligne droite, le ventre en l'air et 
plus ou moins inerte. Tantôt, la femelle reste immobile, tantôt elle 
traîne, dans cette lamentable posture, son époux qui, dans certains 
déplacements de la femelle sur le feuillage, se trouve suspendu dans 
le vide. 

Bien que la position d'accouplement dans laquelle le mâle se tient 
sur le dos de la femelle soit, de beaucoup, la position la plus fréquente 
chez les Coléoptères, il existe néanmoins, chez un grand nombre d'es- 
pèces, un autre mode de copulation, dans lequel le mâle et la femelle 
sont en hgne droite, bout à bout, le pénis du mâle engagé dans l'ap- 
pareil génital de la femelle, et les deux sexes reposant normalement 
sur leurs pattes à l'endroit où ils se trouvent. Cet accouplement li- 
néaire existe dans les famille des Bostrychi- 
dés, Cantharidés, Cryptophagidés, Scydmé- 
nidés, etc. La figure 4, qui représente deux 
rig. 4. Atomaria testacea (Steph.) en copulation, 

grossis cinq fois et demie linéairement, 
montre un exemple de cet accouplement linéaire. 

Ce serait une grave erreur de croire que toutes les espèces d'une 
même famille s'accouplent de la même manière. Ainsi, par exemple, 
les deux modes de copulation que je viens de d('crire existent, non 



Séance du 28 février 1900. lOo 

seulement dans la famille des Cantliaridés. mais dans la sous-famille 
des CanHiarinés. 

Outre ces deux formes d'accouplement, on a observé, dans Tordre 
des Coléoptères, des modes particuliers, chez les Cebrio, par exemple. 
On a dit que les femelles de ces insectes se bornaient à faire saillir, 
à la surface du sol, leur long vagin dans lequel le mâle introduisait 
son pénis. Toutefois, il paraît aussi que les femelles de Cebrio sortent 
de terre comme les mâles, au moment de s'accoupler, mais (|u'elles se 
retirent dans leurs galeries souterraines dès que la copulation est ter- 
minée. 

Les Coléoptères s'accouplent aux différentes saisons; toutefois, c'est 
pendant la saison chaude que, dans les régions froides et tempérées, 
les accouplements de ces insectes sont de beaucoup le plus nombreux. 
Ils ont lieu, soit durant le jour, souvent en plein soleil et par les temps 
orageux, soit pendant la nuit ou au crépuscule. La durée de la copu- 
lation est très variable; malheureusement, les renseignements publiés 
à ce sujet sont si peu nombreux, qu'il est impossible d'en faire des 
généralisations. Il en est de même pour la répétition de l'acte copula- 
leur chez les deux sexes. Vraisemblablement, beaucoup de Coléoptères 
ne s'accouplent qu'une fois; mais, chez les espèces douées d'une cer- 
taine ardeur génitale, les mâles doivent, souvent, répéter plusieurs 
fois l'acte copulateur. Par exemple, chez un Hanneton vulgaire mâle, 
neuf coïts furent constatés dans un espace de quarante jours. Chez les 
Coléoptères, il arrive qu'un mâle se réaccouple plusieurs fois avec la 
même femelle, comme il arrive aussi qu'iuie femelle se réaccouple 
avec des mâles différents. 

.l'ai constaté, chez \eRhaoo)>ijclia fulva (Scop.), que, pendant la copu- 
lation, les deux sexes remuaient, par intervalles, leurs antennes avec 
vivacité, fait qui, probablement, est général chez les Coléoptères. Cette 
agitation des antennes se manifestant par intervalles exprime, très 
vraisemblablement, un état physiologique en rapport direct avec le 
coït. 

\jii grand nombre de femelles de Coléoptères se déplacent souvent 
pendant l'accouplement, et, quand elles portent leur cavalier parmi le 
feuillage, c'est un spectacle intéressant devoir ce dernier, fréquemment 
renversé par les obstacles qu'il rencontre, et ne tenant guère plus à 
la femelle que par son armure génitale, remonter sur elle le plus rapide- 
ment et le mieux qu'il le peut, au moyen de ses pattes, et, un instant 
plus tard, être encore plus ou moins désarçonné par quelque nouvel 
obstacle. 

Ajoutons que, souvent, les femelles résistent pendant quelque temps 



106 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

aux mâles qui veulent s'accoupler. Ajoutons aussi que chez les espèces 
(louées d'une grande ardeur génésique, les mâles se livrent parfois de 
véritables combats pour la possession des femelles. 

Après avoir brièvement parlé de Taccouplement normal des Coléo- 
ptères, il importe de consacrer quelques lignes aux accouplements 
anomaux observés chez ces insectes, et qui peuvent être divisés en 
deux groupes : accouplements entre mâles et femelles d'espèces difle- 
rentes, et accouplements entre mâles de la même espèce et d'espèces 
différentes. 

Les accouplements entre mâles et femelles d'espèces différentes ne 
sont pas très rares chez les Coléoptères, surtout, cela se comprend 
aisément, chez les espèces appartenant à un même genre ou à dès 
genres voisins, qui ont une grande ardeur génésique et possèdent un 
jilus grand nombre de mâles que de femelles. De tels accouplements 
furent constatés : 1" entre des espèces différentes, mais du même 
genre, ainsi les Melasoma popuH (L.) et Jtf. aenea (L.), Cnjptocephalus 
labiatus (L.) et C. nitidus [L.]. Melolontha vulgaris (F.) etJ/. hippocas- 
taniiF.),e[c.-. 2° entre des espèces appartenant â des genres dilîérents, 
mais faisant partie de la même famille, tels que les Strophosoituis conjli 
(F.)et Sci(q)hUu$ asperatus {Bon&d.) , Plio^iphaenus hemipterus (Goeze) 
et Lampyris noctiluca (L.), Epicometis hirta (Poda) ci Anisoplia villosa 
(Goeze), etc.; 3° enfin entre des espèces appartenant à des familles 
différentes, comme les Donacia siiwplex (F.) et Attelabus covijli (L.), 
Rhagonijcha fulva (Scop.) et Clytaiithus variiis (Miill.), etc. 

Pour expliquer ces accouplements hétérosexuels anomaux, il me 
paraît bien invraisemblable d'invoquer une méprise de l'odorat ou de 
la vue, et je suis très porté à croire que la cause de ces accouplements 
réside, au moins le plus souvent, dans l'impérieux besoin de la copu- 
lation, éprouvé par des mâles qui ne trouvèrent pas à leur disposition 
des femelles de leur propre espèce. Très vraisemblablement, ces ac- 
couplements hétérosexuels anomaux seraient plus nombreux chez les 
espèces où les mâles sont ardents et en excès, si, par suite du manque 
de femelles de leur espèce, ils n'avaient point à vaincre des obstacles 
souvent insurmontables, provenant, soit de la conformation des femelles 
d'espèces différentes de la leur, soit de la résistance victorieuse que 
ces femelles opposent au coït. 

Relativement aux accouplements homosexuels, on a constaté la co- 
pulation, non seulement entre des mâles de la même espèce, par 
exemple chez le Melolontha vulgaris (F.), le Platgcerus cervus (L.), 
etc., mais aussi entre des mâles appartenant â des genres différents 
d'une même famille, tel que l'accouplement entre mâles du Luciola 



Séance du 28 février lOUi). 107 

/ M.«7r/»?m (Charp.) et (l'un lihiujoiiijrlKi, très prubablrmeiit W faUui 

(S cop.). Dans le petit nombre des cas observés, de cet .accouplement 

liomosexuel, le Rluujomjcha était l'incube et le Lticiohi le succube. 

Si l'on peut fort bien admettre (jue dans la copulation entre mâles 
de la même espèce, l'incube, guidé par son odorat, s'est accouplé avec 
le succube, parce que ce dernier, ayant coïlé avec une femelle de son 
espèce, dégageait encore son odeur, contractée pendant la copidation, 
par contre cette explication ne saurait guère être donnée quand il s'agit 
d'accouplements entre mâles appartenant à des genres difTérents. Dans 
ce dernier cas, je pense que les accouplements n'ont d'autre cause que 
le besoin imiiérieux de la copulation. 

Pour connaître, d'une faeon minutieuse, l'accouplement des Coléo- 
ptères, il est indispensable de l'étudier sur place dans la nature, et, 
aussi, sur des animaux tenus en captivité. 11 est intéressant d'avoir une 
collection de Coléoptères ayant gardé plus ou moins exactement la 
position qu'ils avaient pendant le coït. Mallieureusement, l'obtention de 
tels spécimens n'est souvent i)as facile, car, d'une façon générale, les 
Coléoptères se désaccouplent lorsque les conditions ambiantes ne sont 
plus normales. Évidemment, il faut cbercber à tuer le plus rapide- 
ment possible les individus accouplés, et, pour ce faire, l'asphyxie 
dans un flacon renfermant des vapeurs de chloroforme, d'éther, de 
cyanogène, etc. est de beaucoup préférable à l'immersion dans un li- 
quide toxique. Quoi qu'on fasse, les Coléoptères sont, le plus souvent, 
désaccouplés avant d'être morts, ou, tout au moins, n'ont plus la po- 
sition exacte qu'ils avaient pendant la copulation. 

Dans le but de formuler des aperçus généraux sur la question de 
l'accouplement des Coléoptères, que j'effleure seulement en ces li- 
gnes, il est indispensable d'avoir un très grand nombre de renseigne- 
ments précis. A cet égard, je fais un appel chaleureux aux entomolo- 
gistes, en les priant de noter, d'une manière exacte, la position des 
insectes accouplés qu'ils rencontreront, et, s'ils le peuvent, d'examiner 
en détail ces accouplements, et de faire, au besoin, un dessin schéma- 
tique des animaux accouplés. En publiant de telles observations, ils 
rendront service à la science. L'accouplement des Arthropodes, connu 
jusqu'ici de très insuffisante manière, est, en efTet, un sujet fort in- 
téressant et qui mérite grandement d'être étudié, car il concerne l'une 
des phases de la fonction suprême des êtres vivants, la reproduction, 
qui assure le maintien de la vie sur la terre. 

N. B. — Les quatre figures dans le texte ont été dessinées, sur mes 
indications, par mon excellent collègue et ami, M. A.-L. Clément. 



108 Bulletin de la Société Entomologiqiie de France. 

Description d'un Ocladius nouveau d'Abyssinie [Col.] 
Par Maurice Pic. 

Ocladius abyssinicus, n. sp. — Brevissime ovatus, antice imn- 
riihil attrnuatus, cotivexus, nicjey, panim nitidiis, ciliifi albidis sub- 
erectisparce notatus ; antennis rufis, tarsis rubro-pireis ; rostro arcuato, 
quinquecarinato; thonice transverso, antice paido contracto, basi 
elytris vix angiistiore, parte apicali punctata, pimctis eloncjatis saepius 
conftuentibus obsito, interstitiis angustis, irregulariter carinatis vel 
subconvexis ; elytris fere glohosis, antice truncatis et pauluhini con- 
tractis, seriatim et profande impressis, interstitiis subconvexis, punctis 
brevibus sparse ornatis, singulo macula basali altéra submediana luteo- 
squamosis, 1ns brevibus; pedibus robustis, sat elongatis, fenioribus 
striatis, albo-setosis. — Long. 5 mill. {sine rostro), lat. 3 mill. 

Abyssinie (Raffray, in coll. Hénou >> Pic). 

D'après la classification adoptée dans le « Synopsis » du capitaine 
de Vauloger {Bull. Fr., 1899, p. 4021, colle espèce devra prendre 
place, par suite de sa sculpture, près de Sliarpi ïourn., dont elle se 
distinguera facilement par sa double ponctuation élytrale. ses élylres 
presque globuleux et sa forme plus robuste. Elle parait différer de 
Sapetoi Gestro {An. Mus. civ. Gen., XXVII, p. 66; Bull. Fr., 1899, 
p. 408), d'Erythrée, d'après la description de cette espèce, par sa co- 
loration uniformément noire, sa ponctuation prothoracique; et de 
seriatus Faust {Ann. Belg., 1896, p. 73), de l'Afrique orientale, parla 
sculpture du rostre, celle du prothorax, le dessin élytral, etc. 

Quelques notes coléoptériques 

Par Maurice Pic. 

I. — Mœurs de Lucaniis cervus L. 

En 1898, j'ai été témoin chez moi, à Digoin, dans le courant du mois 
de mai, de certains faits biologiques intéressants concernant Lucanus 
cervus L. J'avais obervé, sur un chemin battu touchant à la maison, des 
trous assez grands, augmentant chaque jour de nombre, et je constatai 
que la plupart de ces trous étaient vides, mais que plusieurs étaient 
habités par des Lucanus cervus L., à l'état parfait. 



Séance du SS février 19UU. 109 

Le 25 mai je compte 18 Irons creusés dans la terre dure et an seul 
dans la terre cultivée d'un massif près du chemin ; 3 (5 montrent l'ex- 
trémité de leurs mandibules dans 3 des trous. Le 26 mai au matin 
rien de nouveau, le soir plus (lue 2 (5 dans leurs galeries. Le 27 mai 
les deux ô" <]iii restaient sortent, un le malin, l'autre dans la soirée. 
Le 28 pris une 9 sortant d'un nouveau trou à la tombée de la nuit. 
Le 29 une autre 9 sort, mais celle-ci dans la terre friable. Le 30, je 
parviens à extraire une motte de terre située à environ 18 centimètres 
de profondeur et contenant une coque. 

Bellier de la Chavignerie a présenté autrefois à la Société {Ann. 
Fr., 1846, Bull., p. xxvni) une communication assez analogue qui tend 
à conclure à l'hivernage de cet insecte dans la terre. 

IL — Sur Mallosia (jraeca Sturni. 

La 9 de Mallosia graeca est polymorphe et polychrome. Le dessin 
élytral est composé, soit d'une pubescence brune veloutée foncière, 
parsemée de lignes longitudinales jaunâtres, soit d'une pubescence 
générale grise avec une bande longitudinale latérale, quelquefois une 
autre semblable, suturale, constitué par des poils brun jaunâtre; enfin, 
plus rarement, la pubescence est entièrement uniforme, plus ou moins 
grisâtre. Le prothorax, un peu variable, est tantôt subparallèle, tantôt 
faiblement dilaté sur le milieu de ses côtés et d'une coloration uni- 
formément obscure. 

Je sépare comme variété, sous le nom de cardoriensis (var. nov.), 
un très curieux exemplaire 9 de ma collection (provenant de l'Atlique) 
qui copie tout à fait par sa petite taille et sa forme Cardoria scutellata 
F. 9, uiais qui s'en distingue nettement par la structure du l""" article 
des antennes non muni d'une carène latérale; de plus, cet in.secte 
est aptère. La var. cardoriensis se distinguera des diverses formes 9 
de Mallosia graeca, que je viens d'indiquer, en plus de sa forme, par 
le prolhorax en majeure partie testacé et la pubescence générale pa- 
raissant moins fournie. — Long. 13 mil!. 

III. — Quelques mots sur les variétés artificielles ou réelles. 

J'ai présenté à la Société en 1892, à la séance du 14 décembre, 
un certain nombre de Clytus fabriqués artiticiellemenl par grattage 
de leur dessin pubescent ou de leur fascies; aujourd'hui, je montrerai 
de nouveaux spécimens en attirant l'attention sur la diiïérence de 



HO BuUetin de la Société Entomologique de France. 

sculpturo qui existe entre les exemplaires fabriqués et ceux présen- 
tant des inodillcations analogues produites par la nature et par consé- 
quent valables. 

Après répilation, on peut constater que la ponctuation est beaucoup 
|)lus Une et plus dense sous les bandes ou taches de pubescence que 
sur le reste des élytres et, pour cette raison, il sera toujours facile 
de reconnaître les exemplaires déflorés, même quand ceux-ci se rap- 
porteront à des espèces comme CAijtus lama Muls., gnzella F. qui 
ne présentent pas, sous leur pubescence, une coloration foncière rousse, 
ainsi que cela a lieu cliez arletis L. et arcuatus L. 

M. Théry a décrit, sous le nom de Cloueti {An. Fr., 1897, /?«//., 
p. ccxxni), une très intéressante variété de Chjlus avietis L., dont je pos- 
sède le type, variété caractérisée par l'oblitération complète de la fascie 
médiane, oblitération qui ne peut être copiée artificiellement, car il res- 
tera toujours chez cette espèce une bande foncière claire, en dessous 
de la fascie pubescente enlevée. Je signalerai, sous le nom de vesu- 
biensis, var. nov., luie variété analogue de Clijtus lama Muls. 
(c'est-à-dire ayant la fascie médiane pubescente oblitérée) recueillie 
par M. A. Buchet, à Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes, 
et qui m'a été gracieusement ofîerte par cet entomologiste. 

La var. vesiihiensia affecte aussi, comme la var. Cloueti, la structure 
des élytres, mais à un degré moins sensible et, si l'on compare la 
var. vesubiensis à un exemplaire (analogue de dessin) fabriqué, on 
constatera que chez le premier la ponctuation élytrale est uniforme 
partout, tandis que chez le second elle est plus fine et plus serrée à 
la place où existait la fascie jaune enlevée que sur les parties voi- 
sines. 

Par l'étude de ces divers spécimens on peut se rendre compte que, 
à côté des modifications accidentelles et élastiques, il en existe d'au- 
tres qui méritent d'être signalées, car elles afïectent (contrairement à 
l'impression qu'elles pourraient produire à un examen superficiel) la 
structure même de l'insecte. 

Je terminerai cette communication en attirant l'attention sur les 
Plagionotas Bobelaijei BruUé et scalaris BrwUv. Je crois que l'on n'a 
pas fait remarquer pour ces insectes que le dessin fascie du premier 
est analogue àcehii de C. arietisL. (c'est-à-dire que les fascies ou ma- 
cules pubescentes reposent sur des fascies claires), tandis que chez le 
scalaris le dessin est analogue à celui deC. /a?waMuls. (c'est-à-dire que 
les fascies ou macules reposent sur la coloration générale foncière noire), 
c'est une nouvelle preuve de la distinction spécifique des deux formes. 



Séance du 28 février 1900. Hl 

Études de quelques Diptères de l'ambre tertiaire 
Par Fernand Micinikh. 

4° Note ('). 

En passant on roviU' une belle série de Mijretophilidae de l'oligocène 
inférieur de la Baltique, j'ai observé un Diptère de cette famille pr(''- 
sentant une certaine ressemblance avec le genre Sijnapha Meigen {'^), 
quoique bien distinct de celui-ci par plusieurs caractères alaires. 

Le S. fasciatn de cet auteur paraît être rare et peu connu des di- 
ptéristes. A ma connaissance, il a seulement été décrit et figuré à nou- 
veau par ^lacquart (■^) et signalé par Schiner (^) qui tend à le con- 



Fig. 1. Aile de Synaphu Fig. 2. Aile de Palaeosynapha 

(d'après Meigen). Me un. 

sid('rer comme une espèce téralologique. Cette même manière de voir 
a été émise par Winnertz (Beilrag zu einer Monographie der Pilzmii- 
cken. Verhandl. der. k. k. zool. bot. Cesellscli. \yien.,\ih. XIII, p. G37, 
1863). A la suite de Meigen la diagnose de S. fasciaia a été aussi reco- 
piée dans l'Encyclopédie méthodique de Latreille, Saint-Fargeau, 
Serville et Guérin (t. X, p. 510, Paris, 18:2o). 

La curieuse ct'llule lancéolée et longuement pétiolée se trouve vers 
le mileu du champ alaire chez le .S. fasciata. Le fossile l'a plus rap- 
prochée du bord postérieur de cet organe, et son pétiole est court 
et légèrement courbé. De plus, la fourche formée par la quatrième 
nervure longitudinale est longue et atteint presque la base de l'aile 
chez l'espèce du succin, tandis qu'elle est visiblement plus courte et 
située près de l'extrémité chez le Synaplid. Les autres caractères mor- 
phologiques de ce rarissime Diptère sont voisins du genre cité. 

(1) Voh' pour les notes précédentes Bull. Soc. eut. Fr., 189!i, i)p. 334, 358 
et 392. 

(2) Syst. Beschr. d. beivannt. Europ. zweidùgeligen Inselvten, Ril. I, ss. 
178-179, Taf. 8, fig. 7-9. Halle, 18.51. 

(3) Histoire naturelle des Insectes, Diptères, t. I, p. li.5, pi. 3, fig. 13. Pa- 
ris, 183i. 

(4) Fauna austriaca. Die Flicgen, Bd. I, p. i9i (note). Wien, 1804. 



112 Bulletin de la Société Etitomologique de France. 

Je propose de désigner provisoirement ce Mijcetophilidae sous le 
nom de Palaoosynaplia nov. gen. 

Au point de vue de la paléoenlomologie stratigrapliique, cette décou- 
verte est intéressante, car elle permet de signaler, pour la première 
fois, la présence d'une forme singulière de Mycétophilien dans l'oligo- 
cène inférieur de Samland. 

Pour ce qui concerne la phylogénie de ces Orthorapha, elle laisse 
entrevoir que les Synapha et les Palneosijnapha semblent être les 
derniers survivants, actuellement connus, d'une sous-famille de ces 
Diptères s'étant vraisemblablement épanouis dans le paléocène ou 
réocène et dont les espèces, à l'exception du Synapha actuel, se sont 
lentement éteintes pendant la durée des temps oligocènes. 



Sur une larve de Lycide [Col] 
Par Ern. Olivier. 

Dans le Bulletin de la séance du 22 février 1899, M. J. Bourgeois a 
décrit et figuré deux larves d'aspect insolite qu'il attribue à des es- 
pèces de Lycides et proliablement à des Lycus. Ces deux larves ap- 
partiennent au Muséum de Paris. J'en possède dans ma collection un 
exemplaire identique à celui auquel M. Bourgeois donne le n° 2 et qui 
provient de la côte ouest de Sumatra. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. B. hebdom. des Séances), 1900, I, 7 et 8. — 
A. Malaquix : Nouvelles recherches sur l'évolution de Monstril- 
lides. — Ch. Pérez : Sur un Epicaride nouveau, le Crinoniscus 
equitans (Hg.)- — P- Wuillemin : Développement des Azygospores 
d'Entoniophthora. 

Académie des Sciem'es de Cracovie {Bulletin international), décembre 
1899.© 

Academy of Natural Sciences of Philadelphia {Proceedings), 1899, II. 
— P. -P. Calvert : Neuropterous Insects collected by D'' A.-D. 
Smith in Northeastern Africa (pi.). — Parallelisms in Structure 
between certain Gênera of Odonata from the old and the new 
Worlds. — T.-D.-A. Cockerell : Some Notes on Coccidae. — W.- 



Séance du 28 février 19I)U. U3 

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A List of Insectivorous Birds of N.-S. Wales. — A. Gale : The 
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Canadian Entomologist , XXXII, 2, 1900. — T. Pergande : A new 
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Schizocerus Zabriskei (lîg".). -- L.-O. Howard : A popular Name 
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Pea Louse (fig.). 

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mologische Reisebriefe aus Ceyion, II, III. — D'' G. Kraatz : Zwei 
noue Cetoniden von der Molukkeninsel Dammer. — Genyodonta 
plagiata Kr., G. Jansoni Gestro (Expl. del Giuba 189o) 9 var.? — 
D'' vo\ Heydex : Beitrag zur Coleopteren-Fauna der Halbinsel Sinaï. 
— J. Weise : Coccinelliden aus Stid-Amerika. — E. Reitter : Neue 
Coleopteren aus Europa, den angrenzenden Landorn, russiscli Asien 
und der Mongolei. — Weitere Beitrâge zur Kenntniss der Coleopte- 
ren-Gattung Laena Latr. — Dryocoetes baikalicus, n. sp. — Einige 
neue Coleopteren von der dalmatinischen Insel Meleda. — A. 
ScHi'LTZE : Bt'schreibung nouer paUiarktischer Ceutorrhynchinen. — 
D'' G. Kraaïz : Ueber die Languriiden-Arten von Kamerun nebst 
einigen verwandten Formen. — Cymopliorus floccosus. — Neue 
Ostafricanische Leucocelis-ÀrlQn. — J. Faust : Neue Curculioniden 
aus Deutsch-Ost-Afrika. — D'' G. Kraatz : Einige Bemerkungen zu 
von Gorham's Aufsatz 189G : LanguridaeinBirmania exregione vicina 
a L. Fea collecta. — Cetoniden vom Nyassa-See. — K.-M. Heller : 



114 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Neiie und wenig gekaDiUo Thaumastopaeus-Avlen. — D'' (1. Kraatz : 
Phocasoma, nov. gen. Aleochorinum. — A. Muller : Pterostichus 
baklensis Schm. var. Palae. — D'' G. Kraatz : Zwei noue ostafrica- 
uisclie Poliistalactica-Arlen. — Dinonoi a Kvlz., nov. gen. Diplogna- 
tlîidarum. — D' W. Horn : Euryoda inoniata Horn. — J. Weise : 
Bcmerkungen zu den neuesten Boarbeitungen der Coccinellideii. — 
D'' W. HoRX : Neuo africanische Cicindeliden. — A. Schultze : 
Eine neuc Sûdspanische Barls-Ari. — D"" G. Kraatz : Eiue neac 
Carolina Thoms.-Art von Bornéo. — D'' G. Kraatz : Glyciphana 
binotata. — Mausoleojisis i-maculata. — E. Wasmann : Ein neuer 
Tennitodiscus aus Natal. — Zur Beschreibung von Termes obesus 
Ramb. — Zwei neue Lobopelta-Gâsle aus Siidafrika (fig.). — Zwei 
neue myrniekophile Philusina-Avlea. — Ueber Atenieles pubicollis 
und die Pseudogynen von Formica rufu L. — Ein neuer Gast von 
Eciton carolinense. — Eein neuer Melipona-GASt [Scotocriiptus Goel- 
dii) aus Para. 

Entomolofjical News, XI, 1 et 2, 1900. — V.-L. Kellogg : Notes on the 
Life-Hislory and Structure of Blepharocera capiiata Loew (tig.)- — 
A. -T. Slosson : Additional List of Insects taken in Alpine Région of 
Mount W'asbinglon. — C.-W. Johnsox : Some Notes and Descrip- 
tions of seveu new Species and one new Genus of Uiptera (fig.). — 
W. Barnes : Notes on N. American Diurnals with some Additions 
and Corrections to D'' Skinner's Catalogue. — W'.-J. Hollaxd : A 
Description of a Variety of Argynnis Nitocris from Chihuahua, 
Mexico. — H.-G. Dyar : A new Cochildian of the Palaearctic Group. 

— C.-P. LouxsBURY : Life History of a Tbik. — W.-G. Dietz : 
Some New Gênera and Species of N. Amer. Tineina (pi.). — T. Kix- 
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sung der Lemoniiden als selbstandige Lepidopterenfamilie. — H.-J. 
KoLBE : Eine neue Chalcosoma-Arl aus der Famille der Dynastiden. 

— AV. HoRX : De duabus novis generis Tetrachae Speciebus ex 
Ecuadoria. — K.-M. Heller : Ueber die corsicanischen Varietâten 
der Cetonia aiirata. — H. Roeschke : Carabologische Notizen, V. — 
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Séance du 28 février lOOU. Ho 

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Hymenoptora {Povipilus (ipproœimatus Sm., Osmia parieliiui (^urt. 
and 0. inermis Zett.). — J.-W. Yeiuury : Notes on certain Diptera 
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luaking Coleophora [Stefanii) de Joannis. — J.-H. I)i hraxt : A new 
Species of Toriiix reported from Slietland. — J.-H. Woon : On thc 
larvae, habits, and structure of Lithoculletis roncoiaiteUa Jiankcs, 
and ist nearest allies (fig.)- — Noies diverses. 

Kntoinniogist's Record and Journal of Variation [The], XII, 2, 1900. — 
M. DE LA B.NiCHOLL : Bulgariau Butterflies. — J.-W. Tltt : Vhiba- 
lapterijx aquata a British Species. — N.-C. Rothschild : Some new 
Exotic Fleas (pi.). — J.-W. Tltt : Plebeius argus and Ptebeiusaegon. 
F.-W. Sladen : The Hymenoptera of Suffolk. — E. Wasmann : Tlie 
Guests of Ants and Termites. — J.-W. Tutt : Notes on Masonia 
iiVirarJ.s-p//», a Psychid new to Science. — Th. Wood : Notes on the 
genus Meloe. — M. Blkr : On the Geographical distribution of Eii- 
ropean Orthoptera. — Notes diverses. 

lUustrierte Zeitschrift fiir Entomologie, V, 4, 1900. — J. Tarxam : 
Lethrus apterus Laxm. — M. Gh^lmer : Lycaena bellargus Rott. 
ab. Krodeli und L. corydon Poda ab. cinnus Hb. (pi.). — D'" Bas- 
telberger : Ueber das Entolen. — Notes diverses. 

K. K. zoulogisch-botanischen Gesellschaft in Wien {Verltandlungen), L, 
1, 1900. — Bar. C. v. Hormuzaki : Beitrag zur Macrolepidopleren 
Fauna der Ôsterreichischen Alpenlander. — D'' M. Berxhauer : 
Siebente Folge neuer Staphyliniden aus Europa nebst Bemerkun- 
gen. — D' Fr. Spaetii : Ueber yotiophilus orientalis Chd. 

Naturaliste [Le), lo février 1900. — Les plantes de France, leurs che- 
nilles et leurs papillons. — Cap. Xamreu ": Ponte de Trichosoina 
hemigenum de (îraslin, Lépidoptère du Groupe des Chélonides. — 
L. Plaxet : Essai monographique sur les Coléoptères des (ienres 
Pseudolucane et Lucane (lig.j. — Austaut : Lépidoptères nouveaux 
d'Asie. 

R. Accademia dei Lincei [Atti], ICOO, I, 3.© 

Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, Xlll, 
146, 1900.O 

Sociedad espaùola de Historia natural [Anales), XXVIII, 2, 1899. — 
M. BuRR : Essai sur les Eumastacides Tribu des Acridiodea pi. . 



116 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Societas Entomologica, XIV, 22-23, 1900. — W. Caspari II : Plusin 
aurifera. Ein doutschor Schmelterling ? — C. Frings : Uober den 
Saisou-Dimorphismus der ini Rheinlande vorkommenden Pieris- 
Arten. — P. Born : Meine Exkursion von 1899 (2 art.). — 
F. Zahradka : Einige lepidopterologische Mittoilungeu ans dom 
Grauer Komitato. Uiigarn. — B. Slevogt : Reiclio Novenibcrabende 
1899. 

Société d'étude des Sciences naturelles d'Elbeuf {Bulletin), XVII, 1898- 
99. — L. CouLox : Les noms scientifiques en histoire naturelle. 

Société d'Histoire naturelle des Ardennes {Bulletin), V, 1898. — B. Pi- 
GEOT : Le parasitisme chez les Insectes. 

Société d'études scientifiques de l'Aude {Bulletin), X, 1899. — Liste de 
Coléoptères. 

Société Entomologique de Belgique {Annales), 1899, XIII. 1900, I. — 
A. Lameere : Discours sur la raison d'être des métamorphoses chez 
les Insectes. — Quelques Orthoptères de Belgique. — V. Villem : 
Un type nouveau de Sminthuride : Megalothorax. — L. Clouët 
DES Pesruches : Notes sur diverses espèces d'Aphodiides, genres 
Psammobius et Sicardia, et description d'une espèce nouvelle. — 
jM. Pic : Contribution à l'étude des Cerambycidae de Chine et du 
Japon. — D" F. Spaeth : Contribution à la faune entomologique de 
Sumatra (Cassides). — D'' A. Forel : Un nouveau genre et une 
nouvelle espèce de Myrmicide. 

Société Linnéenne du Nord de la France {Bulletin), 321-322, 1899.© 

Stettiner Entomologische Zeitung, LX, 7-9, 1899. — Schutze : Biolo- 
gische Mittheilungen iiber einige KleinschmetterUnge. — A. Fuchs : 
Zwei neue Kleinschmetterlinge. — H.-J. Kolbe : Die Arten der 
Hispinen-Gattung Crijptonijchus. — Fr. Ohaus : Bericht iiber eine 
entomologische Reise nach Centralbrasihen. — H. Dohrn : Beitrag 
zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna von Sumatra. 

A. L. 



Le Secrélaire-géranl : Pu. FuA>;r.ois. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOIVLOLOGIQUE DE FRANCE 



iiéani'e <lu 14 mars 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

Correspondance. — MM. A. Lavallép, R. Peschet et L. Semi- 
choii remercient la Société de leur admission. 

Démission. — M. Cl.-M. Weed, de Hanover (États-Unis d'Amérique), 
a envoyé sa démission de membre de la Société. 

Admissiojis. — M. Léon-C. Cosmovici, professeur de Zoologie 
et de Physiologie à l'Université, 11, strada Codrescu. Jassy (Rouma- 
nie). Entomologie générale, Lépidoptères. 

— M. le D'' Maurice Jaquet, conservateur au Musée national, 71, 
strada Coltei, Rucarest (Roumanie). Entomologie générale, Tératologie. 

Présentations. — M. Charles Mottaz, conservateur à la collec- 
tion locale du Palais Eynard, Genève (Suisse) [Entomologie générale. 
Coléoptères], présenté par M. P. Marchai. — Commissaires-rappor- 
teurs MM. E.-L. Rouvier et Ph. Grouvelle. 

Renseignements fauniques. — M. L. Redel fait observer que, 
sous le nom de thoracica, on confond généralement en France deux 
espèces de Cassida qui se trouvent l'une et l'autre dans les limites du 
bassin parisien. 

1. C. thoracica Panz. — Fémurs entièrement pâles. Insecte large, 
subarrondi. Élytres assez finement ponctués, à disque peu convexe en 
arrière et côtés largement explanés. 

Oise : Coye près Chantilly (D'" Marmot tan!), Calvados : Villers- 
sur-Mer!. Loire-Inférieure (Ch. Brisout!), etc. Vivrait, d'après le 
D"" Scholz cité par Suffrian, sur le Scorzonera humilis L. 

2. C. ferruginea Gœze [thoracica Geoffr. ap. Fourc, tincta 
Weise). — Fémurs noirs vers la base. Insecte subovalaire. Élytres 
assez grossièrement ponctués, à disque bombé en arrière et côtés mé- 
diocrement explanés. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N» 5. 



118 BuUetii} de la Société Entoniologique de France. 

Seine-et-Oise : Meiinecy !, Orne : Brotz près L'Hôme!, Eure : Évreux 
(D'' Régimbart), Calvados : Villers-sur-Mer!, etc. Vit sur le PuUcaria 
dysenterka L. ! ; ce fait était déjà connu de Geoffroy qui l'a signalé 
dès 1762 dans son Histoire abrégée des Insectes, I, p. 314 {Cassida 

w" 4). 



Communications. 

Description de deux Malacodermes nouveaux [Col] 
de l'Amérique méridionale 

Par J. BocuGEOis. 

1. Chauliognathus scabripennis, sp. nov. — Subnitidus, niger, 
clytris scabrosis, a viedio inde flacis: corpore sitbtus luteo, feiitorum 
apice tarsisque rufo-testaceis. — Long. 18 mill.; lai. 6 mill. 

Tête large, plane, un peu déprimée transversalement derrière les 
yeux, d'un noir un peu luisant, imponctuée; moitié basilaire des man- 
dibules, palpes et antennes d'un flave roussàtre, celles-ci avec le 2" ar- 
ticle très court. Pronotum transverse, rectangulaire, très légèrement 
élargi d'arrière en avant, d'un noir lisse et luisant, rebordé au bord 
antérieur et à la base, étroitement marginé et relevé sur les côtés, avec 
les angles antérieurs et postérieurs arrondis; disque inégal, transver- 
salement déprimé en avant et en arrière, longitudinalement marqué, 
dans son milieu, d'un faible sillon. Écusson noir, subcarré. Élytres 
cinq fois au moins aussi longs que le pronotum, recouverts de fortes 
rugosités vermiculées, entremêlées de gros points enfoncés; ils sont 
noirs, glabres et assez brillants sur un peu plus de la moitié antérieure, 
flaves, pubescents et presque mats postérieurement; épipleures 
lisses, d'un flave pâle. Dessous du corps d'un testacé pâle; pattes 
noires, avec l'extrémité des cuisses, les tibias et les tarses d'un testacé 
rougeâtre (9). 

Colombie : Ibagué (Fr. Claver). 

Cette remarquable espèce, à laquelle la forte rugosité des élytres 
donne un aspect tout particulier, et qui constituera peut-être un jour le 
type d'un genre nouveau, m'a été communiquée par le Frère Marie- 
Sébastien, du pensionnat de Saint-Genis-Laval (Rhône). 

2. Ghalcas Fairmairei, sp. nov. — o Niger, subopacus, dense 
flavo-cinereo-pubescens, colcopteris inflatis, rotundaiis, subpJanatis, 



Séance du 11 mars 1900. 119 

glabris, nibris, niaculis quatuor nigris juxta basin notatis. — Long-. 
13-16 rnill.; lat. max. 9-13 mill. 

Cette espèce, dont je n'ai vu jusqu'à présent que lec5, est voisine du 
Ch. obesus Fairm. Elle s'en distingue à première vue par la taille plus 
petite, les ëlytres moins hombés, subaplanis, présentant de chaque 
côté une petite côte très tlne qui part de l'épaule et se prolonge jusque 
vers le 1 o postérieur; en outre, ces organes qui, chez obesus, sont en 
entier d'un jaune d'ocre, sont ici d'un rouge brique assez vif et sont 
marqués chacun, tout contre la base, de deux petites taches noires allon- 
gées, dont l'une est placée à côté de l'écusson et l'autre sur l'épaule. Le 
prothorax a sensiblement la même forme que chez obesus; il est recou- 
vert ainsi que la tète, l'écusson, les pattes et la majeure partie de 
l'abdomen d'une pubescence très dense d'un blanc jaunâtre qui, dans" 
les exemplaires très frais, dessine autour du pronotum un étroit liséré 
blanchâtre. 

Haut-Orénoque (Gaillard, 1887). — Coll. du Muséum de Paris et la 
mienne. 

M. Théry m'en a aussi communiqué un exemplaire étiqueté de 
Caracas (Venezuela). 

Je ne crois pouvoir mieux faire que de dédier cette espèce à notre 
cher et vénéré Président honoraire, M. L. Fairmaire, qui, il y a 
plus de cinquante ans déjà, publiait une remarquable monographie du 
genre Chalcas, accompagnée d'une superbe planche {Ann. Soc. eut. Fr., 
1849, p. o et pi. I). 

Observations sur le Peripatopsis Moseleyi [Onvch.] 
Par E.-L. Houvier. 

Les observations que j'ai l'honneur de présenter à la Société ento- 
mologique sont de deux sortes bien ditïérentes; les unes ont trait au 
nombre dos appendices du Peripatopsis Moseleyi W. M., les autres se 
rapportent à la nourriture de cet animal. 

Le P. Moseleyi diffère des autres Onychophores de l'Afrique australe 
par des variations assez considérables dans le nombre de ses pattes. 
Jusqu'ici on croyait qu'il en avait 22 ou 23 paires, et que celles de la 
dernière étaient réduites a une faible saillie dépourvue de pied et de 
griffe; en réalité les variations de l'espèce sont bien plus grandes, 
comme j'ai pu m'en convaincre en étudiant les collections d'Onycho- 
phores des Musées de Londres et de Hambourg. Sur 9 exemplaires con- 



120 Bulletin de la Société Entotnologique de France. 

tenus dans ces collections, 1 seul a 22 paires de pattes (cJ), 2 en ont 
23 (1 c5, 1 9), 5 en ont 24 (2 (5 , 3 Ç) , enfin un exemplaire c5 a jusqu'à 
2o paires de pattes. Ces variations sont indépendantes du sexe. 

Les pattes de la dernière paire sont toujours réduites, mais il s'en 
faut qu'elles soient toujours dépourvues de pieds ou de grifTes C). Sur 
les neuf individus étudiés, cinq avaient des pattes postérieures inermes 
et fort réduites, mais les quatre autres présentaient, à ce point de vue, 
les variations les plus grandes : une femelle ayant 23 paires de 
pattes montrait une griffe sur le moignon appendiculaire droit et une 
femelle à 24 paires sur le moignon gauche ; les moignons opposés, 
dans ces deux exemplaires, étaient absolument inermes. Deux exem- 
plaires mâles, munis chacun de 24 paires de pattes, m'ont offert 
un degré de réduction moins avancé en ce sens que les pattes posté- 
rieures étaient toutes deux armées de deux griffes ; dans l'un de ces 
exemplaires, les pattes étaient fort rudimentaires et réduites à un pied 
incomplet, dans l'autre le pied bien formé s'élevait sur un cône appen- 
diculaire très saillant où se trouvaient encore, à l'état d'ébauche, des 
rudiments de soles pédieuses. 

Ainsi se présente, à tous les degrés, l'atrophie des pattes postérieures 
dans le Peripatopsis Moseleyi. J'ai déjà eu l'occasion de montrer que 
c'est à des phénomènes de cette nature qu'il faut rapporter les carac- 
tères morphologiques essentiels des Onychophores : dans les Peripa- 
tus l'oritice génital se trouve entre les pattes de l'avant-dernière paire 
et celles de la dernière paire sont encore bien développées ; dans les 
Peripatoides les pattes de cette paire disparaissent et l'orifice se trouve 
entre les pattes de la paire précédente, dans les Peripatopsis ces der- 
nières s'atrophient plus ou moins, enfin dans les Paraperipatus elles 
disparaissent totalement, de sorte que l'orifice se trouve loin en arrière 
des pattes postérieures, 

La seconde partie de cette note sera consacrée au genre d'aliment 
que choisissent les Onychophores. Pour Moseley ces animaux seraient 
exclusivement végétivores ou plutôt humivores, pour Balfour ils ne 
prendraient pas exclusivement des matières végétales, mais mangeraient 
aussi des Insectes, enfin Kennel suppose qu'ils sont carnassiers et qu'ils 
doivent rechercher surtout les petits Termites. Du reste, dans les mé- 
moires de ces différents auteurs, les observations précises font défaut. 

J'ai été plus heureux en étudiant deux exemplaires mâles recueilUs 
à Port-ÉUsabeth et appartenant au Musée de Hambourg. Dans l'un de 

(1) M. Purceli me dit, dans une lettre, qu'il a reconnu que le P. Mose- 
leyi peut, dans certains cas, avoir des griffes aux pattes postérieures. 



Séance du Ji mars lUiH). " m 

ct'S mâles je trouve les restes très évidents d'une chenille velue qui de- 
vait avoir une assez grande taille, car la couronne de crochets de ses 
fausses pattes avait de 12 à 14 cenlièmes de millimètres. Dans l'autre 
fai pu recueillir en ahondance des articles de pattes, des morceaux 
d'antennes, une mandibule et des fragments d(; thorax ou d'abdomen. 
Ces restes appartiennent tous à un Thysanoure plus voisin des Jajjyx 
que des Campodes, probablement de même taille que notre Japyx luci- 
fuge; ils proviennent, pour le moins, de deux individus différents. 

Ces restes, très bien conservés, se trouvaient englobés dans la 
bouillie plus ou moins solide qui remplit à di\ers degrés l'estomac des 
Onycliophores. 



Description d'un Dytiscide nouveau de Perse [Col.] 
Par le D' M; Régimbart. 

Platambus Escalerai, n. sp. — Long. 7 3/4-8 12 mill. — /'.7/i/j- 
tico-ovalis, elongatust, paniiii convexus, subtilitor reticulatus et tenuis- 
sime panctulatm, uiiidisshnus ; capite et pronoto ferrugineis, hoc antice 
et postice late et vage infuscato, ad latera rafescente, leviter aerieo, 
utrinque sat crasse marginato, basi sinuata, angulis posterioribus pro- 
minulis et subacutis; ehjtris nigro-aeneis , vitta laterali luta, intus tri- 
marulata cet trieinurginata, iiiarulaque triangnluri basait extas pro- 
ducta et cuiii margine late conjuiicta fïavis urnatis, punctis triseriatis 
et valde reinotis instructis; corpore subtus, an tennis pedUmsque riifo- 
ferrugineis, coxis posterioribus dense coriaceo-reticulatis. 

Espèce de forme très elliptique et allongée, fort brillante, avec une 
teinte bronzée bien nette au pronotum et aux élytres dont les dessins 
sont ainsi disposés : d'abord une large hordurc jaune, rousse extérieu- 
rement à partir du milieu et plus ou moins distinctement divisée 
par une ligne longitudinale brune, marquée près du bord interne 
sinueux de trois taches plus ou moins distinctes, ensuite une grosse 
tache basale irri'gulièrcment triangulaire, prolongée en dehors où elle 
se réunit largement à la bordure ; les trois séries ponctuées sont formées 
do points très espacés l'un de l'autre. La réticulation est formée 
d'aréoles polyédriques à contours extrêmement lins et enfermant cha- 
cun un ou deux points d'une extrême ténuité. 

Cette espèce, bien distincte, a été découverte par M. Manuel M. de 
la Escalera en juin-juillet 1899, à Chindaar, sur le Haut-Khamum 
(Perse occidentale). 



122^ Bulletin de la Société Entoniologique de France. 

Description d'un nouveau genre et d'une espèce nouvelle d'Aphodiide 
et note sur le genre Epilissus [Col.] 

Par L. Clouët des Pesruches. 

Rliyssseiuoi'plius», nov. gen. 

Ce nouveau type d'Aphodiide, découvert par M. A. Mocquerys à 
Madagascar, offre l'aspect d'un Rhyssemus, mais les deux derniers ar- 
ceaux de l'abdomen sont simplement distincts l'un de l'autre, et non 
séparés par le large sillon concave à fond creusé d'une rangée de pe- 
tites stries parallèles et rapprochées que l'on remarque chez tous les 
Rhyssemus. Ce caractère étant d'une importance considérable, il me 
semble nécessaire d'en consacrer l'absence par la création d'un nou- 
veau genre, que j'appellerai « Rhyssenwrphus », étant donné que cette 
absence jette une singuhère confusion dans la classification des Apho- 
diides. Il est facile en elfet de s'en rendre compte en récapitulant les 
divers caractères de chacun des genres intéressés, dans l'ordre de leur 
classement rationnel. La sculpture du prothorax place les Rhyssemus 
immédiatement après les Psamtnobius; les Rhyssemodes servent de 
trait d'union par la conformation de leurs tarses postérieurs. Après 
ceux-ci viennent les Rhyssemus vrais ; ils précèdent les Ataenius avec 
le sillon profond qui sépare les deux derniers arceaux de l'abdomen, 
et qui est propre aux deux groupes. Les Saprosites se placent ensuite, 
et sont eux-mêmes suivis par toute une série d'insectes à sculpture 
extraordinaire, les Rhyparus, Notaucolus, Odochilus, Sybax, Syba- 
coïdes, etc., mais qui tous ont avec les Ataenius un lien commun, la 
conformation des membres intermédiaires et postérieurs. Reste le genre 
Rhyssemorphus que l'on est forcé d'ajouter à la suite puisqu'il est im- 
possible de le rapprocher des Rhyssemus. 

R. Mocquerysi, nov. sp. — Long. 3-3,8 mill. — Elongatus, paral- 
lelus, convexus; niger, paruni nitidus, carinis pronoti nitidioribus. 
Caput antice emarginatum, utrinque emarginationis sat breviter iwn 
late rotundatum, lateribus obtuse arcuatis, ante gênas vix perspicue si- 
nuatis; yenae angulatae, sed non mucronatae, postice ante oculos obli- 
que fractae; clypeus grosse vervucosus, regio verrucosa postice bicur- 
vatim interrupta et medio ad verticem angulatim producla; vertex 
subtiliter crebre gramilatus, costulis obliquis ornatus. Prothorax basi 
late arcuatus, antice pane oculos profunde sinuatus, regione angulorum 
producta, angulisnon acutis. Discum rugis 3 ornât um ; prima secundum 



Séance du li mars 1900. 123 

marginem lata, depressa et variolosa; alteiis angustis, ut in génère 
« Rhyssemo » ordinatis; intermlla opacuhi, deplanata, rugis latiora, 
crebre et sublititer granulosa. Scutcllam, elongato-triangulare, opa- 
cuni. Ehjtra profunde punctato-striata ; intervallis biseriatim tuber- 
cuhiiis, sériel internae tuberculis ininimis, separatis, externa elevatior, 
tuberculis iinbricatis; inieiTCiUis omnibus ieciifonnibus, apice sensim 
strangulalis et carinatis, carina rugosa. Rhoinbus vietasternalis pro- 
funde canaliculatus, mediu etposiice laevis, antice punctatus, inter coxas 
médias in carinam prodiictus. Abdominis segmenta simpUciter con- 
juncta, duobus ultimis connexis, suko nullo separatis. Femora non 
incrassata, sparsim setigera. Tarsi ut in génère « Rhyssemo ». 

Antanambé (N.-E. de Madagascar). 

Jo dédie cette espèce à M. Albert Mocqiierys qui l'a découverte 
au cours de son dernier et fructueux voyage. 

L'insecte rappelle beaucoup par sa forme la variété parallelus Reitt. 
du Rhgssemus germanus. Les arceaux de l'abdomen sont ornés d'un 
sillon en zigzag comme chez un grand nombre de Rhgssemus, et d'un 
sillon crénelé le long de leur bord postérieur. Les épislernums du pro- 
thorax sont étroits et allongés, bien limités par une carène, lisses ou 
peu distinctement chagrinés vers le bord interne. 



M. A. Mocquerys a rapporté de Madagascar douze espèces du genre 
Epilissus. La plupart de ces insectes se trouvent, paraît-il, sur les feuilles 
des arbres, rangés en rond autour des excréments que les oiseaux y 
font tomber; leur capture est assez malaisée, car ils se laissent brus- 
quement choir dans le vide à la moindre alarme. 



Descriptions et habitats nouveaux de divers Coléoptères 
d'Algérie et d'Orient 

Par Maurice Pic. 

Ajwfomus rufithorax Pecc. — Jéricho (Pic). Non encore signalé en 
Palestine, du moins à ma connaissance. 

Sphenoplera parudoxa Ab. — .léricho (Pic). Décrit récemment d'Al- 
gérie et nouveau par conséquent pour la faune asiatique. 



124 Dalletin de la Société Entomologiqne de France. 

Perrinellus (') argentatus AI). — Palestine : Jaffa (Pic et D'' Lys- 
hulm); décrit de CailTa (Syrie). Cette espèce se rencontre dans les 
dunes, soit sur les Graminées, soit au pied des plantes. 

Cnrdiophovm Chobauti Buy Si. {Bull. F)\, 1809, p. 214).— C'est par 
suite d'un oubli que M. H. du Buysson a seulement cité pour cette es- 
pèce le D"" C liobaut. Cette espèce a été recueillie à Bou Saada dès l'an- 
née 1875, par Leprieur, donc bien antérieurement aux chasses ré- 
centes du D'' Chobaut. 

Malthinus Mathieui, n. sp. — Peu brillant, entièrement foncé à 
l'exception des côtés du prothorax et de la partie antérieure de la tète 
(moins l'épistome taché de noir ou rembruni) qui sont pâles ou rous- 
sâtres. Moins allongé que obscuripes Ksw., avec le prothorax plus ou 
moins largement orné de jaune sur les côtés. 

Sera décrit plus longuement dans une étude synoptique sur le genre 
Malthinus Latr. 

Oran (Paul Mathieu; coll. Mathieu et Pic). 

Axynotarsus insularis Ab. — Algérie : Mecheria (Pic). Espèce dé- 
crite de Corse (se retrouvant, je crois, en Sicile) et nouvelle pour l'Al- 
gérie. 

Anthocomas Doriae Baudi. — Damas (Pic). Décrit de Perse et nou- 
veau pour la faune syrienne. 

Mordellistena oranensis, n. sp. — Rubro-testaceus, anrjustatus, 
sericeus ; oculis, antennarum apice, tibiiirnin et articulonmi tarsnlimn 
viargine sumnio apicali strigisque nigricantibHS; eUjtris concoloribiis ; 
pygidio parum elongato. — Long, [pggid. excl.) 2 mill. 

Hab. .Xlgiria. 

Testacé roussâtre, très allongé, revêtu d'une pubescence soyeuse 
jaunâtre ; yeux noirs ainsi que les extrémités des tibias, des tarses et 
les hachures des tibias. Antennes légèrement obscurcies sur leurs der- 
niers articles, le 3^ ayant à peu près la longueur du 4''. Prothorax 
presque plus large que long. Élytres longs et étroits, faiblement atté- 
nués à l'extrémité. Tibias postérieurs ayant trois hachures, les deux 
antérieures très obliques, l'autre presque droite. Dessous du corps de 

(1) Nouveau genre établi par M. H. du Buysson {Bull. Fr., 1899, p. 2S2) 
pour celte espèce et quelques autres du Nord de l'Afrique. 



Séance du 14 murs 1900. 12o 

la coloration du dessus. Pygidium peu long, assez épais, parfois rem- 
bruni. — Long. 3 mill. 

Oran (Paul Mathieu; coll. Mathieu et Pic). 

Cette espèce, bien reconnaissable à sa coloration uniforme et par la 
structure de ses tibias, pourrait se rapprocher de M. abdominalis F. et 
MilleriÉm., mais ces espèces ont les élytres foncés et une forme moins 
élancée. D'après les caractères donnés par Émery {L'Abeille, 1876, 
p. 81, Mordellides) pour désigner M. hriinnea F. ('), onmensis s'en distin- 
guerait par la forme plus allongée, la structure du pygidium peu long, 
la hachure apicale des tibias presque droite; il est aussi distinct de 
bninnea, d'après la description primitive de cette espèce {Syst. EL, II, 
p. 12o, m' 18), au moins par la coloration générale concolore. 

Rhamphus Kiesenwetteri Tourn. var. — Haute-Egypte : Assouan 
(Pic). Décrit de Sicile et nouveau, à ma connaissance, pour la faune 
égyptienne. 

Tropideres Munieri Bedel var. — Damas (Pic). Espèce nouvelle 
pour la Turquie d'Asie. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. R. hebdom. des Séances), 1900, 1, 9-10.© 

Annals and Magazine of Natural Histonj {The), mars 1900. — Ch. 
Chiltox : A New-Zealand Species of the Amphipodan Genus Cij- 
proidia (pi.). — G. Lewis : On new Species of Histeridae and Notices 
of others (flg.)- — W.-F. Kirby : Notes on a Cohection of African 
Rlattidae, chiefly from the Transvaal, formed by M. W.-L. Distant. 
— R.-I. PococK : Some new or httle-known Thelijphonidae and So- 
lifugae (fig.). — C.-J. Gahax : Description of a new Genus and 
Species of Longicorn Coleoptera from Central Formosa. — C.-O. 
Waterhouse : Descriptions of New Coleoptera from Hainan Island. 
China. — E. Bordage : On the Spiral Growth of Appendages in 
Course of Régénération in Arthropoda. 

Archives provinciales des Sciences, II, 4, 1900.© 

(f) Il est à remarquer que cette espèce a été passée sous silence par Sctiils- 
ky [Kfifer Europa's, XXXV, 1899) dans son étude synoptique des Mordel- 
lidae. 



126 Bulletin de la Société Entoinologique de France. 

Association française pour Vamncement des Sciences, iS^ sess., 1899. — 
A. Viré : Le monde souterrain : cavernes et animaux aveugles de 
France (fig.). — Notes diverses. 

Boston Society of Natural Hisforij {Proceedings). XXIX, 1-8, 1899. — 
G. DE N. HouGH : Studies in Diptera Cyclorhaplia. 1, The Pipuneu- 
lidae of the United States. — M.-T. Sudler : Tlie Development of 
Penilia Schmarkeri Richard (pi.). 

Entomologische Nachrichten, XXVI. 5, 1900. — H. Friese : Neue e\o- 
tischen Schmarotzerbienen. — T. Pic : Diagnoseu verschiedeuer 
Phytoecia aus dem Orient. — H. Roeschke : Carabologische Notizen 
VI. — H.-J. KoLBE : Ein vergessener yyctobates. — J.-D. Alfken : 
Zwei neue Colletes-Arlen des palaearktischen Gebietes. — Xylocopa 
cantabrita Lep. mas. — W. Meier : Timnrcha v. Fracassi. — Chry- 
somela sirentensis. — Hippodamia v. equiseti. — D'' F. Karsch : 
Eine westafrikanische Embiide. 

Entomologist {The), mars 1900. — Oporabia autuinnutu from Raimoch, 
with référence lo several other related Forms (pi.). — T.-D.-A. 
CocKERELL : New Insccts from Arizona, and a ne\A Ree from Mexico. 

— Variation of Emydia crihriun (Fig.). — T.-A. Chapman : Note on 
Anthocharis. — G.-W. Kirkaldy : Notes on Jamaican Rhynchota, 2. 

— W.-J. Lucas : Rritish Dragonflies of the older English Authors. 

— C.-W. Dale : Notes on the great Earwigaud other british Foiii- 
culidae. — G.-\V. Kirkaldy : On Aegaleus bechuana, a new Species 
of Cimicidae, reported to injure Cofïee-Rerries in Rritish Central 
Africa. — W. de Vismes Kane : A Catalogue of the Lepidoptera 
of Ireland. — T.-A. Ch.\pman : On the Moult to Pupa in Ptero- 
phorus. — T.-D.-A. Cockerell : Note on the Coccid Genus Ouda- 
blis Signoret. — Notes diverses. 

Feuille des Jeunes Naturalistes (La), n° 333, 1900. — C Hollbert : Les 
Orthoptères des environs de Sens. — G. de Rocquigxy-Adaxson : 
Mœurs et habitudes des Lépidoptères. — M. Pic : Contribution à 
l'étude des Notojcus (Col.) d'Europe et des contrées avoisinantes. 

Illustrierte Zeitscinift fiir Entomologie, "V, 5, 1900. — E. Wassmanx : 
Zur Ivenntnis der termitophilen und myrmecot»hilen Cctoniden 
Siid-Afrikas (pi.). — F. Meunier : Ueber die Mycetophilen (Sc/o- 
philinue) des Rernsteins (fig.). — P.-N. Cholodkowsky : Ueber don 
Geschlechtsapparat von Parnassius Mneinosyne L. (flg.). — 0. 
ScHULTz : Asymmetrie der Flûgelzeichnung bei Lepidopteren 
(Tagfaltern, Schwririnern und Spinnern). — Notes diverses. 



Séance du li niio'S 1900. 127 

Instmdor {El.), XVII, 1», 10, 11)00. © 

Xaturaliste {Le), 312, 1900. — Nouvelles expériences relatives à la dé- 
sinfection phylioxérique des plants de Vignes. — Apparition tardive 
des Lampyres en 1899. — M. Pic : Diagnoses de Coléoptères amé- 
ricains et asiatiques. 

A'. York Agricalturiil Experiment Station, n°'= 162-166, 1899. — L.-L. 
Van Slyive : Report of Analyses of Paris Green and otiier Insecti- 
cides. 

Psyché, IX, 287, 1900. — J. Me Ni-mll : The Ortliopteran genus Trinic- 
rotropis. 

II. Àccadeniia dei Lincei {Atti), 1900, I, 4. 

licvista Chilenn de Historia naturale, III, 12, 1899. — C.-E. Porter : 

Uatos para la fauna i tlora de la Provincia de Atacama. 
Revue éclectique d' Apiculture, mars 1900 (2 exempl.). 
Royal Society {The), LXVI, 42o, 1900.© 

Sociedad cientilica « Antoiio Ahate » {Memorias y Revista), XII, 11 et 
12, 1899. — X. Raspail : A propos d'un projet de réforme à la no- 
menclature des êtres organisés et des corps inorganiques. — A.-L. 
Herrera : Sur la réforme de la nomenclature. 

Sociedad espaùola de Historia natural {Actas), février 1900. — R.-P. 
Navas : Notas entomologicas.© 

Société des Sciences naturelles de Saône-et-Loire {Bulletin), janvier 
1900.© 

Société d'Histoire naturelle de Mdcon {Bulletin), 15-16, 1899-1900. — 
M. Pic : Les Coléoptères Anthicides du Centre de la France (pi.). — 
A. Flamary : Contribution au Catalogue des Diptères du Maçonnais. 
— M. Pic : Notes sur les Iclineumoniens de Digoin et ses environs 
(1" supplément).— E. André : Une éducation de Caligula japonica. 

South African Muséum {Annals), I, 3, 1899. — W.-F. Purchell : New 
and Utile known South African Solifugae in the Collection of the 
South African Muséum (lig.). -— New South African Scorpions in 
the Collection of the South African Muséum. — L. Péringuey : 
Description of Iwelve New Species of the Genus Mutilla. (Order 
Hymenoptera) in the South African Muséum. 

Tijdschrift voor Entomologie, 1899, III. — D. Ter-Haar : Craniophora 
{ icronycta) ligustri Fabr. var. olivacea Tutt (pi.). — P.-C.-T. Snellen : 
Eenige Aanteekeningen over exotische Lepidoptera (pi.). — H.-A. 



as Bulletin de ht Société Entomologique de France. 

DE Vos Tôt Nederveex Cappel : Over de Stekels aan de voorsche- 
nen bij het genus Agrotis (pi.). — J.-G.-H de Meijere : Sur un cas 
de dimorphisme chez les deux sexes d'une Cécidomyide nouvelle 
[Monardia Van der Wulp) (pL). — Cijclopodia Horsfieldi n. sp. eine 
neue Nycteribiide aus Java (fig.). — E. Wasmaxx : Weitere Nach- 
trâge zum Verzeichniss der Ameisengaste von Hollândisch Lim- 
burg. 

Union apicole, VI, 1 et 2, 1900. — Rouch de Lâdoue : De l'importance 
du traitement d'hiver contre les parasites de la vigne et des arbres 
fruitiers. — Notes diverses. 

Université de Toulouse. — l" Annuai^-e. — 2° Bulletin, 1899-1900. 

U. S. National Muséum {Proceedings), XXI, 1899. — J.-B. Smith et 
tl.-G. Dyar : Contributions toward a Monograph ol' the Lepidopte- 
rous Family Noctuidae of Boréal America : A Revision of the Species 
of Acromjcta (Ochsenh.) and of certain allied Gênera (pi.). — L.-O. 
Howard : On some new parasitic Insecls of tlie Subfamily Encyrti- 
nae. — M.-L. Linell : On the Coleopterous Insects of Galapagos 
Islands. — D.-W. Coquillett : Report on a Collection of Japanese 
Diptera, presented to the U. S. National Muséum by the Impérial 
University of Tokyo. — O.-F. Cook : American Oniscoid Diplopoda 
of the Order Merocheta (pi.). — G.-L. Marlatt : Japonese Hyme- 
noptera of the Family Tenthredinidae. — Mary J. Rathbun : A 
Contribution to a Knowledge of the Fresh-Water Crabs of America : 
The Pseudotelphusiuae (fig.). — The Brachyura coUected by the U. 
S. Fish Commission Steamer Albatross on the Voyage from Norfolk, 
Virginia, to San Francisco, California, 1887-1888 (pi.). —O.-F. Cook: 
African Diplopoda of the Genus Pachybolus (pi.). — The Diplopod 
Family Striariidae (pi.). — African Diplopoda of the Family Gom- 
pfiodesmidae (pi.). — H. Richardson : Key to the Isopods of the 
Pacific Coast of N. America, with Descriptions of twenty-two New 
Species (fig.). — W.-P. Hay : Description of a new Species subter- 
ranean Isopod (pi.). 

Wiener Entoniologische Zeitung, XIX, 1, 1900 (2 exempl.). — G. 
Strobl : Spanische Dipteren, VIII. — E. Reitter : Coleopterolo- 
gische Nolizen, LXXIII. — G. SEmLiTZ : Ueher Leptura aquatica 
L. und Donacia dentipes Fabr. — J. Mik : Dipterologische Miscellen 
(32, XIII). — ï. MuLLER : Coleopterologische Notizen. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Ph. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOIMOLOGIQUE DE FRANCE 



!lȎance du 9H mars I900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

Correspondance. — M. le D'' M. Jaquet, de Bucarest, remercie 
la Société de son admission. 

Distinctions honorifiques. — Le Président a le plaisir d'annoncer à 
la Société que nos collègues MM. E. André, L. Bedel, R. Blanchard, 
E. Chevreux et A. Montandon ont été récemment nommés Mem- 
bres correspondants étrangers de la Sociedad Espanola de Historia 
natural, de Madrid. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret d'annoncer à la 
Si>ciété la mort de M. le D'' Henri Beauregard, assistant d'Ana- 
tomie comparée au Muséum d'Histoire naturelle et professeur de Bo- 
tanique cryptogamique à l'École de Pharmacie de Paris , décédé à 
Grasse après une longue maladie. — LeD"" Beauregard avait publié 
des travaux estimés sur l'anatomie des animaux supérieurs, notam- 
ment des Cétacés, des Oiseaux et des Poissons. Mais il était plus par- 
ticulièrement connu dans le monde des entomologistes par les belles 
recherches qu'il poursuivit pendant dix ans sur l'organisation et le dé 
veloppement des Cantharidiens. Guidé par les brillantes découvertes 
de J.-H. Fabre et de Lichtenstein, Beauregard élucida bien des 
points obscurs de l'évolution des Vésicants, et l'important volume 
qu'il publia sur ces Insectes, en 1879, restera comme un de ses titres 
les plus sérieux à la reconnaissance des zoologistes. 

Beauregard faisait partie de notre Société depuis 1884, et nous 
avons tous pu apprécier les rares qualités de cœur et d'esprit de ce 
regretté collègue. 

Admission. — M. Ch. Mottaz, conservateur à la collection lo- 
cale du Palais Eynard, Genève (Suisse). Entomologie générale, Co- 
léoptères. 

BulI.Soc. Ent. Fr., 1900. N" G. 



130 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Présentation. — M. le D''Paul Amans, 37, avenue de Lodève, 
Montpellier (Hérault) [Mécanique des Arthropodes, vol des Insectes], 
présenté par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. J. An- 
glas et G. -A. Poujade. 

Changement d'adresse. — M. le D"" A. Joanin, 272, boulevard 
Raspail. Paris. 

Captures et renseignements fauniques. — M. A. Giard signale la 
capture des Lépidoptères suivants, non rencontrés jusqu'à présent dans 
le Nord de la France : 

1. Epunda lichenea Hb. — Pas rare à Wimereux (Pas-de-Calais) en 
septembre, sur les vieux murs ; se dissimule parmi les Lichens à la 
façon des Bryophila. Cette espèce de l'Europe méridionale et occiden- 
tale, trouvée également dans le sud de l'Angleterre (Plymouth, Port- 
land), remonte jusqu'au Pas-de-Calais grâce au climat marin. Elle n'est 
pas indiquée en Belgique. 

2. Hyponoineuta rorellus Hb. — Commun en septembre sur les Sau- 
les [S. cinerea L., -S. caprea L.) dans les dunes de Slack, à la pointe à 
Zoie entre Wimereux et Ambleteuse. N'attaque pas le S. repens L. si 
abondant dans cette localité. 

3. Platyptilia ochrodactyla Hb. — Commun, dans la première quin- 
zaine d'octobre 1899, sur les corymbes de Tanacetum vulgare L., le 
long des berges du nouveau bras de décharge de l'Escaut, à Valencien- 

nes (Nord). 

Ces trois espèces ne sont pas inscrites aux Catalogues de G. Le Roi et 
de A. Foucart. Le Catalogue des Lépidoptères de Belgique par Ch. 
Donckier de Donceel (S. E. B., 1882) signale H. rorellus (Liège) et 
P. ochrodactyla (Brabant, Liège, Val Benoit). 

— M. L. Bedel indique une nouvelle localité française du Platysma 
{Bothriopteriis) angustatum Duît. Cette Féronie, déjà signalée des 
départements du Nord et de l'Aube , a été trouvée par notre collègue 
M. L. Bleu se dans la forêt de Rennes (Ille-et-Vilaine). — Il est à noter 
que les P. angustatum Duft. et P. oblongo-punctatum F. coexistent 
aux environs de Rennes. 



Séance du 2S mars 1900. 131 

Communie ations . 

Myriapodes recueillis en Espagne par le P. J. Pantel 
Par H.-W. Brolemann. 

Les Myriapodes recueillis aux environs d'Uclès (prov. de Cuenca, 
Espagne) par notre collègue, le P. Pantel, et dont il a bien voulu 
nous confier l'examen, sont les suivants : 

Lithobius insignis Meinert. 

Lithobius gracilis Meinert (l'unique individu examiné, un (5, est 
quelque peu diiïérent de celui décrit par Meinert, mais ne peut pas 
constituer une espèce nouvelle). 

Scolopendra mediterranea lusitanica Verhoeff. 

Scolopendra cingulata hispanica Newport. 

Geophilus ferrugineus C. Koch. 

Geophilus hirsutus P o r a t. 

Geophilus longicornis Leach. 

Geophilus longicornis pseudotnmconim Verhoeff. 

Himantaiium superbum Meinert. 

Une femelle de Brachydesmus (?). 

Polydesmus Panteli, n. sp. 

Une femelle de Chordeumide (?). 

Description du : 

Polydesmus Panteli, n. sp. 

d Longueur environ 13 mill. ; largeur au 10« segment l.oO mill. 

Coloration brun-rosé (?), pattes concolores. Corps élancé, à bords pa- 
rallèles, à téguments brillants. — 20 segments. — 30-31 paires de 
pattes. 

Tête rugueuse et même densément ponctuée en arrière des anten- 
nes ; la face est presque glabre, mais les côtés de la tète sont plantés 
de soies courtes; le sillon occipital est court. Antennes longues; 
proportions des articles : l^"" art. 0.20 mill. ; 2« art. 0.30 mill. ; 3'^ ; 
O..o0 mill; ¥ art. O..3o mill.; 5^ art. 0.42 mill.; 6« art. 0.43 mi 



art. 
mill. ; 



132 



Bulletin de la Société Entomologique de France. 



1" et 8^ art. ensemble 0.10 mill.; total 2.30 mill. Diamètre du 6"= art. 
0.20 mill. 

Premier écusson (fig. 1) aussi large que la tète, à bord antérieur 
faiblement convexe, à bord postérieur sensiblement sinueux sur la 
ligne dorsale; les côtés sont formés de trois tubercules. La surface de 
tous les écussons, au lieu d'être mamelonnée comme chez les autres 
Polydesmus, est semée de tub ercules coniques lisses, contigus, munis 
d'une soie à l'extrémité, rappelant la sculpture des Trachelodesmus ou 
des Scytonotus ; les carènes aussi 
portent des tubercules semblables, 
mais un peu plus gros, faisant 




Fig. 1. — Ecussons 1 et 2. 



Fig. 2. — Ecussons 11 et 12. 



suite aux rangées du dos. Sur le premier écusson quatre rangées ; la 
rangée antérieure et la rangée postérieure sont assez régulières, mais 
les rangées médianes sont parfois disloquées. 

Sur les autres écussons (fig. 2), trois rangées, dont la médiane 
comprend les plus gros tubercules. Le bord externe des carènes est 
formé de trois ou quatre tubercules, toujours précédés à l'angle an- 
térieur d'une petite dent épineuse. Sur les segments qui sont privés 
de pores, on en compte trois ; le tubercule postérieur (angle postérieur 
de la carène) n'est guère plus gros que son voisin de la même rangée. 
Sur les autres segments (o, 7, 9, 10, 12, 13, 15-19) le tubercule posté- 
rieur de la carène est beaucoup plus gros que tous les autres et il est 
divisé en deux lobes; c'est à la base du lobe antérieur que s'ouvre, 
sur la face dorsale, le pore répugnatoire. C'est seulement dans les 
derniers segments que le tubercule postérieur de la carène s'allonge 
et dépasse le niveau du bord postérieur de Fécusson. Le dernier 
écusson est conique et sa surface présente de petites saillies épineuses, 
réduction des tubercules des autres écussons. Les valves sont faible- 
ment globuleuses, à bord libre en bourrelet. L'écaillé sous-anale est 



Séance du 2<S mars 1900. 



133 



taillée en demi-hexagone, avec un tubercule sétigère à chaque angle. 
Les pattes sont longues. Le troisième tarse est beaucoup plus long 
que le tibia. 

Mâle. — Les hanciies de la T^ paire de pattes ambulatoires présen- 
tent près de la pointe une robuste verrue arrondie; celles de la 
6^ paire sont un peu globuleuses. Entre les pattes de la 12« paire (la 
paire postérieure du 9"^ somite) la lame ventrale porte une lamelle per- 
pendiculaire bilobée ; chez un autre mâle, cette lamelle était divisée 
en deux pièces dans toute sa hauteur. Les hanches des pattes copu- 
latrices sont constituées suivant le type connu, c'est-à-dire qu'elles 




Fig. 3. — Patte copulalrice , profil interne. 



sont plus larges que longues et que les brides trachéennes, en forme 
de cadre subrectangulaire, sont en contact sur la ligne médiane sans 
être soudées. La patte copulatrice (fig. 3) est arquée en faucille, à ex- 
trémité recourbée, avec deux dents spiniformes latérales au troisième 

quart environ de sa longueur. Du milieu de la . 

courbure se détachent côte à côte deux ra' ,'-/^"~~~^ 

meaux courts, divergents (fig. 4); l'un, infé- 
rieur, est biacuminé; l'autre, supérieur, est ar- 
rondi à la pointe, celle-ci étant complètement 
couverte de papilles très courtes remplaçant 
le bouquet de soies usuelles; ces papilles dis- 
simulent l'orifice des canaux (ou rainures) qui 
se voient par transparence de la chitine; l'un 
d'eux se prolonge jusqu'à la base de la patte, 
l'autre aboutit à une ampoule située dans le 
membre à la hauteur de la naissance des rameaux 




Fig. 4. — Patte copu- 
latrice , détail plus 

grossi. 



134 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Descriptions de quelques Coléoptères malgaches 
Par L. Fairmaire. 

Cicindela Horni, n. sp. — Long. 8 mill. — Pariim oblonga, pu- 
rum couvera, supra capite prothoruceque vlridi-aeneis, cupreo tinctis, 
modice nitidis, elytris olivaceis, extus virescentibus, utrinque trilunu- 
latis, luniiUs palUdis, angustis, humerali arcuata, interdiim apice 
interrupta, rnediana ad maryinem haud dihitata, intus recte retro-an- 
gulata, apicall saepe postice ohliterata; capite inter oculos depresso et 
subtiliter striolato, ocuUs magnis, exsertis, clypeo breci, obscure rufes- 
cente, labro flaco, lato, antice obtuso, leviter anguluto et setoso, mandi- 
biiHs piceis, basi fuMs, palpis fulvis, articulo ultimo piceo ; prothorace 
subqiiadrato, transversim biimpresso, lateribus nitidiore et punctis 
grossis sparsuto, stria média parum impressa; ehjtris parum dense 
punctatis, punctis obscure coeruUs, sutura apice coerulea, nitida et bre- 
vissime spinosula; subtus cganea, nitida, abdomine laeci, pectore albo- 
piloso, fenioribus coeruleis, paulo virescentibus, tibiis piceo-coerulescen- 
tibus, genubus et trochanteribus rufis. 

Environs de Suberbieville, sous des pierres humides, dans une forêt 
(H. Perrier); très rare. 

Cette petite Cicindèle est fort intéressante par sa grande ressem- 
blance avec la C. decempunctata Dej., de l'Inde; elle en difTère par 
les élytres plus courtes, le corselet à côtés moins droits, la coloration 
moins terne, plus verdâtre sur les côtés des élytres, par la lunule hu- 
mérale entière, iiarfois un peu interrompue avant l'extrémité, mais ne 
formant pas une tache discoïdale, la médiane plus étroite, bien angu- 
lée ; la ponctation est distincte, plus forte à l'extrémité et les trochan- 
ters rougeâtres comme les genoux. 

Je dédie cet insecte à notre collègue M. le D'" Horn en souvenir de 
son obhgeance et de sa libéraUté. 

Pogonostoma vestitum, n. sp. — Long. 16 à 17 mill. — Atro- 
coerulescens, vix nitidulum, capite prothoraceque antice sat longe, 
elytris brevius etparcius rufo-villosulis, capite subtiliter rugosulo, inter 
oculos levissime impresso, labro magno, medio convexo ; prothorace 
oblongo-ovato, antice et postice fere similiter constricto et transversim 
sulcato, subtiliter dense rugosulo, postice magis transversim sed leviter 
strigosulo, stria donali subtiliter impressa; elytr'ts cylindraceis, fortiter 
ac dense ruguloso-punctatis, apice paulo oblique sinuato-truncatis et 



Séance du 2cV mars 1900. 133 

exhis spinosis, subfuft cum pedihiis lacve, his levissiiiie nolacco tinrtis. 

Environs de Suberbieville (H. Perrior). 

Ressemble à P. brerkorne Hôrn, mais moins grand, plus mat, 
avec la tète à peine impressionnée, le corselet moins ridule en avant, 
les clytres plus fortement ponctuées, à impression antérieure moins 
forte, la suture non déhiscente à l'extrémité, et enfin la villosité rousse 
qui couvre le dessus du corps, assez longue et assez dense sur le de- 
vant de la tète et du corselet, plus courte et plus fine sur les élytres. 
Sous le rapport de la vestiture ressemble au méridionale Fie ut., mais 
plus grand, avec la pubescence couvrant la tête et le devant du cor- 
selet où elle est plus longue et plus serrée que sur les élytres, la colo- 
ration est d'un noir bleu, pas tout à fait mate, plus bleue en dessous, 
les mandibules sont entièrement d'un brun de poix, le corselet est 
finement rugueux et la troncature des élytres est biépineuse chez le 
c5, fortement angulée en dehors chez la 9- 

Pogonostoma Perrieri, n. sp. — Long. 11 à 13 mill. — Gracile, 
niyrum, raye coerulescens, opacum, subtiliter fulro-pubescens, capite 
paulo evidentius; capite prothoraceque dense subtiliter coriaceis, hoc 
subtilissime transversim strigosulo, profiinde transversiia bisulcato, 
st)ia dorsali vixperspicua, capite inter oculos obsolète biirnpresso; ehjtris 
dense sat subtiliter rugosulo-pHnctatis, basi fortius; subtus mugis coe- 
ruleum et nitidum, subtiliter coriuceum ; c5 abdomine segmenta 5'^ apice 
rufescente, medio oblonge impresso et bicostulato, ultimo rufo, asperato, 
ehjtris apice oblique truncatulis, extus angulatis, angulo suturait ob- 
tuso; Q abdomine segmenta .5'^ profunde faveato, ehjtris apice truncatis, 
extus rotundatis. 

Environ de Suberbieville (H. Perrier). 

A la différence des autres Pogonostoma, celui-ci s'envole quand on 
veut le saisir. 

Très voisin du Kraatzi Horn, en diffère, pour le c?, par le chape- 
ron plus velu, le corselet plus large et plus arrondi sur les côtés, 
finement ridé en travers à la base; les antennes sont presque aussi 
longues que le corps. La base de la lèvre est velue. 

Gaurambe minor, n. sp. — Long. 3 mill. — Ressemble extrême- 
ment au colobicoides Fairm., même forme et coloration presque sem- 
blable, mais taille notablement plus faible, tète bituberculée entre les 
yeux, antennes semblables, mais 1'^'' article moins gros, roux comme 
le funicule, corselet très inégal, impressionné de chaque côté à la 



136 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

base, moins rétréci en avant, plus arrondi aux angles postérieurs, le 
disque non rembruni, les angles antérieurs bien plus arrondis, les 
élytres plus courtes, non striées, ayant de fines côtes longitudinales 
dont les interstries ont une double rangée de points serrés, le tout 
parsemé de soies roussâtres soyeuses ; la teinte foncière est plus pâle. 

Suberbieville (H. Perrier); un seul individu. 

Aspurg^uis, n. g. 

Ce nouveau genre est extrêmement voisin des Nicarete dont il dif- 
fère par un corps plus robuste, la tète plus large, le chaperon largement 
tronqué, les yeux plus étroits, les saillies antennaires bien moins sail- 
lantes, les antennes n'ayant en dessous que quelques soies distantes, 
le 3^ article aussi long que les 2 premiers réunis, le corselet à côtés 
non parallèles, la saillie intercoxale large, très obtuse, les pattes éga- 
lement courtes et robustes, mais avec les fémurs plus larges, un peu 
comprimés, ayant en dehors une sorte do plaque ou large impression 
occupant presque la totalité et bordée d'un fin liséré lisse ; les tibias 
sont assez fortement élargis à l'extrémité et les tarses sont larges, con- 
caves en-dessous. 

A. cinerarius, n. sp. — Long. 28 mill. — Plus grand et plus épais 
que les Mcarete, brun, couvert d'un enduit cendré, mais fuligineux à la 
base des élytres, sur la tête et le corselet, avec une tache vague cendrée 
à la base de chaque élytre et une bande longitudinale de même cou- 
leur, peu distincte sur le milieu du corselet. La tète est courte, un peu 
élargie en avant, fortement sillonnée entre les antennes, ce sillon se 
terminant en une ligne courte, saillante, au milieu du chaperon qui est 
tronqué ; les antennes sont robustes, plus longues que le corps, à peine 
cifiées en dessous, le 1"' article atteint presque la base du corselet. Ce 
dernier plus étroit que les élytres est presque carré, faiblement atté- 
nué vers la base, très rugueux, avec 2 sillons transversaux bien mar- 
qués. L'écusson est presque arrondi, un peu déprimé au milieu. Les 
élytres sont longues, augulées aux épaules, atténuées de la base à 
l'extrémité qui est à peine tronquée, très arrondie en dehors, ruguleuses 
à la base qui est un peu aplanie sur les épaules, la ponctuation est mé- 
langée d'assez gros points écartés et de petites taches d'un rubigineux 
clair. Les tibias sont épais, plus fortement à l'extrémité et marqués 
avant d'une tache brune, les tarses sont épais, le pénultième article est 
bilobé, les crochets sont robustes ; l'abdomen est couvert d'une pubes- 
cence grisâtre assez brillante. 



Séance du 28 mars 1900. 137 

Farafangana (Bluchoau), un seul indhidu; ma collection. 
Les fémurs de cet insecte sont remarquables. 

Descriptions de deux Elmides nouveaux de France [Col] 

Par E. Abeille de Perrin et A. Grouvelle. 

Esolus galloprovincialis Ab., n. sp. — Long. 1 1/2 mill. — 
Allongé, convexe, d'un brun noir mi-brillant en-dessus, avec pubes- 
cence dorée; antennes et pattes rousses. Corselet déclive en avant, à 
côtés presque droits, orné d'une ligne longitudinale de chaque côté, 
naissant de la 4« strie et parallèle aux côtés du thorax. Élytres très 
allongés, presque parallèles, à apex très prolongé, marqués de ran- 
gées striales de points assez gros et assez réguhers afTaibUs posté- 
rieurement, portant, le long du 7" intervalle, une carène saillante 
n'atteignant pas tout à fait le sommet de l'élytre; intervalles plans, 
chagrinés. 

Cette espèce, qui diffère de Vangustatus par le paralléUsmc et l'allon- 
gement de l'ensemble de son corps, n'est pas rare dans les ruisseaux 
des environs montagneux de Marseille, tels que la chaîne de l'Étoile, 
les vallons au-dessus de Saint-Pons jusqu'à la Sainte-Baume; elle se 
retrouve à St-Martin de Vésubie, col de Raus, Borréon, etc. (Bu- 
cliet, Sainte Claire-Deville). 

Riolus meridionalis A. Grouv., n. sp. — Long. 2 mill. — En 
ovale court, déprimé, peu luisant, garni de poils jaunes très appa- 
rents, disposés en séries étroites sur les interstries, surtout sur les 3" 
et o<=, qui sont un peu saillants, une forte carène sur le 7"^ interstrie, 
allant presque jusqu'au bout de l'élytre. Corselet large, sans dépres- 
sion oblique, à côtés sinueux, à angles postérieurs divariqués et pré- 
cédés d'une légère échancrure. Élytres courts, subparallèles, à stries 
fortement ponctuées, interstries fortement chagrinés en travers. An- 
tennes rouges, pattes assombries. 

Montpellier (Hérault), où il a été pris par M. Valéry Mayet; Ca- 
basse, près de Brignoles (Var), un seul exemplaire pris dans l'issolle 
par M. Henri Caillol. 

Très distinct de tous les autres par son corps large, déprimé et à 
interstries impairs fortement villeux. 



138 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Note sur la nymphe de Coelostoma hispanicum Klist. [Col.] 
Par L. Béguin Billecogq. 

Celte nymphe est longue d'environ 4 mill. 1/2; elle est blanche avec 
les yeux noirs. Elle porte sur le bord antérieur du prothorax une 
rangée de poils dressés, longs et mous. Chacun des segments abdomi- 
naux est muni d'un poil dressé au bord latéral. L'abdomen est terminé 
par deux appendices allongés, légèrement courbés intérieurement à 
l'extrémité. 

La nymphe de C. hispanicum remue l'abdomen lorsqu'elle est inquié- 
tée et se déplace assez facilement au moyen des crochets anaux. Je 
l'ai trouvée en septembre, au bord de la Creuse, à Jartraux (Indre). 
Elle habitait une petite loge creusée dans le sable humide sous une 
pierre enfoncée. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France 
Par P. Chrétien. 

Liita mucronatella, n. sp. — Envergure 10-12 mill. — Ailes su- 
périeures étroites, brunes, tachées de jaunâtre par places, avec les 
bandes ou taches ordinaires blanches, salies d'écaillés brunes, présen- 
tant en outre un empâtement noir près de la base et du bord interne, 
un trait noir dans le ph après la bande oblique blanche, un point noir 
assez gros, placé obliquement au-dessus, près de la tache blanche mé- 
diane, une tache jaunâtre au bout du disque entre deux traits noirs, 
dont le dernier sépare les taches blanches opposées ; espace terminal 
noir; franges brunes, indistinctement divisées en plus foncé, extrémité 
grise. Ailes inférieures grises, luisantes ; franges brunes, un peu jau- 
nâtres à la base. Antennes brunes, annelées de gris; palpes, tête, tho- 
rax, bruns; abdomen gris plombé, zone de brun. 

Chenille allongée, blanc verdâtre, à premier segment entièrement 
brun rougeâtre, verruqueux très petits et bruns, poils blancs, tète et 
écusson noirs, les deux premières paires de pattes écailleuses noires ex- 
térieurement, la 3« paire et le clapet bruns. Cette chenille vit dans une 
galerie soyeuse le long des tiges û''Alsine mucronatah. dont elle mange 
surtout les feuilles. Elle est à taille en juillet et se transforme dans un 
petit cocon de soie blanchâtre parmi les détritus végétaux à la surface 
du sol. 

La chrysalide est lirun jaunâtre, plus foncé et noirâtre à l'extrémité 



Séance du 28 mars 1900. 139 

anale, qui est obtuse, avec trois petits mamelons et ceinturée de quel- 
ques poils raides brun jaunâtre dont les supérieurs sont les plus longs. 

Le Papillon, qui est voisin de L. gypsophilae St., vole en août, à une 
altitude de 2.000 mètres et au-dessus, dans les Hautes-Alpes. 



Note sur des Phytoecia du sous-genre Helladia [Col.] 

Par Maurice Pic. 

I. — Sur Helladia edessensis Reitter et adelpha Ganglb. 

Une récente communication de M. E. Reitter m'a permis de con- 
stater que Helladia damascena Pic [Bull. Fr., 1899, p. 210) n'est 
qu'une variété de H. edessensis Reitt. {Deuts. Eut. Zeits., 1898, 
p. 358), espèce connue de Syrie et d'Asie Mineure. 

Le tableau suivant facilitera la distinction de la forme type de cette 
espèce et des deux variétés actuellement connues : 

1 . Coloration des 4 pattes postérieures entièrement foncée. Pu- 

bescence élytrale soit distinctement jaunâtre et dense, 

soit d'un gris jaunâtre et peu serrée 2 . 

1' Coloration des 4 pattes postérieures au moins en partie claire. 
Pubescence élytrale un peu jaunâtre, ordinairement peu 
serrée. — Urfa (Edessa), Akbès [coll. Reitter et Pic]. . . 
edessensis Reitt . 

2. Pubescence élytrale distinctement jaunâtre et dense. Protho- 

rax orné sur le disque d'une macule testacée bien marquée. 

— Damas [coll. Pic] var. damasce na Pic. 

2' Pubescence élytrale d'un gris jaunâtre et peu serrée. Protho- 
rax à maciUe discale testacée presque nulle. — Urfa 
(Edessa) [coU . Reitter] var. u rfa n e n sis'Rvilt. 

Quant à la var. scapopicta, attribuée â cette espèce par M. Reit- 
ter, je crois devoir la rapporter â adelpha Ganglb., comme variété, 
à cause de la pubescence grisâtre du dessus du corps, de celle plus 
claire de l'écusson et de la bande médiane protboracique. La var. 
scapopicta Reitt. se reconnaîtra facilement à la coloration des mem- 
bres bien plus claire que chez //. adelpha Ganglb. forme type, et aussi 
à la pubescence moins fournie sur les élytres. 

Ph. adelpha, d'après un type obligeamment communiqué par M. L. 
Ganglbauer, a les l-^''^ articles des antennes et les 4 pattes posté- 



140 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

rieures foncés, de plus, la pubescencc élytrale est très fournie, voi- 
lant presque complètement la ponctuation. 

Je possède arfe/p/mGanglb., ou variété^ d'Akbès (Ch. Delagrange) 
et Mersina(Pic). 

II. — Sur Helladia scapulataMuls. et var. mersinensis. 

Mulsant {Op., i, p. 54) a décrit//, scapulat a, \)ro\ena.nl de Syrie, en 
lui donnant comme caractères : les 2 premiers articles des antennes 
noirs et les cuisses intermédiaires foncées ou presque foncées, etc. 
J'ai capturé à Mersina, en Caramanie, une variété de cette espèce of- 
frant les 4 pattes postérieures plus ou moins largement claires et les 
antennes à 1<^" articles testacés (long. 9-10 mill.); je la désignerai sous 
le nom de var. mersinensis, var. nov. 

Cette variété correspond à peu près à la var. scap^picta Reitt. de 
miel plia Ganglb. 

III. — Habitats de Helladia ferriigata Ganglb. 

M. Gauglbauer a décrit //. femigata sur des exemplaires ré- 
coltés à Haïfa, en Syrie. Je possède cette espèce de la région d'Akbès 
et je l'ai recueillie en Palestine à Jérusalem et entre Bethléem et Mar- 
Saba. 

Nota. — Préparant une étude synoptique sur les Phijtoecia, ou au 
moins le groupe des Helladia, je serai reconnaissant à ceux de nos 
collègues qui voudraient bien me communiquer des matériaux pour 
rendre mon étude plus complète et meilleure. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences (C. R. hebdom. des Séances), 1900, 1, 11 et 12. — 
E.-L. Bouvier : Sur l'origine et les enchaînements des Arthropodes 
de la classe des Onychophores {Peripatus et formes voisines). — 
L. Bordas : Étude anatomiquc des organes générateurs mâles des 
Coléoptères à testicules composés et fascicules. 

Académie des Sciences de Cracovie [Bulletin international), jan- 
vier 1900. O 

Ayricultural Gazette of N. S. Wales, XI, 2, 1900. — W. Froggatt : 



Séance du M8 mars 1900. 141 

Notes on Australian Coccidao, (pi.). — A. Gale : The Queen Bee. 
— Bec Calendar. 

Biolofiia Centrali-Ame ricana, 1899, 1900. — Vax der Wulp : Diptera, 
II, pp. 409-428 (llg.), pi. 12. — C. Champion : Rhyuchota-Hetero- 
ptera, II, pp. 26o-304, pl.lG-18. — W. Fowler : Rhyncliota-Homo- 
ptera, II, pp. 249-264, pi. 10. — T.-D.-A. Gockerell : Fam. Aleu- 
lodidae, pp. 1-33, fig. 

Buffalo Society of Natural Sciences {Bulletin), VI, 2-4, 1899. © 

Canadian Entomologist {The), mars 1900. — J.-A. Moffat : Hijdroecia 
stramentosa Guen. (pi.). — J.-D. Tinsley : Contributions to Cocci- 
dology, IL — A.-N. Caudell : A new Species of Sinea. — A.-R. 
Grote : A new popular name for Clisiocanipa disstria. — J. G. Nee- 
DHAM : Nymphs of northcrn Odonata still unknown. — J.-O. Mar- 
tin : A Study of Hydronietra lineata (lig.). — J. M'Neil : Orche- 
limiini Serv. — H.-G. Dyar : Notes on Some North American. 
Hijponomeutidae. — T.-W. Fyles : Further Observations upon 
Bombijx cunea Drury, etc. — A. -G. Butler Note on Cyaniris pseu- 
dargiolus of Boisduvaland Le Conte. — T.-D.-A. Cockerell : A new 
Oak-gall from New Mexico. — G.-M. Dodge : Pyrameis huntera, n. 
var. fuliia. 

Comptes rendus du Congrès des Sociétés savantes de Paris et des Dépar- 
tements, 1900. — A. Viré : Cavités souterraines des Causses et des 
Pyrénées. 

Entomologist' s Becord and Journal of Variation, mars 1900. — H.-R. 
Brown : Digne Revisited. — T. -A. Chapman : Notes on the Fumeids, 
witli descriptions of new Species and varieties. — M. Burr : British 
Dragonflies. — M. de la B. Nicholl : Bulgarian Butterflies. — J.-W. 
TuTT : Migration and Dispersai of Insects : Lepidoptera. — E. Was- 
MANN : The Guests of Ants and Termites (pL). — N. Allandale : 
Notes on Orthoptera in the Siamese Malay States. — Notes diverses. 

Evkonyve. —Jahresheftdes naturwissenschaftlichen Vereines des Trenc- 
siner Coniitates, 1900. — D'' C. Brangsik : Additamenta ad faunam 
Coleopterorum Comitatus Trencsiniensis. — Aliquot Coleoptera 
nova Russiae asiaticae. — Additamenta ad faunam provinciae rus- 
siae asiaticae Transcaspia. — Traité sur la faune des Orthoptères 
de l'Afrique centrale (litre et texte hongrois). 

lllustrierfe Zeitschrift fiir Entomologie, V, 6, 1900. — E. Wasmann : 
Zur Kenntniss der termitophilen und myrmekophilen Cetoniden 
Sildafrikas. — D'' Hofmann : Zur Naturgeschichte der Micropterygi- 



142 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

den (fig.). — PR- P. Bachmetjew : Der kritische Punkt der Insekten 
und das Entstoheu von Schmetterlings-Aberrationen (fig.)- — Po- 
tites Communications originales. 

Naturaliste (Le), 15 mars 1800. — ;M. Pic : Description de Coléoptères 
nouveaux. — P. Chrétien : Les Coleophora du Donjcnium. — F. 
Plateau : Un cas probable de mimétisme défensif chez la Ranatre. 

New-York Academij of Sciences. — Statuts et Liste des Membres, 1899. 

Novitates zooloyicae, VII, 1, 1900. — AV. Rothschild : Descriptions of 
the iiitherto unknown female oiŒnetas ntirabilis Rotsch. — W.-J. 
HoLLAND : The Lepidoptera of Buru, I, Rhopalocera. — H. Grose- 
Smith : Descriptions of new Species of Butterflies captured by Mr. A. 
S. Meek at Milne Bay, British N. Guinea, in the Muséum of the Hon. 
W. Rothschild at Tring. — W. Warren : New Gênera and Species 
of Thijrididae and Geometridae from Africa. — New Gênera and 
Species of Drepanulidae, Jhyrididae, Epiplemidae and Geometridae 
from the Indo-Australian and palaearctic Régions. 

lîecista Chilena de Ilistoria natural, IV. 1, 1900. — F.-W. Neger : 
Sobre alcunas Acallas nuevas Chilenas. — D"" F. -T. Delfin : Datos 
para el conocimiento de los Coledpteros e Himenôpteros del depar- 
tamento de Talcahuano. — C.-E. Porter : Especias nuevas de Co- 
ledpteros. 

Revue des Revues d'Histoire naturelle, I, 6, 1900. — J.-H. Fabre : Le 
chant du Grillon. — DM. Pellegrix : La Puce chique à Madagas- 
car. — Notes diverses. 

Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, mars 
1900. — E. Olivier : Em. Blanchard (not. nécrologique). 

Royal Society {Proceedinys), n''426, mars 1900.© 

Smithsonian Institution {Annual Report of ti\e Board of Régents). — 

Report of the U. S. National Muséum, 1899.© 
Societas Entomologica,X[\, 24,1900. — L. Bayer : Uebergangsformen 

bei Caraben. — C. Frixgs : Beobachtungen an zwei Raupenarten. 

— P. BoRN : Meine Exkursion von 1899. 
Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France {Bulletin), IX, 4, 

1899. — Abbé J. Dominique : Note sur Ibalia leucospoides Hoch. 

(pi.). 

Société des Sciences naturelles et d'Enseignement populaire de Tarare 

{Bulletin), 15 février 1900.© 
Société Entomologique de Belgique {Annales), IV, 2, 1900. — AVillem : 



Séance du 28 mars 1900. 1A3 

Deux formes nouvelles d'Isotomiens : Imtoma SiagiuiUs et /. ieiie- 
bricoUi. — E. Bray : Lépidoptères capturés aux environs de Virton. 
— J.-C.-H. DE Meyere : Matériaux pour l'étude des Diptères de la 
Belgique. — M. Burr : Forficuies exotiques du Musée royal d'His- 
toire naturelle de Bruxelles. — A. Forel : Ponerinae et DonjUnae 
d'Australie. — E. Canuèze : Élatérides nouveaux. 

Société Linnéenne du Nord de la France [Bulletin), janvier 1900. 

Tijdschrift voor Entomologie, XLII, 4, 1899. — A.-W. Van Hasselt : 
Een buitengewoon Spinnen-Verblijf (pi.). — K.-J. Kempers : Het 
Adersysteem der Kevervleugels (pi.). — P. -G. Snellen : Eenige 
Opmerkingen over Incurraria capitella L. — Beschrijving van L//- 
caena Bathinia Snell. — D"" ïn. Oudemans : Trichiosonia liirorninL., 
eene biologische Studie. 

Union apicole (L'), mars 1900. — A. Delaigues : Les Abeilles et les 
Fleurs. — Entomologie agricole : Le Plnjlloxera. 

U. S. Department of Agriculture. — Division of Entomologij, Neiu Sé- 
ries, Bulletin 22, 1900. — L.-O. Howard : The ^^\o most aijundant 
Pulvinarias on Maple [Pulrinaria innumerabilis Rathw. aud V. ace- 
l'icola W. et R.), lîg. — The Insects to which thename « Kissing 
Bug » became applied during the Summer of 1899 (fig.). — W.-D. 
HuNTERrAn Investigation to détermine y^hether Melanopii us spretus 
breeds permanently in the Turtle Mountains in North Dakota. — 
F. -H. Chittenden : The Bronze Apple-Tree Weevil {Magdalis 
aenescens Lee), fig. — D.-W. Coquillett : The new Cecidomyians 
destructive to buds of Roses (tig.). — A new Violet Pcst (Diplosis vio- 
licola n. sp. (fig.)- — F. -H. Chittenden : Food Plants and Injury of 
North American Species of Ayrilus. — Insects and the Weather : 
Observations duriug the Season of 1899. — H.-D. Hemenway : Ex- 
periments with H\ droeyanic Acid-Gas as a means of exterminating 
Mealy Bugs and other Insects in Greenhouses. — D"" L. Reh : 
Scale Insects on American Fruit imported into Germany. — F.-G. 
Havens : Insect Control in Riverside, California. — A. Busck : 
Notes on aBrief Trip to Puerto Rico in January andFebruary 1899. 
— Notes diverses. 

Wiener Entomologische Zeitung, XIX, 2-3, 1900(2 exempt.). — L. Me-v 
LicHAR : Beitrag zur Kenntniss der Homopteren-Fauna von Sibirien 
und Transbaikal. — M. Bernhauer : Neue Staphyliniden (Col.) aus 
dem Kaukasus und den angrenzenden Làndern. ~ M. Bezzi : Zur 
Synonymie und Verbreitung des Psummonjcter vermiles Deg. Ein 



144 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

dipterologischer Beitrag. — L. Melichar : Eine neue Art der Ho- 
mopteren-Gattung Aphrophora. — G. Strobl : Spanische Dipteren, 
IX. — J. MiK : Dipterologische Miscellon (2 Série, XIV, Sammt 
InhaUsiibersiclit der Dipt. Miscellen 2 Série, Nr. 1-100). — Lokai : 
Eine neue Leptusu (Col.) vom Altvater-Gebirge. — R. Formanck : 
Coleopterologische Notizen. — J. Mik : Ein neuer Thinophilus 
(Dipt.) von Sardinien. 



Alluaud (Ch.) : Contributions à la faune entomologique de la région 
malgache, YII. [Bull. Soc. Ent. Fr.), 1899, 5 p.* 

Id. : Deux Coléoptères nouveaux du Sud-Est de Madagascar. {Bull. Mus. 
Hist. nat.), 1899, 2 p.* 

Bedel (L.) : Diagnoses de deux nouveaux Dromius de Barbarie. {Bull. 
Soc. Ent. F)'.), 1900, 2 p.* 

Id. : Diagnose d'un nouveau Mylal^re Saharien. — L. Bleuse : Descrip- 
tion d'un Mylabre du Sud-Oranais. {loc. cit.), 1899, 2 p.* 

Berg (C.) : Los Mantispidos de la Repi'ibUca Argentina. {Com. Mus. nac. 

B.-Ayres), 1899, 7 p.* 
Id. : El género Bhyephenes Sch. on la Repi'iblica Argentina. {loc. cit.), 

1899, 4 p.* 

Id. : Notas hemipterolôgicas. {loc. cit.), 1899, 3 p.* 

Id. : Sobre algunos Anisomôrfidos chileno-argentinos. {loc. cit.], 1899, 
6 p.* 

Brôlemann (H.-W.) : Foret de Lyons (Myriapodes), V. {Feuilles J. Nat.), 
1899, 4 p.* 

Id. : Myriapodes du Bourg-d'Oisans et de la Meije. {Ann. Univ. Gren.), 

1899, 10 p., grav.* 
Carpentier (L.) : Nervations anormales de Tenthrédinides. {Bev. quest. 

Scient.), 1899, 4 p.* 

DoLLFUs (Ad.) : Note sur les Isopodes terrestres et fluviatiles de Syrie, 
recueillis principalement par M. le D'' Tb. Barrois. {Bev. biol. Nord 
~ Fr.), io p., 2 pi. — Don de M. L. Bedel. 

A, L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOJVIOLOaiQUE DE FRANCE 



Séance du 11 avril 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

Correspondance. — M. Gh. Mottaz, de Genève, remercie la 
Société de son admission. 

Distinction honorifique. — Le Président a le plaisir d'annoncer à 
la Société que notre collègue M. L. Bedel a été tout récemment élu 
membre honoraire de la Société entomologique de Berlin. 

Admission. — M. le D'" Paul Amans, 37, avenue de Lodève, 
Montpellier (Hérault). Mécanique des Arthropodes, vol des Insectes. 

Présentation. — M. Edmond Lamoureux, architecte, 44, villa 
(Ihaptal, Levallois-Perret (Seine) [Lépidoptères], présenté par M. P. 
Ma bille. — Commissaires-rapporteurs MM. l'abbé J. de Joannis et 
L. Viard. 

Revision du Règlement. — Au nom du Conseil, M. Ph. François 
donne lecture du rapport sui\ant : 

Messieurs, 

Dans la séance du 28 février dernier, notre collègue M. Ch. Alluaud 
a déposé entre les mains du Président une demande de revision du 
Règlement de notre Société. 

Conformément à l'article 34 de nos Statuts et Règlement, votre 
Conseil s'est réuni et a entendu l'auteur de la proposition; ses réunions 
ont eu lieu les lundis 12, 19, 26 mars dernier et 2 avril courant. 

Le Conseil a examiné successivement tous les articles du Règlement 
et a décidé de vous proposer pour quelques-uns d'entre eux des 
modifications ou des suppressions, et pour quelques autres des adjonc- 
tions qui lui semblent en rapport avec les besoins actuels de noire 
Société. 

Notre situation financière, vous le savez, est suffisamment prospère, 
Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 7 



146 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

mais nue plus grande prospérité serait désirable. Le changement de 
format de nos publications, que vous avez décidé récemment, n'aura 
sans doute pas lieu sans une légère augmentation de dépense ; l'accrois- 
sement normal et continu de notre bibliothèque et de nos collections, 
raccumidation de nos pubUcations, font prévoir à brève échéance le 
moment où nous serons réduits à la nécessité de donner à notre local 
une plus grande extension. 

Il a semblé à votre Conseil qu'il serait possible d'attirer à nous de 
nouveaux souscripteurs en créant des catégories de membres, bienfai- 
teurs ou donateurs, création qui encouragerait la libéralité de personnes 
susceptibles de faire à notre Société des donations d'une certaine im- 
portance. 

La plupart des autres articles proposés sont nécessités par des 
situations nouvelles résultant des progrès incessants de notre Société 
et qui ne pouvaient pas être prévues par le Règlement actuellement 
en vigueur. 

Dans cet ordre d'idées, il faut citer notamment la publication du 
Bulletin : l'importance prise par ce périodique depuis sa séparation 
d'avec les Annales exige une réglementation spéciale. Il en est de 
même pour les collections conservées ou en formation au siège de la 
Société. 

Enfin le Conseil a pensé qu'il y aurait lieu de simplifier le mode de 
scrutin pour les élections des membres efl"ectifs et de ne plus laisser 
indéfiniment vacantes les places de membres honoraires. Les élections 
pour ces dernières auraient lieu chaque année, à une époque fixe, dans 
les formes prescrites par le Règlement. 

Dans rénumération suivante des propositions du Conseil, il n'est pas 
fait mention des modifications déjà consacrées par des votes postérieurs 
à la rédaction du Règlement actuel et dont il sera tenu compte dans la 
rédaction du nouveau Règlement. 

Articles proposés. 

Art. 4. — Pour faire parfie de la Société à litre de Membre effectif, 
il faut être présenté ])ar un de ses membres et par écrit ; en cas de 
minorité une autorisation écrite du père ou du tuteur du candidat est 
exigée. 

Le Président désigne deux commissaires pour examiner la candida- 
ture. 

Dans la séance suivante la Société vote sur les conclusions des rap- 
porteurs. 



Séance du 11 avril 1900. 147 

Le scrutin secret peut être demandé par écrit; il a lieu à la majorité 
absolue des suffrages. 

Art. 5. — Des entomologistes âgés de moins de 21 ans, présentés (^) 
par un Membre eff'eetif , peu^ ent être admis à titre de Membres assis- 
tants, avec l'autorisation écrite de leur père ou tuteur, et après avis 
conforme de la Société. 

Ils n'ont ni le droit de vote ni le droit de faire des communications; 
il leur est interdit d'emprunter des ouvrages de la bibliothèque, ils 
peuvent seulement les consulter sur place. 

A leur majorité, les membres assistants sont tenus de se faire rece- 
voir meinbres effectifs. Sur leur demande écrite, portée par le Prési- 
dent à la connaissance de la Société, ils sont admis sans autre forma- 
lité; sinon ils sont exclus de plein droit. 

Art. 6. — {Après le premier paragraphe.) 

Les membres français paient en outre un franc et les membres étran- 
gers deux francs pour recevoir franco les publications de la Société. 

Art. 8. — {Supprimé.) 

Art. 10. — {Après le troisième paragraphe.) 

Ce versement pourra s'effectuer par fractions annuelles et consécu- 
tives d'au moins cent francs; mais la libération ne sera acquise qu'a- 
près le versement de la dernière fraction. 

Toute somme versée reste dans tous les cas acquise à la Société. 

Art. 11 bis. — Sont Membres bienfaiteurs les personnes qui ont 
versé, à une époque quelconque, une ou plusieurs souscriptions de 
oOO francs; ces membres reçoivent gratuitement, pendant toute leur 
vie, autant d'exemplaires des publications de la Société qu'ils ont 
versé de fois la souscription de oOO francs. — La Société pourra éga- 
lement reconnaître comme bienfaiteurs les personnes qui lui auront 
donné ou légué des collections, des ouvrages scientifiques, etc., ou 
qui lui auront rendu tel service important qu'elle jugera mériter ce 
titre. 

Art. 11 ter. — Sont Membres donateurslos. personnes ayant versé, à 
une époque quelconque, une somme d'au moins 200 francs. 

Les donateurs, s'ils ne sont pas membres effectifs, ne reçoivent pas 
les publications de la Société. 

(i) Celte présentation doit être écrite et faire mention de l'âge du candidat. 



148 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Les noms des Membres bienfaiteurs et donateurs figurent perpétuel- 
lement en tète de la liste des membres de la Société. 

Art. 12. — (3^ paragraphe.) 

Elle peut aussi nommer un Président d'honneur. 

Art. 13. — {A la place des 2 premiers paragraphes). 

Chaque année, dans la première séance d'octobre, la Société, s'il y a 
lieu, nomme une Commission de cinq membres, chargée de présenter, 
à la séance suivante, une liste de candidats au titre de Membre hono- 
raire; cette liste est insérée dans le Bulletin et le vote renvoyé à la 
seconde séance suivante. 

Art. 24. — Les secrétaires adjoints sont spécialement chargés de la 
rédaction et de la publication du Bulletin. 

Art. 30 bis. — Une commission dite commission des collections est 
chargée de veiller à la conservation et à l'entretien des collections de 
la Société. 

Cette commission, nommée pour trois ans, est composée de sept 
membres élus au scrutin de liste et à la majorité relative des suffrages ; 
ces sept membres sont rééligibles. 

La commission des collections dispose des sommes affectées aux 
collections ; elle doit présenter tous les ans, à la séance du Congrès, un 
rapport sur l'état des collections et sa gestion pendant l'année écoulée. 

Art. 32. — {9^ paragraphe, note.) 

Les membres désirant faire des communications ou déposer des travaux 
écrits sont priés d'en donner les litres au secrétaire au commencement de la 
séance. 

{iΠparagraphe, note.) 

Les manuscrits doivent être écrits très lisiblement et seulement au recto des 
pages. Ils doivent être disposés dans la forme en usage dans les publications 
de la Société et ne porter d'autres indications typographiques que les signes 
conventionnels adoptés par l'imprimerie de la Société. 

Les manuscrits ne remplissant pas ces conditions seraient retournés à leurs 
auteurs pour êlre recopiés. 

Ces dispositions s'appliquent également aux travaux écrits déposés pour les 
Annales. 

Art. 40. — Les publications de la Société comprennent : 
1° Les publications régulières. 

L Le Bulletin de la Société entomologique de France, paraissant 
deux fois par mois (août et septembre exceptés). 



Séance du 11 avril 1900, 149 

II. Les Annales de la Société entomologique de France, paraissant 
par fascicules trimestriels. 

2° Les publications exceptionnellos. 

I. L'Abeille, journal d'Entomologie. 

II. Les Tables générales des Annales et du Bulletin. 

III. Les monographies, faunes, catalogues ou autres publications 
que la Société pourrait entreprendre en dehors de ses publica- 
tions régulières. 

Art. 42. — {1^' paragraphe.) 

Ciiaqùe membre n'a droit par séance qu'à deux pages d'impression 
au maximum dans le Bulletin. 
{Et après le ^ paragraphe.) 

Toute communication excédant les limites précédentes sera renvoyée 
d'office à la Commission de publication et réservée aux Annales, à 
moins que l'auteur ne déclare par écrit, en remettant son manuscrit, 
qu'il s'engage à payer les frais svipplémentaires ('). Toutefois, dans 
ces conditions, l'ensemble d'une communication ne pourra excéder 
quatre pages d'impression au total (^). 

Art. 42 bis. — Lorsque les communications comportent des figures 
dans le texte, les auteurs sont tenus de faire parvenir leurs dessins (*), 
au secrétaire, quatre jours au moins avant la séance où la communi- 
cation doit être faite ; faute de quoi la publication pourra être renvoyée 
au Bulletin de la séance suivante. 

Les clichés sont exécutés par la Société aux frais des auteurs. 

Art. 42 ter. — Le Secrétaire fait parvenir aux auteurs une épreuve 
qui doit lui être retournée dans les trois jours; passé ce délai il ne peut 
être tenu compte des corrections. 

Les corrections ne doivent entraîner aucune surcharge ni aucun 
remaniement du texte. 

(1) Le prix de chaque page ou fraction de page est de 6 francs. 

(2) Par exception, dans le numéro du Bulletin du Congrès, chaque membre 
a droit gratuitement à 4 pages d'impression, et peut obtenir quatre pages 
supplémentaires en les |tayant au prix convenu, ce qui porte à 8 le nombre 
total dos pages accordées. Les communications devant être imprimées dans le 
Bulletin, du Congrès £ont soumises à l'examen de la Commission de Publi- 
cation. 

(.3) Les dessins doivent être exécutés de façon à pouvoir être reproduits 
directement par les procédés phototypographiques. 



150 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Art. 42 quater. — Les auteurs qui désirent des tirés à part de leurs 
communications insérées au Bulletin doivent en mentionner le nombre 
à l'avance sur le manuscrit. Ce nombre ne peut être inférieur à 
25 exemplaires; le prix de chaque exemplaire (titre et couverture 
compris) est de fr. 10. 

Les tirés à part sont retirés au siège social, sinon ils sont expédiés 
contre remboursement. 

Art. 51. — Les auteurs des mémoires publiés dans les Annales ont 
droit, à titre gratuit, à un tirage à part de vingt-cinq exemplaires 
(texte et planches noires). Un tirage plus considérable peut être accordé 
mais aux frais des auteurs ('). 

Art. 64 bis. — Les collections de la Société, conservées au Siège 
social dans le local qui leur est affecté, sont à la disposition des socié- 
taires qui désirent les consulter, après entente avec un des membres 
de la commission des collections et seulement en sa présence. 

Art. 68 bis. — Les membres rayés pour cause d'arriéré dans le 
paiement de leurs cotisations pourront être réadmis, sur leur demande, 
à condition de payer le total des sommes dont ils étaient débiteurs 
envers la Société au moment de leur radiation ; à moins qu'ils ne pré- 
fèrent s'exonérer. 

Art. 68 ter. — La réintégration d'un membre démissionnaire a lieu, 
sans nouveau rapport, sur un vote immédiat provoqué par le Prési- 
dent. 

Tout membre ayant démissionné deux fois ne peut plus être réad- 
mis que comme membre à vie. 

— Le Président annonce que le vote sur les propositions ci-dessus 
énumérées aura heu dans la séance du 23 mai prochain. 

Changement d'adresse. — M. le D'' D.-A. Sicard, médecin-major 
au i*" bataillon de marche de la Légion étrangère, Diego-Suarez (Ma- 
dagascar). 

Radiation. — Sa Société décide par un vote unanime qu'il y a lieu 
de rayer du nombre de ses membres M. Léo Le y marie qui avait 
été admis le 24 janvier dernier. 

(1) Le prix des tirés à part est de dix centimes par feuille ou fraction 
"de feuille d'impression [sans aucun changement), de dix centimes par plan- 
che noire et de cinquante centimes par planche coloriée. 



Séance du 11 (irril 1900. 151 

Communications. 

Note sur le Conothele birmanica Thorell [Arachn.] 
Par E. Simon. 

L'Arachnide qui fait l'objet de cette note, et dont je dois la commu- 
nication à notre obligeant confrère le P. Pantel, a été capturé à Kur- 
seong, par un missionnaire de l'Inde orientale, le P. De col y, a qui 
l'on doit de nombreuses découvertes entomologiques, relatives surtout 
aux Orthoptères. 

Il appartient au genre Conothele et répond assez bien à la descrip- 
tion du C. birmanica Thorell (découvert à Shwegoo-Myo par L. Fea) 
sauf cependant en ce qui concerne la grosseur relative des yeux, les 
latéraux du premier rang n'étant pas sensiblement plus gros que les 
médians, caractère au reste variable dans la sous-famille des Cteni- 
zinae; le C. binnanica Th. se distingue surtout de ses congénères 
malais (C. malaijana Dol., d'Amboinc, C. Doleschalli Thorell, de 
Nouvelle-Guinée, C. Cflju6/7'gff;j Thorell, de Sumatra) par l'absence d'un 
groupe spinuleux triangulaire à l'angle supéro-interne des tibias de la 
première paire des pattes. 

Ce qui fait surtout l'intérêt de cette capture est l'observation que le 
P. Décoly a faite de la manière de vivre, jusqu'ici inconnue, des 
Conothele. 

Ces Araignées ne sont pas terricoles comme les Pachylomerus, dont 
elles sont si voisines par leur organisation, mais arboricoles comme 
les Moggridgea, Mijrtale et Pseudidiops ; la coque operculée qu'elles 
construisent sur les écorces rugueuses des gros arbres ressemble sur- 
tout à celle des Pseudidiops de l'Amérique du Sud. 
. La coque habitée par le Conothele adulte, en compagnie de ses jeunes, 
est longue de 4o mill. et large de 20 mill., ovale, arrondie par le bas, 
ouverte par le haut où elle est fermée par un opercule arrondi, fixé 
au bord supérieur de l'orifice par une charnière assez large et très 
élastique. 

Le tissu de cette coque et de son opercule est très épais, papyracé 
et rigide, analogue à celui d'un cocon de Saturnia piri; la face appli- 
quée à l'écorce est brunâtre et filamenteuse, les petits éclats de bois, 
.encore mêlés aux fils, indiquent qu'elle devait y adhérer fortement, 
tandis que la face externe, de même que le dessus de l'opercule, sont tout 
couverts de lichens et de mousse en pleine fructification, qui les dissi- 
mulent entièrement. 



152 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Recherches sur la structure et le développement postembryonnaire 
de l'ovaire des Insectes ('). II Campodea staphylinus Westw. 

Par A. LÉcAiLLON. 

L'Insecte nommé actuellement Campodea fut d'ahord pris pour un 
Myriapode non encore arrivé à l'état adulte. C'est Westwood [42] 
qui, en 1842, le rangea parmi les Thysanoures et en donna la descrip- 
tion. Ses caractères de type inférieur donnent un intérêt tout par- 
ticulier à l'étude de son organisation et de son développement. 

Les organes génitaux de Campodea staphylinus, comme l'ont montré 
les travaux de Grassi [84 et 87] et d'Anton Schneider [85], sont 
constitués par une paire de simples tui)es placés l'un à droite, l'autre 
à gauche de l'intestin, dans la cavité abdominale, et plus près de la 
face dorsale du corps que de sa face ventrale. Le premier de ces au- 
teurs décrivit l'ovaire surtout au point de vue de la forme générale, 
et le second surtout au point de vue histologique. Mais, si l'on en 
juge d'après leurs descriptions et leurs dessins, Grassi et Anton 
Schneider ont envisagé l'ovaire au moment où il contient des œufs peu 
éloignés de la maturité. Les résultats auxquels ils sont arrivés sont no- 
tablement ditïérents de ceux auxquels m'a conduit l'étude de stades 
plus jeunes. Ainsi Grassi admet l'existence de cellules vitellogènes, 
mais il les représente de la même grandeur que celle des cellules de la 
chambre germinative, et il émet l'hypothèse qu'elles ne sont pas homolo- 
gues de celles que l'on rencontre chez les Insectes supérieurs. Cet au- 
teur dit aussi qu'il n'y a pas de folUcules épithéliaux autour des œufs. 
Anton Schneider figure une chambre germinative très réduite et 
dit que les cellules vitellogènes disparaissent sans avoir atteint une 
taille digne de remarque. 

En 1898, deBruyne [98], dans son essai de classification des In- 
sectes d'après les cellules vitellogènes et leurs rapports avec l'œuf, 
croit pouvoir admettre que ces cellules font défaut chez les Thysa- 
noures. 

Comme on peut le voir d'après la figure qui accompagne cette note, 
et qui a été dessinée d'après une coupe faite à peu près suivant le 
plan de symétrie du corps de l'Insecte à un moment où les œufs sont 
encore peu développés, et comme je vais le résumer dans les lignes 
suivantes, l'étude d'un stade suffisamment jeune permet de se pro- 
noncer avec certitude sur toutes ces questions. 

(1) Voir Bull, de la Soc. entom. de France, n" i, 1900, p. 96. 



Séance du 11 avril 1900. 



153 




t 



\ 



Si donc on examine un ovaire répondant à la condition que je viens 
d'indiquer, on peut y distinguer trois régions principales : 

1*^ Une région antérieure ou chambre germinative, .4. 
2° Une région intermédiaire, B. 

3° Une région postérieure CCC contenant les cellules vitellogènes, 
C, et les œufs o. 

1° Chambre germinative. 

La chambre germinative présente un développement considérable 
plus allongée dans le sens longitudi- 
nal que dans le sens transversal, elle 
a une forme générale ovoïde. Elle est 
constituée essentiellement par une 
masse cellulaire pleine qu'entoure 
une enveloppe m extrêmement mince 
et montrant çà et là un noyau très 
aplati. Cette enveloppe se continue sur 
le reste du tube ovarique dont elle 
forme la paroi; en avant, elle se continue 
par le filament terminal f de l'ovaire. 

Les cellules qui remplissent la 
chambre germinative sont pressées 
les unes contre les autres et de forme 
plus ou moins polyédrique. Ce sont 
les cellules sexuelles ; elles sont des- 
tinées à donner naissance aux œufs et 
aux cellules vitellogènes. Dans les pré- 
parations que j'ai examinées on ne 
peut distinguer, à ce moment, les fu- 
turs œufs des futures cellules vitello- 
gènes, mais on peut reconnaître deux 
zones cellulaires dans la chambre ger- 
minative : une zone antérieure a 
et une zone postérieure b occupant 
chacune à peu près la moitié de la chambre. Les cellules de la pre- 
mière zone ont un noyau volumineux par rapport au corps protoplas- 
miquc; dans ce noyau les granulations chromatiques ne sont pas dis- 

(1) i4 , chambre germinative subdivisée en deux zones a elb; — B, région in- 
termédiaire; — C, cellules vitellogènes; — m, paroi de 1 ovaire; — f, filament 
terminal; — o, œufs. 



PI* 






Coupe longitudinale de la partie 

antérieure d'un ovaire 
de Campodea staphylimis {^). 



454 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

posées sur un peloton ni sur un réseau, mais sont libres et placées 
surtout à la périphérie de la cellule. Les cellules de la deuxième zone 
se distinguent de celles de la première en ce que les granulations 
chromatiques ont augmenté notablement de volume et semblent se 
colorer plus éuergiquement. 

2° Région intermédiaire. 

La région intermédiaire, B, est formée par un amas de petites cellules 
très aplaties et allongées transversalement. Ces petites cellules ont un 
noyau petit et très effilé; elles n'ont pas été signalées par Grassi, 
mais Anton Schneider semble les avoir vaguement aperçues, car 
il en figure quelques-unes dans le dessin qu'il a donné et il dit que 
les cellules de la chambre germinative s'aplatissent dans la partie pos- 
térieure de cette dernière. 

La masse des petites cellules de la région intermédiaire forme une 
sorte de disque placé entre la région antérieure et la région postérieure 
de l'ovaire. Ce disque est toutefois plus épais sur son bord qui touche 
à la paroi de Tovaire que dans sa région centrale. Sur son bord, en 
effet, on voit souvent de 4 à o cellules superposées, tandis qu'il n'y en 
a que deux ou trois ou môme moins vers le centre. Il ne constitue en 
réalité qu'un diaphragme incomplet entre la chambre germinative et 
la région postérieure de l'ovaire. Contrairement à l'opinion d'Anton 
Schneider, on ne peut considérer les petites cellules dont il vient 
d'être question comme des cellules de la chambre germinative; les 
premières ne peuvent sans doute pas dériver des secondes. Je revien- 
drai plus loin sur la signification que je crois pouvoir leur attribuer. 

3^ Région postérieure de l'ovaire. 

C'est de beaucoup la partie la plus étendue de l'ovaire; on n'en a 
représenté que la moitié environ dans la figure ci-jointe. Cette région 
contient des cellules vitellogènes et des œufs. 

Les cellules vitellogènes ne sont pas isolées, mais sont disposées par 
groupes pouvant comprendre chacun jusqu'à une dizaine d'unités. 
Chaque groupe est placé entre deux œufs, sauf le premier groupe qui 
est situé entre les cellules de la région intermédiaire et le premier œuf. 
Je ne puis m'étendre ici ni sur la structure ni sur l'évolution des cel- 
lules vitellogènes ; je me contenterai de dire qu'elles grossissent beau- 
coup tout d'abord pour diminuer ensuite, et que leur noyau subit de 
bonne heure une sorte de pulvérisation chromatique , c'est-à-dire que 
les chromosomes se fragmentent en un nombre considérable de petits 



Séance du 11 avril 190!). lo.5 

granules qui prennent très fortement les matières colorantes. Ces 
cellules vitellogènes sont aussi différenciées que chez les Insectes éle- 
vés, et il n'y a aucune raison pour ne pas les considérer comme homo- 
logues do celles des autres Insectes. 

Les œufs contenus dans chaque ovaire sont en nombre très restreint; 
je n'en ai trouvé le plus souvent que 4. Grassiet Anton Schneider 
n'en ont représenté que 3, mais le dernier de ces auteurs dit que leur 
nombre peut s'élever jusqu'à o. Au début, les œufs (o) sont allongés 
transversalement dans l'ovaire; à mesure qu'ils grandissent, ils s'arron- 
dissent, puis s'allongent longitudinalement. Quand ils sont pondus, d'a- 
près les observations d'Uzel [9S], ils reprennent une forme arrondie. Je 
n'entrerai pas ici dans le détail des modifications cytologiques qui sur- 
viennent dans l'œuf pendant sa maturation; j'indiquerai simplement 
que la vésicule germinative a une petite taille et que, au début tout au 
moins, elle est bien moins grosse que le noyau des cellules vitellogènes 
voisines. Eu outre, chaque œuf Ihiit par s'entourer d'un épithélium 
folliculaire dont les cellules restent toujours de petite taille. Quand 
l'œuf est encore jeune, l'épithélium ne l'enveloppe pas complètement 
comme on peut le voir sur la figure. Mais plus tard le foUicule s'étend 
tout autour de l'œuf. Les éléments qui le forment paraissent être iden- 
tiques aux petites cellules de la région intermédiaire et proviennent 
vraisemblablement de cette région. (J!elle-ci serait donc formée simple- 
ment par un amas de cellules foUiculaires. J'ajouterai encore que l'on 
observe d'abord un retard dans la maturation des œufs les plus anté- 
rieurs par rapport à celle des œufs les plus postérieurs, mais que ce 
retard n'est pas cependant très grand. D'après l'aspect de l'ovaire, tous 
les œufs arrivent vraisemblablement à peu près en même temps à ma- 
turité et il y a probablement des pontes successives composées chacune 
d'un petit nombre d'œufs. 

En résumé, on peut admettre que l'organe femelle de Campodea 
présente les caractères suivants : 

l" L'ovaire a une structure simple, moins compliquée que chez les 
Insectes supérieurs. Cependant, les éléments cellulaires du tube ova- 
rique sont diposés dans ce dernier suivant le même ordre et avec la 
même régularité que chez les Insectes supérieurs. 

2'' Les œufs sont séparés par des groupes de cellules vitellogènes 
évoluant comme celles des Insectes supérieurs. 

3" Il existe des fohicules ovariens constitués par de petites cellules 
spéciales dont il parait y avoir une réserve dans la partie de l'ovaire 
que j'ai décrite sous le nom de région intermédiaire. 



lo6 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

4° L'ovaire contient un très petit nombre d'œufs évoluant simultané- 
ment, mais il doit y avoir, pour chaque femelle, un certain nombre do 
pontes successives. 

Index bibliographique. 

Bruyne C. de [98]. — Recherches au sujet de l'intervention de la 
phagocytose dans le développement des In- 
vertébrés. Arch. de Biologie, t. XV, fasc. 2, 
1898. 

Grassi B. [84]. — Notice préliminaire sur l'anatomie des Thysanoures 
Arch. ital. de Biologie, t. 5, 1884. 

— [88]. — Les ancêtres des Myriapodes et des Insectes. Airh. 
ital. de Biologie, 1889. 

Anton ScHNEmER [85]. — Die Entwicklung der Geschlechtsorgane 

der Insecten. Zoo/op'/5c/«e Beitràge,i*^ vol. 

UzEL H. [98]. — Studien ûber die Entwicklung der Apterygoten In- 
secten. Berlin, 1898. 

Westwood J.-O. [42]. — The Annals and Magaz. ofNat. History, v. 10, 
1842. 



Description d'une espèce et d'une variété nouvelles 
du genre Acanthia Latr. [Hém. Héter.] 

Par 0. M. Reuter. 

1. Acanthia variabilis H. Se h. var. nov. mendica. — Hemi- 
elytris nigris. solum limbo laterah vittula mox infra quartam basalem 
partera aliaque ante apicem, ectocorio guttula mox ante apicem, meso- 
corio guttulis duabus, posteriore pauUo infra médium, endocorio gut 
tulis duabus apicalibus, clavo guttula ante apicem flaventibus. 

France méridionale : Toulouse, coll. du D'' S ignore t. 

Ab A. scoiica Curt., cui signaturis simillima, corpore superne glabro 
membranaeque vena externa cum limbo coriaceo nigro tota confluente 
divergens. 

2. Acanthia niveo-limbata, n. sp. — Oblongo-ovalis, nigra, opa- 
cula, onmium subtilissime cinerascenti-sericans; antennis breviusculis. 



Séance du U avril 1900. 157 

articulis dQobus primis sordide albidis, secundo versus apicem infus- 
cato, hoc primo circilcr 2/3 longiorc, ultimis longitudine suijaequalibus; 
capite striis duabus transversalibus inler apices oculorum, vitta apicali 
punctisquc duobus cum illa crucera îormantibus albis, callosis; pr<t- 
nolo capili a suporo viso aocpie longo, latcribus redis, versus apicem 
fortiter anguslatis, apice quam basi ferc duplo angusliore; scutello 
nitidulo; hemielytris sericeo-nigris, limbo lalerali, ectocorio toto, guttis 
duabus inesocorii, altéra mox infra tertiam basalem partem, altéra mox 
supra tertiam apicalem partem, gutta supra suturam membranac inter 
ramos venae principalis membranaque albis, bac veuis fuscis, area in- 
teriorc apicem areae proclinae attingente, limbo exteriore coriaceo 
albo; acetabulis totis nigris; pedibus albidis, femoribus apicem versus 
fuscescenti-coDspurcatis, tibiis et tarsis solum exlremo apice fasco. — 
Long. 2-4 mill. 

Sénégal : Rulîsque (F. Ancey), communiquée par M. A.-L, Mon- 
tandon. 

A. onintulae Reut. ex Aegypto et Nubia magnitudine similis, hemi- 
elytris sericeo-nigris, altiterpictis, clavo gutta apicali destitulo, ectocorio 
toto albo mox distinguenda. 



Observations sur quelques types de Meigen [Dipt.] 
Par le D'" J. Villeneuve. 

Je dois à l'obligeance de M. le Professeur Bouvier, qui a bien 
voulu me confier quelques Tachinaires de Meigen avec un empresse- 
ment dont je lui exprime ici ma vive reconnaissance, de pouvoir ap- 
porter quelque lumière dans la connaissance de certaines espèces restées 
jusqu'à présent plus ou moins méconnues. 

Quelques Exoristines surtout, telles que gmua, lacorum, etc., sur 
lesquelles on discute encore; quelques Phorocera aussi, m'avaient 
fortement préoccupé. Mais j'ai rencontré, dans cet examen, les mêmes 
déceptions que lorsque je vis les Anthomyiaires de Meigen, non pas 
que la majeure partie des tijpefs ne fussent bien conservés, mais parce 
que les étiquettes ne correspondent pas toujours aux insectes décrits. 
Ici, une Masicera ((5) est placée à côté d'une Exorista (9) ; plus loin tel 
exemplaire mâle porte l'étiquette 9; d'autres individus, enfin, ne répon- 
dent pas du tout à la description. Il s'ensuit qu'il ne faut avancer que 
lentement, avec inliniment de circonspection et se délier des apparences 
qui ont fait confondre les espèces, peut-être par Meigen lui-même. 



1S8 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

soit qu'il ait complété sa collection plus tard, après avoir perdu le sou- 
venir précis de ses diagnoses, ou bien que sa vision soit devenue dé- 
fectueuse par le fait des années. 

Dans ce travail de revision, je pourrai affirmer certaines synonymies 
par comparaison avec quelques exemplaires de ma collection qui ont 
été déterminés par M. le Professeur Brauer, de Vienne. 

I. EXORISTA. 

1. ALACRis (ç). — Est identique à un exemplaire de ma collection 
que M. Brauer a nommé ciinita Rond. 

2. HORTULANA ((5 ç). — Lo mâlo répond parfaitement à la descrip- 
tion de Mcigen, mais l'écusson a son bord postérieur finement rou- 
geâtre alors qu'il est dit entièrement noir. Il est identique à blephari- 
poda Br. Berg. (dét. Brauer!). Il est dépourvu de macrochètes 
discales; la femelle, au contraire, en possède et n'est autre que glauca 
Q (type n» 20). 

3. MiTis {(3). —Identique à mitis, de M. Brauer, qui l'a déterminé 
dans ma collection. 

4. LEUGOPHOEA ((5). — Cet exemplaire, qui n'a plus d'antennes, n'est 
pas du tout la leucophoea décrite par Meigen. 

5. PABULiNA (9). — N'est que maculosa Meig. $ ou peut-être nota- 
bilis Meig. si l'on s'en tient strictement à la longueur des antennes. 
Je crois d'ailleurs que ces deux dernières espèces ne doivent en faire 
qu'une seule. 

- 0. ANGusTiPEXNis ((5). — C'est U" mâle do pa butina, qui précède. 

7. HERACLEi. — Je n'ai pu trouver de différence avec E. ruUjaris 
Fall. dont elle ne serait qu'une variété plus foncée et plus brillante. 

8. LucoRUM ((5 ç). — - Cette espèce possède 4 fortes macrochètes au 
milieu du bord postérieur du 2« segment abdominal et une herse de 
soies raides et fortes sur les 'i" et 4^ segments. Elle répondrait dès lors 
à cheloniae Rond., S c h i u e r . 

9. GNAVA (c5 Ç). — Le mâle présente l'aspect brillant « wie lakirt », 
qui paraît encore augmenté par l'usure du rasé ])lanchàtre. Les types 
de Meigen sont en assez bon état, mais les macrochètes sont tombées 
partout; cependant les pores d'insertion de ces dernières sont bien 
visibles, et j'ai pu me convaincre que le mâle et la femelle apparte- 
naient à deux espèces voisines. 



Séance du 11 avril 1900. 159 

Quoi qu'en ait dit Robineau-Dosvôidy [Dipt. env. Paris, 1863, 
I, p. 242) qui a pris la femelle pour la vraie gnavn de Meigen, j'ai la 
certitudt^ que le niàle seul doit fixer l'espèce. 

Le mâle n'a pas de macroch(''tes discales; l'abdomen, à transparence 
rougeàtrc sur les côtés des 3 premiers segments, est comme poli et 
saupoudré finement de cendré clair. Deux macrochètes marginales mé- 
dianes au 2^ segment; une rangée complète d'apicales au 3'-" segment. 
C'est bien Carcflia bombiiUms de Rob.-Desvoid y (1863, I, p. 238). 

La femelle, comme le dit Robineau, a des macrochètes discales; le 
fr(ml est aussi lai'ge que chez la femelle de lucorum, et presque le 
double de celui du mâle. Or, Meigen écrit : Stirne schmal, an bei- 
den Geschlechlem gleich. 

J'ai vu également, dans la collection du Muséum, un exemplaire 
mâle étiqueté « gnava » par Macquart; c'est encore Carcclia bom- 
byhins R.-Dsv. o. Je possède un grand nombre d'exemplaires de 
cette espèce dans ma collection; la coloration varie et quelques femel- 
les ont un aspect jaunâtre uniforme, auquel cas elles répondent au 
type fiilva, de Meigen, que j'ai sous les yeux. Un mâle de ma collec- 
tion, obtenu par éclosion de la chenille d'Orgiin pudibunda, a la taille 
plus grande, les côtés de l'abdomen franchement rouges, mais les soies 
frontales descendent sur la face, nombreuses et sans ordre. Ce doit 
être une variété de gnava, comme E. polychneta Macq. est une va- 
riété d'affinis Fa 11. 

10. AxciLLA (cJ). — Identique à un exemplaire de ma collection que 
M. le Professeur Rrauer a étiqueté : Tritochaeta polleniella Rond., 
mais je dois faire remarquer que le bord postérieur des segments ab- 
dominaux n'est pas noir, comme l'indique Rondani pour polleniella. 

11-12. FAUNA, LiBATRix ((5 Q). — La seulc différence qui existe entre 
ces deux espèces est tout entière dans la coloration. On observe, chez 
les deux, 2 fortes macrochètes au bord postérieur du l*"' segment ab- 
dominal, et des macrochètes discales, à répartition identique, sur les 
2'' et 3« segments abdominaux. 

13. AEMULA (2 d)- — Cesl frartiseta, de Rondani. 

14. AFFiNis ((5 Q). — La tète manque dans les deux exemplaires. 

1"). PROxiMA (ç). — L'exemplaire du Muséum de Paris n'est pas la 
\r-dio pro.riina, de Meigen; c'est une femelle de grossa Br. Berg. 
(ma collect., dét. Rrauer!). Il me semble bien que proxinia doit être 
la véritable femelle de gnava (voy. n" 9). Robineau- Des voidy émet 
presque la même opinion. 



160 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

16. ANGELicAE (2 (5). — EspècG aux yeux nus qui n'est autre que 
Dexodes tnachairopsis Br. Berg. 

17. NEMESTRiNA ((5 9). — Lc mâle est identique à arvensis (type 
Meigen). 

M. Brauer qui a vu le mâle d'arvensis dans la collection von Win- 
them, le fait synonyme de fimbriata Meig. ; ce que je n'ai pu vérifier 
sur l'exemplaire fimbriata de Paris qui est presque entièrement dé- 
truit. Néanmoins les deux mâles que j'ai sous les yeux, à savoir nenies- 
trina et arvensis, vérifient exactement la description de fimbriata que 
donne M. Brauer. 

La femelle appartient à une autre espèce. L'écusson est rouge et les 
macrochètes frontales descendent jusqu'au milieu de la face. C'est une 
femelle de confinis Fa 11. 

18. ARVENSIS (c5). — C'est nemestrina cJ, qui précède. 

19. FIMBRIATA ($), — Il ue restc de ce type que le thorax et les 
pattes. 

20. GLAUCA {(3 Q). — Le mâle est Masicera sylvatica Fall. d- 

La femelle possède des soies discales et marginales et se rapporte à 
grossa Br. Bgst. de ma collection (déterm. Brauer!). 

J'ai capturé plusieurs mâles de glauca (= g7'ossa Br. Bgst.), l'été 
dernier, à Rambouillet, et j'ai constaté que chez eux, les palpes se 
rembrunissaient plus ou moins jusqu'à devenir parfois entièrement 
noirâtres. 

21. DUBiA (c5 9). — La femelle a les palpes roux. 

22. BERBERiDis (9). — Pattes rougeâtres ainsi que la face et les an- 
tennes. C'est une variété, probablement immature, de dubia. 

23. LOTA (c5 9). — Le mâle possède des tibias postérieurs régulière- 
ment ciliés; les cils ou plutôt les fortes soies qui les constituent sont 
plus longs vers la portion moyenne. Ce caractère sépare nettement 
cette espèce des voisines comme grossa, blepharipoda Br. Bgst., etc., 
mais il manque chez le sujet qui porte l'étiquette « Iota 9 »• 

24. jucuNDA (9). — La description de Rondani pourrait s'appU- 
quer aussi à l'espèce de Meigen; mais les palpes testacés sont plutôt 
cylindriques et non pas « subclavati » comme le dit Rondani. Il y a 
une paire de macrochètes discales distinctes sur les 2^ et 3*^ segments 
abdominaux. 

En terminant ce groupe des Exoristines, je signalerai encore un 



Séance du 11 acril 1900. 161 

exemplaire nommé agilis, par Macquart; c'est Phryno vetula 
Meig. (5. 

II. Phorocera. 

1. PAViDA ((5). — C'est cilipeda Rond. 

2. puMicATA (cJ). — A les tibias complètement noirs et sans la fine 
ciliation de l'espèce précédente. 

3. FRONTOSA (cî ç). — C'cst Bothvia pascuorum Rond. 

4. MUNDA ((5 ç),TAENiATA. — No difTèrcut en rien de Mâchai) a serri- 
ventris Rond. 

0. LEUCOMELAs. — C'est bien l'.l rr/«î«o/H7/m leiicomelasMeig. de M. le 
Professeur Brauer. 

6. AESTUANS (9). — Il manque l'abdomen et les tibias moyens. Les 
tibias qui restent sont rougeàtres et l'aspect des tibias postérieurs té- 
moigne que cet exemplaire n'est qu'une grosse femelle de pavida 
[== cilipeda Rond.). 

7. DELECTA (9) [avec la mention « Fôrster »]. — Cette espèce, dé 
crite au t. VII, p. 202, est absolument distincte de celle du même nom 
décrite au t. IV, p. 349. Elle n'est autre que Doria nigripalpis 
Rond. 9. 

8. iNEPTA (9). — Espèce qui m'est inconnue. J'ajouterai qu'il existe 
une paire de macrochètes discales sur les f" et 3" segments abdomi- 
naux, trois soies à l'origine de la 3'' nervure longitudinale de l'aile; 
enfin la nervure transversale postérieure est située avant le milieu de 
l'espace qui sépare la petite nervure transverse du coude de la 4"' lon- 
gitudinale. La soie antennaire est très renflée en fuseau dans son tiers 
basai. 

III. Masicera. 

1. FATUA (cJ). — Conforme à la description de Meigen, mais n'est 
que le mâle de l'espèce que Rondani a nommée properans c?. 

2. FESTiNANS (9). — C'cst la femelle de l'exemplaire fatua qui pré- 
cède. Elle est donc identique à properans Rond. 9. 

J'ai pu vérifier cette identité sur un couple de properans que je pos- 
sède dans ma collection, et sur deux couples de Styrie que M. le Pro- 
fesseur Strobl m'a envoyés récemment. 

3. FERRUGiNEA (2 9). — Répoudcnt à l'espèce rutila, de Schiner. 

4. RUTILA (2 9). — Ne difièrent de ferruginea que par la taille qui 



162 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

est plus grande et la coloration des premiers articles de l'antenne qui 
sont d'un jaune vif. Les deux espèces ont des macrochètes discales. 

5. APRicA {(3). — L'œil est petit, le front proéminent, les gènes 
larges, les arêtes nasales très saillantes et les antennes raccourcies 
avec les premiers articles rougeàtres. Cette conformation de la tête sé- 
pare nettement cette espèce du groupe des précédentes. 

Elle est figurée dans l'ouvrage du Prof. Brauer (llg. 16 d) et répond 
exactement à Pexopsis tibialis, de Schiner, qui avait d'ailleurs soup- 
çonné justement l'identité de ces deux espèces. 

6. iNNOxiA (c5 Ç). — Cotte espèce s'éloigne entièrement du genre 
Masicera et doit être rangée dans le groupe des Thrtjptocera de M. le 
Prof. Brauer. — Robineau-Desvoidy l'a placée dans le genre 
Gravenhorstiu. 

J'ai constaté, comme Robineau , que les tarses antérieurs de la fe- 
melle, piquée au-dessous d'un mâle, sur la même épingle, sont dilatés, 
contrairement à ce qu'en dit Meigen. Le mâle porte de chaque côté 
du front une macrochète orbitale externe unique, les gènes sont 
nues, les soies scutellaires nettement divergentes, le 3^ segment abdo- 
minal avec des macrochètes discales ; la 3^ nervure longitudinale de 
l'aile avec 1-2 soies seulement à sa base; enfin, arêtes nasales à vi- 
brisses dressées atteignant presque le milieu, et second article de la 
soie autennaire allongé et très distinct. Il pourrait être placé, ce semble, 
très près du genre Arrhinomi/iaBr. Bgst. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France 
Par P. Chrétien. 

En même temps que la Lita mucronatella , espèce nouvelle décrite 
dans le précédent Bulletin, et souvent sur le même pied, YAlsine mu- 
cronata L. nourrit une autre espèce de Microlépidoptère très intéres- 
sante, appartenant au genre si difficile et si embrouillé des Butnlis. 

Plusieurs sujets soumis à l'examen du D' Ot. Hofmann, de Ratis- 
Ijonne, qui avait entrepris une Monographie des Butalis , ont été 
étudiés par lui et reconnus comme formant une espèce nouvelle qu'il 
se proposait de décrire dans sa Monographie. 

Mais ce savant, dont nous déplorons la mort toute récente, n'a pu 
mettre son projet à exécution. 

En sa mémoire, je conserve le nom qu'il avait donné à cette es- 
pèce, et je vais essayer de remplir une tâche dont il se serait bien 
mieux acquitté que moi, j'en suis certain. 



Séance du II m-ril lOOQ. 1()3 

Butalis penicillata, n. sp. — Envergure 5,5 niill. — Ailes anté- 
rieures un peu étroites, d'un brun foncé bronzé, violacé et à retlet chan- 
geant, paraissant l)lanchàtre par places, surtout dans le sinus médian 
longitudinal, qui est profond, faisant croire à une bande longitudinale 
blanche (pii en réalité n'existe pas; franges brun foncé. Ailes inférieures 
brunes, légèrement teintées de pourpre, à écailles espacées; franges 
brunes. Tète et thorax bronzés, antennes et palpes brun foncé, pattes à 
reflet blanchâtre. Abdomen brun foncé ou noirâtre, bronzé, terminé 
chez le J par deux pinceaux de poils épais, écartés à la base, parallèles 
ou légèrement divergents, chez la î par un petit prolongement cylin- 
drique, à peu près comme chez fiuUilis senescens ç. 

Sa chenille, qui mesure 3 à 4 mill. de longueur, est très effilée an- 
térieurement , rayée longitudinalement de brun et de blanc et teintée 
de verdâtre ; ligne dorsale fine, irréguUère, élargie au milieu des seg- 
ments où elle forme tache; sous-dorsale interrompue, maculaire; stig- 
raatalc plus nette et bande latéro-ventrale large, blanches; ventre 
gris clair; verruqueux petits, noirs, |)oils blonds; tète noirâtre au 
sommet, brun marron vers la bouche; écusson et pattes écailleuses 
noirâtres, clapet brun ; stigmates grands, blancs, avec un point noir 
au centre et un cercle noir à la circonférence. 

Cette chenille vit en petite société et au milieu d'assez nombreuses 
toiles qu'il est très facile de remarquer sur les petites toutîes gazon- 
nantes de YAIsinr mucronata, dans le courant du mois de juillet. En 
outre, elle a le bon esprit de se transformer sur la plante eUe-môme, 
de sorte qu'il suflit d'attendre l'époque de cette transformation pour 
faire une récolte facile et sûre des cocons , au lieu d'élever les che- 
nilles. 

Le cocon est court, ovoïde, formé de soie blanche, garnie extérieu- 
rement des excréments de la chenille, de grains de terre ou de me- 
nus débris empruntés aux tiges de la plante nourricière. Il ressemble 
assez, sous certains rapports, aux calices desséchés et vieux à.W.hine 
murronuta qui persistent sur les tiges des précédentes années. 

La chrysalide, peu allongée, est très atténuée postérieurement , 
brune. La pointe des ptérothèques atteint le pénultième segment ab- 
dominal, les incisions des segments forment un peu bourrelet, les 
segments portent à la place des verruqueux un poil excessivement 
court, mais raide; dernier segment corné, hérissé de ces sortes de 
poils qui permettent diflicilement de dégager la chrysalide de la soie 
du cocon; unicron mutique, arrondi. 

Le Papillon \ole au mois d'août dans les mêmes localités que la 
Lita mucronateUa . 



164 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Sur le Pimpla flavipes 6rav. [Hymen.] 
Par R. DU BuYSsoN. 

Parmi les Lépidoptères dont les chenilles sont attaquées par le Pim- 
pla flavipes Grav., je puis citer une Tortricide, la Tortrix xijlosteana 
L. Le Pimple pique la chenille quand ceUe-ci est dans son tube de 
feuille. II ne dépose qu'un œuf par chenille. Cette dernière ne se trans- 
forme pas en chrysalide, c'est la larve du Pimple qui se file une coque 
de soie blanche, serrée, assez résistante et occupant un grand espace 
du tube de feuille. La cheuihe est déjà grosse en mai. Le Pimple pond 
à cette époque et l'éclosion de sa progéniture s'effectue en juin. 

Les chenihes de Tortrix xylosteana L. que j'ai élevées l'année der- 
nière provenaient du bois de Vincennes, et je les ai nourries avec 
des feuilles de chêne pédoncule. 

Contribution à l'étude des Coléoptères de la Tripolitaine 
et de la Tunisie 

Par Maurice Pic. 

La faune de la Tripolitaine est encore peu connue; les chasses ré- 
centes de M. C h. Alluaud, dans cette région, apportent donc un con- 
tingent de renseignements nouveaux très intéressants pour la répar- 
tition géographique de plusieurs espèces. Je dois à M. Alluaud la 
communication des matériaux qui m'ont servi à rédiger le présent ar- 
ticle et je suis heureux de remercier au nom de la science un de nos 
plus infatigables chasseurs et un de nos plus sympathiques collègues. 

1° Ptinides et Malacodermes. 

M. Alluaud m'a communiqué deux espèces seulement de Ptinus 
dont une, Ptinus Theryi Pic, décrite d'Algérie, est intéressante et 
nouvelle pour la faune de la Tripolitaine. 

Ptinus {Gijnopterus) variegatus Rossi, Djebel Ghariâne. 

Ptinus [Eutaphrus) Thtryi Pic, Ain Zara. 

Comme Malacodermes, j'ai étudié seulement les espèces suivantes : 
Dasytes confinis Schils. ou espèce voisine, Azizihe, Djebel Ghariâne. 
Mesodasytes croceipes Kiesw. var., Djebel Ghariâne. 



Séance du II avril 1900. 165 

Dasytiscus {Haplothryx) syrticus Bourg., Djebel Ghariâne. 

Melyris rufkrus ¥Vi\r m. [Amaliae Heyd.). Djebel Ghariâne et IVdir 
Djila. 

2° Antliicides. 

Parmi les Anthicidae recueillis par M. Alluaud je signalerai parti- 
culièrement un Mecynotarsm unique, paraissant correspondre à la 
description de M. bison Oliv.; Anthicus cinctutus Mars., espèce algé- 
rienne; Anthicus Bonnairei Fairm., rare espèce connue jusqu'à pré- 
sent des environs de Biskra seulement; enfin un Anthicus nouveau 
{tripolitanus) que je signale provisoirement comme variété de insignis 
Luc, en attendant que des captures ultérieures, et surtout la décou- 
verte du 6, me permettent de me prononcer plus sûrement à son 
sujet. 

Mecynotarsm bison Oliv.?, Aïn Zara. — Anthicus phoxus Mars., 
R'dir Djila. — A. coniceps Mars, var., Mellàlia. — A. opaculus Woll., 
Ain Zara. — .4. Goebeli Laf. var. meridionalis Pic, environs de Tripoli. 

— A. Bonnairei Fairm., Djebel Ghariâne. — A. cinctutus Mars., 
Zanzour. — A. insignis var. tripolitanus {nov.}, Djebel Ghariâne. 

Anthicus [Liparoderus] insignis Luc. var. tripolitanus, nov. Ç. 

— Robuste, oblong, convexe, foncé à reflets légèrement métalliques, 
avec la base du prothorax testacée, les pattes plus ou moins roussâtres ; 
élytres non fasciés. Tète forte, tronquée en arrière, brillante, à ponc- 
tuation éparse. Antennes courtes et grêles, obscures. Prothorax den- 
sément ponctué, presque mat, large, à peine dilaté en avant, foncé avec 
la base étroitement testacée sur les côtés. Élytres ovalaires, modérément 
longs, subarrondis à l'extrémité, foncés, dépourvus de fascies pileuses 
argentées mais ornés d'une pubescence couchée longue et claire ; pour- 
tour un peu roussâtre; épaules effacées. Pattes robustes, roussâtres, 
avec les cuisses un peu rembrunies. — Long. 4mill. environ. 

Se distinguera très facilement de tous les Liparoderus décrits par 
l'absence de fascies argentées sur les élytres. 



Haplocnemus Alluaudi, n. sp. — Suhdepressus , nitidus, aeneus, 
yriseo-pubescens ; capitf biinipresso; antennis niyris cet brunneis. graci- 
liljus, in mare pectinatis ; thorace fortiter punctato, brève et valde lato; 
elytris fortiter punctatis, angulis suturalibus rotundatis ; pedibus pro 
parte pallidis. — Long 3,6-4,2 mill. 

Ilab. Tunisia, 



166 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Large, subdéprimé, l)rillant, bronzé, orné d'une pubescence grisâtre 
longue avec quelques soies rembrunies sur l'avant-corps. Tète Ijiim- 
pressionnée entre les yeux, densément et irrégulièrement ponctuée. 
Antennes grêles, foncées ou brunâtres, subdentées (Ç), ou pectinées 
((5), les dents minces et assez longues, écartées les unes des autres. 
Prothorax court, très large, un peu convexe au milieu, arrondi sur 
les côtés, à ponctuation forte et plus ou moins rapprochée. Élytres 
larges, plus larges que le prothorax à la base, modérément atténués à 
l'extrémité, arrondis sur la suture, à épipleures courts et ponctuation 
très forte parsemée de rides transversales peu marquées. Dessous du 
corps foncé. Pattes courtes, testacées avec les cuisses foncées. — Long. 
3,6-4,2 mill. 

Tunisie méridionale : Gabès (Ch. Alluaud, 1899). 

D'après la description, H. biscrensis Schilsky (Kàfer Europa's, 
XXXIII, n° 96) parait voisin de H. Alliiaudi;\\ est décrit comme oblong 
avec les palpes et les antennes testacées, l'angle suturai des élytres 
marqué, caractères qui ne se retrouvent pas chez //. AUuaudi qui se 
distinguera facilement par la gracilité de ses antennes en même temps 
que par sa forme large et son aspect bronzé. 

C'est avec grand plaisir que je dédie cette espèce nouvelle à 
M. Charles Alluaud qui l'a recueillie lors de son récent voyage en 
Tunisie. 



Sur des élytres de Coléoptères de la tourbe préglaciaire 
de Lauenburg (Elbe) 

Par Fernand Meunier. 

Dans une récente note stratigraphique, M. Keilhack (') signale que 
M. Millier a trouvé des restes de Coléoptères dans la tourbe du dilu- 
vium de Lauenburg. 

Les fossiles de cette formation qui m'ont été communiqués par M. le 
D'' Berendt semblent être proches parents des espèces rencontrées 
en Europe et aux États-Unis. Cependant il est probable que plusieurs 
d'entre elles sont éteintes actuellement. 

(1) Excursion in d. norddeutsch. Flachlandv. 29 Sept, bis 5 Okt. 1898. ZeU- 
scIiî: d.deutsch. (jeolo<j. Gesellscliaft. Berlin, 1899, Bd. L., Heft III, pp. 144, 

148. 



Séance du II (ivril 1900. 467 

J'ai observé des clytrcs de Carabidae du genre Benibidluin{^) Gyll. 
Ces Coléoptères se distinguent du B. exoletum Scudd. par leur 
faciès morphologique. Chez B. Berendti (-), nov. sp. ces organes 
sont ornés de 7 fines lignes longitudinales entre lesquelles il existe 
une ponctuation assez rugueuse, tandis que li. exoletum a des stries 
formées d'une série de points bien distincts. De plus, la première de 
ces espèces a 4 mil!, de longueur et 1 mill. de large, et la seconde n'a 
seulement que 2,8 mill. de longueur. 

Des fragments incomplets de quehjues petits Carabidae nous per- 
mettent d'entrevoir la découverte prochaine de divers genres de cette 
famille dans ce même gisement préglaciaire. 

Un autre reste de Carabidae indéterminable, ayant aussi 4 mill. de 
long et 1 mill. de large, parait avoir conservé sa couleur normale (noire) 
et ses élytres sont pourvus de stries longitudinales (on ne peut en 
compter exactement le nombre) irrégulières et à aspect chagriné. 

La faunule de Lauenburg se caractérise principalement par la pré- 
sence d'un grand nombre d'élytres de Chrijsomelidae du genre Donacia. 
Comme l'ont fait Kolbe (^) et Heer (*), pour des insectes en bon état de 
conservation, il est impossible d'identifier ces débris de fossiles avec 
le Donacia {Plateuinaris) discolor Panzer. 

M. Kolbe a raison de dire que les élytres des Donacia perdent leur 
couleur bronzée et deviennent bleues après que la tourbe a été extraite 
du sol. — Long, d'une élytre o mill., larg. 1 14 mill. 

De simples trouvailles d'articulés tertiaires et quaternaires peuvent 
rendre de grands services pour l'étude de la paléoentomologie géogra- 
phique. Mais pour arriver à grouper quelques faits positifs, il est indis- 
pensable de reviser les fossiles décrits ou signalés par Heer, Flach, 
Kolbe.Hinde, Scudder('), etc.; de les examiner avec ceux de Lauen- 
burg et de les comparer aux espèces des régions holartiques actuelles. 

(t) On a aussi signalé des Coléoptères de ce genre dans l'oligocène, le plio- 
cène et le plistocène, 

(2) Pour prendre date, je désigne provisoirement ces Bembidium sous ce 
nom. 

(3) Ueber fossile Reste von Coleopteren aus einem ait. Torllager (Schmler- 
kohle.) bei Gr. Raeschen i. d. Nieder-Sausitz. Sitz. Ber. d. Geselhch. nutur- 
l'orsc/i. Freunde. Berlin 1894, p. 238. 

(4) Urwelt der Scliweiz, p. 481. 

(5) A classed and annoled Bibliography of fossil insects. Bn/I. of. the U. S. 
Geol. Survey, Nr. 69, Washington 181)0. 

Index to ttic known fossil insecls of the world including Myriapods and 
Avachnids. ibid., Nr. 71, Washington 1891. 



168 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Sur des bruits produits par deux espèces américaines 
de Fourmis et de Termites 

Par E. GouNELLE. 

1° Observation faite en 1889 dans le Sertào méridional 
de l'État de Bahia. 

Étant une après-midi à la chasse et traversant un de ces fourrés de 
Broméliacées à feuilles rigides et épineuses si communs dans ces ré- 
gions arides, mon oreille fut frappée par une sorte de grésillement 
analogue au bruit qu'aurait produit une pincée de sable projetée sur 
une feuille de papier et que chacun de mes pas semblait provoquer. 
Ayant tiré un coup de fusil, ce même bruit qui paraissait provenir du 
sol prit tout autour de moi une intensité extraordinaire. Je constatai 
alors la présence sur les plantes environnantes de myriades de Ter- 
mites de très petite taille et de deux formes différentes, les uns à tète 
couleur d'ambre jaune et les autres à tête noire semblable à un mar- 
teau terminé en pointe. Chaque fois que j'agitais le fourré, les insectes 
qui s'y trouvaient, baissant et relevant leur tête d'une façon précipitée 
et saccadée, en frappaient les feuilles rigides, ce qui produisait le bruit 
insolite qui m'avait intrigué. 

Sans doute quelque Tamanoir avait, peu de temps avant mon pas- 
sage, éventré le nid de ces Termites pour les dévorer, et les survivants 
privés de leur demeure, désorientés, s'étaient répandus dans les envi- 
rons. Ainsi s'expliquerait la présence au grand jour, tout à fait anor- 
male, de ces insectes lucifuges. 

Quant au bruit produit, il est difficile, au premier abord, d'en devi- 
ner le but. Mais ayant ultérieurement, à titre d'expérience, détruit 
partiellement une des galeries couvertes qui relient au sol le nid que 
cette même espèce construit dans les arbres, j'ai constaté que dès 
qu'un Termite à tête noire s'apercevait du dégât, il battait aussitôt 
le rappel de la manière que j'ai décrite, pour appeler les ouvriers au 
travail. Cette manœuvre était répétée, à leur passage devant la partie 
détruite et tant que celle-ci n'était pas réparée, par tous les individus 
de même forme qui semblaient remplir les fonctions de sous-officiers 
ou de contre-maîtres. Les ouvriers (les Termites à tête jaune) arrivaient 
alors en foule et, apportant chacun une petite boulette de terre, s'em- 
pressaient de réparer le dégât. 

C'est donc là évidemment un signal d'alarme qui, grâce aux qualités 
de résonance du bois, se transmet rapidement jusqu'au nid aérien et 



Séance du II avril 1900. 169 

qui est très utile aux Termites en temps ordinaire lorsqu'ils se trou- 
vent chez eux. 

Quant à ceux qui, chassés de leur demeure, avaient été effrayés par 
rébranlement do Tair causé par mon coup de fusil, ils avaient sans 
doute instinctivement exécuté leur manœuvre habituelle alors que 
dans la circonstance elle ne pouvait leur rendre aucun service. Je dois 
dire toutefois qu'à la difïérence de ce qui s'est passé dans le nid, les 
Termites des deux formes se livraient à cette manœuvre indistincte- 
ment. 

2° Oi)scrvation faite en 1893 dans l'État de Ceara. 

Chassant au parapluie à la lisière d'un bois, un bruit de crécelle 
analogue à celui que produit le serpent à sonnettes quand il est en 
colère, s'échappa d'un fourré dont je battais les branches et éveilla 
mon attention. Après quelques recherches, je finis par découvrir que 
le bruit partait d'une tige de bambou sèche dont quelques feuilles 
étaient enroulées en forme de cornet. Ayant ouvert un de ceux-ci, j'y 
trouvai une douzaine d'individus d'une petite espèce de Fourmi que 
notre collègue M. E. André a bien voulu déterminer depuis, et qui 
est le Camponotus mus. Chacun des cornets était également habité. 
Quand j'agitais le Bambou, les Fourmis se livrant au même exercice 
que j'ai décrit plus haut en parlant des Termites, frappaient à coups 
de tète précipités la paroi interne des feuilles enroulées. Ces sortes de 
grelots animés dont le bruit était augmenté par la résonance de la 
tige rigide et comme métallique du Bambou, produisaient un bruit 
d'une force étonnante vu la petitesse et le petit nombre des exécutants. 

Mœurs des Anthrènes [Col.] 
Par G. -A. Poujade. 

Plusieurs entomologistes ont déjà remarqué que les larves d'An- 
thrèues percent les boîtes en carton léger pour s'échapper. Je me sou- 
viens avoir vu des traces de dégâts évidemment commis par une seule 
larve dans un tableau d'insectes dont la vitre était hermétiquement 
collée avec des bandes de papier depuis plusieurs années. Examinant 
le cadre de tous les côtés pour voir s'il n'y avait pas une fente quel- 
conque, je ne pus découvrir qu'un petit trou rond fait dans le papier 
par une larve, supposai-je, pour s'introduire dans l'intérieur. 

Aujourd'hui je puis montrer deux petites boites rondes en carton 
ayant contenu des larves d'Anthrènes avec des débris d'insectes, ces 



170 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

boites ont chacune un petit trou pratiqué, chose remarquable, dans la 
jointure de la bande de carton qui forme la gorge et au niveau de la 
fermeture du couvercle. J'ai surpris une larve encore engagée dans 
l'ouverture qu'elle venait de pratiquer. Il paraît évident que, se trou- 
vant à court de nourriture, ces insectes ont senti le point le plus 
facile à entamer pour sortir de leur prison. 

Description d'un Platyderus nouveau [Col.] 

de la Tunisie méridionale. 

Par L. Bedel. 

Platyderus elegans, n. sp. — Totus dilute testaceus, supra per- 
parum nitidus, vix depressus, capite pronotoque lenuissime, elytris 
multo distinctius alutaceis. Caput breviusculum, oculis subconvexis, 
antennis tenuibus, basin elytrorum haud longe superantibus. Prono- 
lum paulo longius quam latius, convexiusculum, postice transversim 
depressum, nec punctatum, nec impressum, antice leviter emargina- 
tum, anguiis anticis brevissimis, lateribus subsinuatum, angulis posticis 
obtusis, apice ipsorotundato.puncto setigeroanteposito, basi truucatum 
et medio imraarginatum. Elytra ovata, vix depressa, striis puuctatis, 
haud profundis, intervallo tertio tripunctato, punctis duobus posticis 
inter striam secundam et tertiam impressis. Subtus nitidior, adhuc 
tenuius alutaceus, plane impunctatus. Episterna metatlioracis postice 
angustata, vix longiora quam latiora. Femora intermedia margine in- 
feriori punctis (juatuor setigeris notala. Tarsi postici graciles, articulo 
1" lougo, extus subsulcato, articulis 2-5 magis opacis, 2-4 extus sub- 
impressis. Apterus? — Long. cire. 7 mill. (ç). 

Sud de la Tunisie (coll. Bedel). 

Cette espèce est remarquable par sa surface très peu déprimée, en- 
tièrement alutacée et presque mate, son pronotum peu échancré en 
avant et sans impressions distinctes en arrière, ses tarses postérieurs 
dépolis, sa couleur jaunâtre, etc. 

Par sa forme svelte et bien moins aplatie que celle des autres Platy- 
derus, elle rappelle, en petit , le faciès de certains Laemostenus caver- 
nicoles. 

Captures de Coléoptères myrmécophiles, en Orient 

Par Maurice Pic. 

Je dois avant tout adresser de vifs remerciments à nos collègues 
MM. E. Wasmann et E. André qui ont bien voulu m'aider dans l'é- 



Séance du 11 acril 1900. 171 

tude des insectes faisant l'objet de celte note. Je regrette que la rapi- 
dité de mon voyage m'ait empêché de chasser avec plus de soin les 
insectes myrmécophilcs. Ma liste de captures est courte, elle mentionne 
cependant, pour plusieurs espèces, des habitats nouveaux. 

Dinusa sp. (peut-être hierosolijmltana Sauïcy'^). — Jérusalem, avec 
Myrmecocijstus inaticus F. var. niger André. 

Oxysoma Bedeli ¥ aiiY . [exWasmann]. — Jérusalem, avec Pheidolc 
palUdula Nyl. 

Paussus turcicus Friv. — Jérusalem, avec Pheidole pallidula ^yl. 

Scydmaeniis camelus Reitt. — Mont Liban, avec Camponotm macu- 
latus race dichrous Forel. 

Thorictus lorkatus Peyr on. — Smyrne, a\QC Aphaenogaster barbara 
race mpitata Latr. 

Th. diniidiatas Peyron. — Jérusalem, avec Mynnecocystus var, 
nigey André. 

Th. pilosus Peyron. — Jérusalem, avec Myrmecocystus var. niyer 
André. 

Spathochus Co*/p/ Mars. — Jérusalem, avec jV^hh^coc^s/ms var. nigef 
André. 

La capture de Spathochus avec Mynnecocystus est intéressante, car 
cette espèce n'était pas encore considérée comme sûrement myrméco- 
phile. 

Quelques autres myrmécophiles non encore déterminés ne sont pas 
cités dans cette note; enfin plusieurs Merophysa et Tliorictus Baudii 
Reitt. ont été capturés isolément. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. R. hebdom. des Séances), 1900, I, 13 et 14. O 
Académie des Sciences de Cracovie {Bulletin international) , lévrier 1900. 

O 
American Academy of Arts and Sciences {Procecdings), mars 1900. — 

S. -H. ScuDDER : The Species oî the Orthopteran Genus Derotmeina. 

Annal s and Magazine of Natural History, avril 1900. — C. Norman : 
British Amphipoda : FamiUes Pontoporeidae to Ampeliscidae (fig.). 
C.-J. Gahan : On some Longicorn Coleoptera from the Island of 



172 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Hainan. — L, Walsingham : Asiatic Tortricidae. — W.-L. Dis- 
tant : Rhynchotal Notes ; IV. Heteroptera : Pentalominae (part). — 
E.-A. Heath : Description of a new Cetoniid Beetle from East Africa 
(fig.)- 
Chicago Entomological Society {Occasional Memoirs], I. 1, 1900. — 
J.-L. Hancock : Some Tettigidae from Madagascar (pi.). — J. Toich : 
A new Species of Gomphus (fig.). — J.-G. Needham : Insect Drift 
on the Sliore of Lake Michigan. — A.-J. Snyder : The Argynnids of 
North America. 

Cincinnati Society of Natural Bistory {Journal), XIX, 5, 1900. — 
C. DuRY : Random Notes on Natural History. Odonata, Lepidoptera. 
Coleoptera. — Index du vol. XVIII. 

Entomological Society of Ontario [40^^ Annual Report), 1899. — Con- 
férence on the San José Scale. — J. Fletcher : Some Interesting 
Insects (fig.). — F. -M. Webster : On Hundred Years of American 
Entomology. — W. Lochhead : Some common Insects of the Or- 
chard, Garden and Farm. — F. -M. Webster : The native Home 
of the San José Scale. — Some Notes on the Larval Habits of the 
Gray Hair-Streak Butterfly. — San José Scale. - - W. Lochhead : 
Notes on some Insects on Coniferous Shade-trees (fig.). — A. Gib- 
soN : The Electric Light as an Attraction to Moths. — W. Lochhead : 
Injurions Insects of the Orchard, Garden and Farm in 1899 (fig.). 
— W.-N. HuTT : Asparagus Beetles (fig.). — C.-S. Bethune : Fatal 
Bite of an Insect (fig.). — J.-A. Moffat : Remarks upon some 
Cuban Insects. — The Wing-struclure of a Butterfly (pi.). — 
W. LocDHEAD : Nature-study Lessons on the Cabbage Butterfly 
(fig.). — T.-W. Fyles : Spiders (fig.). — Divers : Notes on In- 
sects of the year. — Notes of the Season of 1899 ii\g.). — J. Flet- 
cher : Injurious Insects in Ontario during 1899. — C.-J.-S. 1?e- 
ïHUNE : Some Observations of a Humble-Bees' Nest. 

Entomologische Nachrichten, XXVI, 6, 1900. — G. Llstner : Ueber 
eine neue Gallmûcke des Weinstockes Clinodiplosis vitis nov. sp. 
(pi.). — Friese : Neue palaearkfische Bienenarten. — E. Reitter : 
Uebersicht der mir bekannten Arten der Coleopteren (Elateriden). 
Gattung Pleonomus Mén. aus Central-Asien. — W. Meir : Beitrag 
zur Goleopteren-Fauna Unter-Frankens. — A. Sinka : Zu Chalco- 
soma Mûllenkampi Kolbe. 

Entomologist [The), avril 1900. — F. W. Frohawk : Aberrations of 
British Lepidoptera (pi.). — R. South : Lycaena Corydon var. 



Séance du H avril 1900. 173 

Fowleri, nov. — H.-C. Lang : Butterflies coUected in the South of 
France and in Corsica. — H.-G. Knaggs : Notes on certain Scopa- 
riae (tig.). — D' H.-J. Haxsen : On the Morphology and Classifi- 
cation of the Auchenorrhyuchous Homoptera. — A.-R. Grote : De- 
phyletism in the Lepidoptera. — A. -G. Butler : The Gênera Cupido 
and Lycaena. — W.-F. de Vismes Kane : A Catalogue of the Lepi- 
doptera of Ireland. — Notes diverses. 

Entomologist's montlily Magazine {The), avril 1900. — T.-A. Chapman : 
A ContriJjution to the Life-History of Catharia pyrenenlis Dup. — 
A. -H. Jones : Lepidoptera of the Italian Lakes in October. — 
L. Walsingham : A new Species of Aristotelia bred from Hyprri- 
rum. — W.-L. Distant : Undescribed African Rbynchota. — 
E. Sauxders : Mimetic Resemblance between Paragus bicolorFtxhr., 
a Dipteron and Prosopis variegata Fabr., an aculeate Hymenopte- 
ron. — J.-W. Yerbury : Notes on certain Diptera observed in Scot- 
land during the years 1898-1899. — Notes diverses. 

Feuille des Jeunes Naturalistes {La), !«■■ avril 1900. — C. Houlbert : 
Faune analytique illustrée des Orthoptères de France (pi.). — 
Notes spéciales et locales. 

Illustrierte Zeitschrift fur Entomologie, V, 7, 1900. — D'' Hoffmann : 
Zur Naturgeschichte der Micropterygiden. — L. v. Aigner Abafi : 
Missbildungen bci Schmetterhnge (flg.). — Prof. P. Bachmetjew : 
Der kritische Punkt der Insecten und das Entstehen von Schinet- 
terlings-Aberrationen. — E. Wasmann : Zur Kenntniss der termi- 
tophilen und myrmekophilen Cetoniden Siidafrikas. — Petites com 
munications originales. 

Naturaliste {Le), l'^ avril 1900.© 

/{. Accademia dei Lincei {Atti), 1900, I, 7. — Supino : Osservazioni 
sopra fenomeni che avvengono durante lo sviluppo postembrionale 
délia Calliphora erythrocephala. 

Revue éclectique d'Apiculture, avril 1900. — Insectologie. — Le Phyl- 
loxéra. 

Royal Society {Proceedings), LXVI, 427, 1900.© 

Societas Entomologica. XV, I, 1900. — P. Bachmetjew : Die variation 
der kritischen Punktes bei vcrschiedcnen Exemplaren einer und 
derselben Insekten-Art. — C. Frings : Einige merkAviirdige Aber- 
rationen. — P. Born : Meine Exkursion von 1899. 



174 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Société des Sciences naturelles de Saône-et-Loire [Bulletin), février 
1900-0 

Société Entomologique de Belgique [Annales] , XLIV, 3, 1900. — Dia- 
gnoses d'insectes recueillis par l'expédition antarctique belge : 
D"" TosQuiNET : Hyménoptères. — E. Axdrk : Thynnidae. — D"" Ja- 
fiOBS : Diptères. — D'' E. Rousseau : Carabidae. — E. Brenske : 
Scarabaeidae. — J. Bourgeois : Dascillidae. — L. FAmMAiRE : Hété- 
romères. — A. Lameere : Cerambycidae. — Brunxer von Wat- 
TENWYL : Orthoptères. — H. Schoxteden : Catalogue raisonné des 
Pucerons de Belgique. — J. Bourgeois : Étude sur les Lycides du 
Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique (espèces du Congo et 
pays voisins). — D'" M. Régimbart : Contribution à l'étude de la 
faune entomologique de Sumatra (Dytiscides) (9^ article). — P.Lesne : 
Contribution à l'étude de la faune entomologique de Sumatra 
(Bostrychides) (10*^ article). 



AxLUAUD (Ch.) : Contributions à la faune entomologique de la Région 
malgache, S' note. [Bull. Soc. Ent. Fr.), 1900, o fr., lig.* 

DoNCKiER DE DoNCEEL (H) : Cataloguc systématique des Hispides. 

[Ann. Soc. Ent. Fr.), 1899, 76 p.* 
Dubois (E.-R.) : Notes sur Thabitat des Pseudo-Névroptères et Névro- 

ptères de la Gironde, I, H. (Feuil. J. Nat.), 1899, 9 p.* 
Fairmaire (L.) : Matériaux pour la faune coléoptérique de la Région 

malgache, 9^ note [Ann. Soc. Ent. Fr.), 1899, 42 p., 2 exempl.* 

Fertox (Ch.) : Observations sur l'instinct du Bembex Fabr. [Act. Soc. 
Linn. Bordeaux), 1899, 15 p. 

Fleutiaux (E.) : Notes rectificatives sur deux Cicindelidae et descrip- 
tion d'une espèce nouvelle. [Bull. Soc. Ent. Fr.), 1899, 1 p.* 

Id. : Elateridae nouveaux de Madagascar. [Bull. Mus. llist. nat.), 
1899, 14 p.* 

Héer (0.) : Geograpbische Verbreitung der Kafer in den Schweizeral- 
pen, besonders nacli ihren Hohenverh'àltnissen. [Mitth. Geb. Theor. 
Erdk.), 1834, 63 p. — Don de M. H. Desbordes. 

Jaquet (D"' M.) : Faune de la Roumanie (Insectes déterminés par divers 
auteurs) ; Coléoptères parM.E. PoNGY,2fasc.,et3art., 1899.— Curcu- 
lionides par M. le D'G. Stierlix, 2 fasc, 1899. — Lépidoptères par 



Séance du 11 avril 1900. 175 

MM. Br.AciiiER et E. Fleck, 2 fasc. 1899-1900. — Orthoptères par 
MM. Frev-Gessneu et H. de Saussure, 1900. —Myriapodes par M. le 
D'' C. Vekhoeff. — Arachnides par M. P. Pavesi. — Isopodes par 
M. A. DoLLFus. — Insectes divers par M. Fhey-Gessner. — Hémi- 
ptères-hétéroptères par M. H,-L. Montandon. 

Lapouge ((i. de) : Philogénie des Carabus, VIII. {Bull. Sor. Se. méd. 
Ouest), 1899, 13 p.* 

LÉcAiLLox (A.) : Recherches sur l'œuf et le développement embrjon- 
naire de quelques Chrysoraélides. Paris, 1898, 230 p., 4 pi. 

Le Mesle (G.) : Mission géologique en novembre-lévrier 1890-91. 
[Expl. Se. Tun.), 1899, 3o p.*G 

Marcotte (F.) : Tableau méthodique et synonymique des Coléoptères 
des environs d'Abbeville. [Ann. Soc. Einul. Abbeville), 18S3, 
423 p. — Don de M. H. Desbordes. 

Meunier (F.) : Un insecte névroptère dans une résine du landénien 
de Léau (Brabant). [Ann. Soe. géol. Belg.), s. d., 4 p., fig.* 

Id. : Note sur les Collemboles de l'ambre tertiaire. {Ann. Soe. Scient. 
Brux.), 1899, 2 p.* 

Oberthur (Cn.) : Éludes d'Entomologie, livr. XII, 1888; nouveaux 
Lépidoptères d'Afrique et d'Amérique. — Premiers états de Lépi- 
doptères de la Réunion. — Lépidoptères européens et algériens, 
44 p., 7 pi. col. — Livr. XIII, 1890; Lépidoptères des îles Como- 
res, d'Algérie et du Thibet, oO p., 10 pi. col. — Don de ^L le 
Df R. Blanchard. 

Otto (B. C.) : Conspectus animalium quorumdam maritimorum. 
Breslau, 1821, 20 p. — Don de M. L. Bedel. 

Pu; (M.) : Descriptions dUAnthicidae exotiques, (fift). Ent.), 1899, 2 p.* 

Id. : Matériaux pour servir à l'étude des Longicornes ; 3" cahier. Lyon, 
1900, 27 p.* 

Ii>. : Diagnoses préliminaires à'Helopidae d'Asie Mineure. — Notes sur 
trois Anthieus de la région méditerranéenne. {Bull. Soe. Ent. Fr.), 
1899, 2 p.* 

«Id. : Description d'un Coléoptèrc malacoderme d'Asie Mineure, {loc. 
cit.), 1899, 2 p.* 

.D. : Renseignements sur les types des Pohjarlhron d'Algérie. — Des- 
cription d'une variété de Phytoeeia Astarte Ganglb. {loe. cit.), 1899, 
3 p.* 



176 Bulletin de la Société Eniomologiqiie de France. 

II). : (lonlribution à l'étude des Cerambycidae de Chine et du Japon. 
{Ann. Soc. Eut. Bely.), 1900, 4 p.* 

Id. : Nouvelles espèces de Coléoptères appartenant au Musée civique 
de Gènes. {Ann. Mus. civ. St. Nat. Gen.), 1899, G p.* 

Id. : Descriptions d'Élatérides et Curculionides d'Europe et circa. 
{Mise. Ent.), 1899, 4 p.* 

Id. : Contribution à l'étude du genre Chrysanthia Schm. {Feuille J. 
Nat.), 1899, 3 p.* 

Id. : Quelques mots sur les droits de priorité. {Bull. Soc. Zool. Fr.), 
1899, 2 p.* 

Id. : De l'Entomologie philosophique. Lyon, 1899, 4 p.* 

Id. : A propos de la Synonymie. {Soc. Hist. nat. Autun), 1898, o p.* 

Pic (M. et Th.) : Bestimmungs-Tabelle der Europàischen Coleopteren, 
XL : Hylopkilidae {Euglenini, Xylophilini), Paskau 1900, 21 p. — 
Acquis pour la Bibliothèque. 

ScHULTESs-ScHiNDLER (A. de) : Fauue Entomologique du Delagoa. — 
Hyménoptères, 29 p. — II. Orthoptères, 2o p., 2 pi. {Bull. Soc. 
Vaud.), s. d.* 

Stefam (T. de) : Due Galle inédite ed i loro Autori. 

Slingerland (M.-V.) : The Peach-Tree Borer. {Corn. Univ. Agr. Esp. 
St.), 1899, 2 fasc, pi. et llg.* 

Trabut (D"") : Une nouvelle Cochenille menaçant les Orangers {Aspidio- 
tus ficus). {Bull. Agr. Alg. Tun.), 1900, 6 p., 1 pi., 2exempl.* 

Xambeu (Cap.) : Mœurs et métamorphoses des Insectes, X. {Ann. Soc. 
Linn. Lyon), 1899, 72 p. (2 exempl.).* 

A.-L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 

DE I, A 

SOOn^]TT] l^.NTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Séance du 25 avril ISIOO. 

Piésideiue de M. A. GIAKD. 

Nécrologie. — Après la Icctiii'o H radoplioii du |)rocès-\'erl)al de 
\n s(''anc(' précédonte, lo Présidont s'exprime ainsi : 

Messieurs. 

Noire Société déjà si cnielloment éproiu éo par taat de deuils récenls 
vient encore de faire une perte irréparable en la personne de M. Al- 
phonse Milne-Ed^vards. Memlire de l'Instilut et de TAcadiMuie de 
Médecine, Directeur et Professeur au Muséum d'Histoire naturelle. 
Professeur à l'École de Pharmacie, ('ommandeur de la Légion d'hon- 
neur. 

Fils de l'illustre Henri Milne-JMlw ards, élevé au milieu des 
splendides collections accumulées au Jardin des plantes par les glorieux 
fondateurs de cet établissement, A. Miiue-Edwards, à peine reçu 
docteur en médecine, débuta dans la science par d'importants mémoires 
de carcinologie. L'Histoire des Crustacés podophtalmaires fossiles et la 
Monographie des Macroures de la famille des Tlialassiuiens, publiées de 
18()0 à 18(54, continuent et complètent en l'étendant aux âges anciens 
la magistrale Histoire naturelle des C)-ustacés actuels à laquelle Henri 
Mil ne-Edwards avait consacré trois volumes des Suites ii Buffou. 

C'est à cette époque (186â)que A. Milne-Edwards entra dans notre 
Compagnie. 

Bientôt d'importantes recherches sur les Manuuitères de la famille 
des Chevrotains et sur les OiseauN. fossiles occupèrent l'activité du 
jeune savant et lui valurent le litre de Lauréat de l'Instilut où il ne lar- 
dait pas à être nommé (1879). 

Ces travaux et ceux qu'il publia plus laid sur la faune des îles Mas- 
careignes et sur celle de Madagascar, dont M. A. (irandidier venait de 
révéler les richesses, désignèrent A. Milne-Edwards pour succéder 
à son père dans la chaire de Mammalogieel d'Ornitliologie du Muséum. 

Mais notre collègue ne restait étranger à aucune branche de la Zoo- 
logie; l'evamen des animaux fixés sur un câble télt'graphiqiie sous- 
Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 8. 



178 BtiUetin de la Société EntomoJogique de France. 

marin relevé du loiul de la Méditerranée lui avait inspii'é, dès 1870, le 
désir d'entreprendre dans les abîmes de l'Océan des recherches paral- 
lèles à celles que les Naturalistes anglais et américains poursuivaient 
avec un succès croissant sur la faune des eaux profondes. 

Avec le concours du regretté A. -F. Marion et du ProfesseurE. Per- 
rier il organisa les fructueuses campagnes du Travailleur et du Talis- 
man àontil fit connaître sommairement les résultats principaux, en at- 
tendant la pubhcation plus complète des collections. 

Mais il semble (pie ])armi tous les trésors recueillis dans ces mémo- 
rables expéditions, les Crustacés aient particuUèrement attiré son at- 
tention. Revenant ainsi à ce groupe des Arthropodes qui avait été na- 
guère l'objet de ses études de prédilection , il pubha soit seul, soit on 
collaboration avec notre collègue Bouvier, des mémoires d'un puis- 
sant intérêt sur la moi'pbologie comparée, la taxonomie et la distribu- 
tion géographique de plusieurs grandes familles de Crustacés Bra- 
chxoures et Anomoures, 

A d'autres plus autorisés il appartiendra de dire ce que fut A. Milne- 
Edwards comme Directeur-administrateur du Muséum d'Histoire 
naturelle et comme Président de la Société de Géographie. Mais dans 
celle Sociélt' d'Entomologie nous ne j)Ouvons oublier les services qu'il 
a l'endus à notre Science bien-aimée en guidani el en encourageant de 
toutes façons tant de naturalistes vouigeurs. 

Plusieurs de nos collègues, et en particulier mon éminent prédéces- 
seur M. C. A Uuaud, pourraient témoigner ici de la constante bienveil- 
lance et de la soUicitude avec laquelle le regretté Président du comiti' 
des Missions s'eiïorçait de leur atténuer autant que possible les difll- 
cullés inséparables d'expéditions lointaines en des régions peu explo- 
rées. 

Si nous avons vu rarement painii nous A. Milne-Edwards, bien 
qu'il fît partie de notre Société depuis i»rès de 40 ans, nous pouvons 
donc affirmer qu'il ne nous oubliait pas et qu'il n'a jamais cessé de tra- 
vailler avec nous et de la façon la plus effective aux progrès de l'Kn- 
lomologie. 

Admission. — • M. Edmond Laraoureux, architecte, 44, villa 
Chaplal. Levallois-Perret (Seine). Lépidoptères. 

Présentation. — M. Gaston Bue bel, rue de l'Écu, Romoranlin 
(Loir-et-Cher) [Entomologie générale, Arthropodes du planhton], présenté 
par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. E.-L. Bouvier 
et J. de Guerne. 



S('(U)ir lin 2:i avril ll)(M). 179 

Renseignements biologiques. — M. l'altlx' J. do Joîinnis fait pas- 
ser sous les yeux de la SociéW' : 

1") Une « pelote », rejelée par un rapace nocturne, et recueillie par 
M. L. Dupont, aux Danips (Eure). De cette pelote sont éclos, pendant 
le mois de février dernier, quatre TrkhoplhKja iapotzdla L. et, il y a 
peu de jours, deux Titica pcUioneUa L.; 

2°) Un sabot de cheval encore garni de son fer, ramassé en Algérie 
par M. A. Théry, et perforé par des tubes de Tin. infiiscateUa J. de 
Joann. 



Communications 

Description de deux nouveaux Eriophyes de Chine [Acar.] 
Par le D' A. Trottkr. 

Eriophyes Giraldii, n. sp. — Cor ps cylindrique, médiocrement 
allongé, s'amineissanl vers l'extrémité postérieure. Bouclier lliora- 
ci(iue ou écnsson de forme losangique, parcouru par des sillons 
longitudinaux, dont trois sur le mili(Mi se montrent avec |tlus de net- 
teté, convergents en avant. — Soies dorsales longues comme le- 
cusson, dirigées en arrière, insérées à la marge posti'rieure. — Ros- 
Iregréle, long de 2o [i., large à sa base de 15 [i.. — Pattes distinctement 
ar'liculéi's; dernier segment plus court (pie l'avant-dernier, celui-ci 
un peu écliancré vers le milieu; soie plumeuse à trois rayons ((»u 
ipiatrc'?); Tongle larsal dépasse quelque peu celte dernière; soies du 
dernier article des tarses bien développées. Le sternum ne semble 
pas élre fourchu. — A bdomen linement annelé et ponctué, de 70 an- 
neaux environ; soies latérales dépassant l'insertion ventr. de 
la I<" p. ; celles-ci arrivant jusipi'à l'insertion des soies ventr. de la 
W \). qui sont les plus courtes; les soies ventr. de la IIF p. alteigneni 
lexiriMuité du corps. Les soies caudales sont longues connne la 
moitif' du corps environ; il y a aussi de petites soies caudo-Iatt'- 
rales. — Epigyniiim bien développé, large de 20;jl environ; phujue 
supérieure parcourue par de courts sillons longitudinaux; pla(|U(.' 
inférieure carénée avec unepetile soie de chaque côté de sa base (soie 
génitale). 

I^ong. moyeiuie de la Ç 20(1 ;j. environ; larg. 40 [j.. 
Long, moyenne du c? Ho [j. environ; larg. 4o [j.. 



•180 liulh'lin tir lu Socirir Enloinoloijiqiir de France. 

Cwulle. — Cette espèce \it en grande quantité dans des galles de 
/{/*M.s- sp. qui consistent en excroissances velues, irrégulières, se dé- 
veloppant sur les feuilles, particulièrement sur les nervures et sur le 
rachis, ressemblant à la forme foliioole des galles de VEriophijes 
fraxinl (Karp.). 

Il y avait aussi avec VE. (îirtihlii d'autres Acariens de famille autre 
que celle des Eriophijidae , peut-être parasites ou commensaux du 
premier. 

Monts du Lao-y-San, prov. du Sliensi sept. (Chine inlér.). — Été 
1897. 

J'ai dédié cette espèce au Rév. Père Jos. Giraldi, missionnaire, 
qui a envoyé de Chine ces galles avec plusieurs autres, dont la 
figure paraîtra dans un des prochains numéros du (îioniiile bofanico 
italiaito de la Soc. jjot. d'Italie. 

Eriophyes chinensis, n. sp. — (^orps cylindrique, un peu 
aminci vers l'extrémité postérieure. Écusson petit, semi-circulaire, 
parcouru par des sillons longitudinaux serpentants, parfois interrom- 
pus, dont trois sur le milieu sont presque parallèles ou quelque peu 
convergents à la partie antérieure. — Soies dorsales médiocres, di- 
rigées en arrière, placées au-dessus de la marge postérieure de l'écus- 
son vers la moitié de ce dernier. — Rostre grêle. — Pattes dis- 
tinctement articulées; 4*^ et o*^ articles presque égaux, le 4'' un peu ré- 
iréci sur la moitié; 2° et 3'' articles beaucoup plus gros que les 4*= et 
.y: Soie plu me use à o rayons, le dernier, c'est-à-dire celui du som- 
met, plus petit que les autres; ongle tarsal robuste, égal eu longueur 
à la soie plumeuse ; toutes les soies des articles des pattes sont bien 
développées, particulièrement celles du .3* et o'' articles et aussi les soies 
thoraciques de la IIP p. Il existe un sternum (simple?). 

Abdomen dislinctenient annoté el ponctué de 60 anneaux environ: 
les soies latérales dépassent l'insertion des soies ventrales de 
la F p., celles-ci arrivant jusqu'à l'insertion des soies venir, de la II" p. 
(|ui sont très petites, aussi longues que 3-4 anneaux ventraux; soies 
ventr. de la IIP p. médiocres, elles arrivent à l'extrémité de l'Acarien: 
les soies caudales ne semblent pas atteindre en longueur la moitié du 
corps; il ne semble pas y avoir de soies caudales latérales. — 'Epigy- 
nium avec de petites soies génitales, placées en avant, quelque peu 
au-dessous de deux épimères inf., il est large de 20 [j. environ, avec 
une plaque inf. carénée, la super, sillonnée longitudinalement. 

Long, moyenne de la Ç 25'0 [j. env.: larg. 60 (x. 



Sciiiirc (lu 2-', itnil IHOtl. 181 

(À't Krioplini'x SI' disliiigiu" ilc E. pnili .\. par l;i Sdic ijliiinciisc à 
") l'auMis. par 1rs snilptiircs de réciisson liuijdm'S (iivsenles, par la 
punclualion (le rahdoiuen et par la longueur des soies aussi l»ieii (|ue 
|tar la l'orme de sa galle. 

(lalle. — Celte espèce ^it dans des galles en massue, rougeàtres, 
lisses, longues de 4-7 mill., se développant, parfois en grande (juanlilé. 
sur la face supérieure des feuilles de l'Abricotier [Prunus anneniaca), 
s'ouvrant à la face opposée par un très petit orilîct^ circulaire, velu. 

Dans ces galles j'ai trouvé aussi quelques petites lar\es blanchâtres, 
fusiformes, appartenant peut-être à quelque (".écidomyide parasite. 

Même localité. — Été 1897 (.1. G i raidi). 

Description d'une variété nouvelle du Cantharis discoidea et notes 
sur l'habitat de quelques autres Malacodermes [Col.] 

Par J. BouH(iK(»!s. 

Cantharis (subg. Metacanthaius) discoidka Ahr., var. Carreti, 
M\r. nov. — Ah rxfinphirihiis normnlitrr colonilis iniircf/iiic ctipiiis 
iiKifjis crie usa, prothontcis iiiiiriild discoiduli iiiagiui, IriniHinlari, pos- 
iicc hilobatd. rhjtris [humeris et tiinjuxlo liiuhu ml inanjincm orhvurcis 
t'.nrptis), femoribus apice siipni iibiinquc [tnsiicis ni(jris (lisccdit. 

Alpes piémontaises : Val de Cogne (abbé Carret;. 

Dans cette intéressante vaiiété, (pii peut être considérée conuiK^ une 
exagération de la var. lituratn Redtb., la coloration noire postérieure 
de la tête s'étend sur Umlc la largeur en contournant les tempes, la 
taclie discoidale du corselet est grande, triangulaire, élargie, plus ou 
moins bilobée postérieurement, les élytres sont entièrement noirs, à 
l'exception d'une petite laclie luunérale et d'un fin liséré le long de la 
moitié liasilaire du bord marginal, les cuisses intermédiaires et posté- 
rieures sont tachées de noir en dessus à leur extrémité, les tibias pos- 
térieurs ainsi que tous les tarses sont r.Mubrimis. Elle ressemble par 
la coloration à la vai'. saipularis Uedtb. du (jiiitharis liridn 1^., mais 
la forme du corselet (>t les ongles exiernes {c) bilides à l'extrémiti' 
l'en distingueront inmiédialemenl. 

Je me fais un plaisir de la (h'-dier à l'habile chasseur (pii Ta décou- 
\erte. 

Pai'mi d'aulres captiu'cs ([ue .M. Talihé Carret a bien voulu me 
conununi(pier. je citerai encore 



182 Fmllrlin de la Société Entomologique de France. 

Dos Alpt'S pif'ivKintoises : 

Caxtharis fiiulata Miiik. — L;ic dclla Yccchia ('). 
Cantharis ALBOMARfiixATA Mark. — Val de Cogne. 

Rhâgoxygha ïraxsltcida Kryn. 'var. à poitrine rembrunie}. — Pié 
di Cavallo. 1 ex. c?- 

Rhagonycha xiGRicEi's Walt, var. atricapilla Kiesenw. — Pié 
di Cavallo, Val Sassera. 4 ex. (1 c5, 3 9). ' 

Ces exemplaires se réfèrent en tous points à la description de Kie- 
senweiter, avec cette seule difïérence que les cuisses elles-mêmes 
sont fortement rembrunies. La var. styriacn Baudi {Berl. ent. Zcits., 
1871, p. IH) ne me semble pas en différer. 

MALACinus FALCH'-ER Ab. — Mosso-Santa-Maria. 1 ex.. $. 

Des Pyrénées orientales : 

Malachius Barxevillei Puton. — Cerdagne. 1 ex. ç. 

Hypebaeus Brisoi'ti Bey. — Ria. 1 ex. 9. 

Un nouvel ennemi des Abeilles {Phyllotocus Macleayi Fischer) [(^ol.] 
Par A. GiARD. 

On sait que T Abeille ordinaire {Apismellifera L.), introduite en Aus- 
tralie depuis 1862, y prospère admirablement grâce à l'abondance des 
tleurs à nectar et aussi sans doute parce que bon nombre de ses enne- 
mis du vieux continent n'ont pas été transportés dans les terres aus- 
trales. 

Cependant M. Waller W. Froggatt, entomologiste du gouverne- 
ment à Sydney N. S. W., vient de faire connaître un fait curieux qui 
pourrait en se géuéi'alisant causer do sérieux donnnages à l'ainculture. 

Un petit Lamellicorne très conunun en Austi'alie, le PhiillotocKs Mac- 
Icdiji Fischer, long, de 8 mill. environ, qui jusqu'à présent \ivait 
exclusivement dans les fleurs de divers arbustes, notamment des An- 
gophora et des Leptospennnnt, s'est mis depuis deux ans à pénétrer 
dans les ruches, trouvant plus commode de dévorer le miel tout re- 
cueilli par les Abeilles. 

(1) Le lac delta Veccliia, le Val Sassera, Mosso-Santa-Maria, Pié di Cavallo 
sont situés dans les montagnes Ba-Uaises, au nord et au nord-est de la pe- 
lile ville piémontaisc de Biella. 



Séance du 25" avril 190(1. IK.'Î 

C'est au crépuscule que les Phijllotocus commettent leur pillage, et 
on trois nuits M. W. Reed, apiculteur à Pnmpong Cooma, a pu dé- 
truire neuf litres de ces larrons en plaçant parmi les ruches des vases 
remplis d'oau miellée où ils allaient se noyer. 

On sait (pie dans certaines régions de la France Cctonia [Votosin) air- 
(hii S cil h. a aussi une tendance à [lénétrer dans les ruches, mais sa 
grande taille le rend moins dangereux que le Phijllotocits. 

Nous avons déjà insisté sur les curieux changements de régime que 
peuvent présenter certains Lamellicornes {S. E. F. Bulletin, 1893, p. cocv) . 
L'exemple nouveau cilé parW. Froggatt méritait d'être signalé; pu- 
blié dans un travail d'entomologie appliquée, il aurait pu passer ina- 
perçu des biologistes. 

Dégâts du Forficula aiiricularia Linn. dans les ruches d'Abeilles 

Par H. DU BuYssoN. 

Celte année, le 29 mars, j'eus l'idée d'examiner une ruche que j'a- 
vais établie l'an dernier, et en la soulevant je vis le [)laleau de dessous 
jonché de cadavres d'Abeilles [larmi lesquels ceux de IHForliruln mui- 
cularia L. — Une lutte devait avoir eu lieu, et en examinant les rayons 
je fis tomber encore sept ou huit Forficules vivants qui étaient assuré- 
ment occupés à manger le miel et la cire. — Cet essaim maladif, par 
suite du froid de l'hiver, d'un calfeutrage insufllsant et par suite sur- 
tout de l'épuisement des provisions, avait eu à soulîrir de ces intrus. 
Je crois intéressant de signaler le fait, attendu que cette oitservalion ne 
se trouve relatée dans aucun ouvrage d'apiculture et que |tareillc 
chose s'est produite aussi, cet hiver, dans une ruche, chez M. J. Martin, 
préparateur d'Entomobtgie au Mus('um de Paris. 



Bulletin bibliographique. 

Acadniiio îles Srienres [('.. H. liehiliuiKiddii es des se((n('cs), l{)i)Q, l, lo et 

16© 
Académie d'Hippone. — 1" Uiilleliti. 1890-1898. O — Coiiiples l'ciidiis 

des )'éK)iioiisi. 1899. O 

(1) W.-W. FiiO(;(;\TT, Knlomolui^ical notes for 189S. MisccUaneoiis Puhll- 
catioH II" 327. Départ, of Aijricullure, Sydnoy, N. S. W. 1899, p. 1, i>l. 1, (ig. 2. 



184 BuUclin de hi Société E))1oimlogique do Fivnrp. 

Ayriciiltural Cazettr 0/ S.S. Walrs, XI, a, 1900. —W. Fnor.GATT : Pla- 
gue Locusts (pi.). — D. Mac-Alpine : The sysleraatic position of 
tho Locusts-funjïns imported from tho Capo (pi.). — A. (îale : 
The Qucen-Bec. — Povillry Pcsts. — Nolos diverses. 

Civnndian Eniomologist {The), avril 1900. — E.-F. Heatit : Notes on 
Captures of Lepidoptera. — N. Banks : Somo now Nortli Ameri- 
can Spiders. — G.-D. HrLST : Some new Species ot Geometridae. 
— A.-R. Grote : Note on Gortiina rrepta. — W.-G. Wright : Aii- 
Ihorhnris flora. — W. Knais : Tiie Cicindelidae of Kansas. — H.-J. 
Im.wes : Cfiiniii-is p.scuddrgiolus Boisd. ot Lee. — H. -G. Dyar : 
Life llistory of Margarodex flegin Cr. — H. Lyman : Notes on a few 
Btittertlies from tlie Yukon. — Notes diverses. 

Enfomologisi's Record (ind Journal of voriatioii [The), avril 1900. — 
L.-B. Prout : Phibidapiergx aquatu as a British species. — .L-W. 
TuTT : Note on Psgrhidea graeceUn Millière. — E. Wasmann : The 
Guests of Ants and Termites (traducUon). — T. -A. Chapman : 
Notes on tho Fumeids, with descriptions of new species and vario- 
ties(pl.). — R. Brown : Digne revisited. — N. Annandale : Notes 
on Ortlioptera in the Siamese Malay States. — M. Burr : On tho 
Bristish Orthoptera in the Hope Musenm, Oxford. — Notes di- 
verses. 

IHustriertr Zeiischrift fiir Fjitoiindogie, V. 8, 1900. — L. SoKHA(iEX : 
Restitutio in integrum, J : Coleophora nlbidella H. S. (lig-). — (J. 
Paganetti-Hummler : Beitrag zur Faiina Snd-Dalmalien, IV. — 
Fr.-W. Konow : Abnorme Kopfbildung bei Teuthredopsis elegaim 
Knw. — Fr.-P. Ba(;hmet.ie\v : Der kritische Pnnklderlnsekten und 
das Entstehen vini Sclimetterlings-Aberralidiieu. — Petites notes 
originales. 

Instructor [El), mars et avril 1900. © 

A'. A', zoulogisch-lioinnischen Gexelhchoj't in Wien {Verhandlungen), 4. 
2 et ;], 1900. — D"" P. Kempxv : Ueber die Perlieden-Fauna Norwe- 
gens (fig.). — Die Verwerthung (iherschlussiger Spermatozoen iin 
Organismus weibUcher Insekten (lig.). — J. Miiller : Ilaliplidae, 
Hygrobiidae, Dytiscidae et Gyrinidae Dalmatiae. — P' J. Saiilberg : 
Eine noue Art der Bembidiinengatlung Aiiilhts von Korfu. — 
M. Pic : Noue Pedilidae und Anthicidae. — L. Ganglhaueh : Eine 
lieue sibirische Agapmithia. — D' R. Cobelli : Coiitribuzioni alla 
biologia del Lophyrm piiii L. A. L. 



Le Secrélaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FHANOE 



ISéance du 9 mai 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

Correspondance. — M. E. Lamouroux remercie la Société de son 
admission. 

Distinction honorifique. — Le Président a le plaisir d'annoncer à 
la Société que notre collègue M. H. Miot, de Beaune, a été récemment 
promu officier du Mérite agricole. 

M. Miot avait été, depuis de longues années, de la part de diverses 
sociétés savantes et de jurys d'expositions, l'objet de nombreuses récom- 
penses décernées pour ses recherches et collections d'Entomologie appli- 
quée dont il s'occupe depuis plus de quarante ans. Ces récompenses 
avaient été consacrées par les palmes d'Officier d'Académie, puis par 
celles de l'Instruction publique, plus tard il avait été nommé chevalier 
du Mérite agricole. 

Admissions. — M. Gaston Buchet, rue de l'Écu, Romorantin 
(Loir-et-Cher). Entomologie générale, Arthropodes du planhton. 

— Le Musée zoologique de l'Université de Naplcs (Itahe). 

Présentations. — M. Stephen-A. Forbes, state entomologist, 
Urbana, Illinois (États-Unis d'Amérique) [Entomologie générale et ap- 
pliquée], présenté par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs 
MM. E.-L. Bouvier et P. Marchai. 

— M. Nicolas Victor Nassonow, professeur et directeur du 
Musée de Zoologie à l'Université impériale de Varsovie (Russie) [Ento- 
mologie générale, anatomie des Articulés], présenté par M. Ph. Fran- 
çois. — Commissaires-rapporteurs MM. E.-L. Bouvieret Ch. Janet 

Démission. — M. l'abbé De h a rie, ex-vicaire à la cathédrale de 
Laon, a envoyé sa démission de membre de la Société. 

Changements d'adresse. — M. J. Clermont, o, rue des Ciseaux, 
Paris. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N« 9. 



186 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

— M. H. Coss, 39, Ihc Avenue, Subilan Hill, Surrey (Angleterre). 

Captures. — M. l'abbé J. de Joannis signale la capture de Para- 
narsia Joannisiella'Rag., à Anagni (Italie centrale). Ce Microlépidoptère 
avait été découvert à Lourdes (Hautes-Pyrénées), par M. L. de Joan- 
nis, il y a une dizaine d'années. 

— M. P. Pigeot, de Rethel, signale la capture d'Andrena nyctemem 
Im., à Charleville (Ardennes). Cette espèce était connue seulement 
jusqu'à présent des rives de l'Aar et du Rhin, en Suisse, et considérée 
comme très rare. 

Il ne s'agit pas là d'une capture accidentelle, M. Pigeot a pris cette 
Andrène en mars et avril 1899, il l'a reprise en assez grand nombre 
cette année (une douzaine de ç), dans le même endroit; c'est donc une 
espèce nouvelle pour la faune française. Cet Hyménoptère creuse ses 
galeries dans les talus sableux, exposés au midi, que l'on rencontre au 
bois de Lecuyer eu face du hameau de Vivier Guyon. 

— M. A. Giard présente à la Société de curieuses larves, recueillies 
en avril, au cap Nègre dans les Maures, par notre collègue M. L. Lége r, 
qui les lui a communiquées pour la détermination. Ces larves sont des 
Embia Salie ri Rambur, à divers états de développement. Elles vivaient 
sous les pierres dans des terrains schisteux très chauds. VEmbia So- 
lieri est une espèce fort rare en France. Maurice Girard a même 
supposé naguère qu'elle était d'importation dans notre pays. M. A. 
Giard se range plutôt à l'opinion d'I. Bolivar qui considère les Em- 
bides comnu' appartenant réellement à la faune circumméditerranéenne 
(voir Petites Nouvelles entoinologiques, t. II, 1877, p. 182 et p. 185). 

Les larves d'Embia Solieri sont aussi communes aux environs de 
Banyuls (Pyrénées-Orientales) et M. Giard a pu examiner un exem- 
plaire de cette localité récolté par M. Dubosq, chef des travaux zoo- 
logiques à la Faculté des Sciences de Grenoble. 



Communications. 

Quelques Hémiptères du Maroc 
Par O.-M. Reuteh. 

M. le !)'■ A. Chobaut a bien voulu me communiquer une récolte 
d'Hémiptères du Maroc. La faune hémiplérologique de ce pays étant 
très peu connue, je donne ici les noms des espèces susdites. 



Séance du luiil 1900. 187 

1. P-sitaistd {Criiptodontm) tubi'rndntd F., Tanger, mai 1897. — 2. 
Cydnus pilodulasKlug, Laraclie, lévrier 1899. — 3. Macroscijtus brun- 
neiis F., Tanger. — 4. (k'otoinm ('loiu/atus H. S., Larache. — 5. Cro- 
cii;t('thHs aeni'us Brullé, Larache, lévrier 1899. — 6. Croc, basalis 
Fieb., ibid. — 7. Holcostethus iinalis Costa. — 8. Eurydema festivum 
L. var. incta H. S., Tanger, juin 189G. — Sa. Id. var. decoratn H. S., 
Tanger, février 1896. — 9. Zicrona cnerulea L. var. viridiaenea. — 
10. Verlusid rluvnbm L., Tanger, mars 1896. — 11. Y. [Haploprocta) 
sidcicoriiis F., Tanger. — 12. Bothrostethus subinermis Put., Larache, 
février 1899. — 13. Micrehjtra fossularum Rossi, Tanger, févr. 1896. 

— 14. Cyinus melanocephalm Fieb. — IS. Pâmera calcarata G ut., 
Tanger. — 16. Rhyparochromus praetextatus H. S., Tanger, mai 1894. 

— 17. Plinthisus Piitoni Horr., Tanger. — 18. Lasiocoris apicimaciila 
Costa. Laraciie, mai 1899. — 19. Aphanus {Microtomideus) carbona- 
riita Hamb., Tanger, juin 1896. — 20. ,1. alboacuminatus Goeze var. 
fauerea Put., Tanger. — 21. Beosus maritimus Scop., déc. 1894. — 
22. Dicuches albostriatm F., Tanger. — 23. Scantius aegyptius F., La- 
rache. févr. 1899. — 24. Tropidochila genicuhifa Fieb. (var. articulo 
secundo antennarum paullo gracihoro limboque marginali corii angus- 
tissimo), Larache. — 2o. Aneurus laevis ¥., Tanger. — 26. PhymnUi 
moustrosa F.. Tanger, janvier 1897. — 27. Ploiariodes (B. White 1881 
= Ploiariola Reut. 1888) brerispina Put. var. Chobauti u. var. (an 
species propria?), Tanger. — 28. Pirates hybridus Scop. var. siridulus 
F., Tanger, mai 1896. — 29. Prostemma albimacuJa Stein, Tanger. — 
30. Nabis [Aptus) lativcntris Boh., Tanger, janv. 1898. — 31 Pilo- 
phorus pusillus Reut., Tanger. — 32. Acanthia (Chiloxanthcs) pyg- 
MAEA n. sp., Larache, deux ex. — 33. Acantliia {Chartoscirta) Cocksi 
Curt., Tanger. 

Voici la description des formes nouvelles. 

1 . Ploi.\riodes brevispina var. nova Chobauti (an species propria?). 

— Nigro-fusca, capitis lateribus lineis duahus longitudinalibus, pronolo 
carinis laterahbus basin versus margineque postico, apice spinae scu- 
telli, dimidio basali segmentorum connexivi, rostre, antennis pedihus- 
([ue cuni coxis albidis; antennis pedibusquc glabris, rostro articulo 
primo annulo fusco, antennis articulo primo apice annulisque 7 8 fuscis 
liis alliidis aequo lalis vel latiorihus, articulis ultimis fuscis, secundo 
ulli'a médium alhido-annulatu, aiinulis circiler sex, secundo primo 
parum breviore, tertio parti secundi annulis destitutae aeque longo, 
(piarto tertio vix duplo breviore; coxis anticis externe ante apicem 
punclis duobus fuscis, femoribus anticis annulis quatuor magis mi- 



188 Bulletin de la Société Kntomologique de France. 

nusve distinclis, iutermediis apice annulisque circiler septem valde 
angustis, posticis annulis circiter octo angustis nigro-fuscis, tibiis an- 
ticis annulis duobus ante médium apiceque, posterioribus annulis 
plurimis angustis apiceque sat late nec non tarsis omnibus fuscis; 
hemielytris basi, limbo externe venisque discoidalibus albis; mem- 
brana nigro-fusca, albo-irrorala et reiiculata, apicem abdominis subae- 
quante; prouoto capiti acque longo, a supero viso lateribus apicem 
versus rotundato-ampliato, disco antice utrinquc sat elevato et foveo- 
lato, medio carinis oblusis duabus basin versus evanescentibus, basi 
medio tuberculo nigro obtuse elevato instructo, utrinque ante angu- 
lum basalem tuberculo testaceo cxtrorsum anguJato-producto; spina 
scutelli sat longa, obliqua, leviter curvata. — Longit. 3 2/o mill. 

A PL brevispina Put., milii ignota, pronoto basi solum tuberculo 
medio noc spina armato, femoribus posterioribus angulis nigro-fuscis 
bis albidis multo angustioribus, femorum posticorum solum octo nec 
duodecim, coxis anticis externe ante apicem solum punctis duobus 
parvis fuscis nec macula magna nigra notalis demumque verisimiiiter 
etiam statura minore divergens. A PI. Baerensprungi Dobrn differt 
magniludine sat multo minore, pronoto basi medio tuberculo nec spina 
armato, spina scutelli apice pallida, breviore et magis obliqua nec 
suberecta, connexivi segmentis dimidio basali albidis, antennarum ar- 
ticulo primo annulis fuscis angustioribus et phuibus. secundo ultra 
médium albo-annulato, femoribus annulis fuscis bis albidis multo an- 
gustioribus. Magnitudine PL mclanacauthae llor\ . et Xambeui Mont, 
similis, ab illo pronoto basi medio nigro-tuberculato, margine basali 
ejus apiceque spinae scutellaris albidis, ab hoc structura antennarum 
nolisque aliis superne commemoratis mox distincta. 

2. Acanthia (Chiloxanthus) pygmaea, n. sp. — Obovata, re- 
trorsum sensim sat fortiter ampliata, nigra, superne bre\issime nigro- 
pilosella, capite, pronoto et sculello nitudilis, fronte utrinque ad ocu- 
lum viltula tlavo-testacea, pronoto scutelloque breviter dense aureo- 
sericeis, pronoto fortiter transverso lateribus antice anguste postice 
late flavo-testaceis; hemielytris opacis, clavo sericeo-nigro, vitla an- 
gustiore juxta marginem scutellarem aliaque latiore juxta suturam 
clavi, endocorio macula basali, mesocorio maculis tribus aeque dis- 
tantibus, quarum liasali et apicali miiioribus, ectocorio, macula parva 
anleapicali excepta, limboque margiuali, apice excepto, nec non areis 
tribus exterioribus membranae tlavo-testaceis, corio macula ante mé- 
dium aliaque majore ante apicem sericeo-nigris ; membrana (formae 
brachypterae) apicem abdominis attingente, margine inlciiore recta 



Séance du 9 mal 1000. 189 

arcolis quatuor instructa; limljo antico proslcrni. acctahulis anticis et 
intermcdiis limbo anlico sat lalo nt'C non marginibus sognicntorum 
ventraliuni auguste albicanlihus; peilibus (lavo-testaceis, fenioribus 
superne et inferne serialim nigro-punctatis, tibiis fusco-spinulosis, 
apice nigrofusco, tarsis articulo ultiuio apice nigro-fusco; capitc apici 
pronoti aeque lato et basi hujus circitcr i/4 angustiore, vertical!, fronte 
setis quatuor nigris exsertis; ocellis inter se ac ab oculis fere aequo 
distantibus; antennis totis nigris, articulo secundo latitudini verlicis 
oculique unici aeque longo, tertio secundo circiler 3/7 breviore, (piarto 
tertio aeque longo; prouoto basi margine laterali magis quam duplo 
laliore, lateribus rectis mox ante apicem subito arcuatis, callo magno, 
disco postico brevi; tarsis posticis articulo tertio secundo pauUo lon- 
giore. — Long. 9 2 1/2 mill. 

Var. B. : Pronolo lateribus loboque postico solum medio excepto, 
apice scutelli bemielytrisque sordide flaventibus, clavo medio, corio 
inaculi.s duabus discoidalibus, macula marginali ante apicem apiceqiie, 
membrana venis limbo(|ue exteriore nigricantibus; acetabulis anticis 
eliam margine exteruo auguste segnientoque genitali feminae apice laie 
albicantibus. 

Species exiniia, ab omnibus subgeneris Chiloxanthiis statura minuta 
obovata bemielytrisque locis sericeo-nigris variegatis distinctissima , a 
subgenere Acunthia in sp. pronoto versus apicem minus angustato, 
apice capili latitudine aequali, bmbo laterali inferne tlavo-testaceo, nec 
non ocellis multo latius distantibus divergens. 

Obs. — Membrana in suhgim.Chilo.ranthm areolis nuuc quatuor 
nuncquiuque instructa, characler in eadem specie (ex. gr. in 67*. piloso) 
variabilis. 

Note sur Enconista miniosaria Dup. [Lép.] 
Par Tabbé J. de Joaxnis. 

Mon frère (!t moi a\ons reçu, a raiitomne dernier, une série de 
soixante-trois Encotmta ininiosaria Dup. recueillis aux environs do 
Soalheira, province de Beira Baixa (Portugal), non loin de la frontière 
d'Espagne. Cette série présente des variétés intéressantes. 

E. iiUnmaria a été décrit par Duponcliel(tome VII, pi. IGO, lig. 4), 
d'une localité inconnue. Les ailes supérieures ont le fond blanc sau- 
poudré de noir et de rose, et sont traversées par les quatre lignes or- 
dinaires, généralement très bien marquées en noir. Duponchel a. de 



190 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

plus, décrit sous le nom de perspersaria (ibid.. pi. 169, lig. 1 et 2) 
deux formes de la même espèce, presque unicolores, l'une gris jau- 
nâtre, l'autre gris rougeàtre, les lignes n'y sont indiquées que par 
quelques taches isolées. Guenée lit connaître la vraie région de cette 
espèce; dans son Species {U)-. et Phal., t. II, p. 543), il dit en elfet qu'il 
a reçu, des Pyrénées orientales, deux exemplaires de la forme niinio- 
saria, ils sont actuellement dans la collection de M. Ch. Oberthiir. 
L'aire de dispersion des deux formes est sensiblement la même : Pié- 
mont, France méridionale, Espagne (notamment un c5 de la forme 
miniosaria, de Chiclana, coll. de Graslin actuellement dans la coll. 
Oberthiir), et Portugal. Toutefois elles semblent y être inégalement 
réparties. La forme perspersaria, seule indiquée de Piémont dans le 
catalogue Slaudinger, prédomine de beaucoup dans le midi de la 
France. A cet égard, je noterai que la forme typique, miniosaria, à 
lignes foncées, a été trouvée dans le département de la Haule-Ga- 
ronne, au plateau do Montreich (environ 1.000 mètres), mais en très 
faible proportion (A. de Caradja, Iris, 1893, p. 23o). Au contraire 
c'est la forme typique qui dans la série de Portugal est prédominante 
(environ les deux tiers). 

Il y a lieu de mentionner spécialement une forme intermédiaire 
entre les deux qui ont reçu des noms. Chez elle, le fond est brunâtre 
uniforme plus foncé môme parfois que chez perspersaria, mais les 
(juatre lignes y sont très marquées, comme chez miniosaria. 

On constate aussi de grandes variations dans l'épaississement des 
lignes, dans le développement des écailles roses ou des écailles noires 
modiliant considérablement la couleur du fond. 

Je signalerai spécialement une série de variations, très nettes ici, 
dans la position des lignes. L'ombre médiane et la subterminale sont 






<^ 



^ili^>-^' '^liâ^- ^;|^'>-' '^''^ï 



Variations d'Enconista miniosaria Dup. 

sensiblement invariables, tandis que les deux autres lignes se dépla- 
cent. Les quatre ligures ci-jointes donnent une idée de ce qui se passe. 
Dans 1, l'extrabasilaire et la coudée sont très inégalement distantes de 
l'ombre médiane; elles en sont au contraire à égale distance dans 2. 



Séance du 9 mui 1900. 191 

Dans 3, elles se rejoignent par leurs angles sur le pli dorsal, lor- 
mant une sorte de boucle le long du bord interne ; enlin dans 4, elles 
se rapprochent encore et se confondent près du bord interne en une 
large tache noire. Bien entendu, on trouve tous les intermédiaires, no- 
tamment la coudée soudée à l'ombre médiane, comme dans 4, tandis 
que l'cxtrabasilaire en est très distante. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France 
Par P. Chrétien. 

Brachmia medjella n. S[). — Enverg. 14 mill. — Ailes supé- 
rieures étroites, allongées, acuminées, brun foncé, soyeux et luisant 
avec une très légère teinte vineuse , présentant trois points noirs très 
distincts : deux petits superposés un peu obliquement et placés avant 
le milieu, le troisième plus gros, placé après le milieu de l'aile; pas 
de lâches claires opposées; franges brunes, divisées par une ligne plus 
foncée. Ailes inférieures gris clair, soyeux, luisant; franges brunâtres, 
d'un jaunâtre clair à la base , indistinctement divisées par une ligne plus 
sombre. Tète et thorax gris plus ou moins foncé, palpes gris plus clair, 
à dernier article zone de brun noir au milieu, antennes brun noirâtre. 

Chenille fusiforme, à segments bien prononcés, d'un brun rougeâtre 
très foncé, sans autre ligne ou bande que la stigraatale, dont la ligne 
inférieure qui est blanchâtre et très tine est seule assez distincte; le 
premier segment est zone de blanc antérieurement, les deuxième, 
troisième et quatrième présentent de chaque côté des taches blanches, 
allongées et obliques; verruqueux indistincts, poils courts et blonds; 
tète, écusson, pattes écailleuses et stigmates noirs. 

Cette chenille est très vive et agite fébrilement la partie antérieure 
de son corps quand elle se déplace. Elle vit en juin sur le Cotonenstev 
r((/(/«r/sLindl. dans les feuilles réunies par les bords'et qu'elle mange 
on respectant toutefois la surface extérieure. Quand les feuilles sont trop 
petites pour la renfermer, elle en relie plusieurs bout à bout les unes 
aux autres et en forme comme une galerie couverte. Pour se transfor- 
mer, elle fait un petit cocon de soie blanche entourée de grains de 
terre. 

Sa chrysalide est d'un brun jaunâtre luisant, élargie antérieurement, 
aplatie sur le dos et très atténuée postérieurement; mucron obtus, 
garni de poils raides à crochets : les plus longs de ces poils sont à la 
base, les plus courts au centre. 

Le Papillon vole en juillet, dans le vallon du Puy- Vacher, en face de 
la Meije (Hautes-Alpes), à une altitude de 2.U00 mètres et au-dessus. 



192 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Sur quelques Mymaridae du copal fossile [Hymen.] 
Par Fernand Meunier. 

Parmi les Hyménoptères Oxijura, ce sont les Mymaridae qui par 
l'aspect bizarre de leur corps et leur extrême petitesse doivent princi- 
palement intéresser les biologistes et les systématistes. 

La plupart des espèces de cette tribu paraissent avoir vraisembla- 
blement des habitudes terrestres. Cependant les Cosinocoma {Pohjnema 
auct.) iiatans et Prestairhia aquatica Lubb. ont des ailes et des 
tibias leur permettant de se diriger à la surface des eaux. 

Quelques Mymar [1] H al. et d'autres petits Proctotrypidae [2] ont 
été rencontrés dans l'ambre de l'oligocène inférieur de la Baltique et 
le copal fossile, mais aucun paléontologiste n'a étudié les Mymaridae 
inclus dans la dernière de ces résines. 

Ces pygmées, nommés plus exactement atomes ailés, ne peuvent être 
confondus avec les >'évroptères physopodes ou Thripsiens, leur faciès 
morphologique étant entièrement dilïérent. 

Les deux Mymaridae décrits ci-dessous se trouvaient dans une petite 
collection d'insectes du Copal qui m'a été remise par M. Kiinow, le 
savant conservateur honoraire du Musée zoologique de Kônigsberg. 

Pour ne pas compliquer l'étude déjà difficile de ces Hyménoptères, 
je me bornerai à esquisser les caractères typiques rapprochant ces 
Oxyura des genres vivants avec lesquels ils ont le plus d'analogie. 

1.) Tête aussi large que le thorax. Vertex paraissant aplati. Palpes 
invisibles. 

Antennes de 9 articles : les deux basilaires saillants, les S'', 4^ et 
S'' presque cyUndriques, les 6% 7^, 8*^ deviennent graduellement plus 
oviformes. Le fouet (Knopf) ovoïde et aussi long que les trois précé- 
dents réunis. Le S*' article s'anastomose 
si intimement au 9^ qu'on peut, à pre- 
mière vue, le confondre avec celui-ci 
(fig. I). — Thorax aussi large que l'ab- 
domen. Prothorax invisible. Mésotho- 
Fig. 1. rax grand. Métathorax indistinct. Scu- 

tellum très appréciable. — Abdomen 
sessile, ovoïde. A un fort grossissement, on ne peut déterminer rigou- 
reusement le nombre de ses segments. Oviscape (Bohrer) à peine in- 
diqué. La tète et le corps ont une couleur rouge métalhque. — Ailes an- 
térieures légèrement spatuhformes (lôffelfôrmig) (fig. Il), les postérieures 




Séance du 9 mai 1900. 



193 



plus linéaires (fig. III). Nerviis ulnerus des ailes antérieures fort et peu 
éloigné de la base. Poils alaires très longs, se croisant vers le milieu 
du champ de l'organe et laissant une aire transparente non ciliée à la 
partie spatuliforme. Ce dernier caractère, déjà entrevu par Duisburg, 




Fia. II. 



lia. III. 



rapproche cet arlicalé du genre Anagrus lia 1. [;5]. Par le nervus ulnerus 
ce fossile semble voisin des Wichistus liai. {GonatocerusNeGS.), mais 
il s'en distingue par le nombre d'articles aux antennes. Les nervures 
médianes des ailes antérieures et postérieures aboutissent respective- 
ment au delà du milieu et vers l'apex de ces organes. Les fémurs et 
les tibias dilatés (keulenformig) et les articles tarsaux pentamères in- 
diquent que ce Mijniaridae a de l'aflinité avec le Litus cijnipseusEal. 
Par les antennes de 9 articles cette bestiole se sépare des Ruclmtus et 
Limacis F or s ter, qui ont l'un 11 et l'autre 8 articles. 

Taille d'environ 0,1 mill. Ce fossile est invisible à l'œil nu. 

2.) Ce Proctotrypien est plus altéré que le précédent. Les antennes 
paraissent avoir 11 articles : le basilaire saillant, bombé, presque 
aussi long et de forme ana- 
logue à celle du fouet; le 
deuxième gros et godiforme, 
les 3^ à G"" articles (') petits, 
fortement unis entre eux ; les 
7*^ à 10'' articles godiformes 
et de diamètre plus grand 

que les 4 précédents. Le fouet ovoïde aussi long que les articles o à 
10 pris ensemble (fig. IV). 

Les ailes antérieures ((ig. V) moins linéaires que les postérieures 
(<ig. VI). 




Fig. IV. 



(1) .\ un grossissement de 358 diamètres les articles 3 à 5 semblent enche- 
vêtrés, ce qui m'oblige à les figurer un peu schématisés. 



194 BiiUeUn de la Société Eniomolocjiqm de France. 

Le nci'vus Lilnt'i'iis de la première paire se termine à peu de distance 
de la base. Il exisle une nervure médiane aux quatre ailes. Les cils de 



,-<>:' 




Fig. V. Fig. VL 

ces organes ne se croisent pas vers le centre, mais émergent, d'un 
côté, très près du contour périphérique. 

Vu à 358 diamètres, les tarses semljlent être composés de 5 articles, 
avec le métatarse plus court (]ue les 4 suivants. Ce caractère rapproche 
cet Hyménoptère des Ooctonus Hal. qui, de l'avis même du D'Fôrster, 
ont plusieurs traits de ressemblance avec les Cosmocoma [4] Fôrst. 
[Pohjnenm auct.). Par le nervus ulnerus ce minuscule Oxijura est 
voisin de ce dernier genre. L'élat de conservation du fossile ne permet 
pas de constater si l'abdomen est sessile ou p('tiolé. Les caractères de 
la tète, du thorax et de sou scutellum sont trop imparfaitement indi- 
(lués pour les décrire rigoureusement. 

En attendant de nouveaux matériaux d'éludé, on ne peut préciser 
davantage les liens de parenté de ce pygmée avec les autres Mijmari' 
dae; et il est prudent de s'abstenir de donner de nouveaux noms 
génériques à ces Proctotrypidae. 

Ces quelques faits, glanés dans un groupe aussi curieux que les 
Mlimaiidae, laissent entrevoir que les recherches de micro-paléoento- 
mologie feront mieux saisir plusieurs points de l'histoire phylogénique 
des Ptoctotrypii, Chalcidii et des avitres articulés microscopiques du 
succin et du copal fossile. 

INDEX blBLlOGlUl'nioL'E. 

[1] DuiSBL'RG. — Zur Bernstein-Fauna. Schrift. d. pinj.s. «konota. Ce- 
sellsch. Kônigsberg 1868, t. L\, pp. 23-28, avec 
ligure. 

Lôw, H. — Zur Verwandlungsgeschichte der iMymariden. Stett. 
Eut. Zeit. Stettin 1847, t. VII, pp. 339. 

[2] Dalman. J. \V. — Om insekter inneslutne i Copal, etc. Koiajî. 



Séance du 9 iikiI WOO. 195 

Vetenisk. Arnd. Ilditdlinijdr. Stocklidlui 1825, 

p. ;wo. 

HoPE, F. \V. — Oljscrvalions on Siiocinic Insecls. Pari Uic se- 
cond. Gums and ilesins. Trans. of tlie Eut. 
Soc. LoHdoii, 1837-'184{), l. II, pp. oo-56. 
[3] FoKsTER, Arn. — LJcbcr die Faniilie dor Myinaridcn. Liun. Eut. 
Berlin, Posen u.Bromberg. 1847,1. II, pp. 19o- 
233. 

Walker Fr. — Descriptions of tho Mymaridac. Ann. and M(i(j. o. 
Sut. Ilist. London 1846, t. XVIII, pp. 49 -54/'. 

[4] xMarshall, t. a. — a catalogue of Brit. Hymenoptera Oxyiira. 
London 1873, pp. 22-25. 

Sur la parthénogenèse des Phasmes [Orthopt.] 
Par R. DE SixÉTY. 

I^'aptitude des Phasmes à la reproduction parlhénogV'nétique a été 
constatée dans ces dernières années |)ar divers observateurs et cliez 
diverses espèces. Dans l'impossibilité de faire ici l'iiistoi'icpie complet 
de cette question, qui possède déjà toute une bibliographie, rappelons 
seulement que la première pubUcation (|ui s'y rapporte est due à 
M. l'abbé Dominique et que ce mémo natiualiste a donné récemment 
une notice revisionnelle (jue l'on peut considérer comme la mise au 
point très exacte des résultats acquis ('). 

1° Des pontes parthénogénétiques ont été constatées chez tous les 
Phasmes dont l'élevage a pu être mené à bonne tin : 

Bacillus (jallicus Charp. (Dominique, Nantes). 

« « var. occldentalis (G hâve s, Acores). 

« Rossii Fabr. (Krauss, Tiibingue). 
Leptijnia hispanica Bol. (Pantel, Ucles). 
Eurijcneina herculeana Charp. (Wolf. von Wiiifing, lialavia). 

2" Dans tous les cas où l'on a pu suivre le sort ultérieur des (eufs, la 
ponte parthénogénétique s'est montrée accompagn('e de thélytdkie 
{Uacillus (jallicus, B. Ros-sil (-), Eiiiycneina hercukmea). 

(1) Bull. Soc. Se. nal. Ouest, t. 9, 1899, p. 127. 

(2) Dapiès Dominique, Bacillus Rossii aurait fourni à Hcynions une 
moyenne de 1 mâle pour 20 femelles, ce qui irait a rencontre de la thélytokie ; 



196 Bulletin de In Société Entomologiqtie de France. 

Or on doit se demander jusqu'à quel point la Ihélytokie ici observée 
est liée à l'absence de fécondation. 

Nous ferons remarquer à ce sujet que les espèces ci dessus énumérées 
se prêtent mal à l'élude de la question. Chez ces espèces, en effet, les 
mâles sont introuvables {Bacillus (jallicus, En)-ijcnema herculeana) ou 
extrêmement rares [Bacillus Rossii). De ce que les femelles se montrent 
thélytoques, dans les cas de séquestration, on ne peut pas conclure en 
rigueur qu'elles se comportent autrement qu'à l'état libre. I.a question 
demeure donc ouverte. 

Nous nous sommes adressé à une espèce plus favorable, le Leptiinia 
attenuata Pant., d'Espagne et Portugal, chez laquelle les mâles sont 
très nombreux. 

Nos observations sur cette espèce se poursuivent depuis deux ans. 
En 1898 eU899 nous avons obtenu et isolé avec soin, ponte par ponte, 
un assez grand nombre d'œufs parlhénogénétiques. 

Aucune éclosion n'a été observée en 1899; mais cette année (1900) 
nous avons eu simultanément des éclosions parmi les œufs d'un an 
comme parmi ceux de deux ans, et toutes les larves jusqu'ici observées 
se trouvent être des femelles. 

Les circonstances secondaires de l'éclosion, dans les œufs parthéno- 
génétiques, no nous paraissent pas différer beaucoup de ce que l'on 
observe dans les œufs fécondés. 

Une de ces circonstances la plus digne d'attention est sans aucun 
doute le retard d'une et peut-être de plusieurs années. Nous l'avons 
observé non seulement chez Leptijnia attenuata, mais aussi chez Leptij- 
nia hispanica Bol. ('), espèce très voisine, et nous le trouvons signalé 
dans deux notes récentes, relatives aux mêmes élevages, l'une de 
M. François (-), l'autre de MM. Piel de Churcheville (^). Mais 
nous devons faire remarquer qu'il n'est pas nécessairement connexe à 
l'absence de fécondation. 

Nous venons de mentionner des pontes parthénugénétiques qui ne 
l'ont point présenté et d'autre part, nous observons tous les ans, depuis 

mais nous ferons remarquer que Hey mon s ne dit pas s'il a établi sa moyenne 
sur des pontes de femelles libres ou de femelles séquestrées. 

(1) Sur les œufs parlhénogénétiques obtenus en Espagne et mis à notre dis- 
position, pour notre élude, par le P. Panlel, observons que de celle esiicce 
nous n'avons obtenu que des femelles, mais la sigiiificalion de ce fait n'esl |)as 
autre que dans le cas du BaeiUus gallicus, car le mâle de Lept. hispanica 
est aussi excessivement rare. 

(2) Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 398. 

(3) Miscellanca entomologico, vol. VIII, n" 1, 1900. 



Séance du mai mut. 197 

que nous avons été amené à nous occuper de l'élevage dos Phasmes, 
des œufs de femelles libres qui n'éclosent qu'après deux ans et donnent 
des mâles et des femelles de LepUjnin nttenuala. 

Une autre circonstance assez singulière, mais conmiuno aussi aux 
deux catégories d'œufs, c'est que dans la ponte d'une même femelle, 
ce ne sont pas les œufs les plus âgés qui éclosent toujours les pre- 
miers. Dans plusieurs lots observés avec soin, les éclosions ont com- 
mencé par le milieu de la série, pour continuer ensuite avec assez de 
régularité par ordre d'âge. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. II. hebdom. des Séances), 1900, I, 17- 18.© 

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— Berthoumieu : Essai bibliographique sur l'Histoire naturelle du 
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Royal Society [Proceedings], LXVI, 428, 1900.© 

Schweizerischen entomologischen Gesellschaft [Mittheilungen), X, G, 
1900. — Frey-Gessner : Beschreibung von zwei neuen Prosopis- 
Arten. — D'' Stierlin : Beschreibnng einiger neuen europaischer 
Riisselkafer. — G. Agassiz : Catalogue des Variétés et Aberrations 
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E. Frey-Gessner : Hymenoptera Helvetiae, pp. 85-116. 

Societas Entomologica, XV, 2 et 3, 1900. — D"' K. Manger : Coleoptera 
in Paraffm. — W. Caspari H : Ueber Acronycten. — P. Borx : 
Meine Exkursiou von 1899 (2 art.). — 0. Schultz : Beschreibung 
einiger aberrativer Lepidopteren. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. Fkançois. 



BULLETIN 

DK LA 

SOCIÉTÉ ENTO]MOLOG-IQUE I3E FRANCE 



S»éaueo «lu 'iS mai lOOO. 

Présidence de M. A. GIARD. 

M. Ernest Olivier, de Moulins, assiste à la séance. 

Correspondance. — M. (iaston Buchet, de Romorantin, remercie 
la Société de son admission. 

Nécrologie. — Le Président a le très vif regret de faire part à la So- 
ciété du décès de M. Cii. Marquet, de Toulouse. Ch. Marquet, qui 
faisait partie de notre Société depuis l'année 1892, s'était occupé de l'é- 
tude de plusieurs ordres d'insectes; il avait, eu particulier, publié tout 
récemment un Catalogue des Coléoptères du Languedoc. 

Distinction honorifique. — Le Président a le plaisir d'annoncer à 
la Société que notre collègue M. J. Chatin, professeur à la Sorljonne, 
vient d'être élu membre de l'Académie des Sciences en remplacement 
d'Emile Blanchard. 

Admissions. — M. Stephen-A. Forbcs, slale entomologist, Ur- 
bana, Illinois (États-Unis d'Amérique). Entomologie ijénérale et uppli- 
quée. 

— M. Nicolas Victor Nassonow, professeur et directeur du Musée 
de Zoologie à l'Université impériale de Varsovie (Russie). Eiituiuologie 
(jénéiale, aiiatoniie des Articules. 

Présentation. — M. Paul Vignon, licencié es Sciences physiques 
et natui'elles, préparateur de Zoologie à la Sorbonne, 9, boulevard dv, 
Latour-Maubourg, Paris [A)tatomie et histologie des Articulés], présenté 
par M. Ph. François. — Commissaires-rapporteurs MM. J. Anglas 
et A. Léraillon. 

Changement d'adresse. — M. E. Abeille de Perrin, jusqu'au 
i'='' octobre 1900 : château de la Mine, à la Sainte-Baume, |)ar S*-Za- 
cbarie (Var) ; à partir du !<"' octobre prochain : 10, rue Emeric-Uavid, 
Alx-en-Provence (Bouches-du-Rhône). 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 10 



202 liuUclin de li( Sociélé Entomokxjiijue de France. 

Revision du Règlement. — La Société procède à la (liscussion et 
au \oto sur les articles nouveaux du Règlement qui ont été proposés 
au nom du Conseil dans la Séance du 11 avril dernier [Bull., p. 147). 

Tous ces articles, sauf un (42 bis), sont successivement adoptés soit 
avec la rédaction proposée, soit avec de légères modifications de détail. 

Le vote siu' l'article 42 bis et sur l'ensemble des articles nouveaux 
est renvoyé à la prochaine séance (13 juin). 



Communications. 

Description d'un nouvel Histéride fouisseur, de Biskra [Col.] 

Par P. DE PKVERlMnoKF. 

Xenonychus bidens, n. sp. — Cartus, ylobosus, lurgidus, vix ni- 
tidus, piceo-iiiijer; supra (jlaher, irifra conferliin et louge jlavo-pilosus. 
Caput laevis.nmum, nitiduni: epistoma a fronte non discretuni; prono- 
tum ferme duplo latins qiiam longins, régula riter, confertiui, versus 
apicem et lateres parcius et subtilius punctatuiii : basis et lateres acute 
iiiarginati; niargo lateralif! pilis longis ciliata. Coleoptera maxiina e lati- 
tudiuis ba.salis, punctis scabrosis crebre uisrulpta, ad suturaiii, basim 
et lateres laevigata. Calus humeralis prouiinens. Stria suturalis sub- 
tilis, antice in lineuiu basalem producta, postice ad suturam appropin- 
quans; secunda dorsalis nisi quam in posteriore dimidia parte distincta ; 
e.vterua subhumvralis integerrima, basin et apicem attingens; interna 
autem ut bi'eris sulcas ba.<<alis iantum visibilis; caeterae ecanidae. Pro- 
pligidium et pggidium turgida, dense punctata, pijgidii punctis trans- 
rersim conflaentibus, iindulatas lineas siinulaniibus. Femora primi 
paris ante apicem arcuatim incisa; tibiae explanatae, supra dentibus 
perrobustix duobus armatae, iiifra pilis longis ciliatae, tavsis destitutae 
(fig. 1). Tibiae secundi paris supra duabus vicinis .*<pinularum seriebus 
pectinatae, quae singulae statura designatae sunt, spinulisque circiter 
septem constant (« îatere exhibitae, lineam alternuta)'um in niagnitu- 
dine spinularum unicam efj'ormare videntur). Tibiae tertii paris expla- 
natissimae, ejusdem paene longitudinis et altitudinis, supra sicut in 
secundo pare duabus spinularum seriebus pectinatae; extrinsecus prae- 
terea , linea circiter novem spinularum in medio ut confractae (fig. 2). 
Tarsorum articuli infra longa seta singuli procisi. Primas postremi 
larsorum paris aiticulus robustus, caeteris valde minoribus, uKujnitu- 



Séance du 2:i mni lOni). 



203 





Fi;;. 1. — Face anlcriciirc du liliia anlérieiir 
droit, a chez A', ùidens, h clicz A', Clio- 
buuii. 



(Une ijitiihiliiii (li'rfi'sr('nfil)iis. Uiiijnli criin/di, quorum, xi'tiic rnhusluc 
lorum ti'unil. — Long. 3 niill. 

Iltihitiit in (iirna volatili. 

y-M pris un cvcmplairo de ce nouveau Xi-Huiinrhus dans la dune df'- 
serli(|ue de Biskra, à 30 ccn- 
linièlres de |)rofoiuleur en- 
viron, au pied d'un Liiiiti- 
ninstrum Ginjonininim. L'in- 
secte est des plus bizarres : 
il parait comme soufllé. Il 
se meut par saccades el. 
(juand on l'inquiète, il ('tond 
et raidit les pattes ù la ma- 
nière des Geotnjpes. C'est 

un des types fouisseurs les plus profondément adaptés qu'on puisse 

voir. 

J'ai eu occasion de le 
comparer à l'exemplaire 
jusqu'à présent unique 
du Xénon ncliuft Chobauii 
Thi'ry {Bull. Sor.rnt. Fr., 
1000, p. 32), gracieusement 
communiqué par le D'' 
Chobaut. Il en est très 
dilî'érent, tant par le sys- 
tème de ponctuation, (jue 
par l'écliancrurc des fé- 
murs antérieurs, la struc- 
ture des tibias, la disposi- 
tion de leurs spinules, la 
pro[)ortion des articles des tarses postérieurs, etc. Il est aussi plus 
vt'iitru que l'espèce de Touggourt. 





l'i^. 2. — Face externe du tihia postérieur 
droit, vu de profil, a cliez A', bidens , 
h chez A'. Chobauii. 



Description de deux Staphylinides nouveaux circaméditerranéens [Col.] 

Par E. Aheu.i.e dk Perrin. 

Ocypus integer, n. sp. — Long. 2o mill. — Noir, un peu luisant, 
ailé, large, antennes brunes au sommet, pubescence foncée; ponctuation 
fine el serrée, égale; tête un peu plus large que le corselet; celui-ci 
subcylindrique, arrondi à la base, côtés subsinueux; angles antérieurs 



204 Uulti'tni de la Société Eniomokxjiqne de France. 

obtus, postérieurs arrondis; ('lytres un pou plus courts que lui; abdo- 
men subdilalé. 7'^ segment arrondi et nullement échancré en dessous 
chez le mâle. 

Patrie : Smyrne! — Je n'en ai rapporté qu'un exemplaire (5, ayant 
confondu l'espèce avec 0. olen>i auquel elle ressemble beaucoup. Elle 
en diffère par ses antennes plus courtes, notamment à leurs derniers ar- 
ticles, par la ponctuation générale du corps plus fine et moins serrée, 
par le G*" segment dorsal de l'abdomen privé de bordure blanclie lisso 
et par le 1^ segment ventral (rj) sans échancrure à son bord inférieur. 

Lathrobium (Glyptomerus) Doderoi, n. sp. — Long. 9 mill. 
— Faciès des ravlcohi Miill. et apenninm \i-à\\à\. Testacé-rougeâtre 
brillant. Tète et corselet à ponctuation forte, peu serrée, celle des 
élytres moins profonde, subrugueuse en travers, celle de l'abdomen 
fine, serrée, nette. Tète courte, subtriangulairement arrondie; front et 
disque très peu ponctués ; pas d'impressions discoïdales ; yeux réduits 
à un petit ocelle oblique. Corselet cylindrique, ti'ès long, plus étroit que 
la tète, à côtés sinueux et rentrés au milieu, angles très arrondis, 
ligne lisse médiane large. Élytres peu convexes, plus courts que le cor- 
selet, à peine élargis au sommet. (5 7'^ segment ventral profondément 
et largement incisé au milieu du sommet jusqu'à la base du segment; 
6^ incisé triangulairement jusqu'au milieu, les angles latéraux et le 
fond de l'écbancrure obtus, déprimé et caréné tout le long de son mi- 
lieu, pectine de chaque côté de cette carène d'un double peigne de cils 
noirs; o'' sinué au miheu de son sommet, largement canaliculé au mi- 
lieu, avec une toulïe de poils noirs de chaque côté; 4*^ et 3"^ de moins 
en moins fortement caualiculés au miheu ; en dessus, le 7'^ segment est 
profondément incisé jusqu'à la base, les côtés de cette incision aigus et 
prolongés. 9 Sommet ventral simple, acuminé et terminé par une 
troncature arrondie; en dessus 1" segment dorsal fendu comme chez le 
(5; mais le miheu du 6« s'avance en pointe arrondie au sommet de 
manière à cacher le tiers de cette fente. 

Cette belle et intéressante espèce a été découverte à Gènes par 
M. Dodero à qui je suis heureux de la dédier. 

Je ne puis la comparer qu'aux ç des deux espèces précitées, ne 
connaissant pas leur c" '/<" vi>^u- Leurs deux, ç ne présentent aucune- 
ment l'avancement médian du 6^ segment dorsal de Doderoi, caractère 
tout à fait singulier; en outre, le G'' segment ventral du même sexe est 
tronqué-échancré au lieu d'être subarrondi. Enlin leur ponctuation 
abdominale est bien moins serrée; leur corselet a ses côtés non rentrés 



Séance du 2:i mai 1900. 203 

au milieu; leur tète, sensiblement plus longue, présente des entés 
subparallèles, bien moins arrondis, ce qui donne à l'ensemble de la 
tête un aspect bien moins fortement triangulaire. D'après les descrip- 
tions, le (5 du Doderoi difîérerait nettement de celui de cavicola par les 
cils du G^ segment ventral de l'abdomen à deux et non à 6 étages; et 
de celui de Vapeinihnis par le o"^ segment ventral (le 6" de Baudi) for- 
tement et triaugulairement incisé; mais pour plus de certitude, il fau- 
drait confronter entre eux les trois mâles; du reste, les autres signes 
très précis de la nouvelle espèce suffisent pour la caractériser nettement. 
Il est peut-être utile d'ajouter que je possède un type do Vetruscus 
Piccioli, donné par sou auteur, et que, dans le temps, j'avais pu le 
comparer, à Turin, à un type de VaperDiinm de Baudi et constater 
leur identité. 



Recherches sur la structure et le développement postembryonnaire 
de l'ovaire des Insectes ('). 111 Machilis maritima Latr. 

Par A. Lkcaillun. 

La forme générale de l'ovaire de Macitilis mariiimn a été décrite par 
Gras si en 188() et en 1888. Cet auteur a montré que la partie essen- 
tielle do chacun des deux organes femelles consiste en sept gaines ova- 
riques placées dans les sept premiers segments abdominaux. Comme 
détails histologiques sur la structure de ces gaines, Grassi ajoute que 
les cellules vitellogènes font défaut et que les œufs sont entourés d'un 
épitbélium folliculaire. 

Mes observations (-) ont porté sur des individus capturés et lixés au 
printemps, par conséquent à un moment assez rapproché de celui de la 
maturité sexuelle. Chaque gaine ovarique a une forme extérieure qui 
rappelle assez celle d'un ovaire entier de Campodea ; m.Si\?> si l'on com- 
pare les structures histologiques, on constate de grandes diiïérences. 

La vaste chdmbrc (jcrminative que l'on trouve chez Canipodea est ici 
considérablement réduite. Elle est représentée par un petit groupe de 
cellules génitales encore peu diflerenciées qui occupent l'extrémité 
antérieure do la gaine. Cette réduction du volume occupé par les cel- 
lules sexuelles est, si l'on veut, en rapport avec ce fait que chez Machilis 
cluKpje ébauche ovarienne primitive s'est subdivisée en sept parties, 

(1) Voir Bull, de la Soc. enloin. de France, n"' i et 7, 1900. 

(2) Les exemplaires qui m'ont servi de sujets d'étude proviennent de Wime- 
reux ; je les dois à l'obligeance de MM. A. Giard et Ph. François. 



206 Bulletin dp la Société Entomologique de France. 

tandis qu'elle reste unique chez Campodea.W est probaltle en outre que 
le nombre des cellules sexuelles placées au sommet de chaque gaine est 
d'autant moindre que le moment de la ponte est plus proche, puisque 
beaucoup de ces cellules se sont alors déjà transformées en œufs. La 
grande réduction de la chambre germinative que j'ai constatée chez 
Muchitis peut donc tenir, au moins en partie, à l'état de maturité 
sexuelle assez avancé dans lequel étaient les individus observés. A ce 
stade, d'ailleurs, les cellules de la cliambre germinative peuvent encore 
se multiplier et j'ai observé des mitoses parmi elles. 

Les petites cellules aplaties qui forment la région intermédiaire de 
l'ovaire de Campodea n'existent plus chez Macliilis, mais elles ont pour 
homologues des cellules à noyaux arrondis qui sont amassées non plus 
derrière les cellules de la chambre germinative, mais en avant d'elles, 
c'est-à-dire tout à fait à l'extrémité antérieure de la gaine ovarique, 
sous la paroi même de celle-ci. Ces cellules sont plus petites que les 
cellules sexuelles et ne peuvent être confondues avec elles; elles en- 
tourent peu à peu les jeunes œufs auxquels elles Unissent par former 
une enveloppe complète (follicule ovarien). 

Dans le reste de la gaine ovarique, c'est-à-dire dans presque toute la 
longueur de celle-ci, se trouvent des œufs à des degrés très divers de 
développement. Tandis que chez Cainpodea un très petit nombre d'œufs 
se différencient en même temps de façon à arriver à maturité presque 
au même moment^, il y a ici une très grande quantité d'oi'ufs à des 
stades distincts, de sorte que l'on peut suivre facilement, dans une 
même gaine, les diverses étapes de la maturation ovulaire. Conformé- 
ment aux observations de G ras si il n'y a aucune cellule vitellogène; 
toutes les cellules sexuelles de la chambre germinative deviennent 
donc des œufs, tandis que chez Campodea il n'y en avait qu'environ 
1/10, les autres se transfoi'mant en cellules vitellogènes. 

Il est intéressant de noter qu'au début l'évolution des cellules vitel- 
logènes des Insectes ressemble étonnamment à celle des œufs. J'ai in- 
diqué que, dans les cellules vitellogènes de Campodea, le noyau ei le 
corps protoplasmifiue deviennent très vohuuineux, et que les éléments 
chromatiques du no\au se multiplient consldéraltlement de manière à 
donner un grand nombre de granulations très colorables (phénomène de 
pulvérisation chromatique). Dans les jeunes œufs deMachilis, à mesure 
que le corps protoplasmique grossit, la vésicule germinative elle-même 
devient très volumineuse; les chromosomes se portent à la périphérie 
et s'y divisent abondamment, tandis que le nucléole, d'abord peu ou 
pas visible, prend un développement énorme et acquiert une très 
grande aftînité pour les matières colorantes. Ces marques d'activité 



Séance du 23 mai 1900. 207 

dont la vésicule gorrainativc est le siège sont plus accentuées chez Ma- 
chilis que chez Campodea. Dans ce dernier type les modifications se 
font surtout sentir dans le noyau des cellules vitellogènes, tandis qu'elles 
sont beaucoup moins intenses dans la vésicule germinative. On est 
ainsi conduit à penser qu'il y a une sorte de balancement entre l'im- 
portance des modifications qui surviennent dans les cellules vitello- 
gènes et celles qui se produisent dans les œufs. Chez Campodea, où 
les cellules vitellogènes interviennent activement dans les phénomènes 
de maturation de l'œuf, ces cellules subissent des changements consi- 
dérables, alors que le noyau de l'œuf grossit peu et n'est le siège que 
(le modifications chromatiques relativement peu intenses. Chez Machi- 
lis, au contraire, les cellules vitellogènes n'existant pas, l'œuf est doué 
d'une activité plus grande, car c'est surtout par lui-même qu'il doit 
accumuler les réserves nutritives, d'où grand développement du noyau, 
du nucléole, etc. 

Les cellules des follicules épitliéliauK qui entourent les onifs devien- 
nent |ilus volumineuses chez Marliilis que chez Campodea; cependant 
elles n'atteignent jamais les dimensions qu'elles présentent à un mo- 
ment donné chez beaucoup d'Insectes supérieurs. Chez Machilis comme 
chez Campodea, ces cellules folliculaires interviennent peu activement 
dans les phénomènes qui accompagnent la maturation de l'œuf. 

Les œufs les plus jeunes, qui sont naturellement placés les plus près 
de l'extrémité antérieure des gaines ovariqiies, ne sont tout d'abord 
pas disposés réguhèrement les uns derrière les autres, et quand ils 
sont encore très petits, il peut y en avoir plusieurs au même niveau; 
mais quand ils ont une certaine grosseur, ils sont situés les uns à la 
suite des autres comme les grains d'un chapelet. Ils sont d'abord, comme 
chez Campodea, allongés transversalement, puis ensuite longitudina- 
lemenl par rapport à la gaine ovariquc. 

En résumé, l'ovaire de Machilis, comparé à celui de Campodea, i»ré- 
sente des particularités assez importantes. On doit noter en premier 
lieu que, dès le groupe des Thysanoures, les cellules vitellogènes peu- 
vent exister ou faire défaut, fait que l'on retrouve dans des groupes 
irinsccles supérieurs, par exemple chez les Coléoptères. Cette remar- 
que impUque cette conclusion que l'on doit s'al)stenir de prendre la 
présence ou l'absence de cellules vitellogènes comme base de classili- 
ration. 



208 Bulletin de la Société EntonioJogique de France. 

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H. CouTiÈRE : Sur quelques Macroures des eaux douces de Mada- 
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1897 dans la mer Kara et dans la région sud-est de la mer Mour- 
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the South African Species of Peripatidae in the Collection of the 
S. African Muséum. — L. Périxguey : A Contribution to the 
Knowledge of S. African Mutillidae (Hyni.) (pi.). 

Species des Hyménoptères d'Eiirope et d'Alyérie, fasc. 09, 1900. — 
.I.-J. KiEKKER : Monographie des Cynipides, pp. 433-ol2; pi. XIX 
et XX. 

Stettiner Kntomoloyische Zeituny, LX, 10-12, 1899. — M. Jacory : 
Descriptions of the New Species of Phytophagous Coleoptera ob- 
talned Ijy D'" Dohrn in Sumatra (pi.). — H. Dohrx : Verzeichniss 
der Phytophagen von DeH. — L. Kruger : Die Odonaten von Su- 
matra, III. — II. Fhuhstorfer : Neue Elymnias aus dem austra- 
lischen Cebiet. — Neue Cuplia-Vnli'V-ArU'ii und Aufzahlung der 
lu'kannlen Species. — Neue Rhupaloceren aus Nias. — Eine neue 



212 Bulletin de la Société Entomotogique de France. 

?^ej)lis aus Celebes. — Zwei neue Eiiploen. — Eine neue Parnas- 
sias-Ahomlxon. 

Union apicole [L'), avril-mai 1900. — Yallks : L'Abeille et la pluie. — 
Le PhiiUuxera, son origine, son apparition en France. — Notes 
diverses. — A. Delaigues : Les Abeilles et les Fleurs. — Le Phyl- 
loxéra. 

United States Ceological Sarre!),\\\*^' Annual Report, II, III, V, 1897- 
98. — XX"' Annual Report, 1, V, Yl, 1 et 2, 1898-99. 

U. S. Department of Agriculture {Bulletin), 10, N. sér., 1898. — L.-O. 
llowAKD : Some miscellaneous ResuUs of the Work of the Division 
of entomology. — Don de M. H. du Ruysson. 

Wiener Entoinologische Zeitung, i"" mai 1900 (2 exempl.). — F. Hen- 
DEL : Ueber eine neue Sciomyzn aus dem Oesterreicbischen Lito- 
rale. — G. Strobl : Spanische Dipleren, X. — Fr. W. Konow : 
Nouer Beitragzur Synonymie der Tenthredinidae. — J.-J. Kieffer : 
Ueber Allotrinen. — A. Fleischer : Neue Coccinelliden aus der 
Sammlung der Kais. Ralhes Herrn E. Reilter. — F. Hartmann : 
Eine neue Gattung der Oxyopisthinen und eine neue Art der Gat- 
lung O.ryopisthen. — F. Weise : Antwort auf den Artikel von 
Seidlitz « Ueber Leptura aquatica L. und Donacia dentipes F. )n — 
R. Formanek : Eine neue Lochniaea Ws. — J. Mik : Eine neue Jle- 
lomyza aus Oesterreich. — E. Reitter : (loleopterologisclie Noti- 
zen, LXIX. 

Zoological Society of London [Proceediny.s), 1899, IV. — R.-I. Pocock : 
Un the Scorpions, Pedipalps and Spiders from Tropical West Africa 
represented in the Collection of the British Muséum (pi.). — L.-A. 
BoRRADAiLLE : A Noto OU the Hatching-Stage of the Pagurine Land- 
crabs. — A. -G. Butler : On a Collecti(»n of Butterflies made by Mr. 
M. (IraAvshay in British East Africa (pi.). — On a small Collection of 
Buiterllies from the Nandi District, Uganda Protectorate, Eastern 
Side of Lake Victoria; made b\ Cap. Hobart of the Grenadier 
Guards. 



Becker (Th.) : Die Leptiden Formen im (Jebiete der Europaisch Asia- 
lischen und Mittelmeer-Fauna. [Evt. Nachr.), 1900, 20 p., lig.* 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMIOLOGIQXJIG JDE FtlANOE 



S»eance <Iu 13 juin 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

M. A. Fauvel, de Cacn, assiste à la séance. 

Coi-respondance. — Le professeur Monticelli remercie la Société 
de l'admission de l'Institut zoologique de l'Université royale de Naples. 

Annales. — Le secrétaire dépose sur le bureau le 4" trimestre des 
AiuKili's de l'année 1899. 

Admission. — M. Paul Vignon, licenciées Sciences physiques 
et naturelles, préparateur de Zoologie à la Sorbonne, 9, boulevard de 
Latour-Maubourg, Paris. Anutomie et histologie des Articulés. 

Présentation. — M. l'abbé Robert de Sinéty, 3o, rue de Sèvres, 
Paris [Anatoiiiie, embryologie et biolo(jie des insectes], présenté par le 
P. J. Pan tel. — Commissaires-rapporteurs MM. A. Giard et l'abbé 
J. de Joannis. 

Voyage. — Notre collègue M. Cb. AUuaud s'est embarqué le 
10 juin courant à Marseille. Chargé d'une mission scientifique, il se 
rend à Madagascar où il doit séjourner une année entière, il compte 
s'installer à Fort-Dauphin et explorer au point de vue zoologique le 
sud de l'ile, région peu connue et intéressante à tous égards. 

Collections. — Le secrétaire annonce que la collection de Coléo- 
ptères d'Algérie donnée à la Société par notre collègue L. Clouëtdes 
Pesruches est arrivée récemment et a été placée dans la salle des col- 
lections. 

Changements d'adresse. — M. P. de Froberville, clKiteau des 
Brosses, Chailles (Loir-et-Cher). 

— M. Al. Olivier, 51, boulevard Chave, Marseille (Bouches-du- 
Rhône). 

Dull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 11 



214 Bulletin de ta Société Entomologique de France. 

Rectification. — M. l'abbé J. deJoannis communique une recti- 
lication relative à une note publiée par lui dans le Bulletin n» 9 (séance 
du 9 mai 1900) : Le Microlépidoptère signalé d'Anagni (Italie centrale) 
sous le nom de Paratiarsia Joannisiella Rag. a été rapporté à cette 
espèce par suite d'une confusion ; il appartient en réalité au genre 
Protasis. 

Captures. — M. A. Giard signale la capture, par M. Galien Min- 
gaud, de Thaïs Cassandni Hub. aux environs de Nîmes [bois de Si- 
gnan (1889) et de Caissargues (1899)]. Le même Lépidoptère a été pris 
également, vers Pâques 1899, par M. Pierre Crouzet, près du mas 
de la Cassagne, entre Générac et Saint-Gilles. Dans la plaine de Nîmes, 
Tha/s Cassandra vole en mars-avril au bord des petits cours d'eau 
et fossés où croit la plante nourricière de la chenille, Aristolochia ro- 
tunda L. Dans la môme région, Thais medesicaste lUig. est plus com- 
mune et fréquente, en mai-juin, les terrains arides où pousse Aristolo- 
chia pistolochia L. {Bull. Soc. d'études des Se. mit. de Nimes, 21 avril 
1899). 

— M. P. C ro uzet a pris, également aux portes de Nîmes, au quartier 
de Montaury, cinq exemplaires de Charnxes Jasius L. (2 (5 et 3 Q) dans 
la première quinzaine de septembre 1899 {Bull. Soc. d'études Se. nat. 
Nîmes, 6 octobre 1899). Ch. Jasius a été trouvé quelquefois à Mont- 
pellier. Son extension accidentelle vers le nord est possible, mais parait 
limitée cependant par la grande sensibilité de la chenille aux gelées 
(voir les observations d'Emmanuel Martin, Bull. Soc. entom. Fr., 
1864, p. vi). 

Revision du Règlement. — La Société procède à la discussion et 
au vote sur l'article 42 his du nouveau Règlement ; elle vote ensuite 
sur l'ensemble des articles nouveaux qui lui ont été proposés. 

En conséquence ces articles sont adoptés avec la rédaction définitive 
indiquée ci-après. 

Le nouveau Règlement sera imprimé et distribué aux membres de 
la Société le plus rapidement possible. 

Articles adoptés. 

Art. 4. — Pour faire partie de la Société à titre de Membre effectif, 
il faut être présenté par un de ses membres et par écrit; si le candidat 
est mineur, une autorisation écrite de son père ou tuteur est exigée. 

Le Président désigne deux commissaires pour examiner la candida- 
ture. 



Séance du 13 juin 1900. 213 

Dans la séance suivante la Société vote sur les conclusions des rap- 
porteurs. 

Le scrutin secret peut être demandé par écrit; il a lieu à la majorité 
absolue des suffrages. 

Art. 0. — Des entomologistes âgés de moins de 21 ans, présentés (') 
par un Membre effectif, peuvent être admis à titre de Membres assis- 
tants, avec l'autorisation écrite de leur père ou tuteur, et après avis 
conforme de la Société. 

Ils n'ont ni le droit de vote ni le droit de faire des communications; 
il leur est interdit d'emprunter des ouvrages de la bibliothèque, ils 
peuvent seulement les consulter sur place. 

A leur majorité, les membres assistants sont tenus de se faire rece- 
voir membres effectifs. Sur leur demande écrite , portée par le Prési- 
dent à la connaissance de la Société, ils sont admis sans autre forma- 
lité ; sinon ils sont exclus de plein droit. 

Art. 6. — {Après le premier paragraphe.) 

Les membres résidant en France, dans les pays de protectorat ou les 
colonies françaises, paient eu outre un franc et les membres résidant à 
l'étranger deux francs pour recevoir franco les publications de la So- 
ciété. 

Art. 8. — {Supprimé.) 

Art. 10. — {Après le troisième paragraphe.) 

Ce versement pourra s'effectuer par fractions annuelles et consécu- 
tives d'au moins cent francs, mais la libération ne sera acquise qu'a- 
près le versement de la dernière fraction. 

Toute somme versée reste dans tous les cas acquise à la Société. 

Art. 11 bis. — Sont Membres bienfaiteurs les personnes qui ont 
versé , à une époque quelconque, une ou plusieurs souscriptions de 
r/M) francs; ces membres reçoivent gratuitement, pendant toute leur 
vie, autant d'exemplaires des publications de la Société qu'ils ont 
versé de fois la souscription de oOO francs. — La Société pourra éga- 
lement reconnaître comme bienfaiteurs les personnes qui lui auront 
donné ou légué des collections, des ouvrages scientiliques , etc., ou 
qui lui auront rendu tel service important qu'elle jugera mériter ce 
titre. 

Art. 11 ter. — Sont Membres donateurs les personnes ayant verséj à 
une époque quelconque, une somme d'au moins 200 francs. 

(1) Cette présentation doit être écrite et faire mention de l'àge du candidat* 



216 Bulletin de la Société Entomoloyique de France 

Les donateurs, s'ils no sont pas membres effectifs, ne reçoivent pas 
les publications de la Société. 

Les Membres bienfaiteurs et donateurs reçoivent un diplôme spécial 
et leurs noms lîgurent perpétuellement en tète de la liste des membres 
de la Société. 

Art. 12. — (3*= paragraphe.) 

Elle peut aussi nommer un Président d'honneur. 

Art. 13. — {A la place des 2 premiers paragraphes.) 

Chaque année, dans la première séance d'octobre, la Société, s'il y a 
lieu, nomme une Commission de cinq membres, chargée de présenter, 
à la séance suivante, une liste de candidats au titre de Membre hono- 
raire; cette liste est insérée dans le Bulletin et le vote renvoyé à la 
troisième séance suivante. 

Art. 23. — Les secrétaires adjoints sont spécialement chargés de la 
rédaction et de la pubUcation du Bulletin . 

Art. 30 bis. — Une commission dite Commission des collections est 
chargée de veiller à la conservation et à l'entretien des collections de 
la Société. 

Cette commission, nommée pour trois ans, est composée de sept 
membres élus au scrutin de liste et à la majorité relative des suffrages; 
CCS sept membres sont rééUgibles. 

La commission des collections dispose des sommes alïectées aux 
collections ; elle doit présenter tous les ans, à la séance du Congrès, un 
rapport sur l'état des collections et sa gestion pendant l'année écoulée. 

Art. 32. — {O'- paragraphe, note.) 

Les membres déshant faire des communications ou déposer des travaux 
écrits sont priés d'en donner les litres au Secrétaire au commencement de la 
séance. 

{10^ paragraphe, note.) 

Les manuscrits doivent être écrits très lisiblement et seulement au recto des 
pages. Ils doivent être disposés dans la forme en usage dans les publications 
de la Société et ne porter d'autres indications typographiques que les signes 
conventionnels adoptés par l'imprimerie de la Société. 

Les manuscrits ne remplissant pas ces conditions seraient retournés à leurs 
auteurs pour être modifiés. 

Ces dispositions s'appliquent également aux travaux écrits déposés pour les 
Annales. 



Séance du 13 juin 1900. 217 

Art. 40. — Les publications de la Sociéié comprennent : 

1° Les publications régulières. 

L Le Bulletin de la Société entomologique de France, paraissant 
deux fois par mois (août et septembre exceptés). 

IL Les Annales de la Sociéié entomologique de France, paraissant 
par fascicules trimestriels. 

2° Les publications exceptionnelles. 

L L'Abeille, journal d'Entomologie. 

IL Les Tables générales des Annales et du Bulletin. 

III. Les monographies, faunes, catalogues ou autres publications 
que la Société pourrait entreprendre en dehors de ses publica- 
tions régulières. 

Art. 42. — {l"" paragraphe.) 

(Iliaque membre n'a droit par séance qu'à deux pages d'impression 
au maximum dans le Bulletin. 

{Et après le 2'^ paragraplie.) 

Toute communication excédant les limites précédentes sera renvoyée 
d'office à la Commission de publication et réservée aux Annales, à 
moins que l'auteur ne déclare par écrit, en remettant son manuscrit, 
qu'il s'engage à payer les frais supplémentaires ('). Toutefois, dans 
ces conditions, l'ensemble d'une communication ne pourra excéder 
quatre pages d'impression au total (^). 

Art. 42 bis. — Lorsque les communications comportent des figures 
dans le texte, les auteurs sont tenus de faire parvenir leurs dessins (^), 
au secrétaire, quatre jours au moins avant la séance où la communi- 
cation doit être faite; faute de quoi la publication pourra être renvoyée 
au Bulletin de la séance suivante. 

(1) Le prix de chaque page ou fraction de page est de 6 francs. 

(2) Par exception, dans le numéro du Bulletin da Congrès, chaque membre 
a droit gratuitement à 4 pages d'impression, et peut obtenir quatre pages 
supplémentaires en les i)ayant au prix indiqué ci-dessus, ce qui porte à 8 le 
nombre total des pages accordées. Les communications destinées à être im- 
primées dans le BuUelin du Congrès sont soumises à l'examen de la Commis- 
sion de Publication. 

(3) Les dessins doivent être exécutés de façon à pouvoir être reproduits 
directement par les procédés pholotypographiques. 



218 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Les clichés sont exécutés par la Société aux frais des auteurs. 

Art. 42 ter. — Le Secrétaire fait parvenir aux auteurs une épreuve 
qui doit lui être retournée dans les trois jours de la réception; passé 
ce délai il ne peut être tenu compte des corrections. 

Les corrections ne doivent entraîner aucune surcharge ni aucun 
remaniement du texte. 

Art. 42 quater. — Les auteurs qui désirent des tirés à part de leurs 
communications insérées au Bulletin doivent en mentionner le nombre 
à l'avance sur le manuscrit. Ce nombre ne peut être intérieur à 
23 exemplaires; le prix de chaque exemplaire (titre et couverture 
compris) est de fr. 10. 

Les tirés à part sont retirés au siège social, sinon ils sont expédiés 
contre remboursement. 

Art. ol. — Les auteurs des mémoires publiés dans les An}ïales ont 
droit, à titre gratuit, à un tirage à part de vingt-cinq exemplaires 
(texte et planches noires). Un tirage plus considérable peut être accordé, 
mais aux frais des auteurs ('). 

Art. 64 bis. — Les collections de la Société, conservées au Siège 
social dans le local qui leur est affecté, sont à la disposition des socié- 
taires qui désirent les consulter, après entente avec un des membres 
de la commission des collections et seulement en sa présence. 

Art. 68 bis. — Les membres rayés pour cause de retard dans le 
paiement de leurs cotisations pourront être réadmis, sur leur demande, 
à condition de payer le total des sommes dont ils étaient débiteurs 
envers la Société au moment de leur radiation, à moins qu'ils ne pré- 
fèrent s'exonérer. 

Art. 68 ter. — La réintégration d'un membre démissionnaire a lieu, 
sans nouveau rapport, sur un vote immédiat provoqué par le Prési- 
dent. 

Tout membre ayant démissionné deux fois ne peut plus être ré- 
admis que comme membre h vie. 

(1) Le prix des tirés à part est de dix centimes par feuille ou fraction 
de feuille d'impression [sans aucun changement), de dix centimes par plan- 
che noire et de cinquante centimes\>M' planche coloriée. 



Séance du 13 juin 1900. 219 

Communications. 

Note complémentaire sur le Conothele birmanica Thorell [Araghn.] 
Par E. SiMox. 

Dans une note sur le Conothele binnanica Thorell {Bull. Soc. eut. 
Fi\, 1900, n'^ 7, p. loi), j'ai omis de citer un récent ouvrage de M. R.- 
I. Pocock « Scorpions, Pedipalpi and Spiders coUected by D-" Willey 
in New Brilania, the Solomon islands, etc. », 1899, dans lequel cet 
auteur décrit et figure la coque operculée du Conothele arboricola Po- 
cock, espèce nouvelle de Nouvelle-Bretagne. 

Cette coque, construite à la surface d'une écorce et en partie recou- 
verte de Lichens, ressemble à celle du C. hirmanica Th., à cela près 
qu'elle est plus déprimée, et que le plan de son orifice et de son oper- 
cule est plus oblique. 

L'observation du P. Dé col y n'est donc pas entièrement nouvelle, 
comme je le pensais; elle est néanmoins intéressante, car elle indique 
que cette manière de vivre est générale dans le genre Conothele, qui 
par son organisation touche de si près aux Pachylomerus qui sont 
terricoles. 

Sur l'application de la loi phylogénique de Brauer 
Par P. DE Peyerimhoff. 

Une des lois les plus suggestives de la phylogénio des Insectes, est 
celle d'après laquelle les larves qui se rapprochent le plus, à la fois de 
l'imago et de la forme ancestralo, appartiennent aux types primitifs. 
Cette loi a été posée en premier lieu et très clairement par Brauer 
(Betrachtungen ùber die Verwandlung der Insekten, etc. Verhandl. d. 
h-, /r. zool. bot. Ces., 1869, 313), et il est juste qu'elle porte désormais 
le nom de ce savant. 

Depuis, les quelques auteurs qui se sont occupés de la phylogénie 
des Insectes ont eu à faire usage de cette règle, mais on ne voit pas 
sans surprise combien en général, et dans l'ordre des Coléoptères en 
particulier, elle a été mal appliquée. 

Il est vrai que Brauer tout le premier, a mésusé de l'excellent 
principe qu'il venait de découvrir, et l'exemple de cette erreur me pa- 
rait trop instructif, pour ne pas valoir d'être exposé tout d'abord en 
détails : 



220 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Je naher, dit Brauor, Larve und Imago einander und der 
Form der Stamrakerfe stehen oder je weniger die Imago- 
die Larve an vollkommener Organisation iibertrifft, desto- 
àlter ist die Form. So wird uns der Staphijlinus als eine der âltesten 
Kâferformen gelten, etc. » Il y a dans cette citation l'exposé de la loi, 
et son application immédiate à la phylogénie particulière des Coléoptères. 
C'est cette seconde proposition que je crois utile de discuter ('). 

Pour apprécier en quoi diffèrent deux types d'Insectes, il paraît 
évident que le faciès, l'allure et Féthologie ne peuvent suffire, et qu'il 
est indispensable de consulter les organes que l'expérience a désignés 
comme étant les plus représentatifs de la variation. L'histoire des pro- 
grès de la systématique n'est que la paraphrase, en quelque manière, 
de cette proposition, regardée maintenant comme un truisme. La même 
précaution s'impose dans l'étude comparative des larves; « ce n'est 
pas, dit Perris, aux formes extérieures qu'il faut exclusivement s'en 
rapporter, il importe surtout de vérifier les organes essentiellement 
caractéristiques ». Quand enfin il s'agit de comparer deux organismes 
aussi dissemblables, aussi indépendants dans leur évolution propre 
qu'une larve et un imago de Coléoptère, l'appréciation délicate des 

(1) Elle est citée par la majorité des auteurs (Packard, Houlbert, G an gl- 
bauer), qui ont écrit postérieurement à Brauer, et qui paraissent lui avoir 
attribué plus d'importance qu'au principe même dont elle est l'application. La 
fortune de cette idée doit avoir son origine dans l'opinion séduisante qui se 
forma à la suite des découvertes paléontologiques de Heer. Ce savant, comme 
on sait, trouva (Zwei geologische Vortrâge. Zurich 18.52. — Urwelt der Schweiz. 
Zurich 1865) dans le lias de Scbambeien un type de Forlicule {Baseopsis fhr- 
ficulina Hr.) où l'on crut voir un terme de passage entre les Coléoptères et les 
Orthoptères. Les Staphjlinides, dont le faciès est analogue à celui des Forli- 
cules, devaient compléter la transition. Mais depuis que Leach a fait connaître 
le système si particulier de la nervation aiaire des Forficules, cette opinion a 
singulièrement perdu de sa Vraisemblance. 

Néanmoins Pacliard (On the genealogy of the Insects. — Amer. XaUtr., 
18G3, p. 932, 94 i) l'admet encore et, dans son diagramme généalogique des In- 
sectes, les Coléoptères se trouvent provenir à la fois des Hemerobiidae et des 
Dermaptera. 

Cette théorie que les Staphylinidae ont pu provenir des Forficules hante 
aussi Brauer dans sa critique de la thèse de Paul Meyer (Betraclitungen, etc., 
II. Verhandl. d. h. h. Zool. bot. Ces., 1878, 157). On y lit cette phrase, 
où l'idée violente évidemment les faits « Ein Staphylinus unterscheidet sich 
nun von einer Forficula oder Perlide hauplsàchtlich dadurch, dass seine 
Larve nur wenige (vier) Hautungsstadien durchmacht... » 11 y a bien d'autres 
choses qui séparent un Slaphylinns d'un Forficula. 



Séance du 13 juin 1900. 221 

différonces et des ressemblances doit être faîte avec un soin extrême, 
et le faciès, l'allure, réthologie ne sont plus que des caractères de der- 
nier ordre, presque fortuits. 

Chez les Staphijlinidae, en particulier, il n'est pas douteux qu'il y ait 
des analogies frappantes entre la forme générale et l'allure des larves 
et des imago; mais par contre les différences analytiques sont considé- 
rables, plus grandes, par exemple, que celles qui séparent un Cara- 
boide et sa larve. Ainsi la larve des Carabo'idea possède un tarse articulé, 
musclé, muni le plus souvent de deux ongles, caractère qui la rapproche 
à la fois de son imago et des larves appartenant aux types anciens 
(Névroplères) ; le tarse de la larve des Staphijlmidae , comme celui des 
tarses de tous les Coléoptères autres que les Carabo'idea, est réduit à un 
ongle simple, corné, non organisé, inséré directement sur le tibia. La 
larve caraboïde (') a une mâchoire bilobée, comme presque tous les imago 
des Masticantia (les Coléoptères compris) ; la larve staphylinide a une 
mâchoire unilobée (excepté chez le genre Oxi/porus). Les ocelles sont 
presque toujours chez les larves des Carabo'idea au nombre (primitif) 
de six, chiffre qui ne se rencontre que très rarement [Oxijporus] chez 
celles des Staphylinidae. Ce dernier caractère, il est vrai, ne conduit 
pas à une comparaison entre la larve et l'imago, mais il démontre l'an- 
cienneté relative du type larvaire des Carabo'idea par rapport à celui 
des Staphylinidae. Les considérations tirées de la nervation des ailes 
inférieures mèneraient à la même conclusion chez les imago. 

Le choix du genre Staphijlinus pour la démonstration de la loi de 
Brauer est, en outre, particuUèrement malheureux, car des caractères 
tout spéciaux viennent montrer que ce genre est en réalité un des plus 
récents de l'ordre tout entier. On sait que chez les Coléoptères, la 
nymphe, à de très rares exceptions près, est du type libre ou incomplet, 
c'est-à-dire qu'elle est membraneuse, très peu chitinisée et mobile. Or 
une de ces exceptions est précisément réalisée dans le genre Staphyli- 
nus dont la nymphe (cf. Schioedte. De Metamorphosi Eleutheratorum 
observationes. Pars II, Copenhague, 1864, p. 115 : « Nymphae Sta- 
phylinorum corneae, semioblectae, etc. ») est immobile, complète- 
ment chitinisée, et du type récent des nymphae obtectae ou chrysa- 
lides. 

Comme on voit, si l'on veut faire application de la loi de Brauer, 
ni les Staphylinidae, ni surtout le genre Staphylinus, tant au point de 
vue morphologique qu'au point de vue capital des métamorphoses, ne 
peuvent représenter le Coléoptère ancestral. 

(1) Au moins dans la majorité des espèces terrestres. 



Bulletin de la Société Entomologique de France. 



La distinction des larves des Insectes Metabola eu deux types, le type 
campodéifonne et le type cruciforme, et la valeur phylogénique attribuée 
au premier, constituent l'application la plus fréquente de la loi de 
Brauer. Elle ne laisse pas, également, de prêter à la critique, chez 
les Coléoptères en particulier; on observe en effet, dans cet ordre, des 
larves éruciformes à caractères anciens , et des larves campodéiformes 
à caractères récents. 

Je prendrai comme exemple du premier cas les larves des Scara- 
baeidae. Elles ont, comme chacun sait, un faciès éruciforme très pro- 
noncé, complété par un certain nombre de caractères incontestablement 
récents (première paire de stigmates prothoracique, absence de cerques, 
absence d'yeux chez la majorité des espèces, etc.). Mais les organes de 
la bouche, qui sont parmi les plus considérables (') placent d'emblée 
ces larves à un rang très primitif : ainsi leur mâchoire est complète, 
pourvue de deux lobes le plus souvent indépendants, et d'un palpe 
ordinairement quadriarticulé ; c'est le type qui se trouve réalisé sans 
aucune modification de composition chez les imago de l'immense majorité 
des Coléoptères, et chez les Ametabola primitifs tels que les Orthoptères. 
Ce mélange, dans un même organisme, de caractères primitifs et de 
caractères récents, se retrouve chez les insectes parfaits ; il est la marque 
d'un type anciennement détaché, qui a subi son évolution et ses adap- 
tations propres; et c'est enfin ce que démontre l'allure taxinomique des 
Scarabaeidae, famille très homogène, et complètement isolée dans l'ordre 
des Coléoptères. 

Les jeunes larves des Meloidae, ou triongulim, réalisent d'autre 
part le cas d'une larve campodéiforme à caractères récents. On les 
confronte volontiers (Lubbock, Houlbert, etc.) avec les types lar- 
vaires anciens de même faciès, et en particulier avec le Campodea. 
Mais elles en sont encore plus loin, anal} tiquement, que les larves des 
Staphtilinidae, qui ont des cerques, des antennes quadriarticulées, etc. 
On ne saurait, en ell'et, assimiler les longues soies qui terminent le 
9* segment abdominal des triongulins à des cerques , c'est-à-dire à des 

(1) « The relative form of tlie maxillae apppars lo be a good index as to the 
gênerai development of the body in the différent groups of Coleoptera, » dit 
Paclîard (Origin of liie Coleoptera. Amer. Nalural.., 1883, p. 939) qui passe 
ensuite une revue sommaire de la maxilie chez les principales larves des Co- 
léoptères, en s'efTorçant de montrer qu'elle est dans chaque cas l'expression, 
l'indice (index) de leur forme et de leur éthologie. Celte généralisation me 
paraît dépasser excessivement les faits, qui d'ailleurs, en ce qui concerne les 
Scarabaeidae, ne sont pas reproduits bien exactement dans ce mémoire. 



Séance du L3 juin 1900. 223 

appendices organisés, souvent segmentés. Les organes di^ la bouche 
sont plus simples aussi que chez les larves des StuphijUnidae, et plus 
éloignés par conséquent du type buccal primitif ('). Je ne crois pas, 
pour les mômes raisons, qu'il soit possible de rapprocher, comme fait 
Packard (Origin of the Coleoptera. Amev. Natur., 1883, p. 942), ces 
triongulins des larves des Carabidae ; les deux types n'ont entre eux 
qu'une vague analogie de forme. Au demeurant, le triongulin n'offre 
pas plus de caractères primitifs, à part son faciès, que telle autre larve 
d'Héléromère appartenant à une famille voisine des Melo'idne. 



En résumé, la loi de Brauer est susceptible de donner des résultats 
très sûrs, mais à la condition expresse que les comparaisons qu'elIt^ 
conseille soient analytiques, et non pas seulement superncielles. Sans 
doute, le faciès campodéiforme d'une larve, par exemple, est une pré- 
somption déjà forte qu'elle appartient à un type ancien. Mais ce carac- 
tère synoptique peut varier indépendamment d'organes ayant une valeur 
phylogénique supérieure, et il n'est pas douteux, dans ce cas, qu'il doive 
perdre à leur profit une part de sa signification et de son poids. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France 
Par P. Chrétien. 

Lita capsophilella, n. sp. — Envergure 10-11 mill. — Ailes su- 
périeures très étroites, d'un gris teinté de bleuâtre, avec un point noir 
près de la base, deux autres superposés obhquement, l'inférieur dans 
le pli, le supérieur dans le disque, un trait noir à l'extrémité supérieure 
du disque et un empâtement noir un peu avant l'apex ; franges brunes, 
divisées par une ligne plus foncée peu distincte. Ailes inférieures grises, 
luisantes, à franges brunes faiblement lavées de jaunâtre. Antennes 
brunes, palpes gris, pointe du 3'= article noire, tète et thorax brun noi- 
râtre avec des écailles grises, abdomen brun noirâtre. 

(1) Non seulement il ne parait pas avantageux, mais il est à peu près impos- 
sible de roinparer les divers types buccaux, si bien homologués, des Insectes, 
avecceluidesThysanouresEntognalbes(Cfl»i/Jode.«/ae, /«/)v/yîc/ae,etc.);cetype 
est d'une complication telle, que l'homologie de ses parties avec celles des autres 
ordres n'a pu être faite d'une manière satisfaisante. Il est bien préférable de 
choisira ce point de vue des termes de comparaison chez les Orthoptères, où 
les organes de la bouche sont à la fois 1res différenciés (c'est-à-dire très primi- 
tifs) et les plus clairs possible. 



224 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Chenille courte, un peu atténuée aux extrémités, d'un blanc verdâtre, 
à verruqueux indistincts et poils blonds ; tête brun jaunâtre clair, bor- 
dée au sommet de noirâtre, avec des taches cunéiformes noirâtres, 
écusson clair avec deux points noirs très rapprochés situés au milieu 
sur le bord inférieur et un autre point noir à l'extrémité latérale; 
pattes écailleuses et clapet concolores. 

Cette chenille, à rencontre de presque toutes les chenilles de Lita,^\l 
à découvert sur sa plante nourricière. On la trouve au moment de la 
pleine floraison du Gypsophila repens L., dont elle mange les boutons flo- 
raux et les jeunes ovaires. Sans tisser aucune toile, elle se maintient 
sur les tiges de la plante en contournant un peu l'extrémité anale de 
son corps comme font des larves de Tenthrèdes et de certains Coléo- 
ptères. Ses mœurs ressemblent à celles de la Lita semidecandrella Thr, 
que j'ai trouvée aux environs de Paris sur le Cerastium semklecan- 
drum L. ; mais les PapiUons de ces deux espèces ne sauraient être com- 
parés, tant ils sont différents. 

On se procure aisément la chenille de Lita capsophilella en battant les 
fleurs de Gypsophila repens dans le creux de la main. Elle est à taille 
dans la première quinzaine de juillet et elle descend à terre pour se 
métamorphoser dans un petit cocon de soie blanchâtre chargé exté- 
rieurement de grains de terre. 

Sa chrysaUde est brun clair, presque lisse ou très finement rayée en 
travers; derniers segments brun noirâtre, à extrémité large, présentant 
trois petits mamelons coniques, celui du dessus plus faible et moins 
proéminent que les latéraux ; poils qui les entourent raides, sans crochets 
et bruns, les plus longs sont ahgnés et redressés devant le plus petit 
mamelon. 

Voisine de Lita alsinella Z., cette espèce en diffère notamment par 
la présence d'un point noir près de la base des ailes supérieures et par 
la chenille qui n'a pas la tète et l'écussson noirs comme celle de L. al- 
sinella. 

La Lita capsophilella vole aux aux environs de la Grave (Hautes- 
Alpes) lin juillet et août. 

Description d'une espèce nouvelle d'Eriophyes [Acar.] 
de l'Amérique du Sud 

Par A. Trotter. 

Eriophyes bicornis, n. sp. (Ilg. 1, côté ventral : à l'extrémité du 
rostre on voit apparaître les petites cornes ; fig. 2 et 3, écusson vu de des- 



Séance du 13 juin 1900. 



22o 



sus et de côté). — Corps cylindrique, allongé, aminci vers l'extrémité pos- 
térieure. — Écusson petit, semicirculaire, parcouru par des sillons lon- 
gitudinaux parfois interrompus, peu caractéristiques; partie antérieure 
de l'écusson pourvue de deux cornes fortement aiguës au sommet, diri- 
gées en avant, très rapprochées sur la ligne médiane, longues de 12 à 
15 (Ji; soies dorsales médiocres, dirigées en arrière, insérées à la marge 
postérieure. — Rostre un peu tra- 
pu, long de lo ,a, large 13 [j. en- 
viron. — Pattes grêles, distincte- 
ment articulées; dernier article 
un peu plus long que l'avant-der- 
mer;soieplumeuseaira}'on?,,on(jle 
tcirsal long presque du double de 
cette dernière; soies des pattes 
médiocrement développées. — 
Les soies thoraciques, de la III p. 
atteignent à peu près le 4" art, 
des pattes ; soies thor. de la II et 
I p. petites, rapprochées du ster 
num qui est simple. — Abdo- 
men distinctement anneléet ponc- 
tué, de 6o anneaux environ. — 
Les soies latérales dépassent quel- 
que peu l'insertion des soies ven- 
trales de la I p., celles-ci, qui sont 
les plus longues, dépassent les 
soies ventrales de la II p. qui sont 
les plus petites ; les soies ventra- 
les de la III p. arrivent à l'extré- 
mité de l'Acarien; soies caudales 

médiocres, elles n'atteignent pas en longueur la moitié de l'abdomen ; 
il y a aussi deux petites soies caudo-lntérales. — Epigijnium avec des 
soie.? gfr/u^c/Zes très développées, large de 20 a environ; plaque supérieure 
sillonnée longitudinalement, plaque inférieure carénée et sillonnée. 

Long, moyenne de la ç, 200 [a environ; larg. 40 [x. 
Long, moyenne du (5, 140 [x environ; larg. 4o [x. 

Galle. — Cette espèce vit en très grande quantité sur Solanuni elea- 
gnifolium Gav., particulièrement sur les feuilles où il produit des bour- 
souflures plus ou moins grandes, revêtues en dedans de très petites 
proéminences d'origine mésophylUque, poilues ; ces proéminences peu- 




Eriophyes biconiis, n. sp. 



226 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

vent se trouver aussi à la face opposée, et souvent aussi sur les pé- 
tioles des feuilles et des fruits, ou sur les tiges, sans que dans ces der- 
niers organes il se produise d'autres déformations plus apparentes. 

Jusqu'à présent on ne connaissait sur les Solanacées que deux es- 
pèces d'Ériophydes, savoir Eriophyes eucricotes{N.), &ur Lycium euro- 
paeum et mediternmeum, et E. cladophtirus (N.), sur Solanum Dulca- 
mara. 

M. le Prof. G. Spegazzini a découvert les galles de cette espèce 
aux environs de La Plata (Rép- Argentine). 



Note sur le Caenoptera (Molorchus) Marmottani Ch. Brisout [Col.] 
et description du mâle de cette espèce 

Par Valéry Mayet. 

Ch. Brisout (Cat. Grenier, p. 114) décrivait il y a quarante ans, 
sous le nom de Marmottani, un Molorchus 9 unique, trouvé par notre 
collègue le D'Marmottan auCanigou. Mulsant de son côté (Longicornes, 
2" éd., 181)3, addenda p. 583) reproduisait une courte diagnose de cet 
insecte. 

Grâce à deux nouveaux exemplaires (c? et ç) nous sommes à même 
demoditier sur certains points la description de Brisout, faite sur une 
seule femelle de petite taille, et de donner celle du mâle. 

Notre femelle, que M. Bedel a bien voulu comparer au type, a été 
obtenue par M. Lavagne, de Montpellier, en avril dernier, de branches 
de Pin laricio (') rapportées en décembre de la foret de Saint-Guilhem 
du désert (Cévennes de l'Hérault). 

Une excursion entreprise les 24 et 2o mai derniers, en compagnie de 

(1) Le Pinus laricio ou Pin de Corse, à peu près disparu aujourd'hui de la 
France continentale, se trouvait un peu partout sur le versant sud des Cé- 
venne.s à l'époque quaternaire; les dépôts de travertins en font foi (G. Plan- 
chon, Les tufs de Montpellier, 186i). Actuellement, sans parler du dépar- 
tement du Gard où se trouvent quelques stations de ce Conifère, en ce qui 
concerne l'Hérault, les parties boisées de celte essence sont réduites à des ilôts, 
dont le principal est la forêt de Sainl-Guilhern (700 liectares environ). En 
dehors, on ne rencontre que quelques bouquets, entre Bédarieux et Carlencas, 
et quelques pieds dans les bois de Monlarnaud près Monipellier. L'espèce est 
repri'sentée chez nous par une variété de taille moindre que le type, ne dé- 
passant guère 10 mètres, Pinus cebennensis Gren. et God. (l<'lore de Mont- 
pellier par Loret et Barrandon, 2'^^ éd., 1888, p. 456). 



Séance du 13 juin 1900. 227 

notre collègue M. G.Darboux, préparateur de Zoologie à la Faculté des 
Sciences de Montpellier, mettait en notre possession un mâle tombé 
dans le parapluie de notre ami et de là dans notre flacon. 

Nous sommes de ceux qui ne croient guère aux espèces rares. In- 
formations prises par M. Bedel auprès du D-^Marmottan, possesseur 
du type, cet insecte a été pris par lui en battant des Pins non pas 
comme le dit Brisout, sur le Canigou, montagne de près de 3.000 mè- 
tres, mais au pied de ce puissant massif, dans la chaude vallée de 
Vernet-les-Bains (Pyrénées-Orientales). 

Bien que située entre 400 et 700 mètres d'altitude, la forêt de Saint- 
Guilhem est, elle aussi, une localité chaude, comprise ailleurs (') par 
nous dans la Région de roiirier, où, mélangés au Pin laricio, se trou- 
vent, le Genévrier de Pliénicie, l'Arbousier, l'Érable de Montpellier, etc., 
où nous capturons des frileux tels que Scorpio occitanm, Scarabaeus 
pius, Temnochila coerulen, Heliopatea lucfuosus Oxypîeunis Nodieri, 
Pogonocherus Caroli, etc. 

On peut penser que la rareté de notre Molorchus provient de ce 
qu'il n'est pas, chez nous, dans sa région naturelle, et la station des 
Pyrénées-Orientales peut faire supposer que nous avons affaire à une 
forme espagnole qui, comme bien d'autres, vient jusque chez nous. 

Description. 

ç En ce qui concerne la femelle, Brisout, avons-nous dit, a eu 
sous les yeux un exemplaire de petite taille. Long, deo l/3mill., dit-il; 
notre 9 atteint 9 mill. Il n'est pas parlé dans la description des poils 
gris blanc couvrant le corps, plus rares sur la partie dorsale que sur 
les flancs et le ventre et atteignant leur plus grande longueur sur les 
pattes. La couleur des antennes et des pattes est bien le brun ferru- 
gineux, mais on peut dire les tarses beaucoup plus clairs. Les an- 
tennes dépassent à peine o mill. Le prothorax, un peu plus long que 
large, semble au premier abord plus large que long j)ar suite du dé- 
veloppement de son disque. Les élgtves, d'une épaule à l'autre, attei- 
gnent 2 mill. sur une longueur de l,oO mill. La fossette huniérale, 
signalée comme longue par Brisout, va jusqu'au bord interne de 
l'élytre. C'est un large sillon évasé, oblique, un peu arqué, laissant en 
saillie une hgne élevée qui atteint aussi la suture, bordée, d'autre part, 
vers la base interne de l'élytre, par une dépression avoisinantl'écusson. 
Cette région renflée constitue la majeure partie de la grande tache 
teslacée qui occupe le bord interne des élytres, recouvrant près de la 

(1) Essai de géographie zooloqique de iflcrduU, Montpellier, 1.S9S. 



228 Bulletin de la Société Entoinologique de France. 

moitié de leur surface. Le fond brun réapparaît autour de l'écusson et 
se prolonge le long de la suture en une bordure brune allant presque 
jusqu'à la déhiscence des élytres. Les ailes fortement enfumées et iri- 
sées dépassent un peu Textrémité abdominale. 

c5 Le mâle est long de o,7o mill. sur 1,25 mill. de large mesuré à la 
hauteur des élytres. La couleur foncière est le brun de poix. 

Tète plus étroite que le prothorax, portant sur toute sa surface des 
points enfoncés plus gros et plus distants entre les antennes ; yeux noirs, 
saillants, plus fortement échancrés que chez la ç ; antennes longues de 
9 mill., dépassant la longueur du corps d'environ 3 mill. 50, d'un brun 
ferrugineux. 

Prothorax beaucoup plus long que large, 1 mill. 50 sur 1, couvert 
de gros points enfoncés, portant sur son disque une ligne saillante, 
brillante, étroite en avant, dilatée en arrière et s'étendant vers le tiers 
antérieur en deux larges tubercules brillants. La base est, comme chez 
la femelle, brusquement rélrécie, mais creusée d'un sillon transversal 
moins accusé, le disque est moins renflé, à côtés presque parallèles. 
Les pattes, aux cuisses brusquement renflées à l'extrémité, sont de 
même couleur que les antennes. 

Élytres longues de 1 mill. seulement, larges de 1,25 mill. mesu- 
rées ensemble d'une épaule à l'autre, à tache testacée beaucoup moins 
étendue que chez la ç, n'occupant guère que la partie saillante oblique, 
allant de l'épaule à la suture, décrite par nous chez celle-ci. La couleur 
foncière est plus claire que sur le reste du corps. Les ailes de même 
couleur que chez la $ n'atteignent pas, comme chez celle-ci, l'extrémité 
abdominale. 

En somme, ce Molorchus se distingue nettement des 3 autres espèces 
d'Europe par l'ensemble de sa couleur foncée et surtout par son corps 
relativement trapu. 



La mue chez les Phasmes du genre Leptynia [Orthopt.] 

Par R. DE SiNÉTY. 

Le nombre des mues pour les Leptynia hispanica Bol. et attenuata 
Pan t. est de quatre. Elles sont séparées par des intervalles (âges) que 
nous trouvons sensiblement constants, dans les conditions normales. 
La première survient un mois environ après l'éclosion et les autres se 
succèdent avec assez de régularité, chacune quinze ou vingt jours 
après la précédente. 



Séance du 13 juin 1900. 



229 



La durée globale du développement larvaire est, comme il fallait s'y 
attendre, dans une étroite dépendance vis-à-vis de la température. Les 
individus élevés dans une étuve à 30° achèvent leur évolution plus 
vite que les témoins maintenus à la température du laboratoire. Mais il 
est à remarquer que l'accélération n'alTecte pas également chacun des 
quatre âges : tandis que le premier est peu abrégé, le deuxième et le 
troisième le sont beaucoup et le quatrième est allongé. 

C'est ce qui ressort de la comparaison suivante : 

Leptynia allenuala 9 maintenu à l'éluvc à 30". 



Sortie de 


l'œuf. 


2 mai (1899) . . , 














Durée 


du 1°' .slade . . 


. . 27 jours. 


V mue 




29 mai — • • ) 














. 


du 2" — . . 


. . 5 jours. 


2" mue 




3 juin — • • 1 








3' mue 




7 juin — . . ) 


— 


du 3' — . . 


. . 5 jours. 


4° mue 




3 juillet— . . ) 


— 


du 4' — . . 


. , 26 jours. 






Leptynia attenuata Ç 


témoin. 




Sortie de 


l'œuf. 


3 mai (1899). . > 












^ ' f 


Durée 


du r' stade . . 


. . 32 jours. 


l"^' mue 




4 juin — • • 1 

















du 2" — . . 


. , 16 jours. 


2° mue 




20 juin — . . ^ 








3= mue . 




5 juillet — . . t 


— 


du Z-- — . . 


. . 15 jours, 


4'' mue . 




21 juillet — . . 5 


— 


du -i" — . . 


. . 16 jours. 



Note sur VAurigena unicolor 01. [Col.] 
Par Valkry Mayet. 

Les stations françaises de ce beau Bupreste, si commun dans le nord 
de l'Afrique, ne sont pas nombreuses. On le prend çà et là dans le Var 
et les Alpes-Maritimes, et pour nos collègues niçois, la chasse au fdet 
fixe immergé dans le canal de la Vésubie, imaginée par feu l'abbé Clair, 
est un des moyens de capture. Il y a deux ans, à Collioure, nous en 
prenions en juin un exemplaire mort sous un Olivier. 

A l'instant nous recevons d'un naturahste nîmois, M. Mingaud, 
secrétaire de la Société des sciences naturelles de Nimes, un exemplaire 
tout frais, capturé avec plusieurs autres le lundi de Pentecôte dernier, 
à Saint-Gilles (Gard), sur des Bruyères. Ces plantes n'avaient pas à coup 
sûr nourri la larve. L'insecte parfait vit d'habitude aux dépens de vé- 
gétaux à feuilles épaisses. Nous l'avons vu en Algérie et en Tunisie 
brouter les feuilles des Lentisques, des Grenadiers et surtout de la 



230 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Passeriiui hirsuta aux feuilles si charnues. C'est sans doute pour la 
même raison que notre Bupreste vit sur les Bruyères. 

Pour nous la larve pourrait bien vivre aux dépens do l'Olivier, sur 
lequel, dans le Var, aux' environs de Saint-Raphaël et dans les Alpes 
Maritimes, aux environs de Grasse, nous avons observé des branches 
mortes, à la façon de celles qui, sur les Chênes, sont attaquées par le 
Cornebus bifascialm. C'est la même incision circulaire amenant la des- 
siccation de la branche. 

Description d'une Hespéride nouvelle [Lép.] 
Par P. Mabille. 

Eudamus Biolleyi, n. sp. — Ailes noir foncé avec un reflet bleu 
sombre sur la base: les supérieures, violàtres aux bords, offrent sur 
le milieu une bande de taches blanches et transparentes, composée 
de trois taches peu distantes et de deux traits. Les traits sont sur 
la côte; il y a dans la cellule une tache carrée échancrée en avant: 
dans l'intervalle 3 une tache semblable, plus longue, échancrée en avant, 
et dans le deuxième une petite tache triangulaire. A l'apex on voit 
trois points apicaux, puis cinq petites taches qui vont rejoindre celle du 
3*= intervalle et figurent une bandelette subterminale flexueuse. Les 
ailes inférieures sont d'un noir bleu aux bords avec la base terne et 
sombre; elles sont prolongées en queues divergentes, courtes et 
larges, blanches ainsi que la frange jusqu'à la nervure o. 

Le dessous des ailes supérieures est d'un noir-roux avec les mêmes 
taches ; les inférieures sont d'un bleu-noir avec une bande antémar- 
ginale d'un blanc bleuâtre, plus intense supérieurement et divisée, sur 
les 4 taches intermédiaires des six qu'elle compte, par une ligne noire 
sinuée. Le corps est noir en dessus. 

Cette espèce rappelle VE. ridens Hcyy. et imite parfaitement r£'. Cri- 
son God. et Salv. dont elle dilïère à première vue par ses queues 
blanches. 

Pecara (Costa Rica) 1.300 m. d'altitude. Collection J. de Joannis. 



Notes synonymiques 

Par Maurice Pic. 

Dans le 11° IV -V du Wiener Entomologische Zeitung, 1900, page 135, 
^st analalysé un mémoire doM. Brancsik publié dans leJahresbericht 



Séance du 13 juin 1900. 231 

des naturwissenschftlkhen Yereines des Trencsin Komitates, XXI, 1898- 
1899 (paru à Trencsenen 1900) où sont décrits plusieurs Coléoptères. 
Parmi les espèces nouvelles menlionnées je relève Anthicm Reitteri 
var. r«/Mr/M.v, nom préoccupé par celui de veductus\^^o\\. {Col. Ilesp., 
1867, p. 221) et qui pour ce motif doit être changé. Doutant do la va- 
leur de cette variété, je laisse le soin à l'auteur de publier un nouveau 
nom, s'il y a lieu, ou celui d'enregistrer une synonymie nouvelle. 

Hijlophllus [Xijlophllus olim) uigricollis Champ. [Irons. Eut. Soc. 
Lond., 1896, p. 43), des Antilles, nom préoccupé par celui de nigri- 
coUis Marsh. [Eut. Brit., I, p. 487) à remplacer par celui de atriceps. 

Rosaliu alpina (v.) prolongata Reitt. et (v.) parvonotata Reilt. 
[Wien. Ent. Zeit., 1900, p. 131 et 132) = Rosnlia alpina L. forme type. 
Ces modifications, récemment décrites, sont insignifiantes et doivent 
être regardées comme de simples variations. 

Descriptions d'une espèce et d'une variété nouvelles 
d'Élatérides du Caucase [Col.] 

Par H. DU Blysson. 

Athous Mesmini, n. sp. — Brevis, testaceo-castaneus, lonrjius rufo- 
pilosus; fronte valde imprcssa, antice in medio leviter arcuata, dense et 
fortiter punctata. Anlennis crassis, brevibus; articulo 2° parco, .5° hune 
longitudine parum superante. Prothorace latitudine longiore, antice in 
medio producto et arcuato, crebre fortiterque punctato; angulis posticis 
fortibus, angustatis, suinmo productis et obtusis, haud carinatis. Elytris 
thorace 2 1/2 longioribm, fortiter punctato-striatis ; tarsis simplicibus. 
Scutello convexo, fortiter punctato. Prosterno antice valde arcuato. — 
Long. 6-7 mill.; lat. 2-2,3 mil!. 

c5 Forme générale courte, médiocrement convexe, subparallèle. D'un 
châtain clair, terne ou peu brillant, avec la tête, le prothorax et le des- 
sous du corps de teinte légèrement plus foncée; base des antennes, 
prosternum et milieu de l'abdomen généralement plus clairs que les 
parties avoisinantes. Pubescence rousse, longue, couchée. Tête cou- 
verte d'une ponctuation forte, assez serrée; front très largement et pro- 
fondément impressionné, presque tronqué, légèrement arqué en son 
milieu. Antennes rol)ustes, dépassant les angles postérieurs du pro- 
notuin de la longueur d'un article; articles 2 et 3 petits, le 3^ un peu 
plus long que le 2«, formant ensemble une longueur peu supérieure à 
celle du 4^; celui-ci et les suivants larges, arrondis au sommet sur les 



232 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

angles externes et internes. Pronotum un peu plus long que large, 
avancé en avant sur le milieu de son bord antérieur en forme arquée, 
modérément convexe, fortement et densément ponctué, ses côtés légè- 
rement sinués en avant et en arrière, légèrement arqués au milieu ; an- 
gles antérieurs faisant légèrement saillie en avant et en dehors, forte- 
ment arrondis au sommet; angles postérieurs assez courts, rétrécis à 
la base, faiblement divergents, obtusément arrondis au sommet. Écus- 
son convexe, fortement ponctué. Élytres plus larges que le pronotum 
et tout au plus deux fois 1/2 plus longs, parallèles jusqu'au milieu, 
ensuite curvilinéairement atténués en arrière ; stries profondes, mar- 
quées de gros points; intervalles légèrement convexes, éparsement 
pointillés. Tarses simples. 

ç De forme épaisse, subcylindrique, fortement convexe sur le pro- 
notum et les élytres ; antennes très courtes, n'atteignant pas le sommet 
des angles postérieurs du pronotum. 

Cette espèce vient se placer, à cause de ses antennes épaisses, dans 
le voisinage de VAthous brevicornis Desbr. et du villosulus Desbr., 
mais elle s'en distingue nettement par les angles postérieurs du prono- 
tum obtusément arrondis au sommet, par le pronotum moins allongé 
et par une pubescence beaucoup moins longue et moins rude, par une 
forme générale toute différente, moins robuste, et par les articles de 
ses tarses nettement simples. On lui trouve aussi quelque peu l'aspect 
de YAthous corsicus Reic lie, mais la forme des antennes et les propor- 
tions des élytres la distinguent aussi nettement decette dernière espèce 
que des précédentes. VA. cavatus Cand., qui est d'une coloration plus 
pâle et plus vive, d'une taille presque aussi petite, s'en éloigne beau- 
coup par le 3^ article de ses tarses lamelle et le 3" article de ses an- 
tennes de la taille du ¥\ le 2" seul très petit. 

Caucase (M. Leder) ; Caucase occidental, région subalpine, en juillet : 
Ulschdere, Abago (M. Starck}. 

Nous nous faisons un plaisir de dédier cette espèce à M. L. Mesmin 
qui s'est toujours empressé de nous communiquer tous les Élatérides 
intéressants qu'il recevait. 

Athous villosus Fourcr. (rhombeus 01.) var. caucasiens, var. 
nov. — Comme le type, mais en entier d'un noir foncé, sans fascie dis- 
tincte au delà du milieu des élytres; stries un peu plus fortement creu- 
sées et marquées de points un peu plus gros. Bord antérieur du front 
plus fortement excavé et plus nettement anguleux vu de face. 

Caucase occidental (M. Starck). 



Séance du 13 juin [900. 233 

Rectification d'un nom de genre préoccupé [Hymen] 
Par J. Vachal. 

A la page o34 de nos Annales 1890, j'ai décrit un Hyménoptère nou- 
veau d'Afrique, voisin des Stizus Latr., pour lequel j'ai créé un nou- 
veau genre sous le nom d^Omphalius. 

Notre savant collègue M. Carlos Berg, directeur du Musée de 
Buenos-Aires, a eu l'amabilité de me faire connaître que le nom géné- 
rique Omphalius a déjà été employé en Zoologie par Philippi, en 
1847. 

J'exprime mes remerciments à notre éminent collègue, et je subs- 
titue au nom déjà employé celui de Scotonipliales. 

L'espèce décrite (/. c.) portera donc le nom de Scotomphales niger m. 

Description d'une Cécidomyie nouvelle de Chine [Dipt.] 
Par J.-J. Kip:ffer et A. Trotter. 

Rhopalomyia Giraldii, n. sp. — Imago. D'un rouge orangé; 
trois bandes plus ou moins confluentes, sur le thorax, et de larges 
bandes transversales sur le dessus de l'abdomen noires; pattes et an- 
tennes sombres. Palpes composés d'un article unique de forme obovale, 
muni, vers son extrémité, d'une forte soie. Antennes composées de 
plus de quatorze articles ; funicule du mâle à articles munis d'un col 
allongé qui, au premier article, atteint à peine le tiers, au second, 
presque les deux tiers, et aux suivants la longueur de l'article; lilets 
arqués conformés comme chez les Cecidoinyia ; articles de la femelle à 
col presque nul. Pattes grêles et longues, couvertes d'écaillés larges 
et obtuses ; crochets des tarses simples, égalant la longueur de la 
grande pelote. Ailes à bord antérieur non interrompu après sa jonction 
avec la seconde; nervure ; celle-ci est droite et aboutit à la pointe alaire ; 
bifurcation de la troisième nervure située un peu au delà de l'extrémité 
de la première, son rameau postérieur se détachant presque à angle 
droit. L'ongle de la pince anale du mâle n'ofïre pas la conformation 
ordinaire des espèces de ce genre, car il n'est pas en forme de massue, 
mais épaissi dans toute sa longueur, avec un léger rétrécissement en 
son milieu; son extrémité, qui est arrondie, paraît armée d'un minime 
crochet noirâtre. Lamelle inférieure beaucoup plus longue que la su- 
périeure et bilobée comme elle. Oviducte de la femelle terminé en une 



234 



Bulletin de la ^Société Entoinologique de France. 



pochette obtuse, ;i peine deux fois aussi longue que large. — Taille c? 
9, 2 à 2,50 mill. 

Niimphe. — Comme chez les autres espèces de ce genre, la nymphe 
est dépourvue de spinules dorsales. Stigmates thoraciques non proémi- 
nents. Base de la gaine antcnnaire armée d'une dent aiguë, brune, 
trois à quatre lois aussi longue que large. Soies du ^ertex peu longues, 
mesurant environ quatre fois la longueur de la grosse papille sur la- 
quelle elles s'insèrent; papilles de la face dépourvues de soie; celle du 
côté interne de chacun des yeux est remplacée par une dent triangu- 
laire brune, presque aussi large que longue et insérée presque per- 
pendiculairement à la surface de l'œil. Corps couvert de minimes ver- 
rues pointues et appliquées. 

Galle et provenance. — L'insecte qui vient d'être décrit produit dps 
galles sur une espèce dWrtemisia. Ces galles (fig. 1) se développent 
sur la tige qu'elles embrassent quelquefois et 
sont formées aux dépens d'un bourgeon ou 
d'une pousse, à l'aisselle d'une feuille dont il 
ne reste parfois plus de trace; il s'en forme 
aussi à l'aisselle des lobes d'une feuille, par 
conséquent aux dépens du limbe d'une feuille. 
Leur forme est irrégulièrement arrondie, leur 
diamètre varie de 2 à 14 niilliniètres ; leur sur- 
face paraît couverte d'un feutrage gris et très 
court, et leur consistance est un peu spon- 
gieuse à la maturité ; le nombre des cellules 
larvaires ou galles internes varie selon les di- 
mensions de la production gallaire. La méta- 
morphose a heu dans la galle même, comme 
c'est ordinairement le cas pour les Rhopalo- 
myia. . 

Le R. P. Gi raidi, missionnaire, à qui l'in- 
secte est dédié, a recueilh ces galles le U juin 
1897, à Huo-Tria-Zaez, province du Shen-Si septentrional (Chine). 




Galle de Rhopalomyia 
Giraldii, n. sp. 



Sur les différentes colorations des chrysalides de Papilio Demoleus 
et de Danais Chrysippus [LÉi'.j 

Par Edmond Bordage. 

Au mois d'août 1898, j'ai fait présenter au Congrès international de 
Zoologie tenu à Cambridge un travail sur l'homochromie chez les 



Séance du 13 juin 1900. 235 

chrysalides de certains Lépidoptères des îles Mascareignes ('). 

Deux savants qui — plus favorisés que moi — assistaient à ce Con- 
grès, après m'avoir fait l'honneur de déclarer mes recherches très in- 
téressantes, ont cru cependant devoir poser deux objections dont je 
n'ai pu avoir connaissance que tout récemment, en recevant le volume 
spécial publié à l'occasion du Congrès de Cambridge (-). 

Bien que je fusse absolument certain de tous les résultats auxquels 
j'étais précédemment arrivé, je n'ai pas hésité un seul instant à re- 
prendre ces expériences de nouveau. Je me hàtc d'ajouter que les 
conclusions auxquelles j'ai été conduit sont identiquement les mêmes. 

Je serais alors désireux de soumettre les deux points en litige à nos 
collègues de la Société entomologique de France avec preuves à l'appui. 

I. — La première des objections en question concerne les chrysa- 
lides de Papilio Demoleus. Elle a été posée par notre savant collègue 
M. RolandTrimen, président de la Société entomologique de Londres . 
Cet entomologiste déclare que les chrysalides du P. Demoleus prennent 
les couleurs des surfaces sur lesquelles elles sont fixées, à condition 
toutefois que ces couleurs correspondent aux variétés de coloration 
offertes par les chrysalides dans la nature (gris foncé, gris relative- 
ment clair, jaune verdàtre, brun rougeàtre tirant sur le rouge brique). 
De mon côté, je nie ces phénomènes d'homochromie, et, à l'appui dé- 
mon assertion, je fais mettre sous les yeux des membres de la Société 
entomologique des chrysahdes de P. Demoleus, conservées dans le 
formol qui n'altère pas leur coloration. Ces chrysalides adhèrent en- 
core aux supports sur lesquels les chenilles s'étaient fixées avant leur 
transformation, c'est-à-dire sur de petits rameaux gris ou bruns de 
la plante nourricière {Triphasia trifoliata, fam. des Aurantiacées). 

Or, il est aisé de constater que la couleur de lachrysahde ne corres- 
pond pas toujours à celle du support. Les cas où la couleur de la chry- 
sahde ne correspond pas à celle du support sont, en efTet, tout aussi 
nombreux que ceux où il peut se produire une remarquable simili- 
tude de coloration, ainsi que l'on peut en juger à l'examen des spéci- 
mens que j'ai l'honneur de soumettre à nos collègues de la Société 
entomologique. Je signalerai surtout le cas où la chrysalide, d'une 



(1) Expériences sur la relation qui existe entre la couleur du milieu et la 
couleur des clu'ysalides de certains Lépidoptères [Proceed. of tfie Iniern. 
Conrjress, jip. 2:i.i-'!'i(;. 

(2) Proceedings of llie International Congress of Cambridge, London, 1899. 



236 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

belle coloration jaune vordâtrc, est fixée sur une brindille de couleur 
brune ('). 

Comment alors expliquer cette contradiction complète entre les 
conclusions de M. R. Trimen et les miennes? Cela est bien simple. 
Cet auteur dit, en effet, n'avoir fait qu'une seule expérience. 

Or, de mon côté, quand je fis ma première expérience, je n'avais à 
ma disposition que cinq chenilles dont trois furent placées sur fond 
gris et deux sur fond jaune verdâtre. Les chrysalides que j'obtins 
offraient parfaitement les colorations respectives des surfaces sur les- 
quelles elles étaient fixées. Si je m'en étais tenu à cette seule obser- 
vation, j'aurais pu être également tenté de conclure au pouvoir d'ac- 
commodation des couleurs. Mais des expériences très nombreuses 
me permirent ensuite de constater qu'il n'y avait eu là qu'une simple 
coïncidence. 

La nature semble se plaire à cacher ses mystères, à décevoir, à in- 
duire en erreur l'observateur qui, pour une cause quelconque, est 
amené à formuler des conclusions basées sur une seule expérience. 

IL — L'objection de M. Caracciolo concerne Danois Chnjsippus. 
Cet entomologiste déclare tout d'abord avoir été absent pendant une 
partie de la séance durant laquelle il fut donné lecture de ma commu- 
nication. C'est ce qui explique probablement que M. Caracciolo n'a 
pas dû avoir connaissance du passage de cette communication dans 
lequel je dis avoir fait de nombreuses expériences et porté mes re- 
cherches sur plusieurs centaines de larves. Il pense, à tort, que mes 
conclusions sont appuyées sur un trop petit nombre d'expériences. Je 
viens d'ailleurs de reprendre ces recherches, ce qui m'a été très facile, 
car D. Chnjsippus est très abondante à la Réunion. Je suis arrivé en- 
core à des résultats absolument identiques à ceux que j'avais obtenus 
en 1898. 

M. Caracciolo dit, qu'à la Trinidad (Antilles anglaises), il a pu 
constater que toutes les chrysalides de D. Chnjsippus, provenant de 
chenilles ayant vécu en liberté, présentaient la coloration verte, et que, 
s'il avait quelquefois obtenu des chrysalides de coloration rougeâtre, 

(1) Les chenilles qui ont donné ces clirysalides avaient été mises séparé- 
ment dans des bocaux de verre de très grandes dimensions et recouverts par 
une toile métallique laissant pénétrer l'air en abondance; la nourriture leur 
était donnée fréquemment, mais en petite quantité, de façon à ce que la co- 
loration verte des feuilles ne pût avoir aucune influence. Dans les bocaux 
étaient placées les brindilles grisâtres ou brunes (dépourvues de feuilles) sur 
lesquelles les cbenilles se fixaient. 



Séance du 13 juin lOUD. 237 

c'était on élevant des chenilles en captivité. Ces chrysalides étaient alors 
atrophiées et n'arrivaient pas, la plupart du temps, à leur complet 
développement, ou bien, si elles y arrivaient, il en résultait des Pa- 
pillons mal venus et aux ailes froissées. Cette coloration était donc, 
en quelque sorte, pathologique. Elle se présentait encore, ajoute 
M. Caracciolo, pour les chrysalides infestées par des parasites. 

De mon côté, je puis assurer (pie, au\ îles Mascareignes comme à 
Madagascar, les clienilles de D. Chnjsippus vivant eu liberté donnent 
naissance à des chrysalides présentant, les unes une coloration verte, 
d'autres une coloration rose tendre ou rose carné, tout en atteignant 
également des dimensions normales et en étant à peu près aussi nom- 
breuses les unes que les autres ('). Il ne saurait donc ici être question 
de spécimens mal venus ou tous parasités. Les quelques chrysalides 
parasitées ou mal venues que j'obtenais étaient petites, et présentaient 
non pas une joUe coloration rose clair, mais une teinte tirant sur le 
rouge brique et qui doit certainement correspondre à celle que M. Ca- 
racciolo indique pour les chrysalides mal venues qu'il a obtenues. 

Je ferai maintenant remarquer que je ne suis pas le premier à citer la 
coloration rose clair chez des chrysalides de D. Chrysippus trouvées en 
liberté. Je citerai à ce sujet Boisduval (-}. Cet auteur s'exprime 
ainsi : « La chrysalide de D. Chrysippus ressemble à un pendant d'o- 
« reille. Elle est d'un vert tendre ou d'un rose pâle, avec des points 
« d'or et une bande noire en fer à cheval près de l'extrémité. » Or, 
Boisduval tenait ce renseignement de deux entomologistes de grande 
valeur, ayant habité longtemps Madagascar et les Mascareignes : Gou- 
dot et Sganzin. Le D"" A. Vin son a également cité la coloration rose 
de D. Chrysippus dans ses nombreuses et intéressantes brochures sur 
les Lépidoptères de la Réunion. Il en est de même de l'entomologiste 
Godart (••'). 

(1) Les Papillons qui en provenaient étalent bien conformés et de dimen- 
sions normales. 

(2) Boisduval, Faune entomologique de Madagascar, Bourbon et Maurice, 
Lépidoptères, Paris, 1833, p. 33. 

(3) Godart in Encyclopédie méthodique, Entomologie, t. IX, Paris, 1839. 
Article Papillon, p. 187. Cet auleur dit nettement qu'il y a des chrysalides 
roses. Il ajoute que les chrysalides vertes proviennent du changement de co- 
loration des chrysalides roses quand approche le moment de l'éclosion. J'ignore 
de qui Godart tenait celle idée aussi bizarre qu'inexacte. Les chrysalides 
gardent leur coloration primitive jusque vers le moment de l'éclosion, puis 
les unes et les autres brunissent peu à peu, puis deviennent complètement 
noires. 



238 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

En résumé, je suis à peu près persuadé que la différence qui existe 
entre les résultats que j'ai obtenus et ceux auxquels est arrivé M. Ca- 
racciûlo provient : 1° de ce que les larves en captivité sur lesquelles 
cet entomologiste a fait ses observations devaient être enfermées trop 
à l'étroit et être privées d'air, tandis que celles sur lesquelles j'expéri- 
mentais étaient bien maintenues dans l'obscurité la plus complète, 
mais ne manquaient ni d'air, ni d'espace, ni de nourriture. Dans de 
telles conditions elles me donnaient des chrysalides le plus souvent co- 
lorées en rose tendre, de très belles dimensions, et d'où sortaient des 
Papillons très vigoureux et normalement colorés. 2° J'ignore quel est 
le nom scientifique delà plante préférée des chenilles àuD. Chnjsippus, 
à la Trinidad. Ce détail peut avoir une certaine importance, la diffé- 
rence de nourriture pouvant, jusqu'à un certain point, produire des 
différences dans la coloration des chrysalides, ce qui pourrait peut-être 
expliquer les divergences d'opinion. 

A la Réunion, on trouve la chenille de D. Chrysippus sur trois plantes 
de la famille des Asclépiadacées : Goniphocarpus cornutus, Asclepias 
curassavica et TylopJiona athsmotica. La première de ces trois plantes 
est, de beaucoup, la plus fréquentée. Les chenilles sur lesquelles j'ai 
opéré étaient indifféremment nourries avec l'une ou l'autre de ces 
plantes. 

Tels sont les points contestés que je désirais soumettre à l'apprécia- 
tion de la Société entomologique de France. 



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Id. : Description des Collections du Cabinet zoologique de l'Université 
de Varsovie. Liste et description de la Collection de Biologie des 
Insectes. Varsovie, 1894, 64 p. 1 pi. n.* 

Id. : Développement des Crustacés : Balanus et Artemia. — Morpho- 
logie des Insectes inférieurs : Lepisma, Lipuva et Campodea. {Bull. 
Soc. I. Ain. Se. nat. etc.). Moscou, 1887, 86 p., Ilg.* 

Id. : Matériaux pour l'histoire naturelle des Fourmis {lac. cit.). Moscou, 
1889, 126 p., 9 pi.* 

(Tous les travaux de M. le Prof. Naçonow sont en langue russe.) 

Orbigxy (H. d') : Supplément au Synopsis des Onthophagides paléarc- 
tiques {Abeille), 1900, 12 p.* 



244 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Pic (M.) : Diaguoses de Coléoptères d'Orient récoltés en 1899. {Soc. 
Hist. nat. Autun), 1900, 8 p.* 

Plateau (F.) : Nouvelles recherches sur les rapports entre les Insectes 
et les Fleurs. — II. Le choix des couleurs par les Insectes. {Mém, 
Soc.zool. Fr.), 1899, 3o p.*. 

Id. : Rapport sur la question : On demande des recherches anntoiniques 
et systématiques sur les Insectes du groupe des Apterygota (Thysa- 
nura et Collembola). (.te. R. Belg.), 1899, 9 p.* 

Id. : La vision çXwvA'Anthidium manicatumh. {Ann. Soc. eut. Belg.), 

1899, 5 p.* 

RÔBER (J.) : Prophylaxis? (///. Zeists. Eut.), 1900, 1 p., 2 exempt.* 

Saussure (H. de] : Hymenoptera. Vespidae {Abh. Senck.naturf. Ces.), 

1900, 40 p.* 

Stefani (T. de) : Zoocecidii e Cecidiozoi dell' Atriplex halimus L. in 
Sicilia. [Atti Ace. Gion. Se. nat. Catan.), 1900, 27 p., 1 pi.* 

TscHiTSCHÉRiNE (T. de) : Notcs sur les Platysmatini du Muséum d'His- 
toire naturelle de Paris, IV, Yl. (//or. Soc. Ent. Ross.), 1899.* 

Id : Mémoire sur la Tribu des Harpalini. {loc. cit.), 1900, 36 p.* 

TuTT (J.-W.) : Catalogue of the Palaearctic Psychides from British Le- 

pidoptera. 1900, 4 p.* 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. FttAisrois, 



BULLETIN 



DE L\ 

SOOIÉlTi] KNTO]S£OLOaiQUE DE FJEIANOJE 



^caiice «lu "S'il juin ai>00. 

Pn'sidenco do M. A. GIARD. 

Correspondance. — M. Sit'plien.-A. Forbos, d'Urbana (U. S. A.), 
cl M. V. Vignon remercient la Société de leur admission. 

Distinctions honorifiques. — M. le prof. A. (iiard, [trésidenl de 
la Sociélé, a été élu le 2o courant membre de rArad(''mie des Sciences 
en remplacement d'A. Milne-Edwards. — M. Maurice Maindron 
adresse à cette occasion, à M. Giard, une allocution qui sera imprimée 
dans le prochain fascicule des Annales (l'^'" trimestre 1900). 

— M. A. Giard remercie chaleureusement la Société des témoignages 
de sincère sympathie qu'elle lui a toujours donnés et a le plaisir de 
lui annoncer que l'Académie française vient de décerner le Prix So 
brier-Arnould, à M.Maurice Maindron, pour son ouvrage Récits du 
Temps ptis.v'. 

Adniissions. — M. l'abbé Roliert de Sinéty, 3o, rue de Sèvres, 
Paris. AïKitoinii', rmbriioloijie et histologie des insectes. 

— M. le D'' Garlo-E. Délia Torre, assistant à la chaire de Matière 
médicale de l'Université de Florence (Italie) [Enioiiiolofiie iippliqiiée ii 
l'apiculture, .Xiitatoiiue coniparce], qui avait fait partie autrefois de la 
Société entomologique de Fi'ance. est, sur sa demande, réadmis au nom- 
bre de ses membres. 

Présentations. — M. le ])' Manuel .1. I?i\era, professeur de 
Sciences naturelles à l'École normale de (_;hillan (Ghili) [Entomologie 
(lu t/////], pré'senté |)ar M. K. G ou n elle. — Commissaires-rapporteurs 
M.M. K.-L. Bouvier et ('.11. La lia ussois. 

— M. Louis Thouvenin, capitaine au 2'' zouaves, Oran (Algérie) 
[Colcopli're.s], présenté par M. L. Bedel. — Commissaires-rapporteurs 
MM. P. Lesne et M. de Vauloger. 

— M. Moser, Hauptmann (il), liiilow -Sli .. lîeilin \V. fAllemagne) 

Hull. Sor. Eiil. Fr., lOua. ^" iJt. 



246 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

[Coléoptères, pr. Ce ton ides], prôsoiité par M. Pli. François. — Com- 
missaires-rapporteurs MM. L. Bedei et H. Donckier. 

Changement d'adresse. — M. Hyacinthe Grison, soiis-inspec- 
teur de TEnregistrement, Saigon (Cochincliine). 

Renseignement bibliographique, — M. l'abijé J. de Joannis an- 
nonce, de la part de M"'^ Ragonot, que le second volume de la 
« Monographie des Phtjcitinae et Galleriinoe » vient d'être envoyé à 
l'impression. 

L'œuvre importante de notre éminent et regretté collègue E.-L. Ra- 
gonot sera donc ainsi terminée très prochainement. 



Communications. 

Sur l'habitat de trois Coléoptères algériens 

Par J. Bourgeois 

Au cours de sa campagne géodésique de l'année dernière dans les 
environs de Tamerna, entre Riskra et Tougourt, M. le capitaine Pré- 
vost, du Service géographi(iuo de l'armée, a bien voidu recueillir à 
mon intention un certain nombre de Coléoptères, parmi lesquels je 
crois devoir dès à présent mentionner les trois espèces suivantes, en 
attendant la liste des autres captures : 

CoPTOGNATHus Lefranci Muls. ot God. (2 c5, 1 Ç). — Le c5 a l'ab- 
domen lisse ou presque lisse, avec le dernier arceau ventral légère- 
ment sinué en arc à son extrémité; chez la 9, l'abdomen est assez 
fortement ponctué et le dernier arceau ventral, qui est denséraent ru- 
gueux sur la plus grande partie de sa surface, se termine en cotu'be 
régulière, sans trace de sinuosité à son sommet. En outre, si j'en juge 
par mes exemplaires, la Ç est de forme plus massive que le c5 et ses 
élytres sont un peu plus sensiblement élargis en arrière. 

Crator (Vertimnus) cuxiculus Burm. (1 ex.) — Décrite d'aJjord 
de Sénégambie, cette espèce a été trouvée ensuite à Ouargla (cf. 
Fairm., Bull. Soc. ent. Fr., 188o, p. vui) et dans le Mzab (Letour- 
neux). Tamerna paraît être la localité algérienne la plus septentrio- 
nale d'où elle ait été signalée jusqu'à présent. 



Séance du :>7 juin lOitii. 247 

ExocHLS Gir.As Mars. (1 6, 1 9)- — '-'csl bien le géaiU do uos 
(^Airciilionidos paléarcliquos; la 9 surtout est énorme. Voici, du 
reste, les dimensions de mes exemplaires : rj Long, {sine rostr.) 
21 mill.; larg. !» 1,2 mill.; v Long, {sine rosir.) 27 1/2 mill.; larg. 
13 mill. 

Diagnose d'un Harpalide nouveau, de Tunisie [<".ul.] 

Par L. Bedel. 

Acupalpus (Egadroma) Vaulogeri, n. sp. — Ohlongus, soi la- 
tiis, perparuin ronve.rus , tutus fluco-rufeseens , nitidissinnis, glaber- 
rinius. Capite brevi, polito, fronle colloque latis , oculis magnis, pro- 
minulis. Aniennis longiusrulis, articuHs 3-11 elongatis. Prothoraee 
lirerissinw, tongitudine duplo lutiore, in niedio latitudineni cbitrorum. 
attingenle, supra polito ne laerigalo, antiee eniarginato, lateribus an- 
gustissime niargin<itis, ungulis posticis valde rolandatis. EUjtris latis, 
breviusculis, translucidis, leriter alutaeeis, siriis tenuissimis, stria 
secunda ante apieeni unipunctata. — Long, vix 6 mill. 

Tunisie désertique : Djeliel Clierichira à l'Ouest de Kairouan, le 
soir au vol. juin 1900 (capitaine de Vauloger) , un individu femelle. 

Malgré cet aspect tout spécial qu'ont la plupart des Garabiques noc- 
turnes des contrées désertiques, cette espèce me paraît appartenir au 
groupe des Egadroma Motsch., tel qu'il vient d'être caractérisé dans 
la remarquable étude de Tschitschérine sur les Harpalini (Hor. 
Soc. Ent. Ross. XXXIV, 364); elle ditFère d'ailleurs essentiellement 
du niarginatus Dej. qui jusqu'ici représentait seul les Egadroma dans 
la région méditerranéenne. 

C'est une des plus intéressantes découvertes du capitaine de Vau-' 
loger dans son dernier voyage en Tunisie et il n'est (pic juste d'y 
attacher son nom. 



Notes synonymiques 
d'après les types de la collection R. Oberthiir [Col.] 

Par L. Bedel. 

Agonum oblongum *Dej. 1831, Spec. V, p. 736 {patrmle Gemm. 
Cat. Monac). — Cette espèce, décrite par Dejean sur un indi- 
\idu en ti'ès mauvais état et envoyé par SchoMiherr comme 



248 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

provenant c1e.« Barbarie », est positi^OlIlenl ÏA. {Eiiropliilus) (jrarile 
G y 11. 1827. La provenance indiquée est manifestement inexacte. 

Anchonwnns melanocephnlns *I)<'j- 1828, Spec. III, p. 118. — Le 
/(//jp unique, que Dejean dit avoir rapporté d'Espagne, est une 
femelle de VAgonum {Europfnlus) Thoreyi Dej. et ne ditTére du 
type ordinaire que par son pronotum non rembruni. 

Bien entendu, cet insecte n'a aucun rapport avec VAnchomenidius 
ast^lr Sharp, qui est si remarquable par sa tête très grosse et ses 
ongles finement en scie. 

Sincjilif^ iiiaroccana "Fairm. 181)(Î in Bull. Soc. ont. Fr. 189t), 
p. .']44. — Espèce établie sur un exemplaire qui a certainement 
noirci par suite de fermentation et qui ne diiïère pas autrement 
des variétés foncées du .S. soror Ramb. A première vue les élytres 
du tijpe paraissent entièrement noirs, mais on retrouve encore à 
leurliase les traces de la couleur rousse qu'ils devaient avoir. 

T racli ii-^cel is unisotomoidcs -Fairm. 1876 in Petites Nouv. ent. 
II," p. 38 et //( Ann. Soc. ent. Fr. 1880, p. 19. — Appartient en réa- 
lité au groupe des Clavicornes et au genre Liodes Latr. [Aniso- 
tonia Schmidt); c'est même une espèce voisine du L. ciliaris 
Scbmidt, avec une ciliation des élytres bien plus forte et des 
tibias antérieurs encore mieux adaptés à la vie sabulicole. 



Description d'une espèce nouvelle à^Amphicoma Latr. [Col.] 

Par A. Champenois. 

Amphicoma (subgen. Eulasia) speciosa, n. sp. — Breviter 
oblonya, supra iota violaceo-purpurea. Mandibalae apice interno biden- 
tatae, earuni latus externuni yotundatuni. Palpi nigri. Antennae basi 
riigrae, apice tesiacrae, articulis prinw et secundo dense nigro-villosis. 
Cajmt, pronotum etscutellmn coriacea, subtiliter crebre punctata, vigro- 
villosa; clgpei niargine sat fortiter elevato, angulis anticis rotundatis; 
pronotum transversum, lateribus ungulisqiie posticis rotundatis, medio 
ante basim particulaiim laevigaium; scutellum brève rotundatum. Co- 
leoptera convexa, parallela, apice externo et interno rotundata, deliis- 
centia, subtiliter sat crebre punctata, nigro-pubescentia. Pectus cuin 
pedibus nigro-violaceuni, nigro-villosum. Abdomen nigrum, lateribus 
nigro-, in medio rufo-vitlosum ;penultimo segmento rubro-maculato in cJ. 
— Long. 12-14 mill. 



Séancp du 27 Juin 1901). ' t'td 

Types : 1 c5 et 1 ç de Syrie {ex Slaudinger, coll. Champenois), 
1 î de Perse (coll. Abeille de Perrin!), 1 9 (coll. Argod!). 

Cette espèce est voisine de VA. papaveris Sturm. Elle on dilÏÏTc. 
notamment, ainsi que des il. pulchm Reitt. et hijbrida Roitt., par la 
conformation de ses mandibules régulièrement arquées au bord externe 
au lieu d'être dilatées en forme de lobe. La ponctuation de son prono- 
tum et la longue villosité noire dont elle est revêtue suflisent pour la 
distinguer facilement de toutes les autres espèces du même groupe. 

Chez la ç, le chaperon est moins fortement arrondi aux angles anlé- 
rieurs et plus nettement caréné au milieu sur toute sa longueur. 

5- supplément aux Ichneumonides d'Europe [Hvmén.] 
Par l'abbé V. Berthoumieu. 

yGl. Amblyteles Gaullei. n. sp. (groupe equitotorius). 

9 (jipite, anteuiiis, (horace et pedibus nigris; segmentis abdoininis 
2-3 cnstiuu'is, gastrocelis parvis. — Long. 11 mill. 

DilTère de 4. Pici parles articles des antennes plus longs, l'aréole 
supéro-médiane semi-circulaire, la ponctuation des hanches postérieures 
plus serrée et le postpétiole bicaréné. 

Hab. Tunisie (J. de Gaulle). 



vg: 



(32. Amblyteles solymus, n. sp. (groupe ocmorm^). 

9 Antennis toiis nigris; sruteUo albo; pedibus rufis,coxis et irochan- 
teribus nigris ; alis infusent is ; stigmate nigro ; gastroeelis mediocribus ; 
segmentis abdominis 2-3 castaneis , 5-7 albo-maculatis . — Long. 
lo mill. 

Un point blanc aux orbites du front, un point roux sous les ailes, 
aréole supéro-médiane subhexagonale; l'aréole des ailes étroite au 
sommet. 

(5? DilTère par l'abdomen entièrement noir, segments 6-7 maculés de 
blanc; par l'absence de points colorés aux orbites du front et à la 
base des ailes. Les articles inférieurs des antennes sont carénés et le 
¥ segment ventral pUssé. 

llab. .lérusalem (M. Pic). 

x/ 03. Platylabus judaicus, n. sp. 

(3 9 iS'iger; f route cunaliculata; antennis setaceis, nigris, allio-annu- 



"ioO Bulletin de la Société Ëntomologique de France. 

latis. Pedilms ru/is, coxis et trochanteribus nifpis; gastrocelis medio- 
rribus. — Long. 10 mill. 

Diirère de P. pedatorius par ses formes plus épaisses, l'aréole supéro- 
médiane subcarrée, les spiracules ovales, le thorax entièrement noir 
et un trait jaune aux orbites externes des yeux. 

Hab. Jérusalem (M. Pic.). 
syQi. Platylabus mauriis, n. sp. 

(5 Oris partibus, ijenis pvopc mandibulas, duobiis punctis chjpci, or- 
bitis oculorum internis, scapo, lineis infra aliis, sqiunnniuli^, scutello 
et macula co.rarun) anterioruni albis. Antennis et coxis ni(jris. Pedibus 
et abdomine rufo, seginentis 5-7 nigris. — Long. 6 mill. 

Corps grêle, aréole supéro-médiane carrée, spiracules ovales-arron- 
dis. Postpétiole rugueux, gastrocèles en sillon transversal. 

Hab. Maroc : Tanger (coll. Pic). 



-/' 



65. Dicaelotus alboscutatus, n. sp. 

9 Palpis, mandibuUs , chjpeo. facie, genis, acapo cum antennis. pedi- 
bus totis,postpetiolo et seg mentis 2-7 rufis.Orbitis front is,colli ntargine, 
lineis unte et infra alas, squanimulis et scutello albo-flavis; stigmate 
testaceo. 

Métatliorax bim;iculé de roux, brièvement ou indistinctement bidenlé; 
aréole supéro-médiane en mitre. Pospétiole ponctué. — Long, o mill. 

Hab. le Liban (M. Pic). 

^ 60. Dicaelotus rufatorius, n. sp. 

ç MandibuUs, chjpeo, facie, genis prope mandibulas, antennis, orbitis 
frontis, sguammulis, lineis ante et infra alas, parte pleurarum, denti- 
bus metatlioracis, postpetiolo et segmentis 2-7 rufis. — Long. 4 mill. 

Antennes courtes. Aréole supéromédiane en mitre. Stigma et cuisses 
postérieurs bruns. Postpétiole ponctué. 

Varie avec les pieds entièrement roux et i)ar l'absence de lignes 
rousses sur les pleures; lignes devant les ailes et écailles blanches. 

Hab. Tunisie : Ain Draham (M. Pic), 
v/ 67. Herpestomus biJineatus, n. sp. 

Ç Basi )nandibularum,annulo antcnnarum, lineis ante et infra ahis, 
scutelli margine latcrali, sguammulis, coxis et troclianteribus antrriori- 
bus albis. Antennis, duobus punctis orbitaruni frontis, lateribus meta- 



Séance du '27 juin 1000. 2ol 

thorticis, j)ecUbus pariint, segment is afulominis L-o rujk, 6-7 nirjris. — 
Long. 8 mill. 

Tôle de la largeur du thorax. Clypeus brillant, convexe, arrondi au 
bord; mandibules à dent inférieure à peine distincte. Antennes assez 
roljusles, atténuées. Aréole supéro-médiane enmitre.Poslpétiole aciculé, 
base du 2'' segment entièrement déprimée. 

Hab. Tunisie : Ain-Draham (M. Pic). 



y. 



68. Herpestomus annulipes, n. sp. 

$ Niger, antennis brunneis. Ikisi tibiuntm, coxis et Lrocitantcribus 
anterioribus albis. — Long. 4 mill. 

Antennes grêles, 8*^ article carré; aréole supéro-médiane en mitre. 
Poslpéliole mat, chagriné; dépression basale du 2^^ segment peu dis- 
tincte. 



Hab. Tunisie : Ain Draliani (M. Pic' 



t/|] 



I]!). Diadromus palliditarsis, n. sp. 

9 Niger, antennis tricoloribus ; pcdibus rufis, basi tibiaruiu ri art ira- 
lis tarsoruin albis. — Long, o mill. 

Mandibules grêles, à dent inférieure presque nulle. Antennes sublili- 
formes, phis étroites à la base, 10^ article carré. Hanches postérieures 
avec une crête très distincte. Aréole supéro-médiane subovale. Postpé- 
tiole Usse. 

Hab. Suisse : Dissentis (M. Pic). 



70. Diadromus Theresae, n. sp. 

V Anteiniis rufo-brunneis. Stigmate testareo, jiedibus nigris et rafis. 
Abdoiitinenigro, segmentis 2-3 rufis, liis saepe nigro-marulatis. — Long. 
o mill. 

Corps grêle, thorax subcylindrique, aréole supéro-médiane semi-cir- 
culaire, 5'^ article des antennes carré. Postpéliole très convexe, lisse. 
Pieds assez grêles. 

Ilab. Alsace (M»'^- Th. Pic). 

V 71. Phaeogenes acicularius, n. sp. 

9 Antennis robustis, nigris, basi rufa. Pedibus nigris, tibiis ri iarsis 
rufis. Abdomine nigro, segmentis 2-3 rufis. — Long, o mill. 

Aréole supi'ro-médiane pentagonale. Hanches postérieures avec une 



âo2 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

petite dent verticale, très Une. Posipéliole lisse. Diffère de Ph. plani- 
frons par la tête aussi large que le thorax, la dent des hanches, la 
couleur des pieds et de l'abdomen. 

Hab. Suisse : Dissentis (M. Pic). 



J 



72. Stenodon Pici, n. sp. 

(5 Mandibulis, genis, clijpeo, facie, orbitis frontis, scapo antenna- 
rum, lineis ante et infra alas et propleurarum, squammulis, scutelli 
margine laterali, coxis et trochanteribus et basi tibiarum albis. An- 
tennis brunneis. Pedibus rufis ; stigmate nigro. Abdoniinis seginentis 
2-7 rufis, 2-5 nigro-maculatis. — Long. 5 mill. 

Tète plus large que le thorax, face protubérante. Postpéticile ponc- 
tué, lisse à l'extrémité; 2** segment sans dépression basale. 

Hab. Tunisie : Ain Draliam (M. Pic). 



J; 



73. Ischnus Gaullei, n. sp. 

9 Mandibulis, facie, scapo, thorare, mesonoto excepta, cruribus et 
tarsis rufis. Annula antennarum , macula genaram, orbitis frontis, 
duobus punctis verticis, squammulis, coxis anterioribus, trochanteribus 
et tibiis albis. Abdomine nigro, segmentis 2-3 margine postica pallida. 
— Long. 8 mill. 

Tête cubique. Abdomen lisse ainsi que le postpétiole, filiforme, 
3<= segment carré. 

Hab. La Bourboule (J. de G aulle). 

Observation. — Dans le « ¥ supplément aux Ichneumonides d'Eu- 
rope », l'espèce décrite au n°56, sous le nom de Diadromus crubescens, 
n'est qu'une variété de Herpestomus xanthops Grav. Cette erreur 
me fournit l'occasion de déclarer que les différences signalées entre 
les deux genres précités n'ont aucune valeur. 

Sur un phénomène tératologique 
observé chez Enoplops scapha Fabr. [Hémipt.] 

Par Paul Ch.vbaxaud et Maurice Royek. 

Nous signalons à la Société deux exemplaires à'Enoplops scapha 
Fabr. présentant le même cas tératologique, une antenne anormale. 

Chez l'un d'eux, capturé à Saint-Épain (Indre-et-Loire) [Chaba- 



Srdiirr dn :>7 Juin 19011. 2o3 

n;nul], c'esl rantcnno g.-uu'lic qui osl ;uiorm;ilo. Les premiers orlicles 
sont identiques dans les dcuv antennes. Le second article de l'antenne 
gauclic (anormale) est plus fort et à peine sensiblement plus long (jue 
son homologue de droite et présente la môme coloration. Le 3'" manque 
totalement. Le 4^ dilTère en ce qu'au lieu d'être cylindrique, rétréci 
aux deux extrémités, il se trouve allongé, comme étiré, présentant 
alors un rentlement dans sa partie moyenne. La coloration entièrement 
brunâtre du 4'' art. normal n'existe ici qu'aux 3 derniers quarts. Le 
quart basai iirésenle la même coloration que le 3'' article de l'antenne 
normale. 

Le second exemplaire, (pii l'ait partie de la collection Ro > er , provient 
du bois de Boulogne. Chez cet individu c'est l'antenne gauche (|ui est 
monstrueuse. Les anomalies qu'elle présente sont analogues à celles de 
l'exemplaire précédent, mais plus prononcées. 

M. le D'' Puton a bien voulu nous citer pareil cas tératologique 
chez un exemplaire de sa collection provenant de San-Remo et appar- 
tenant à la variété qu'il a décrite sous le nom de curvidens. D'après lui 
ce fait s'est déjà rencontré plusieurs fois chez certains Coréides et 
Lygéides, et, à notre connaissance, n'a point encore été signalé. 

M. le D'' Puton nous prévient aussi que Costa a décrit, en 1841 
{Ann. Soc. Ent. Fr.), sous le nom de Tritomaceraaphanoides, un genre 
de Lygéido basé sur un seul exemplaire femelle, capturé par lui à Pa- 
lerme, chez lequel les 2 antennes, absolument identiques, ne présentent 
que 3 articles. N'est-on pas, là encore, en présence d'un cas tératologique? 



Bulletin bibliographique . 

Abeille [U], XXX, 1, 1900. — A. Cuampexois : Synopsis des espèces 
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H. CouTiÈRE : Note préhminaire sur les Crustacés décapodes prove- 
nant de l'expédition antarctique belge. 

Acadeinn of yalural Sciences of Pltiladelpliia (Proceedings), 1899, III. 
— W.J. Fox : Contributions to a Knowledge of Ihe Hymenoptera 
of Rrazil, 7 (suite). 

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List of a Small Collection of Colcoptera from Arciic Alaska. — 
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Illinois, III. — W.-G. Johnson : The new Peacli Mite. — G.-M. 
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Destructive Diplosis of the Monterey Fine (pi.). — E.-J. Oslar : 
Some Notes on the Habits and Capture of Aegiak Streckeri Skin. — 
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valis in Western Pennsylvania. — D.-W. Coqlilletï : New Sce- 
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neue Antlirena-Ar{on aus Japan. — H. Friese : Neue Bienenarten 
Siid-America's. — J.-D. Alfken : Bonibus Sorbensis F., Form />ro- 
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par L. — J.-D. Alfken : Stilbula Kunthill, eine neue javanische 
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Basin {Proc. Am. Ac. Arts Se), 1900, 8 p., fig.* 

Phipps (C.-J.) : Voyage au Pôle boréal fait en 1773 par ordre du Roi 
d'Angleterre (traduction). Paris, 1775, 239 p., pi. et cartes. — Don 
de M. L. Bedel. 

Vayssière (A.) : Étude sur le Chionaspis evonynii, espèce de Cochenille 
qui ravage les Fusains dans le raidi de la France. [S. I. n. </.), 18 p., 
1 pi. — Don de M. L. Bedel. 

Viura V Carreras (.1.) : Experiencias acerca las propicdades vcsicantes 
de las Cerocomas, Mylabris y Aenas. [Bec. Cienc. inéd.); Barcelene, 
1881, 8 p. — Don de M. L. Bedel. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Ph. I<"ran(;.oi.s. 



BULLKTIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOlMOLOaiQUE I3E FRANCE 



Séance du 11 juillet l»0O. 

Présidence de M. A. GlARD. 

MM. Ern. Olivier, do Moulins, et Maurice Pic, de Digoin, assis- 
tent à la séance. 

Correspondance. — MM. le D^' C. Délia T or re et l'abbé R. de Si- 
net y remercient la Société de leur admission. 

Démission. — M. Douant, membre assistant, a adressé au Pré- 
sident sa démission. 

Admissions. — M. le D'' Manuel J. Rivera, professeur de Sciences 
naturelles à l'Ecole normale de Cliillan (Chili). Entomologie du Chili. 

— M. Louis Thouvenin, capitaine au 2« zouaves, Oran (Algérie). 
Coléoptères. 

— M. Moser, Hauptmann, GO, Biilow-Str., Berlin W. (Allemagne). 
Coléoptères, pr. Cétonides. 

Présentation. — M. Walter Wilson Froggatt, Government En- 
tomologisl, Department of Agriculture, Sydney, N. S. W. [Entomologie 
appliquée, Iléiniptère.^], présenté par M. A. Giard. — Commissaires- 
rapporteurs MM. E.-L. Bouvier et P. Marchai. 

Congrès scientifique. — La Société désigne M. Ern. Olivier, de 
Moulins, directeur de la Revue scientifique du Bonrlmnnais et du 
Centre de la France, pour la représenter au 29" Congrès de 1' « Asso- 
ciation française pour l'Avancement des Sciences » qui aura lieu à 
Paris du 2 au 9 août 1900. 

Changements d'adresse. — M. de Lumeau, chef de bataillon au 
IS" régiment d'infanterie, Limoges (tl'*^-Vienne). 

— M. le D'" L. Iluet, 9, rue Crusse, Caen (Calvados). 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. K" 13. 



258 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Captures et observations biologiques. — M. L. Bedel signale 
une nouvelle station du Cnjptocephalus bidens Thoms. (? sericeus L.), 
en Seine-et-Oise ; cette localité est située sur la rive droite de la Seine 
à quelques centaines de mètres en aval du pont de Poissy ; le Crypto- 
céphale s'y trouve, sur le Centanrea jacea, dès la fin de juin et en 
iuillet. 

— M. Maurice Pic présente à la Société quelques espèces rares de 
Coléoptères cpi'il a recueillies en Saône-et-Loire pendant le mois de 
juin dernier : 

Ancijrophorus flexuosus Muls. Rey et Thinobius delicatulus Kr.,Di- 
goin; Laemophloeus castaneus Er., Beaubery; Elater ruficeps Muls. 
Guillb. et Lymexilon navale L., les Guerreaux; Hijlophilus nigrinm 
Germ. et var. alpestris Pic, Digoin; Dircaea rufipes Gylh. et Clytus 
lama Muls., Beaubery. 

— M. R. de la Perraudière signale un cas de cannibalisme qu'il 
a observé chez un Malacoderaie,le 5 juillet dernier; en jjattant de vieux 
Lierres pour récolter des Hupebanis albifrons 01., il vit un Malachius 
bipustulatus L. 9, tombé dans son parapluie, se précipiter sur un Ihj- 
pebaeus c5 et lui dévorer eu moins de deux minutes l'abdomen et la 
majeure partie des élytres. 

M. de la Perraudière fait passer sous les yeux de la Société, 
comme pièces à conviction, le bourreau et ce qui reste de la victime. 



Communications 

Sur le vaisseau dorsal des larves des Tachinaires [Dipt.] 

Par J. Pantel. 

Les caractères anatomiques attribués récemment par Wandol- 
leck (') au vaisseau dorsal d'une larve de Muscide acalyptérée diffè- 
rent assez de ceux que nous avons décrits chez celle de Thrixion. Sans 
nous arrêter ici, les limites de cette note ne le permettent pas, à l'in- 
terprétation nouvelle du sinus situé en avant de la gouttière sus-oeso- 
pliagienne et circonscrit par la charpente du pharynx, que ce savant 

(1) Zur Anatoniie cler cycloraphen Dipterenlarveu : Anatoinie der Larve von 
PJalycephala planifrons (F.) [Abhandl. u. Ber. des Kônigl. Zool. Mu- 
séums zu Dresden, Fest.schrifL 1899, n° 7]. 



Séance du 11 juillet 1900. 259 

considère comme une partie constitutive de l'organe propulseur, rap- 
pelons quelques autres points de sa description : 

1° Vanneau comprend un ensemble assez hétérogène, savoir : une 
partie supérieure constituée par un épaississement de la média, deux 
épais septums latéraux en rapport avec des trachées, une partie infé- 
rieure l3ulbeuse, qui se prolonge en se bifurquant et envoie ses bran- 
ches dans les hémisphères. 

2° Dans la région des petites péricardiales il n'y a ni ostioles ni val- 
vules. Il n'y a pas non plus de muscles annexes striés. 

3" Dans la partie postérieure élargie (ventricule des auteurs) il existe 
une paire unique de valvules, ce qui implique une seule paire d'os- 
tioles. 

Pour notre part nous n'avons pu étudier jusqu'ici que des larves de 
Muscides calyptérées, appartenant toutes au groupe des Tachininae et 
parasites de diverses chenilles des genres Vanessa, Bombyx, Porthesia, 
Àcrmvjcta, etc. Aussi devons-nous nous abstenir de trop généraliser 
nos résultats. Nous ferons seulement remarquer que ces résultats sont 
confirmatifs, sauf les points signalés ci-après, de ceux que nous avait 
fournis l'étude du Thrixion. L'appareil circulatoire est peut-être de 
tous les appareils de la vie organique celui qui nous a montré le moins 
de variations. 

Vanneau aortique est une formation extérieure à la paroi cardiaque, 
bien que soudée sur elle; il entoure complètement cette paroi en se 
fermant sur lui-même et l'assujettit d'une part au système trachéen, 
grâce à une branche communiquante qui le traverse au bord antérieur, 
d'autre part au cerveau, au moyen de brides musculaires striées. En 
même temps qu'il soutient le vaisseau, il sert comme d'intermédiaire 
pour son innervation, et à ce titre il reçoit à sa partie postérieure, 
riche en éléments nerveux, les deux nerfs courts mais robustes du 
système sympathique pair (nous faisons ici abstraction des rapports 
avec le système impair, celui-ci étant principalement affecté à l'appareil 
digestif). Ces nerfs portent sur leur trajet, entre le cerveau et l'anneau, 
un noyau volumineux. Nous les avons vus chez le Thrixion, mais seu- 
lement sur des coupes où ils se superposaient partiellement à des 
fibres musculaires et nous avons été induit par leur aspect à les con- 
sidérer comme des ligaments musculaires du type viscéral ('). De 
nouvelles observations et surtout des dissections de larves de plus 
forte taille nous permettent de rectifier cette interprétation. 

(1) La Cellule, t. XV, pi. IV, fig. 08, Im. 



260 Bulletin de ta Société Entomologique de France. 

Le IroïK'on du vaisseau dorsal qui correspond aux petites péricar- 
diales porte des systèmes de valvules rudimentaires impliquant la pré- 
sence d'ostioles au moins virtuels, très régulièrement espacés et com- 
prenant entre eux le même nomjjre de noyaux pariétaux que les ostioles 
et les valvules actifs du ventricule. Nous devons mentionner en outre, 
à titre d'annexé, les petites ailes, muscles striés, remarquables cytolo- 
giquement en ce qu'ils se présentent chez les espèces étudiées par nous 
comme des cellules pluripolaires à bras très divergents, striées perpen- 
diculairement à leurs axes respectifs. 

Le ventricule nous a toujours présenté 3 paires d'ostioles et de val- 
vules. 

A l'égard de la structure histologique, nous ne pouvons que con- 
firmer ce que nous en avons dit d'après la larve du Thrixion, sauf ce- 
pendant pour la situation des noyaux dans l'aorte, lesquels sont nor- 
malement latéraux, comme dans les deux tronçons postérieurs. La 
rotation autour do l'axe longitudinal, invoquée par nous pour rendre 
compte des images contraires que nous avons décrites, existait assu- 
rément dans l'exemplaire que nous avons étudié, mais elle était anor- 
male et vicieuse, comme nous nous en sommes assuré depuis sur d'au- 
tres pièces et sur le vivant. 

Nous ne parvenons pas à distinguer dans la paroi cardiaque les 
4 couches classiques : intima, muscularis, média, adventitia. Elle est 
essentiellement formée d'un seul élément anatomique, une cellule mus- 
culaire aplatie en lame, à protoplasme incomplètement différencié en 
fibrilles contractiles dissociées. 



Sur l'existence probable de Rhopalomyia Giraldii Kietî. et Trott. 
dans le Sud oranais [Dipt] 

Par Alfred Giard. 

Il y a quelques mois mon ami très regretté, F. Debray, professeur 
de Botanique à l'École supérieure des Sciences d'Alger, m'envoya des 
tiges d'Artemisia herba alba Wild couvertes de jolies galles tout à 
fait identiques à celles que nos collègues J.-J. Kieffer et A. Trotter 
ont décrites et figurées dans le n'=' 11 du Bulletin (p. 233 et 234) comme 
appartenant à une espèce nouvelle de Gécidomyie {Bhopalomyia Gi- 
raldii K ief f. et Trott.), parasite d'une Artemisia sp. de la Chine. 

La seule différence que je puisse trouver est que le feutrage épais 
de 2 mill. environ qui recouvre les galles africaines est d'un blanc de 
neige et non gris comme dans les galles chinoises. 



Séance du II juillet 1900. Mi 

Les galles que in'a transmises F. Debray avaient été recueillies à 
Hassi Souina, vallée de Meguiden, région N. E. du Goiirara dans le 
Sahara oranais. 

Tous les échantillons que je possède ne renferment que des débris 
de nymphes édoses, je ne puis donc afllrmer d'une façon absolue 
l'identité de l'insecte parfait avec Rhopalomyia Gimldii. Il s'agit en 
tout cas d'une forme bien voisine et, en raison de l'éloignement des 
lieux d'origine, le fait m'a paru avoir quelque intérêt pour la géogra- 
phie zoologique encore si peu connue des Cécidomyides. 

Sur un mode particulier de progression souterraine 
chez quelques larves d'Insectes 

Par J. Bourgeois. 

Un des chapitres les plus captivants du nouveau livre de M. J.-H. 
Fabre (') est sans contredit celui que notre éminent collègue a con- 
sacré à l'éclosion du Dectique à front blanc [Decticiis albifrons F.), 
orthoptère assez répandu dans le Languedoc et en Provence. La fe- 
melle de ce Locustien introduit à l'automne ses œufs dans la terre, au 
moyen de son robuste oviscapte en forme de sabre, comme ferait un 
semeur de graines avec son plantoir. Au mois de juin de l'année sui- 
vante, les jeunes Dectiques commencent à se montrer. A travers les 
parois de quelques tubes de verre dans chacun desquels il avait in- 
troduit une pincée d'œufs et tassé, par-dessus, une couche de sable 
très fin et humecté, M. Fal)re a pu se rendre compte des conditions 
dans lesquelles s'opère l'éclosion et des procédés mis en œuvre par 
les larves de Dectiques pour gagner la surface du sol. Il a vu le 
nouveau-né, engainé dans un fourreau, faire saillir de sa nuque une 
sorte d'ampoule membraneuse, se gonflant et se dégonflant tour à 
tour. C'est à l'aide de cette hernie occipitale que le jeune insecte che- 
mine pour arriver au jour. « Dégonflé, l'avant refoule un peu le sable 
humide, s'y insinue en creusant une fossette; puis, ballonné, il devient 
bouton, qui se moule et prend appui dans la dépression obtenue. Alors 
l'arrière se contracte, et c'est un pas de fait. Pour chaque coup de la 
vessie locomotrice, la voie s'allonge de près d'un millimètre » (p. 174). 

Ce mode de locomotion, si extraordinaire qu'il paraisse, n'est pas 
unique dans la série cntomologique, comme semble le croire M. Fabre. 
Nous le retrouvons, en efïct, chez les larves d'un Coléoptère, le Cebrio 

(1) J.-H. Fabre, Soxivanirs eatomologiques (sixième série). Études sur 
l'Instinct et les Mœurs des Insectes. Paris, Delagrave, 1900. 



262 Bulletin de la Société Entomologique de France, 

gigas, avec cette différence, toutefois, qu'ici ce n'est pas une hernio 
occipitale, mais une saillie de la gorge, une espèce de goitre rétractile, 
qui intervient pour aider la larve dans sa marche souterraine. Le 
goitre du Cébrion, d'ailleurs, fonctionne absolument comme l'ampoule 
du Dectique ; il se dilate et se contracte alternativemeul comme elle, 
et ces gonflements et dégonflements successifs sont accompagnés de 
l'émission d'un liquide destiné à ramollir le milieu ambiant. 

C'est à Lefébure de Cérisy que l'on doit la première consta- 
tation de ce fait intéressant: G uérin -Mène ville l'a reproduit en le 
développant dans la Revue et Magasin de Zoologie, 18o3, p. 214, pi. 7, 
et il a été relaté ensuite par Chapuis et Candèze [Mémoires de la 
Soc. des Se. de Liège, VIII, 18o3, p. 488) et par Mulsant et Rey [Fos- 
sipèdes, 1863, p. 3). 

N'est-il pas remarquable de voir la nature se servir du même pro- 
cédé pour venir en aide à l'insuffisance des moyens ordinaires de 
locomotion chez les larves de deux insectes aussi éloignés l'un de 
l'autre que le Dectique et le Cébrion ? La larve du Cebrio, destinée à 
cheminer dans la terre à la recherche des menues racines dont elle se 
nourrit, n'a que des pattes très courtes, inaptes, par conséquent, à une 
progression souterraine, et le jeune Dectique, avec ses antennes minces 
et déliées, ses pattes postérieures organisées pour le saut et nul- 
lement pour le travail du mineur, emmailloté d'ailleurs dans une gaine 
protectrice, ne saurait, lui non plus, à l'aide de ses seuls organes am- 
bulatoires, se frayer un passage dans le sol. A ces deux larves, si 
différentes de forme et de structure, il a été départi un organe de pro- 
gression identique dans son principe et dans son mode d'action, et ne 
diflerant de l'une à l'autre que par la position qu'il occupe sur le 
corps. 

Que de reconnaissance la science ne doit-elle pas aux observateurs 
sagaces qui savent si magistralement mettre de tels faits en lumière 
et combien la lecture de livres comme ceux de M. Fabre n'est-elle 
pas faite pour élever l'esprit et le reposer de l'aride nomenclature ! 



Description d'un Microlépidoptère nouveau, 
nuisible au Vanillier et provenant de l'île de la Réunion 

Par l'abbé J. de Joannis. 

M. E. Bordage, directeur du Muséum d'Histoire naturelle de l'île 
de la Réunion, m'a communiqué quelques exemplaires d'un Micro- 



Séance du II juillet 1900. iG'.i 

lépidoptère dont la chcnillt; nuit assez «gravement au Vanillier. Cet in- 
secte appartient à la famille des Tortricidae et au genre Conchylis; 
en voici la description : 

Conchylis vanillana, n. sp. — 10 mill. — Ailes étroites; supé- 
rieures triangulaires, côte à peine arquée vers l'apex, bord interne un 
peu oblique, très légèreraent convexe ; fond d'une teinte jaune ocracé 
mêlé de brun ocracé. Après deux petites taches costales près de la 
base, on voit, au premier tiers de la C(Me, une petite tache brune trian- 
gulaire délimitant, intérieurement, l'espace basai qui, sur le bord in- 
terne est limité, extérieurement, par une tache plus grande, bleuâtre. 
Le disque est traversé par une bande, droite, allant en diminuant de 
largeur de la côte au bord interne ; cette bande est formée comme il 
suit : du milieu de la côte part une ligne noire courbe, arquée vers 
l'extérieur, ne descendant pas plus bas que le milieu de l'aile et au- 
dessous de laquelle la bande discale est brun ocracé; un peu au delà du 
milieu, sur la côte, une tache triangulaire noire; l'espace compris 
entre cette tache et la ligne arquée est mêlé d'écaillés bleuâtres. La 
bande transversale ainsi formée est liserée de chaque côté par une 
ligne claire. Au delà du liséré extérieur, au bord interne, une petite 
tache noirâtre suivie d'une tache brune plus grande. Sur la côte, avant 
l'apex, deux traits costaux ; l'apex lui-même est brun. Dans l'espace 
terminal, appuyée contre le milieu du bord interne, une tache brune 
quadrangulaire, remontant un peu obliquement, entourée d'une bor- 
dure claire un peu rosée et brillante, qui comprend tout l'angle interne 
et est limitée extérieurement elle-même par une fine ligne noire. 

Ailes inférieures à apex assez aigu; gris noirâtre, plus foncé à l'apex, 
chez le d, noirâtre plus foncé uniforme chez la $. 

Tête, thorax et antennes jaune ocracé foncé; abdomen noirâtre. 
Pattes ocracées, tarses annelés de noir. Aux ailes supérieures toutes 
les nervures partent de la cellule; aux inférieures 3 et 4 longuement 
tigées. — c5, 1 ç. 

La chenille est noire, très vive et s'attaque à la tleur du Vanillier. 

De la place à assigner, parmi les Longicornes, 
au genre Tetropiopsis Chob. [Col.] 

Par le D'' A. Ghobaut. 

Une note de M. Pic, beaucoup plus malveillante que juste, parue au 
commencement de l'année dans le bulletin de notre Société [Bull. Sor. 



264 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

ent. Fr., 1900, p. 30-31) me reproche de n'avoir pas assigné au genre 
Tetropiopsis une place suffisamment précise parmi les Longicornes. 

Cette critique a été évidemment dictée par le refus que j'ai opposé à 
cet entomologiste (?) de lui communi<iuer mon insecte , ayant pour ha- 
bitude de réserver les matériaux de mes chasses à ceux de mes col- 
lègues capables de produire des travaux sérieux et intelligibles. 

Je me garderai bien de répondre aux attaques personnelles contenues 
dans la note de M. Pic. Nul ne connaît mieux que moi mes imperfec- 
tions de descripteur. Mais il est au moins étrange de me les voir 
reprocher par cet auteur (?) dont chaque phrase et chaque mot pour- 
raient être critiqués, sans parler de ses idées... originales ('). 

.le préfère rester sur le terrain scientifique. 

En plaçant le genre Tetropiopsis à côté des genres Tetropiiim Kirby 
et Cyamopli thaï mus Kraatz, il me semblait avoir suffisamment indi- 
qué que je le considérais comme appartenant au groupe àes Cerambijcini 
de la sous-famiile des Ceraïubijcitae. Faudrait-il dire aussi à quels 
caractères on reconnaîtra que c'est bien un Longicorne? 

Chez ce genre nouveau, les hanches antérieures sont faiblement co- 
niques, la tète est assez fortement rétrécie derrière les yeux, ceux-ci 
sont profondément échancrés au niveau de l'insertion antenuaire, enfin 
les mandibules n'ont point de membrane interne. Ces caractères 
peuvent faire hésiter le classificateur entre les Lepturini et les Ceram- 
bycini. Cependant le premier et les deux derniers de ces caractères 
obligent à opter pour les Cerambycini. D'ailleurs la forme, l'aspect sont 
ceux d'un Tetropium ou d'un Cyamophthabnus. Comme eux, il a la 
tête rétrécie derrière les yeux, comme eux les yeux fortement échan- 
crés, comme eux encore les hanches antérieures et intermédiaires rap- 
prochées. 

Cette contiguïté des deux premières paires de hanches, la subconicité 
des hanches de devant, le rétrécissement de la tête derrière les yeux, 
la structure lamellaire de la majeure partie des articles antennaires, 
la ponctuation des élytres peuvent évidemment faire penser à assigner 
au genre Tetropiopsis une place dans les Lepturini. 

En réalité, il s'agit d'un genre aberrant dont la position systéma- 

(1) Ses " Quelques mots sur le genre Tetropiopsis Choh. » fourmillent, par 
exemple, d'erreurs, d'inexactitudes, de phrases ininteifigibles, comme d'ail- 
leurs la grande majorité de ses trop nombreuses publications. Page 30, note (1), 
ligne 2 : [Rev. d' Ent. ,i88S), c'est ISS-i qu'il faut lire. Page 31, ligne 3, se dis- 
tinfjuera, quand j'ai écrit se distiiKjue. Même page, note (1), que dire de 
cette phrase ; ces antennes « plus longues » ne caractériseraient-elles pas le 
o^ d'une espèce à antennes plus courtes';' 



Séance da H juillet 1900. 



265 



tique est certainement difficile à délermiiior. Je pense cependant avoir 
('té dans le vrai eu le rangeant dans les Cerambycini près des Tetro- 
piiim et des Cyaniophthalmus. 

D'ailleurs, soumis à M. L. Bedel, un maitrc dont la compétence est 
autre, certes, que celle de M. Pic, l'insecte m'était revenu avec l'éti- 
quette : « Cijamophthalinus sp.? ». C'est dire combien le genre Tetro' 
piopsis s'en rapproche. 

Description d'un Longicorne nouveau, du Nord de l'Algérie TCol.] 
Par le D'" A. Chobaut. 



Leptura (Leptura s. str.) suberis n. sp. 

Entièrement noir, sauf les élytres qui sont testacés mais tachés de 
noir autour de l'écusson et à l'apex, cette couleur remontant un peu le 
long du bord externe; allongé, avec les élytres un peu raccourcis; re- 
couvert partout d'une pubescence grise , cette pubescence dressée sur 
le corps, mi-dressée sur les élytres où elle de- 
vient jaunâtre. Tète, vue de face, à peine plus 
longue que large, rugueusement ponctuée, 
avec un sillon longitudinal, faible, 0*11 tre les 
veux, transversal, profond, au-devant de l'in- 
sertion antennaire. Antennes grêles, allon- 
gées, S'" article plus long que le 4«, articles o 
a 11 plus longs que le 3<=, à peu près égaux 
entre eux. Pronotum plus long que large, 
étroit, les côtés ayant une saillie développée un 
peu avant le milieu, sa plus grande largeur 
à ce niveau; finement et densément ponctué; 
irrégulier, avec une ligne lisse, longitudinale, 
sur sa seconde moitié. Écusson allongé, ar- 
rondi au liout. Élytres larges aux épaules, puis 
régulièrement rétrécis jusqu'au dernier tiers, ensuite déhiscents, atté- 
nués, finalement arrondis à l'apex ; rebordés sur tout le bord externe, à 
l'extrémité et sur le bord interne à partir seulement du milieu; à ponc- 
tuation forte, lâche à la base, fine, serrée et rugueuse au bout. Dessous 
moins pubescent que le dessus. Abdomen n'ayant de visible en dessus 
(|ue le dernier et la moitié de l'avant-dernier segments. Pattes nor- 
malement développées. Premier article des tarses postérieurs aussi long 
que le reste du tarse. — Long. 10 mill. 




Leptura suberis, n. sp. 



266 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

J'ai pris un seul exemplaire de cette espèce clans la forêt de FEdougli 
près Bône, en battant un Chêne-Liège {Qaercus suber L.),\ers le milieu 
de juin 1900. 

L. suberis est évidemment bien voisin des L. sicula Ganglb. et 
kabyliana Pic. Elle s'en distingue cependant bien, différant particu- 
lièrement de cette dernière espèce par ses élytres noirs seulement à 
l'apex et autour de l'écusson, par sa tête plus longue que large, et sur- 
tout par son pronotum à côtés tubercules, sans dépression médiane 
profonde, ayant sa plus grande largeur non à la base , mais au niveau 
de la saillie latérale. 

Description d'un nouveau genre d'Elmides, de Tunisie [Col] 
Par Maurice Pic. 

Le D"" Normand, dans la Medjerda, à Souk-el-Arba, et le capitaine 
de Vauloger, au Djebel Mehila, ont recueilli récemment eu Tunisie 
une très jolie espèce d'Elmini, distincte entre toutes par ses côtes 
dorsales densément revêtues de pubescence jaunâtre, et qui correspond 
à la description duLimnius villosocostatus {^) Reiche [Ann. Fr., 1879, 
p. 238), décrit d'Oran. Cette espèce n'ayant pas de carène latérale au 
prothorax ne peut pas rentrer dans le genre Limnius M. uU. qui en pos- 
sède une; par suite de l'absence de cette carène prothoracique on pour- 
rait la classer dans le genre Riohis Muls., mais la forme du prothorax 
est tout autre; il est plus long, nettement moins large que les élytres 
et, pour ce motif, je crois plus juste de la classer dans une division 
spéciale et nouvelle que j'ai le plaisir de dédier au D"" Normand. Le 
tableau suivant faciUtera la séparation du nouveau genre en le caracté- 
risant mieux que ne pourrait le faire une simple diagnose. 

1. Protliorax (ordinairement plus large que long) non canaliculé 
au milieu. Métasternum bordé d'une ligne en relief. Élytres 
trapus ou peu allongés 2. 

1' Prothorax (généralement aussi long que large) canaliculé au 
milieu. Métasternum sans ligne relevée sur les côtés. 
Élytres allongés Stenelmis Duf. 

(1) Sous le nom de var. robvstior, je sépare les exemplaires qui offrent une 
forme plus robuste et présentent une coloration générale plus ou moins rous- 
sâlre sur les pattes. — Long. 2 mill. 



Séance du H juillet 1900. 2(57 

i. Disque du prolliorax non marqué de longs sillons longitudi- 
naux et sans carènes latérales (en dedans du rebord) 'A. 

2' Disque du prothorax marqué de longs sillons longitudinaux 
accompagnés en dehors d'une ligne plus ou moins saillante. 
Lareiinia Buy., Elmis Muls. Rey [Latelmls Reitt.). 
Ë.ço/ît.sMuls. Rey, Z)H/J0/j/(i/ws Muls. Rey, Limnius Mii 11. 

■\. Écusson très sensiblement plus long que large. Prothorax 

sans sillon court ni tubercules apparents près de la base. 4, 

3' Écusson large. Prothorax long, peu nettement et brièvement 
sillonné vers la base, quelquefois avec une sorte de tuber- 
cule apparent Microdes Motsch. 

4. Prothorax relativement court et plus ou moins large, très 
peu ou non sensiblement plus étroit à sa base que les 
élytres; pas de ligne pileuse longitudinale sur le milieu de 
son disque Riolus Muls. Rey. 

4' Prothorax (à côtés presque droits) relativement long et peu 
large, sensiblement plus étroit à sa base que les élytres; 
une ligne pileuse longitudinale nette (parfois élevée) sur 
le milieu de son disque ilforiuanclia, n. g. 

Le genre Lijdijella Reitt. [Wien. Ent. Zeit., 1899, p. 283 et Taf. IV, 
fig. S), d'Espagne, m'est inconnu en nature, il offre un prothorax très 
long, sensiblement plus étroit que les élytres, mais impressionné sur le 
milieu de son disque. 



Note sur l'appareil respiratoire trachéen des Aranéides 

Par Ed. Lamy. 

Bertkau, le seul auteur qui ait étudié d'une manière générale l'ana- 
tomie de l'appareil trachéen chez les Aranéides ( *), lui a trouvé une 
grande diversité de formes. Il a décrit : deux troncs principaux avec 
bouquets de tubules chez Dysdera, Segestria, Oouops, Argyroneta, Dic- 
Ujna, Uahnin, et chez les Attides; deux troncs avec ramifications ar- 
i)orescentes chez Anyphaenn et Uloboncs ; quatre tubes ramifiés chez 

(1) Bertkau : Ueber die Respira tionsorgane der Araneen. Ai'ch. f. Na- 
turgesch., 1872, p. 208. 
Id. — Versucli einer natiirlichen Anordaung der Splnnen, id., 1878, p. 351. 



2G8 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

les Thomisidos ; quatre tubes simples sans ramification chez la plupart 
des Araignées, Érésides, Drassides, Théridiides, Argiopides,Clubionides 
Agélénides, Lycosides, etc. 

J'ai trouvé (') aussi des trachées arborescentes chez Miugrammopis, 
ProdidoMus, Zodarion et quatre tubes simples chez Dinopis, Psechrus, 
Zoropsis, SteijodyphKS, Leptoneta, Storena, Hersilia, Uroctea. 

Comme chez les Dysdérides, chacun des deux stigmates trachéens, 
placés très haut sur l'abdomen, émet, outre le grand tronc principal 
céphalothoracique, un petit tronc abdominal, Bertkau admet que chez 
la plupart des Araignées, où le stigmate trachéen impair résulte de la 
fusion de deux stigmates primitifs avec déplacement vers les lilières, 
les quatre tubes trachéens correspondent, les deux externes aux 
troncs abdominaux des Dysdérides, et les deux internes aux troncs 
céphalothoraciques. Donc, pour Bertkau, tout l'appareil trachéen 
étant d'ailleurs homologue d'une deuxième paire de poumons, les 
quatre tubes trachéens de la majorité des Aranéides sont liomologues 
entre eux. 

Cependant, comme il le remarque avec raison, habituellement les 
deux tubes internes sont plus larges et plus courts, les deux externes 
étant plus étroits et deux ou trois fois plus longs. De plus, chez les 
Epeira et surtout les Zilla, les courts tubes médians s'élargissent en 
forme de feuilles dont le bord antérieur laisse voir trois ou quatre 
petites saillies, indices d'une ramification. J'ai d'ailleurs retrouvé cette 
disposition bien plus accentuée chez Oecobius où les tubes internes 
sont nettement ramifiés à leur extrémité. Même chez les Thomisides 
où les quatre tubes sont ramifiés, Bertkau note que les deux laté- 
raux sont plus faibles que les médians. Enfin il fait une famille spé- 
ciale, les Micryphautides, pour les genres Erigone, Gonatium, etc., où 
la chambre poststigmatique se divise en deux tubes externes grêles 
non ramifiés et deux troncs internes, larges et courts, émettant des 
tubules. 

Il existe d'autre part une série de formes où l'appareil trachéen est 
en partie rudimentaire. Chez Scgtodes, Bertkau a observé que, les 
deux troncs externes étant bien développés, les deux médians sont 
avortés et fusionnés en une courte apophyse de la chambre poststig- 
matique. Dans un genre voisin, Loxosceles, j'ai retrouvé cette même 



(1) Les Araignées qui m'étaient nécessaires pour ces observations ont été 
mises à ma disposition avec une extrême obligeance par M. Eug. Simon; je 
le prie d'agréer tous mes remerciements. 



Séance du U juillet 1900. 269 

apophyse, mais plus développée, et les troncs externes sont rami- 
fiés (<). 

Chez Filistata l'appareil trachéen a été figuré par Geo. Marx (-), 
mais inexactement. Au lieu des deux stigmates indiqués par cet au- 
teur, j'ai observé, au milieu du corps, une grande fente conduisant 
dans un atrium d'où partent deux tubes latéraux simples (sans fil 
spiral), difficiles à suivre, et deux apophyses médianes, identiques 
d'aspect à celle de Loxosceles. 

Chez Palpimonus et Otiol^ops,de même, j'ai trouvé deux apophyses 
médianes et deux tubes externes, simples chez Pnlpimanus, ramifiés 
chez Otiothops. 

Enfin, à côté du genre Pholcns, on il n'y a ni trachées ni stigmate 
trachéen, j'ai vu, chez Ilolocnemus, à un pli transverse du tégument 
abdominal (■^) correspondre seulement deux apophyses médianes. 

Quand on observe ces appareils trachéens rudimentaires, surtout 
celui des Palpimanides, il est impossible de ne pas se rappeler une 
opinion de Purcell (*). D'après cet auteur, chez les Dysdérides les 
trachées à bouquets de tubules seraient l'homologue d'une deuxième 
paire de poumons (•'); chez les Drassides, Epeirides, Agélénides, Lyco- 
sides, etc., sur les quatre tubes trachéens simples, les deux latéraux 
seraient également l'homologue d'une deuxième paire de poumons, 
tandis que les deux médians seraient l'homologue des entapophyses 
(ou tendons musculaires ectodermiques) de la deuxième paire d'ap- 
pendices abdominaux; et enlln chez les Attides ces entapophyses se 
seraient étirées en longs tubes formant les deux gros troncs ramifiés 
et constitueraient ainsi tout l'appareil trachéen, pendant que les tra- 
chées homologues des poumons ne seraient plus représentées que par 
des rudiments latéraux. 

Un élément nouveau de discussion, en faveur de cette opinion d'une 
distinction à faire entre les quatre tubes constituant l'appareil trachéen 
de la majorité des Aranéides, est apporté par les faits dont je viens de 



(1) Dans un genre également voisin, Di<juelia, je n'ai pu trouver trace de 
trachées. 

(2) E. Simon : Hist. Nat. des Araignées, 2" éd., 1. 1, p. 257. 

(3) E. Simon : loc. cit., p. 459. 

(i) Purcell : Note on tlie Development of the Lungs, Entapophyses, Tra- 
cheae and Génital Ducts in Spiders. Zool. Anz., 1895, p. 39(1. 

(5) Chez Nops et C'aponio, d'après Berlkau, la première paire de poumons 
est elle-même remplacée par des tracliées à bouquets de tubules (E. Simon, 
loc. cit., p. 326). 



270 Bulletin de la Société Entoinologique de France. 

parler dans cette note, surtout par ceux concernant les appareils tra- 
chéens rudimentaires. 



Note sur Phrealcîa brevipalpella Chr. [Microlép.] 
Par L. ViARD. 

Dans un voyage que je viens de faire à Barcelonnette, j'ai rencontré 
et recueilli plusieurs espèces intéressantes ; celle qui m'a fait le plus 
de plaisir et qui mérite d'être signalée est la Phraelcia brevipalpella 
Chr., que j'ai découverte l'an dernier et que M. Chrétien a décrite 
{Bull. Fr., 1900, p. 90). Elle vit sur le Chèvrefeuille. L'insecte parfait se 
trouve sur cet arbuste, du 8 au IS juin, et même un peu plus tard 
isolément. Il se pose sur les rameaux ; quand on le dérange, son vol 
est brusque, peu soutenu, au bout de 3 ou 4 mètres le Papillon se 
laisse tomber et se blottit dans l'herbe. Sa couleur grise, chez le mâle, 
blanchâtre chez la femelle, le protège contre le chasseur qui le perd fa- 
cilement de vue. Sans être rare, il est assez localisé autour de Barce- 
lonnette. 



Bulletin bibliographique. 

.Académie des Sciences {C. B. hebdom. des Séances), 1900, I, 26; II, 1. 

— L. Bordas : Étude sur l'appareil digestif du Braclnjtrupes acha- 
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TENMULLER : Svnopsis of the Species of Melittia of America, North 
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CocKERELL : Tlic Now Mexico Bées of the Genus Meyachile and a 
new Andrena. — C. Normann : British Amphipoda; IV, Familles 
Stegocephalidae to OEdiceridae (part.) (pi.). — W.-L. Distant : 
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— H. Druce : Descriptions of some new Species of Heterocera from 
Tropical Soutli America. — W.-F. Kirby : Report on the Neurop- 
tera Odonata collected by M. E. Austen at Sierra Leone during 



Séance du II juillet 1900. 271 

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tlie Forpcularia; V, Descriptions of new Spociesanda new Gonus, 
(pi.). — L. Walsingham : Asiîitic Torhicidae. 

Entoinologisclte Nachrkhten, XXVI, 13 et 14, 1900. — Matslmura 
SiiONEX : Xeue Japanische Microlepidopteren. — J. Rober : Neuo 
Schmetterlingo. — Matslmlra Shonen : Uebersicht der Fulgoriden 
Japans, I. — W. Hor\ : Zum Studium der Cicindelen. — W. Meier : 
Coleoplerologische Xotizen. 

Essex Intitule {Animal Report), mai 1900.© 

Frelon [Le], 30 juin 1900 (2 exeinpl.). — J. Desbrochers des Loges : 
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mex : Ueber Zoocecidien von der Balkan-Halbinsel (fig.). — 
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"NVall. — 0. ScHULTz : Filarien in palaarktischen J^epidoi)teren. — 
Petites communications originales. 

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272 Bulletin de la Société Entomo logique de France. 

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Philom. Paris), 1899, 14 p., iig.* 

LÉvEiLLÉ (A.) : Études sur la Famille des Temnochilides {.inn. Soc. 
Ent. Fr.), 1899, 14 p.* 

A. L. 



Le Secrélaire-gérant : Pn. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTO]S£OLOGIQUJK DE FHANOE 



Scaucc (lu 95 juillet 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

M. le professeur Valéry May et, de Montpellier, et M. J. Kiinckcl 
d'Herculais, qui vient de faire un séjour de deux années en mission 
dans la République Argentine, assistent à la séance. 

Correspondance. — M. le capitaine Moser, de Berlin, et M. le ca- 
pitaine T hou venin, d'Oran, remercient la Société de leur admission. 

Nécrologie. — Le Président a le regret de faire part à la Société 
de la mort d'un de ses anciens membres, Don Victor Lôpez Seoane, 
décédé à la Corogne le 14 juillet. 

Démission. — M. E. Foray, de Roanne, a envoyé au Président 
sa démission de membre de la Société, 

Annales. — Le Secrétaire dépose sur le bureau le l*^'' fascicule 
des Annales de 1900. 

Admission. — M. Walter- Wilson Froggatt, Government En 
tomologist, deparlment of Agriculture, Sydney, N. S. W. Entomologie 
appliq liée, Hé m iptères . 

Présentation. — M. Henri Rouzaud, receveur des Finances, 
Narbonne lAude) [Entomologie générale et appliguée], présenté par 
M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. E.-L. Bouvier et 
G. -A. Poujade. 

Changements d'adresse. — M. R. Delsuc. 47, rue Talleyrand, 
Reims (Marne). 

M. L. Gratiollet, 8, rue Guy-de-la-Brosse , Paris. 



Bull. Soc. Eut. Fr., 1900. N" 14 



274 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Communications. 

Sur le Biston Hiinii Ch. Oberth., 
Lépidoptère hybride appartenant à la tribu des Phalénites 

(avec la planche I) 

Par Charles' Oberthur. 

Dans le Bulletin de la Société entomologique de France (année 1897 , 
n'^ lo) j'ai fait connaître, sous le nom de Biston Hiinii, le produit hybride 
de Biston {Nijssia) pomonarius d et de Biston hirtarius 9. 

Mais en 1897, on ne connaissait encore que B/sfon Hiinii (5; ce sexe 
étant seul sorti des chrysalides, à cette époque. Cependant une partie 
des chrysalides était restée \ivante; on pouvait donc espérer posséder 
la 9, un peu plus tard. 

Il s'agissait de savoir si Ilihiii ç, fille de pomonarius (5 et hirtarius 
9, qui est ailée, aurait les ailes plus développées que Pikii 9, fille de 
hirtarius (5 et à.e pomonarius 9, qui est aptère. 

Peut-être Hiinii 9 serait plus favorisée pour la grandeur de ses ailes 
que Pilsii n'avait pu l'être par sa mère pomonarius, absolument dé- 
pourvue d'ailes? 

Ou bien pomonarius (5, transmettant à sa descendance, en outre de 
son caractère de c? ailé, l'ensemble de ses caractères spécifiques, pro- 
duirait-il une 9 Hiinii, analogue à la 9 PihH, compensant ainsi hirta- 
rius 9. 

Dans ce cas l'influence à exercer par chaque Papillon reproducteur, 
sur la descendance devant résulter du double accouplement hybride, 
serait rigoureusement égale, en ce sens qu'aucun sexe ne serait prédo- 
minant par rapport à l'autre, quant à la conformation des êtres qui 
constitueraient la descendance des deux accouplements. 

Grâce aux travaux remarquablement patients et habiles de M. H uni, 
de Ziirich, et au succès qui les a couronnés, nous avons obtenu la so- 
lution du problème. 

La 9 Hiinii, issue de pomonarius (5 et de hirtarius 9, est sensible- 
ment similaire à la 9 Pilzii, issue de hirtarius <3 et pomonarius 9. 
Chacun des reproducteurs, cî et 9, transmet donc à sa descendance 
hybride l'ensemble de ses caractères spécifiques se mélangeant et se 
compensant également et non un caractère personnel, qui résulterait de 
l'un des reproducteurs, considéré au point de vue du sexe dont il est 
le représentant; étant donné que la 9 d'une des espèces appelée à re- 



Séance du 2.j juillet 1000. 275 

produire est, pour le caractère des ailes, favorisée à l'opposé de la ç de 
l'autre espèce. 

Les six 9 Hunii, obtenues après '-i et 4 années de chrysalide, sont 
représentées par procédé phototypique sur la planche 1 du présent 
Bulletin. 

Ces six 9 sont photographiées exactement conformes à leur grandeur 
naturelle, comme il avait été fait pour les Papillons Pilzii et Hilnii des 
planches I et II du Bulletin n'^ lo, de 1897. 

De même (jue le c? Hihiii diffère du d P(l:u par le ton plus jaunâtre 
et plus clair du fond de ses ailes, ainsi la 9 Hilnii est moins obscure, 
et est colorée d'une manière générale par une nuance d'un gris légère- 
ment jaune. De plus, les dessins noirâtres, notamment la ligne margi- 
nale commune, sont plus accentués. 

Mais la dimension des ailes n'est pas bien différente entre Pilzii Q et 
Hiinii Q. Il est très difficile d'établir, sous ce rapport, une description 
comparative rigoureusement exacte, puisque non seulement aucun in- 
dividu n'est semblable à l'autre, mais que les 2 côtés des ailes, dans le 
même individu 9, ne sont pas symétriques. 

Jugeant donc sur l'ensemble des exemplaires, on peut diie que, par 
la dimension des ailes, Pilzii 9 et Jiiinii 9 sont analogues, ainsi que 
cela a heu pour les dd- 

L'aspect général des Hïtnii 9 est plus robuste et moins grêle que chez 
Pilzii 9. Cela tient à la distension de l'abdomen des Uiinii 9 qui ne 
paraissent pas avoir pondu. 

Pour compléter ce que nous savons de la vie évolutive des Biston 
Hiinii, j'ajouterai, d'après les renseignements de M. Hiini, qu'il y a 
encore des chrysalides vivantes dont l'éclosion ne pourra désormais 
avoir heu qu'au mois de mars prochain. Les Papillons qui en sortiront 
auront donc passé cinq années en chrysalide. 

Maintenant serait-il possible que Pilzii el Hilnii, une fois obtenus par 
l'intervention d'un naturaliste, se perpétuassent, et qu'une nouvelle 
forme, tout à fait nouvelle et jusqu'ici inconnue, subsistât désormais, se 
reproduisant librement dans la nature? 

Je ne puis le croire. 

Des accouplements que nous avons déjà signalés (1897, n" 15, 
p. 259 , il n'est sorti que des œufs inféconds. 

Jusqu'ici du moins, la volonté de l'homme, servie par une remar- 
quable habileté, est indispensable pour produire à côté des espèces na- 
turelles, une forme nouvelle. Si cette intervention ne se renouvelle pas 
sans cesse en vue de l'accouplement hybride, cet accouplement n'a pas 



276 BuUetin de la Société Entomologique de France. 

lieu. Eùl-il lieu par extraordinaire, ce serait un accident dont le résul- 
tat serait limité à la durée delà vie des individus qui en seraient issus. 

Aberrations de Melitaea didyma Ochs. 

et Melitaea Parthenie Bks. [Lép] 

(avec la planche 1) 

Par Charles Oberthur. 

Les 13 Melitaea qui sont représentées sui- la planche 1 du présent 
Bulletin, ont toutes été prises aux environs de Rennes. L'intérêt qu'elles 
me paraissent surtout otlrir, c'est de démontrer que les aberrations 
se produisent toujours analogues, suivant des lois concernant chaque 
espèce ou même chaque genre. Les aberrations ne sont donc pas des 
incidents isolés, paraissant une fois pour ne plus reparaître sembla- 
blement ; ce sont plutôt des variations réguhères, se produisant dans 
certains lieux, où se trouvent réunies les conditions nécessaires pour 
leur développement. Ces conditions paraissent encore être peu con- 
nues. La chaleur ou le froid, la lumière et l'électricité semblent cepen- 
dant être les causes principales des aberrations, chez les Lépido- 
ptères. 

C'était par une chaleur d'orage accablante que, le lo août 1847, feu 
Bellier de la Chavignerie captura successivement cinq Liicaena 
Adonis du plus beau lilas {Ann. Fr., 1848, p. 301). 

Sans doute c'était l'électricité dont l'air était chargé qui avait fait 
passer du bleu au lilas les Lycaena Adonis fraîchement éclos. 

Il est vrai que la même cause ne peut vraisemblablement produire 
l'aberration Cinnus Hbn. (830-1) de la même Lycaena Adonis. Pour- 
tant ehe se reproduit assez fréquemment, puisque ma seule collection 
en contient une douzaine d'exemplaires. 

Au milieu d'un groupe de Lycaena Adonis normaux, on trouve 
parfois un Cinnus, ainsi que cela m'est arrivé au mois de mai de la 
présente année, à Yernet-les-Bains. Tous les Adonis d'un même lieu 
ont vraisemblablement subi les mêmes influences. Pourquoi une aber- 
ration isolée? Mais il convient d'ajouter que 3 Cinnus ont, à plusieurs 
années de distance, été rencontrés dans la même localité. Il y a donc 
une cause inconnue à la production dans le petit bois de Pinats, à 
Vernet, de cette aberration. 

Il en est de même pour les Melitaea, dont la représentation a été 
faite par les procédés photographiques. La didyma vole, au Sud de 
Rennes, dans un site très agreste appelé Bourg-des-Comptes. C'est 
sans doute la dernière station actuelle de celte Melitaea, vers l'Ouest. 



Bullet. Soc. Eut. France. 



Vol. V (1900), Pl. 1 




Biston Httnii ç 




Melitaea Didyma 

(hermaphrodite et aberrations). 



rhototyp. Oberthilr. 



Melitaea Parthenie 

(aberrations). 



Séance du 2o juillet 1900. 277 

Dans les landes, les prés arides et sur les berges du chemin de 1er, 
diihjma vole deux fois par an, en mai et en août. 

L'hermaphrodite, C(Mé gauche 9, côté droit d, ligure en tète de la 
colonne, a été pris en mai 1891. C'est un cas pathologique plutôt 
qu'une aberration. Il parait qu'on en a recensé près d'un millier, dans 
toutes les collections, jusqu'à ce jour. 

Les 3 (5 qui suivent, varient tous de la même façon, par l'oblitération 
des taches et dessins noirs des ailes inférieures en dessous. Le second 
exemplaire de la colonne l'ait la transition de l'aberration suivante à la 
forme type. Il a été capturé comme k; k" exemplaire, en 1893; le 3'' a 
été rencontré en 1892. 

Les 2 MeUtaea didyma, 3« et 4^, sont parfaitement conformes entre 
elles et elles ont été prises à un an de distance, en août, au même lieu. 

L'honneur de la capture de ces 4 Melitaed. didijma revient à 
M. P. Boulé, naturaliste à Rennes. Il a bien voulu me les offrir pour 
ma collection. 

Les deux autres colonnes représentent des MeUtaea Parthenie. Les 
4 spécimens da la colonne du milieu aberrent par albinisme de l'aile 
inférieure en dessous. En dessus, les taches noires normales ont pres- 
que entièrement disparu. 

Les 3 premiers individus (5 ont été pris à Bourg-des- Comptes par 
le même M. Boulé; la 9 a été prise par nous le 2 juin 1889. 

Le o^ exemplaire de la colonne de droite appartient à cette même 
aberration. Il est dépourvu de la plupart des taches noires normales 
en dessus, tandis que le 4« exemplaire de la même colonne est tout 
noir en dessus, sauf une bande marginale de lunules fauves. Malheu- 
reusement la photographie donne la même valeur aux couleurs fauve 
et noire et les 2 figures représentant les MeUtaea Parthenie en dessus, 
sont trop confuses pour être bien intelligibles. Je le regrette vivement. 

Il n'en est pas de même des 3 MeUtaea mélanisantes phothogra- 
phiées ci-dessous. A l'inverse des Papillons de la colonne du milieu, 
le noir envahit aux ailes supérieures comme aux ailes inférieures. 

Ma collection contient une trentaine d'exemplaires aberrants de 
MeUtaea Parthenie, la plupart pris aux environs de Rennes. 

Environ la moitié de ce nombre appartient à la variation mélani- 
sante; l'autre moitié se rapporte à la variation albinisante, qui existe 
semblable pour MeUtaea athalia. 

Hiibner a ligure sous le nom des Pijronia (080-8) des AthaUa , 
aberrantes, mélanisantes aux ailes supérieures, plutôt un peu albini- 
santes aux ailes inférieures. Le premier exemplaire de Parthenie de la 
colonne de droite cadre bien avec le n'^ 088 de Hu bner. 



^78 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Notes sur les Paussus du Nord de l'Afrique 
et sur les espèces du groupe de P. cornutus Chevr. [Col.] 

Par L. Bedel. 

I. — Sur les trois Paussus du Nord de l'Afrique. 

1. Paussus saharae. nom. nov. {cornutus ^ Fairm. nec Chevr.). 

— Castaneo-rufus, tibiis tarsisque niyricantibus, nitidus. Capite inter 
oculos spina erecta setigera arniuto. Antennarum clava lenticulari, bi- 
convexa, haud hirsuta, utrinque limbata, basi rotundato-subtruncata 
et extns in denteni acutum producta, in mare oblongiore, tenuissime 
granulosa et opaca, in femina breviore, inagis inflata, fere punctulata, 
vixopaca. Prothorace capite haud latiore, parte antica convexa, a pos- 
tica sulco transverso, medio profunde foveolato, separata. Elytris oblon- 
gis, nitidis, haud vel indistincte punctatis, pilis dispersis brevissiniis, 
punctiliformibus, vix apparentibus. Pedibus breviusculis; tibiis com- 
pressis, pariter latiusculis. — Long. 6-8 mill. 

Régions désertiques. — Algérie : Aïn-Sefra (Hénon! in coll. 
Bedel), Ghardaïa (coll. R. Oberthûr!), région du Hodna et Cliegga 
(Vauloger!), Tougourt (Thiébault! in coll. R. Oberthûr!), etc. 

— Tunisie : Sfax, Sbeïtla, Gamouda (Vauloger!), El-Hafay, Gabès 
(D"" Sicard), Kebilli (D'" Normand!), etc.— Trouvé généralement le 
soir, au vol, attiré par les lumières. 

Le P. saharae m. a été longtemps confondu avec le P. cornutus 
Chevr. et redécrit sous ce nom par Fairmaire (Rev. et Mag. de 
Zool. 1879, p. 179) ; il a été récemment signalé de Tunisie par J. Bour- 
geois et du Mzab par le D'' Chobaut sous le nom de P. aethiops{^). Il 
diffère tellement du véritable cornutus Chevr. {dentifrons Westw.) 
qu'il serait difficile de le comparer à cette espèce. Par contre, il est 
très voisin du P. aethiops Westw. {Thomsoni Reiche) dont il se 
distingue surtout par les poils disséminés sur ses élytres et qui sont 
tellement courts qu'on les prendrait pour des grains de poussière; en 
outre, ses pattes sont un peu moins longues et ses tibias plus largement 
aplatis. 

2. P. Olcesei Fairm. 1850 {Klugi ^ Fairm.). — Maroc : Tanger 

(() C'est sans doute encore le P. saharae que Lep rieur (L'Abeille, XXI, 
Paiissides, p. 3, noie) a signalé d'Alexandrie sous le nom erroné de P. armatiis 
Westw. 



Séance du 2o juillet 1900. 279 

(Olccso, Dieck). — Algt-rio : région du mont Ouarsenis (Vaulo- 
ger!); Grande-Kabylic à Azazga (Pic). 

Obs. — Cette espèce est voisine du P. Khaji Westw., espèce sud- 
africaine qui parait vivre avec des Pheidole. 

3. P. Farieri Fairm. 18ol. — Surtout en hiver et au premier 
printemps, dans les fourmilières de Pheidole pallidula Nyl., sous les 
pierres!. —Maroc : Tanger (Fa vier!). — Algérie : régions montueuses, 
de Daya à Bùne! mais plus rare vers l'Est que vers l'Ouest. — Tuni 
sie : Aïn-Draliam (Léveillé!), Porto-Farina (Vauloger!). — Aussi 
en Andalousie et dans les Pyrénées-Orientales. 

II. — Sur les Paussus ùxx groupe de corniitus Ghevr. 

Dans le Catalogue général des Paussides publié en 1887 par A. Raf- 
fray (Nouv. Arch. du Muséum, IX), diverses erreurs matérielles ren- 
dent inutilisable la liste des espèces voisines du P. cornutus Chevr. 
(pp. 40-41). — Grâce aux renseignements que j'ai reçus de M. René 
Oberthiir et aux constatations que j'ai faites à ce sujet, je puis réta- 
blir ici leur synonymie d'une manière plus exacte, en prévenant que 
le P. verticalis Reiche, dont la tête est dépourvue de corne entre les 
yeux, devrait être mis à part et même exclu de ce groupe : 

roniHtus Chevr. 1832. armatus Westw. 1833. 

dcntifrons Westw. 1833. curvicornis Chevr. 1838. 

* cornutus (»ws)+ Chevr. 

(ipfluups Westw. 184o ('). rilipes Westw. 184o. 

T/iom.wvii Reiche, 1860. hirsutus IIslUv. 1887. 

? verticalis ^ Westw., Raiïr. 

.4Hiî»om Gestro, 1881. verticalis Reiche, 1848. 

( = ? aethiops Westw.). ? Reichei Thoms. 1859. 
arabicas Raffr. 1887. 

Il y aurait heu d'ajouter à cette liste le P. saharae m., décrit plus 
haut, ainsi que plusieurs espèces sud-africaines, notamment le P. seto- 
sus Westw., le P. propinquus Pér. (qui m'a paru voisin de Var- 
matus Westw.) et peut-être quelques autres Paussus décrits par Pé- 
ringuey en 1897. 

(1) Celte espèce doit être attribuée à Westwood et non pas à Blanchard 
qui l'a figurée mais ne l'a pas décrite. 



280 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Description de trois Lépidoptères de Cao Bang (Tonkin) 

Par Tabbé J. de Joannis. 

M. le D'' A. Billet a recueilli àCao-Bang (Tonkin Nord-Est) un cer- 
tain nombre de Lépidoptères dont l'étude complète sera publiée ulté- 
rieurement; je signalerai seulement ici ceux qui m'ont paru constituer 
des nouveautés. 

1.) EusEMiA VuLCANiA Bull. var. Melania, nov. var. 

puis pedum abdominisque extremi niyris, non aurantiacis ut in 
typo; coUari flavo-pallescenti , non aurantiaco ; mnculis subapicalibus 
flnvo-pallescentibus, non albis, nec in linea recta, siciit in typo, dispo- 
sitis. 

2.) Oxyodes Billeti, n. sp. 

Supra ochraceo-aurantiaca; in anticis maculis duabiis loco umbrae 
niediae item et reniformi, subrotunda et lata, violaceis; in utrisque 
alis, margine externo et, in posticis, linea, a costa prius huic margini 
parallela, postea cum ijjso convergenti versus marginem internum, vio- 
laceis; in anticis, margine interno squamis violaceis irrorato. 

Infra pallide violacea, conspersa squamis albis quae, in posticis, in 
duplici série maculari, inter venus, un a secus marginem externum, al- 
téra parallela, confluunt; margine interno tantum, in utrisque alis, 
latius in anticis, pallide flavo. 

Capite albo et violaceo niixto; thorace flavo ; pectore albo; abdomine 
ad basim flavo, ulterlus squamis violaceis consperso. Palpis albo et brun- 
neo mixtis, 2° et 3° articulis in linea perpendiculari cum primo, 3" ad 
summitatem incrassato. Alis posticis subquadratis. 

Exp. alaruni : 49 mill. 

Une 9. 

Il existe à Londres, au Musée britannique, un mâle de la même es- 
pèce, venant de Darjeeling, presque entièrement identique à la 9 dé- 
crite ci-dessus. J'ai rapporté cette espèce au genre Oxijodes principale- 
ment à cause de la coupe des ailes rappelant celle d'O. scrobiculata. 
Toutefois la forme des palpes, celle des ailes inférieures , un peu an- 
guleuses, ainsi que la présence de petites toufïes triangulaires de poils 
aux pattes, paraissent demander au moins un sous-genre pour lequel je 
propose le nom de Rectipaipula, subg. nov. 

3.) Une troisième espèce, appartenant aux ?îotodontid(ie . constitue 



Séance du 2.j juillrt 1900. 28i 

un genre nouveau. Cliez le d, venant de Cao-Bang, les antennes font 
malheureusement défaut; mais je possédais déjà une Q de cette espèce, 
venant du Laos ou du Tonkin, je ne puis préciser davantage. Au Musée 
britannique, Sir George F. Hampson m'a montré deux exemplaires (5, 
venant de Bornéo, d'une espèce inédite différente, mais appartenant au 
même genre. Je d('dierai ce genre à M. le D'' Billet. 



ISilletia, nov. gvn. 

Palpes redressés, le troisième article oblique. Abdomen dépassant 
peu le bord abdominal. Antennes assez courtes, bipectinées jusqu'à 
leur extrémité dans les deux sexes, plus brièvement chez la ?. Ailes 
allongées; aux supérieures, 3 et 4 de l'angle inférieur; discocellulaire 
formant un angle rentrant vers la base; 6 de l'angle supérieur; 7, 8, 
9, 10 tigées; pas d'aréole. Aux inférieures, 3 et 4 de l'angle, 6 et 7 
longuement tigées, 8 se rapprochant de la cellule puis s'écartant len- 
tement de celle-ci et de 7. 

Ce genre se place près de Stauropus, il s'en distingue spécialement 
par la discocellulaire, droite chez Stauropus , anguleuse chez BUletia. 
Les ailes sont aussi très différentes, épaisses chez Stauropus, beaucoup 
plus minces chez Billet ia. 

B. rubripuncta, n. sp. 

Pallide flaro-grisea, discocellulari in utrisque alis et in ut raque ala- 
rum pagina puncto rubro notata. Inanticis, strigis duabus niacularibus, 
una a costa ante apicem, altéra a margine externo ultra apicem, obli- 
quis , paralleUs , fasciaque discoidali, ad costam latiore, tenuiter fuscis; 
duobus pundis marginalibus, respective in intervallis 4 et G, duobus- 
que aliis basalibus, nigris. Infra, in anticis, striga, a costa paulo ante 
apicem, obliqua, maculis duabus fuscis constanti, et ultra ecanescenti; 
in posticis,linea discoidali fusca, externo margini pandlela, vix, praeter 
ad costam et ad marginem internum, notata, et, ultra eam, ad margi- 
nem internum, maculis rubris duabus. 

Palpis nigris, P et '^' articuUs pilis fîacis hirsutis. Capite et tlio- 
race quatuor punctis nigris anter lus notato , pallide flaco-griseis; ab- 
domine flavo, in articuUs singulis, praeter duos primos et ultimum, 
punctis quinque nigris notato, duobus dorsalibus, duobus lateralibns, 
unoque ventrali. Alis anticis versus apicem rotundatis, margine externo 
sub apice leviter sinuato, posticis rotundatis. 

Exp. alarum : d, 33 mill.; Ç oo mill. 

t4* 



282 Bulletin de la Société Entomolocjique de France. 

A propos de deux Staphylinides [Col.] 
décrits par M. E. Abeille de Perrin. 

Par A. Fai'vel. 

Je crois utile d'appeler l'attention sur un caractère signalé par mon 
excellent ami, M. Abeille de Perrin, chez son Ocypus integer, de 
Smyrne {Bulletin, 1900, p. 203); le c? a, dit-il, le 7<= segment de l'abdo- 
men arronili et nullement échancré en dessous. C'est la seule exception 
qu'on ait indiquée dans l'immense tribu des Staphyliniens, où les es- 
[)èces de tous les genres ont toujours ce segment plus ou moins incisé 
ou échancré, et il est impossible de ne pas insister sur son impor- 
tance. 

Seulement je me le demande — et je suis assez indiscret pour le 
demander à l'auteur — comment, en pareil cas, distinguerons-nous 
les sexes, puisque ce caractère des échancrures ventrales était le seul 
admis comme l'apanage des (5? La dilatation des tarses antérieurs, 
couramment invoquée dans beaucoup d'autres groupes ou familles, 
ne peut servir pour les Ocypus, ces insectes ayant, tout le monde le 
sait, les tarses également dilatés dans les deux sexes. 

Je profite de l'occasion pour dire quelques mots au sujet du Lathro- 
bium {Clijptomerus) Doderoi Abeille (même Bulletin, p. 204). 

Dès 1873, dans le tome III de ma Faune gallo-rhénane (p. 3-5o), j'ai 
noté, d'après les types, Vetruscuin Piccioli comme synonyme de 
Vapenninum Baudi. Depuis celte époque, le D"" Joseph [Berl. Ent. 
Zeits., 1882, 35) et Czwalina {Deuts. Ent. Zeits., 1888, 3oo) se sont 
occupés de cette espèce hypogée et ont décrit les caractères du a, 
que, faute d'avoir ce sexe sous les yeux, j'avais donnés (/. c.) d'après 
Piccioli. 

En étudiant à nouveau mes deux Ç d'apenninum (tout ce que je 
possède), de YallomJjrosa et Lucca (Toscane), je constate que l'exem- 
plaire de Vallombrosa a le 7^ segment dorsal (6« pour Abeille) faible- 
ment, mais nettement anguleux à sa marge apicale, tandis que, chez 
celui de Lucca, celte saillie forme un triangle très net, comme l'indi- 
que noire collègue pour le Doderoi Q. Par contre, le?'' segment ventral 
est identique chez mes deux exemplaires, c'est-à-dire saillant-obconi- 
que avec un faible sinus à son extrémité. Je ne puis trouver d'ailleurs 
le plus léger caractère pour séparer mes deux spécimens, et j'en con- 
clus volontiers que ces modilicalions du 7" segment dorsal sont indi- 
viduelles, puisque ce segment affecte une troisième forme chez les 9 
de M. Abeille de Perrin, n'ayant plus trace de saillie anguleuse. 



Séance du 2o juillet IfMJU, 283 

, Pas plus (|ue notre collègue je n'ai vu le çS d'apenninum; mais les 
auteurs cités plus haut lui donnent pour caractères : 7« segment ven- 
tral légèrement incisé à l'extrémité, pectine de chaque coté avant le 
milieu de deux toull'es transverses de petits cils noirs juxta[)osés sem- 
blant prendre naissance au bord d'une fossette elliptique; ii" segment 
aAcc une impression triangulaire nnniie intérieurement de cils noirs 
courts et rigides et prolongée en sillon à sa base ; segments o, 4 et 3 lé- 
gèrement impressionnés au milieu. 

D'après M. Abeille de Perrin {Bulletin, p. 20o), le Doderoi c5 à\\- 
iî^Yçvvài iV apenninuni (5 par le o'^ segment \enivs\ fortement et triangn- 
laivement incisé: mais cette indication est contredite par les termes do 
sa description [ibid., p. 204), où il donne ce segment comme simple- 
ment sinué; d'ailleurs je ne connais pas d'exemple d'un 5® segment à 
incision fortement triangulaire. Il est à croire qu'il s'agit du 8^ ou 
segment de l'armure génitale. 

Un pocopiu di lucene serait pas inutile pour éclairer ces obscurités, 
presque aussi profondes que celles des cavernes où vivent les Glypto- 
merus. 



Notes sur quelques Podistrina 
et description d'une espèce nouvelle d'Algérie [Col.] 

Par J. Bourgeois. 

1. Podistrina continua Bourg., Bull. Soc. eut. Fr.,1899,p. 340. — 
Cette espèce, décrite du mont Ventoux, où elle avait été prise par 
notre collègue M. leD'' Chobaut, vient d'être retrouvée par M. P. de 
Peyerimhoff, sur un Pin sylvestre, au hameau de Blégiers (mon- 
tagne du Cheval-Blanc), dans les environs de Digne. L'exemplaire 
que M. de Peyerimhoff a bien voulu me communiquer, et qui est 
également une ç, a le [ironotum un peu plus transversal et un peu 
plus élargi d'arrière en avant, mais tous les autres caractères étant 
identi(iucs à ceux de mon exemplaire typique, il ne me paraît pas 
possible de l'en séparer, surtout en l'absence du c5. 

Les deux Podistrina du mont Ventoux {P. Chobauti Bourg, et P. 
continua Bouv g.) ont donc été retrouvées, presque immédiatement 
après, par M. de Peyerimhoff, dans les environs de Digue; la pre- 
mière au lac d'AUos (cf. Bull. Soc. ent. fV., i899, p. 3.38) et la seconde 
au Cheval-Blanc. C'est un fait à noter au point de vue géographique. 



284 Bulletin deJa Société Entomologique de France. 

2. PODISTRINA ABEILLEI BoUTg. , BuU. SoC. Oit. Fr., 1893,p. CCLXXXIX. 

— M. le D'' Chobaut, qui vient de reprendre cette espèce au mont 
Edough (Algérie), a bien voulu m'en envoyer plusieurs exemplaires, 
parmi lesquels un c5 et une Q accouplés. Leur examen m'a permis 
de constater que le premier article des antennes, que j'avais décrit 
comme étant entièrement d'un roux clair, est susceptible de passer 
au brunâtre plus ou moins foncé, notamment chez la ç. 11 on est de 
même des tibias antérieurs. 

3. Podistrina algirica, sp. nov. — c5 Latet. — 9 Aptera, fusca, 
tenuissiine pubescens; capite antice riifo-flavo, palpis pallide fJavis, 
artirulo ultinio nigro, antennis brunneis , cnissis, ultra mediam cor- 
poris paulum prolongatis ; pronoto quadrato, latitiidine haud breviore, 
punctulato, transversaliter immarginato, rufo, inedio plus ruinusce in- 
fuscato, antice lateraliter depresso; eUjtris abbreviatis, fusco-bninneis, 
apice flavo-maculatis. — Long. 4 mil!. 

c5 Inconnu. 

9 Aptère. Tète subconvexe, peu rétrécie postérieurement, linement 
et assez deusément pointillée, d'un brun de poix à peine luisant, avec 
la partie antérieure, à partir de l'insertion des antennes, d'un roux 
testacé; yeux noirs, peu saillants, à facettes grosses et convexes; 
mandibules rousses, un peu obscurcies au bout; palpes d'un flave 
pâle, avec le dernier article noir; antennes épaisses, dépassant un 
peu la moitié du corps, d'un brun assez clair avec l'extrémité obs- 
curcie; l'''" article allongé, égalant les deux suivants réunis, assez 
fortement épaissi de la base vers l'extrémité, 2^ de la moitié de la lon- 
gueur du premier et atteignant presque les trois quarts du 3% les 
suivants subégaux. Pronotum à peu près aussi long que large, fme- 
ment pointillé, légèrement convexe, avec une dépression transversale 
en avant du milieu, visiblement rebordé au bord antérieur et à la base, 
nullement sur les côtés, d'un roux assez vif avec le disque plus ou 
moins rembruni, parfois concolore; côtés parallèles, presque droits, 
angles antérieurs tronqués et relevés en bourrelet, les postérieurs 
droits, très légèrement dirigés en dehors. Écusson transversal, d'un 
brun noirâtre. Élytres raccourcis, ne dépassant pas le double de la 
longueur du pronotum, ruguleux, pubescents, bruns avec une tache 
jaunâtre, assez vaguement Umitée, à l'extrémité. Abdomen épais, 
plus large que les élytres, ruguleux, brun noirâtre avec les arceaux 
ventraux bordés de jaune sur les côtés et postérieurement; le dernier 
concolore, échancré en demi-cercle à son extrémité. Pattes brunes, 
tibias et tarses flavescents. 



Séance du 2-1 juillet lOW. 283 

Algi-rie : luoiil Kdough (D'' Clioljaut, mai 1894); PiiilippcNilIe 
(M. Pic). 

Très voisin de /*. continua Bourg., mais distinct ]jar la 1<H<' d'un 
roux testacé antôrieuroment, par les antennes d'un brun clair, plus ro- 
bustes et un peu plus longues, par le pronotum plus allongé, presque 
aussi long que large, par les élytres marqués d'une tache jaunâtre à 
l'extrémité, etc. Chez certains exemplaires, le pronotum est maculé 
de noir sur une assez grande étendue de sa partie discale et quelque- 
fois aussi sur le bourrelet des angles antérieurs; chez d'autres, il est 
entièrement roux. 



Description d'un Lampyride nouveau, de Bornéo [Col.] 

Par Ernest Olivikk. 

Dans les Annales de la Société Entonwlogii/ue de Belgique (t. XLIV, 
1900, p. 237), j'ai créé le genre Ototreta pour deux Coléoptères iné- 
dits de la famille des Luciolides [Ototetra ]yeijersi et fornicaia), pro- 
venant de Sumatra, se distinguant nettement des Luciola par leur 
forme courte, trapue, la brièveté de leur prothorax, leurs antennes à 
articles médians comprimés, les angles postérieurs du prothorax 
creusés à leur sommet d'une profonde impression, etc. .fe viens faire 
connaître aujourd'hui une troisième espèce de ce genre : elle fait partie 
de ma collection et provient de Sarawak (Bornéo). 

Ototreta gravida, nov. sp. — -V/^;'«, lucidu; antennis dimidiuin 
corporis attingentibus, nigris, pubescentibus , articulis 3-8 compressis ; 
protliorace laeci, brevi, antice rotundato, basi recte truncato, in medio 
longitudinuliter canaliculato , anyulis posticis piceis , retioproductis et 
calde impressionutis; scutello obconico, punctato: elgtris (Mongis, ru- 
yosis, pubescentibus ; pedibus nigris. — J^ong. 6 mill. 

Cette espèce se reconnaît facilement à sa coloration différente de 
celle des deux autres du môme genre. 

Description d'une nouvelle Rhopalomyia. d'Italie [Dipt.] 
Par le D"" A. Trotter. 

Rhopalomyia Kiefferi, n. sp. (5 <3]. 

Imago. — Corps rouge; antennes, vertex et occiput, pronotum, 
larges bandes du mésonotum, écusson, poitrine et larges bandes sur 



286 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

le dessus de l'abdomen brims; pattes brunâtres. Palpes bi-articulés ; 
article premier globuleux, le second ovalaire, tous deux longuement 
ciliés. Bouche à peine proéminente. Antennes composées de 2 et 14 ar- 
ticles, avec les deux premiers articles du funicule soudés entre eux et 
deux fois et demie aussi longs que gros; chez le c5, tous les articles, 
à l'exception du dernier, sont munis d'un col atteignant environ la 
moitié de leur longueur; chez la ç, le col est presque nul, et les deux 
derniers articles sont étroitement connés, de sorte qu'ils ne paraissent 
former qu'un article unique, rétréci en son milieu et deux fois aussi 
long que le précédent. 

Pattes entièrement couvertes d'écaillés noires; crochets des tarses 
noirs et bifides, caractère par lequel cette espèce se distingue de toutes 
les autres du même genre; pelote médiane à peine plus longue que les 
crochets, les deux latérales beaucoup plus petites, mais très distinctes. 
Ailes à bord antérieur cilié, conformées comme chez Rh. folionini 
(H. Lô w). Pince anale avec l'article basai et l'ongle conformés de même 
que chez cette dernière espèce; lamelle supérieure profondément bilo- 
bée; l'intermédiaire avec une échancrure arquée; l'inférieure, la 
plus courte, conformée comme d'ordinaire. Pochette de l'oviducte très 
courte, à peine plus longue que large. — Taille 6 5 2,3 mill. 

Nyiitphc. — Gaine antennaire munie à sa base d'une dent brune, 
en cône comprimé et un peu plus longue que large. Soies faciales à 
peine plus longues que leur minime papille; soies du vertex très lon- 
gues, six fois aussi longues que le grand mamelon sur lequel elles sont 
insérées et cinq fois aussi longues que les stigmates thoraciques; 
ceux-ci en cône tronqué, à peine chitineux, deux fois aussi longs que 
larges. Point de spinules dorsales. La dépouille nymphale n'est pas en- 
tièrement hyaline, mais la tète, le thorax et la gaine des hanches anté- 
rieures sont brunâtres. 

Larve. — Elle est de couleur jaune viteUin, seulement, plus tard, elle 
devient rougeâtre. Le nombre et la disposition des papilles et des soies 
est en tout comme dans les autres lihopalomijia; elle est en outre dé- 
pourvue de spatule steruale, caractère distinctif des larves de ce genre. 
(Voir à ce propos la publication de Kieffer, Beobachtung. iib. die Lar- 
ven der Cecidomyinen, p. 8-9, in « Wien. Entomol. Zeitg. » 189o, 
IHeft, p. 1). 

Oeuf. — Les œufs sont nombreux, de la couleur de l'abdomen, cinq 
fois aussi longs que gros, de forme cylindrique, avec les deux bouts 
arrondis et un peu amincis. 

Galle et mœurs. — Cet insecte produit des galles aux dépens des 



Séance du 2S juillet 1900. 287 

pousses ou (les feuilles d'Arteiiiisia camphorata. Ces galles sont ovoïdes, 
hautes de o à 6 rnill. et larges de 2 mill., glabres, un peu charnues, 
coriacées ou subligneuses à maturité, rouges ou brunes, terminées su- 
périeurement par une point( ,, avec une cavité intérieure. J'ai déjà 
donné une description et une figure de cette gaUe dans ma pubUca- 
tiitn « Contributo alla conoscenza degii Kntomocecidi ita- 
liani, etc. » ('). 

La larve se métamorphose dans la galle, dans un petit cocon blanc, 
et l'insecte en sort au printemps de la seconde année, au mois de mai 
ou juin. 

Patrie. — Vallurbana (Modène) et Vittorio (Treviso). — J'ai ob- 
tenu l'insecte de galles récoltées par le Professeur P. -A. Sac car do 
dans cette dernière locaUté. 

L'espèce est dédiée au savant cécidiologue de Bitsch. l'abbé 
J.-J. Kieffer, qui a bien voulu m'aider à la recomiaitre. 



Notes sur le genre M&lthinus Latr. [Col] 
Par Maurice Pic. 

En attendant une (-tude générale synoptique sur le genre Malthinus 
Latr., je crois utile de publier dès maintenant quelques observations 
ou rectifications inspirées, pour la plupart, par l'étude de plusieurs 
accouplements recueillis dans mes dernières chasses. 

Tout d'abord je dois dire que les divisions synoptiques établies par 
de Marseul (Malthinides, in L\\beUle,X\l,lS77) et basées seulement 
sur la coloration de l'épistome, celui-ci étant soit clair, soit foncé ou 
taché de noir (divisions G et G', de la page 12), ont pour résultat de 
séparer les deux sexes de niçiribuccis Mars.; il en est de même pour 
fasciatus Thoms. {=balteatus Suffr. [ex auctor.]). La coloration delà 
tète, presque invariable dans le même sexe, est différente chez les deux 
sexes de chacune des deux espèces que je viens de nommer, la colo- 
ration étant, dans le pourtour du labre, toujours claire et parfois très 
pâle chez le cJ, et plus ou moins noire ou rembrunie chez la ç. 

J'ai capturé en Tunisie plusieurs accouplements qui m'ont permis 
de constater que la forme varus Bourg., récemment décrite [Bull. 

{[] « Riv. (11 Patol. végétale » 1899, v. VII, p. 107, n" 5, tav. XVil, (ig. 1 
et la. 



288 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Fr., 1900, p. 94), s'accouplait avec la forme nigrihuccis Mars., ou du 
moins avec une ç non spécillquement distincte du type de de Mar- 
seul, d'où on peut conclure que ces deux noms désignent une seule 
espèce ('). A la rigueur on peut attribuer, à titre de variété, le nom 
de varm aux exemplaires qui offrent une coloration plus pâle sur 
l'avant-corps ou moins foncée sur les pattes, car M. nigrihuccis Mars. 
est variable dans la coloration de ses membres ou celle de son avant- 
corps. 

Tout récemment, j'ai recueilli on Saône-et-Loire un autre accouple- 
ment dont les deux sexes correspondent bien à la description du fax- 
ciatus de Tbomson (Skand. Col., VI, 1864, p. 194) et qui, par consé- 
quent, doivent se rapporter à balteatus Suf fr., en admettant que la note 
synonymiquede M. Bourgeois (supplément aux Malacodermes, p. 27, 
in Revue rr£nf.,1893) soit juste. Laç de cet accouplement est, de plus, 
identique aux exemplaires typiques reçus de l'auteur et nommés 
Merkli var. praetextusBourgeoi?' (^). Je ne connais pas les types de 
Merkli Weiseni ceux de balteatus Suffr. et ne puis qu'indiquer, d'a- 
près ce qui vient d'être rapporté, la synonymie probable de ces deux 
noms; mais au sujet de la variété praetextus Bourg., je serai plus 
précis; cette variété est insignifiante, car le « fin liséré noir bordant 
les côtés du prothorax », qui la caractérise, est variable, parfois rac- 
courci ou invisible vu de côté. 

Le caractère des tibias postérieurs du (5 dilatés et aplatis près de l'ex- 
trémité qui, d'après les derniers monograpbes, caractérisait principale- 
ment M. balteatus Suffr., ne suffit plus maintenant à la distinction de 
cette espèce, car plusieurs autres récemment décrites, comme brevior 
Pic, maritimus Pic, delicatiilus Bourg., possèdent une structure de 
tibias analogue dans le même sexe. Puisque j'ai occasion de parler de 
delicatulus Bourg. {Bull. Fr., 1899, p. 370), je ferai remarquer que 
cette espèce, d'après sa description, me parait difficilement séparable 
de maritimus Pic {L'Échange, n" 174, p. 19): c'est pourquoi delica- 
tulus Bourg., a besoin d'être réétudié avant d'être accepté comme 
^alable. 



(1) J'ai déjà présenté celte réunion comme probable avant mon voyage 
{L'Échange, n" 185, 1900, p. 37). 

(2) Celte variété a été récemment décrite (Bull, fr., 1899, p. 370) comme 
provenant seulement d'Asie Mineure et de la l^rance méridionale: Soos; mais 
on réalité elle possède un habitat bien plus étendu ainsi que je l'ai indiqué 
{L'Echange, n" 18b). 



Séance du r; juiUct 1901). 289 

Notes synonymiques 

Par Maurice l'ic. 

Ptiiius lepi(U(s Péringuey {Ann. South Àfrican Muséum, I. part. 2, 
1899, p. 242), de l'Afrique australe, étant préoccupe par Pt. lepidiis 
Villa (Cat. Col. eur., suppl., 1838, p. G2), d'Italie, devra prendre le 
nom de Krugeri [nom. nov.J. 

Àntliicu<< (juodraticrps Fairmaire(.AH». Fr., LXVIII, 1899, p. 490). 
de Madagascar, étant préoccupé par A. quadratici'ps Desijrochers 
[Opusc. Entom.. I, 187o, p. 47), de Syrie, devra prendre le nom de 
betsibokensis [nom. uov.]. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences (C. /{. hebdom. des Séances), 1900, II, 2 et 3.0 

Agricultural Gazette ofN. S. Tffl/é's, juin 1900. — W. Froggatt: Insects 
and Birds. — Insects living in Figs (pi.). — A. Gale : Why do 
Bées Swarm ?. — Notes diverses. 

Archives provinciales des Sciences, 1*"' juillet 1900. 

Association française pour l' Avancement des Sciences. — 1" Bulletin de 
VAFAS juillet 1900. — 2° Session de Boulogne-sur-Mer, 1899-1900. — 
M. Gausard : Sur la respiration branchiale chez les Diplopodes. — 
L. Bordas : Étude comparée des organes reproducteurs mâles des 
Coléoptères. 

Canadian Entomoloyist {The). XXXII, 7, 1900. — Rev. Tho.mas W. 
Fyles : The « Entomological Muddle » — A rejoinder (1 pL). — 
E.-D. Ball : Some new Jassidae from the southwest. — E.-E. Bogue : 
A new species of Kermès. -- G.-F. Baker : Notes on Idiocerus (Jas- 
sidae). — William Beltexmuller : A new Sesia from Alaska. — 
A. R.îdcliffe Grote : Types of Noctuid gênera. — F. -M. Webster : 
Some species of Diptera inhabiting or frequenting the wlieat fields 
of the middle west. — Geo.-B. Kl\g : The Coccidae of the ivy. — 
Herbert Osborx : Description of a new species of Haematopinus. 

Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1900,1. — A. Schultze : Beschrei- 
biing neuer palàarktischer Ceuthorrhynchinen. — Ceuthorrhijnchus 
dalmatinus Stierl. = obsoletus Germ. — E. Reitter: Beitrag zur 



290 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Coleopteron-Fauna des russischen Reichos. — Ucbersiclit der Arten 
(1er Curculioiiiden-Gattung Mijlloceriis Schônh.und Corigetus Desbr. 
der centralasiatischen Fauna. — J. Gerhardt : Neuheiten der schle- 
sisclien Kàferi'auna ans dem Jahre 1899. — Leptacinus linearis 
Kraatz sp. pr. — D'' G. Kraatz : Dilochrosis nigra. — Einige neuo 
Cetoniden-Arten. — Ueber die Gattuiig Phonotaenia Kraatz. — 
Brachypteryx Krtz. = Syntoniopteryx Krtz. — Bhadinotaenia n. 
gen. auf Grumetis ? clytus "NVestw. — Tnjinodem Diivicieri Schoch 
vom Nyassa-See. — E. Reitter : Reitrag ziir Coleopteren-Fauna 
von Europa iind den angrenzendea Landern. — 0. Schwarz : Ver- 
zeichniss der von Hrn. D'' Schullheiss in N.-O. — Sumatra gesam- 
melten Elateriden nebst Beschreibung einigerneuer Arten. — Neue 
palaarl^:tische Elateriden. — D"" G. Hauser : Sambus Pminae n. sp. 

— J. Weise : Kurze Mittlieilungen liber ostafrilcanische Coccinelli- 
(len und Bescbreibungen neuer Arten. — Neue Coleopteren aus 
Kleinasien. — D'' G. Hauser : Alaomorphus Candezei novum genus 
et nova species Elateridarum. — D"" G. Kraatz : Protaetia regalis 
var.nov. Horni Krtz. — 0. Schwarz : Neue Elateriden aus Africa. 

— G. Breddin : Nova Studia Hemipterologica. — D"" G. Kraatz: 
Varietaten einiger Glycyphana-Aricn von Neu-Guinea. — Cleriden 
aus Ceylon gesammelt von Hrn. D'' Horn. — D'' Walther Horx : De 
novis Cicindelidarum speciebus. — D'" G. Kraatz : Ainblyopinus 
BrandesiKvlz.n.S[). — J. Weise : Einige neue Hispinenund Gassidi- 
nen von Paul Weise in Usambara gesammelt. — Eine neue Alur- 
nus-Form. — D'' G. Kraatz : Fornasinius Dardai Krtz. (neuer 
Goliathide). — Ueber die Varietaten der Protaetia soloriensis AVall. 

« Fauna » Société des Naturalistes Luxembourgeois, Mil, 1898 et IX, 
1899. — D'' Er. Feltgex : Geschwulstbildung durch Raupenhaare. 

— Janet's Werke ûber Ameisenkunde. — Miscellen : L'alcoolisme 
chez les Papillons. — Jets de sang (Orthoptères). — D'' E. Klein : 
Die Rosenblattbiene {Megachile centuncularis). 

Illustrierte Zeitschrift fiir Entomologie, V, 14, 1900. — D"" Andréa 
(iiARDiNA : Ein Beilrag zur Kenntnis des Genus Machilis Latr. (fig.). 

— L. SoRHAGEN : Beitrag zur Kenntnis der Gattung Lithocolletis 
(pi.). — Ew. H. RùBSAAMEN : Cher Zoocecidien von der Ballvan- 
Halbinsel (tig.). — D'' L. Zehntner : Formalin als Konservierungs- 
mittel. — Notes diverses. 

K. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien [Verhandlungen der), 
L, o, 1900. — D'" Peter Kempny : Beitrag zur Perliden- und Tri- 



Smnce du 2ri juillet lOOD. 291 

cliopteren-Fauua Siidtirols. — L. Gaxglbauer : Drdneue mitldeu- 
ropâischc Coleopteren. 

Ndtiiniliste {Le), lo juillet 1900. — D'" Lkox G. Cosmovici : Contribu- 
tions à rétude de la faune de la Roumanie. — Louis Plaxet : Essai 
monographique sur les Coléoptères des genres Pseudolucane et Lu- 
cane. — X : Les plantes de France, leurs papillons et leurs chenilles. 

— C. HouLBERT : Gênera illustré des Coléoptères de France (suite). 

Psijche, IX, 291, 1900. — S.-H. Scudder : Notes on tlie Orthopteran 
genus Leprus Saussure. — S.-J. Huxter and W'.-S. Suttox : The 
Melanopli of Kansas, II. — G.-B. King : The genus Kermès in north 
America (fig.). 

Royal Society [Proceedings], LXVI, 431, 1900.0 

Sociedad cientifica « Antonio Alzate » [Memorias y Revista), XIV, 3-4, 
1900. O 

Societas cntomologica, XV, 8, 1900. — 0. Sciiultz : Lepidopterolo- 
gisches (belreiïend Papilio podalirius L. und Papilio machaon L.). 

— Fr. W. Konow : Neuer Beitrag zur Synonymie der Chalastogas- 
tra (Hym.). 

Union apicole (L'), VI, 7, 1900. — Entomologie agricole : Dégâts du 
Forficula auriciilaria L., dans les ruches. 

Wiener Entomoloyische Zeitung, XIX, 6-7, 1900 (2 exempl.). — Jos. 
MÙLLER : Ueber neue und bekannte Histeriden. — Jos. Mik : Dip- 
terologische Miscellen, III. — Edm. Reitter : Coleoptera, gesammelt 
im Jahre 1898 in Chin. Central-Asien von D"" Holderer in Lahr, 
(1 pi.). — RoMUALD FoRMANEK : Svnoptische Uebersicht der Phae- 
nops-kvien aus der palaearctischen Fauna. — Gabriel Strobl : 
Spanische Dipteren (XI). — F. Hartmann : Zwei neue Episomus aus 
Sumatra. — Edm. Reitter : Eine neue Art der Coleopteren-Gattung 
Acanthocinm aus Bosnien. — D'' A. Fleischer : Zur Variabihtat des 
Porcinolus inurinus Muls. — Leanuer Czerny : Neue osterreichis- 
che Dipteren. 



Brolemaxn (H.-W.) : Sur le travail du D'' Verhoeff intitulé : « Cher 
Doppelmânnchen bei Diplopoden {Bull. Soc. zool. Fr.), 1900, (5 p.^' 

Id. : Dous Myriapodes notaveis do Brazil, 7 p., hg.* 

Id. : Notes Myriapodologiques, traduction française de la note ci-dessus 
{Zool. An:. XXIH, 612), 1900, 4 p. flg.* 



202 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Olivier (Ernest) : Contribution à l'étude de la Faune entomologique de 
Sumatra (Voyage de M. J.-L. Weyers), XI, Lampyrides {Ann. Soc. 
ent. Belg.), 1900, 5 p. (2 exempl.)* 

Pic (T.) : Uber Dorcadion divisum Germ. und dessen Varietâten {Ent. 

yachr.), 1899,4 p.* 
Id. : Ueber Rosalia alpina L. und deren Varietâten [loc. cit.). 1900, 

2 p.* 

Pic (M. uEd T.) : Diagnosen verschiedener Phytaecia aus dem Orient 
{loc. cit.), 1900, 2 p.* 

Pic (M.) : Sur le genre Pohjarthron Serv. {Misccll. entoni.), 1900, 2 p.- 

Id. : Neue Pedilidae und Anlhicidae {K. K. zool. bot. Gesell.s.), 1900. 
2 p.* 

Id, : Description d'un Ocladius nouveau d'Abyssinie. Quelques notes 
coléoptériques {Bull. Soc. ent. Fr.), 1900, 3 p.* 

Id. : Descriptions et habitats nouveaux de divers Coléoptères d'Algérie 
et d'Orient {loc. cit.), 1900, 3 p.* 

Id. : Contribution à l'étude des Ptinidae de l'Amérique centrale et mé- 
ridionale {A)in. Soc. ent. BeUj.), 1900, 8 p.* 

A. L. et J. M. 



Le Secrétaire-gérant : Ph. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMOLOaiQUE DE FRANCE 



Séance du lO octobre I900. 

Présidence de M. P. MABILLE, ancien Président. 

MM. do Boauchène, de Vitré. Darboux, do Montpellier, et Pic, 
de Digoin, assistent à la séance. 

Correspondance. — M. le capitaine Thouvenin, d'Oran, remercie 
la Société do son admission. 

Démission. — M. E. Foray, de Roanne, a envoyé au Président sa 
démission de membre de la Société. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret de faire part à la 
Société de la mort de M. H.-J. Lhotte, décédé le 30 juillet dernier. 
H.-J. Lhotte était un Lépidoptéristo zélé et habile; il se livrait par- 
ticulièrement à la recherche et à l'éducation des chenilles, et avait fait 
dans cet ordre d'études nombre de découvertes intéressantes dans les 
environs de Paris. 

Nominations et distinctions honorifiques. — Le Président a le 
plaisir d'annoncer à la Société les nominations et promotions suivantes 
qui ont eu lieu depuis la dernière séance : 

M. le D'' A. Foumouze, Trésorier honoraire, a été promu officier 
de la Légion d'Honneur. 

— MM. de Claybrooke, M. Maindron, P. Nadar et A. Vollon 
ont été nommés chevaliers de la Légion d'Honneur. 

— M. A. Bonhoure a été nommé Gouverneur de la Côte française 
des Somalis, à Djibouti. 

— M. E. us ta lot a été nommé Professeur au iMuséum d'Histoire 
naturelle de Paris (Mammalogie, Ornithologie). 

— M. le D'" P. Marchai, après un brillant concours, a été nommé 
Professeur de Zoologie appliquée à l'Agriculture, à l'Institut agrono- 
mique de Paris. 

— M. G. Darboux a été nommé Maître de Conférences de Zoologie 
à la Faculté des Sciences de Lyon. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 15. 



294 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

— La Société ontomologique de France a obtenu ù l'Exposition univer- 
selle une médaille d'or pour l'ensemble de ses publications. 

— Une médaille d'or a été également décernée à M. le Professeu 
A. Giard pour son exposition de Champignons entoniophyles. 

Admission. — M. Henri Rouzaud, receveur des Finances, Nar- 
bonne (Aude). Entomologie générale et appliquée. 

Présentation. — M. Potier de la Tarde, Granville (Manche) 
[Coléoptères], présenté par MM. de Larminat et E. Dongé. — Com- 
missaires-rapporteurs MM. J. Maguin et Ph. Grouvelle. 

Congrès des Sociétés savantes. — Le Président donne lecture 
d'une circulaire de M. le Ministre de l'Instruction publique et des 
Beaux-Arts annonçant que le 39'^ Congrès des Sociétés savantes s'ou- 
vrira, à Nancy, le 9 avril 1901. 

La circulaire de M. le Ministre insiste tout particulièrement sur les 
prescriptions suivantes : 

Toute lecture sera, comme les années précédentes, subordonnées 
l'approbation du Comité des Travaux historiques et scientiliques. 

Les manuscrits devront être entièrement terminés, lisiblement écrits 
sur le recto et accompagnés des dessins, cartes, croquis, etc. néces- 
saires, de manière à ne pas retarder l'impression si elle est décidée. 

Les mémoires devront parvenir, avant le 20 janvier prochain, au 
0^ bureau delà Direction de l'Enseignement supérieur; il ne sera tenu 
aucun compte des envois adressés postérieurement à cette date. 

Nomination de Membres honoi-aires. — Conlormément à l'ar- 
ticle i4 du Règlement, la Société procède à l'élection d'une Commis- 
sion de cinq membres chargée de lui iirésenter, à la procliaine séance. 
une liste de candidats au titre de Membre honoraire. — Sont nommés 
membres de cette Commission MM. E.-L. Bouvier, A. Giard. 
A. Grouvelle, P. Mabille et E. Simon. 

Changements d'adresse. — M. l'abbé V. de Bange, 4, montée 
de Fourvière, Lyon (Rhéme). 

— M. L. Clouët des Pesruches, villa Antoinette, au Bardo près 

Tuais (Tunisie). 

— M. G. Darboux, 24, quai Claude-Bernard, Lyon (Rhône). 

— M. J.-W. Holland,o^'' and Bellefleld avenues, Pittsburg, Pa., 
U. S. A. 



Scance du 10 octobre 1900. 293 

— M. le D'" Normand, médecin major au 4*= Tirailleur, La Gouletto 
(Tunisie). 

— M. R. Peschel, commis-stagiaire à la Prélecture de la Seine, 11, 
rue Delouvain (19" arrondissement), Paris. 

Captures. — M. L. Bedel signale la capture, dans le domaine de 
Chantilly (Oise), des Steniis Kiesourrtteri Rosh,, histrator Er. et 
Phijtobius muricatus G h. Bris, qu'il a trouvés, cet automne, parmi 
les mousses d'un terrain marécageux situé presque au pied du viaduc 
de Coye, sur la ligne du Nord. 

— lAI. Robert Brown annonce, dans une lettre adressée au Secré- 
taire, la capture d'un Lépidoptère nouveau, semble-t-il, pour la faune 
française : 

« .l'ai fait aux environs de Bordeaux la capture d'une Tinéite pro- 
bablement nouvelle pour la faune de notre pays, du moins n'est-elle 
signalée, à ma connaissance, que de la Bavière rhénane; c'est Nannodia 
Eppelsheimi Stdgr., dont un Papillon m'est éclos, le 6 août dernier, de 
l'une de deux chenilles trouvées, le 19 juillet précédent, minant la 
feuille d'un Silène indéterminé, probablement Silène nutans. 

« L'espèce ne semble pas très rare dans notre région, car j'avais 
trouvé, en même temps que les deux chenilles, huit ou neuf mines 
vides ; de plus, elle est certainement bivoltine, car j'avais déjà capturé, 
dans le courant du printemps, deux de ces chenilles qui n'ont malheu- 
reusement donné naissance qu'à des Chalcidiens parasites. » 

A propos du g-ecre Tetropiopsis Chob. — M. Maurice Pic, faisant 
allusion à la note publié récemment par M. leD'Chobaut {Bull. Fr. 
1900, p. 264), déclare qu'il n'usera pas de son droit de réponse pour re- 
lever les personalités contenues dans cet article. 



Comiïiiinications. 

Sur la valeur phylogénique et le nombre primitif 
des tubes de Malpighi chez les Coléoptères 

Par P. DE Peyerimhoff. 

Les Colédptères sont des insectes Oligonephria qui peuvent, sans 
difliculté jusqu'à présent, se diviser en deux groupes, Tetranephria et 
Ilexanephria, selon qu'ils possèdent quatre ou six tubes de xMalphighi. 
On n'a signalé encore aucune transition entre ces deux formes d'ap- 
pareil urinaire. 



296 Bulletin de la Société Entomologiqiie de France. 

Wh celer (') s'est préoccupé récemment de savoir lequel de ces 
deux nombres est le primitif, et s'appuyant en particulier sur le cas 
du Melolontha, où l'embryon est du type hexanépbrique, tandis que la 
larve et l'imago sont du type tétranéphrique, il a conclu de l'ontoge- 
nèse à la phylogénèse, et formulé la règle qui se trouve énoncée 
comme il suit dans un des plus récents traités d'entomologie : It is 
probable that tlie insects -Nvliicb ucver develop more than 
four Malpighian vossels hâve lost a pair during tlieir phy- 
logeny {^). 

Si ce principe est exact, les Coléoptères Hexanephria sont phylogé- 
niquement antérieurs aux Tetranephria, qui comprennent d'après les 
anatomistes : les Caraboidea, les yecrophaga, les IhjyrophiU (part.), les 
LaiiielHcornia, les Duprestidae , les Elateridae, les Cantharidac et les 
Melo/dae. 

Il est curieux tout d'abord de voir figurer dans ce groupe où doi- 
vent entrer, d'après la théorie de Wheeler, les formes les plus ré- 
centes, précisément les quatre familles qui ont été considérées, par les 
divers phylogénistes, comme les plus primitives do l'ordre : 

1° Les Carabidae {Caraboidea) qui, selon Roger (^) « dem urs- 
prùnglichen Typus am nàchsten stehen », et dont Pac- 
kard (^) signale les relations avec les Névroptères. 

2*^ Les StapInjHnidae {Nei'rojjhaga) considérés par Brauer {■') et 
après lui par beaucoup d'autres auteurs comme « eine der allesten 
Kaferformen ». 

3° Les Cantharidae {Malacodermata) que l'on doit, d'après Mayer (f*), 
à cause du nombre des segments abdominaux libres et des ganglions 
nerveux, « als eine der altesten Kaferfamilien dem Proten- 
tomon nahe stehen », et que Roger (') tient également, à cause de 

(1) WiiEEi. lîK (W.-M). — The in-imilive number of Malpighian vessels in 
insects. Psyché, 1893, .^39. 

(2) A lext-book of Entoiiiology, by A. -S. Packard. T/ie MacmillanCo., 
1898, p. 35G. 

(3) RoGEii (D"^ Otto). — Das Flugelgeàder der Kat'ev. Erlanrjen, 1875 
[b. Ed. Besold), p. 1.5. 

(4) Packard (.\.-S.)— On the Genealogy of the Insects. Amer. Nalitr., 
1883, O/il. 

(5) Brauer (Fr.) — Belrachlungenuberdie Verwandlungderlnseklen.etc. 
Verhandl. d. /,. /r. zool. bot. Ges. Wien, 1869, 313. 

(6) Mayer (Dr. P. in Jena). — Ueber Ontogenie und Phylogenie der In- 
seklen, eine alodemische Preisschrlft. Jenaische ZeilscJirift, 1876, 187. 

(7) Uoger, op. ci/., p. 68. 



Séance du 10 odobrc 1900. 297 

leur nervation alaire, pour « den augestorbenen Stammformen 
der Kâfer am nàchsten verwandt ». 

4° Les Meloidae. « Le groupe des Vcsicants apparaît donc 
comme le noyau primordial auquel seraient alliées, direc- 
tement ou indirectement, toutes les autres familles des 
Coléoptères (') » (lloulbert). 

Mais on ne peut, en vérité, donner raison à ces (|uatre théories à 
la lois. J'ai montré déjà (-) que celle qui concerne les Stophtjliuidac 
repose sur une interprétation erronée de la loi de Brauer. Il y a 
également, à mon avis, quelque invraisemblance à faire dériver tout 
im ordre d'une famille essentiellement parasite, telle que les Meloidae, 
que bien d'autres caractères semblent devoir ranger, au point de vue 
phylogénique, à une place assez secondaire. Néanmoins l'objection à la 
théorie de Wheeler persiste en ce qui concerne les Caraboidea et 
les Malacodermata, dont l'ancienneté relative est incontestable. Au 
surplus, elle n'a peut-être pas la force qu'on serait tenté de lui donner 
au premier aljord : les variations des oi'ganes, en efîet, sont souvent 
indépendantes, et il s'agit de savoir quel est celui d'entre eux qui 
représente le mieux l'évolution phylogénique. Il n'est pas absurde, a 
priori, de penser que l'appareil urinaire possède, à ce point de vue, 
une valeur supérieure à celle du système nerveux ou de la nervation 
des ailes inférieures. 

Dans cette hypothèse, il resterait à établir solidement que le type 
hexanéi)hrique est antérieur au type tétranéphrique. Or, au fait même 
sur lequel AVheeler s'est appuyé pour formuler son principe, peut 
s'opposer un autre fait qui mène à la conclusion inverse. Au cours 
de recherches ayant pour but de préciser le nombre des tubes de 
Malpighi chez certaines familles, j'ai constaté (jue ce nombre est de six 
chez les Cuphon {Dascillidae) alors que leur larve (ainsi que celle du 
genre très xoisin Helodes) est du type tétranéphrique, comme l'a décrit 
Rolph (^). Ainsi le cas des Dascillidae aquatiques est l'inverse du 
cas du Melolontha, à cela près que chez celui-ci le type embryonnaire 
se modiiio dès la larve, tandis que chez le Cyphon il est conservé par 
la larve, et ne change que chez l'imago. On ne peut objecter, en efîet. 

(1) IIouLBEKT (C.) — Rapports naturels et i>hyIogénie des principales fa- 
milles de Coléoptères. Miscellanea cnlouiolorjica, II, 189i,61. 

(2) P. DE Peïerimuoif. — Sur l'application de la loi phylogénique de 
Brauer. Bull. Soc. eut. Fr., 1900, 220. 

(3) RoLpn(W.-H.) — Boitrag zur Kenntniss einigor Inseklenlarven. Inau- 
gural dissertation. Bonn, b. Cari Georrji, 1873, p. 3i. 



298 Bulletin de la Société Eiitomologique de France. 

kl possibilité que l'embryon du Cyphon soit du type bexanéphrique, 
car il faudrait alors qu'il perdît une paire de tubes à l'état larvaire, 
pour la récupérer à l'état d'imago, ce qui serait contraire à la règle 
bien connue de la non-réversibilité de l'évolution. 

En résumé, le principe de Wheeler, qui est peut-être exact, ne 
repose encore que sur des données insuffisantes et critiquables, et 
l'étude de l'appareil urinaire chez les Coléoptères est elle-même trop 
peu avancée pour qu'on puisse faire état, dès maintenant, des quelques 
résultats connus. Mais cette étude me parait extrêmement propre, une 
fois complétée, à éclairer la systématique et la phylogénie de cet ordre, 
et si j'ai appelé l'attention sur les faits qui précèdent, ce n'est pas 
pour le seul plaisir de mettre en opposition des théories et des 
auteurs d'ailleurs pleins de mérite ; c'est tout au contraire alin de 
montrer l'intérêt qu'il y aurait à résoudre les contradictions, apparentes 
assurément, qui encombrent pour le moment cette question. 



Note sur quelques Lépidoptères 
observés par H. Lhotte aux environs de Paris 

Par rabl)é J. de Joannis. 

Au mois de juillet dernier, notre cohègue, Henri Lhotte, était en- 
levé subitement par une mort prématurée. Dans ses chasses nom- 
breuses aux environs de Paris, depuis quelques années, il avait re- 
cueilli diverses observations qu'il eût été bien désirable de voir pubUer. 
i\l. E. Moreau, son gendre et son compagnon de chasse, a bien voulu 
me communiquer les quelques détails qui suivent et qui ont para pai- 
licuhèrement intéressants. 

fl) TORTRIX FORMOSANA Hb. 

Cette belle espèce, décrite de Russie méridionale, a été signalée de 
Taulanne (Alpes-Maritimes), par Millière(C«^ rais.Al}).-Mar,,lïl,i87{). 
p. 271), de Corse, par Ragonot, où ehe avait été prise par M. P. Ma- 
bille {Ann. Soc. ent. Fr., 1894, p. 18Jj, et, phis récemment, M. Du- 
mont en avait signalé la capture à Lardy, le H juillet, à la lumière 
[Bull. Soc. ent. Fr., 27 oct. 1897, p. 234). J'ajouterai que M. L. Viard 
en a capturé six exemplaires, également à la lumière, au Vésinet, du 
21 juillet au 2 septembre. 

Toutefois, bien qu'assez répandue, ainsi qu'il semble, cette espèce 
(Hait peu connnue, la chenille spécialement n'avait pas été observée. 



Séance du W octobre 1900. 2!) 9 

Milliôrc, ayant pris le Papillon dans une foret de Pins sylvestres, sup- 
posait que la chenille \ivait sur cet arbre, et probablement sur ses 
fruits. M. Dumont avait annoncé elTectivenient qu'elle vivait sur le 
Pin, mais les détails étaient jusqu'à présent restés inédits. 

La clienille de T. fonnosana loge sa tuile à l'extrémité des branches 
du Pinus sylcestris. Cette toile se compose d'un tube assez court 
(deux ou trois centimètres), ouvert par les deux bouts et qui longe plus 
ou moins la tige, près des bourgeons terminaux. De plus, les aiguilles 
sont reliées entre elles, dans les environs de ce tube, par une toile 
très lâche et, en général, très peu abondante. L'un des traits les plus 
caractéristiques de cette toile est qu'elle no dévie pas les aiguilles de 
leur position normale pour les réunir en paquet serré, comme font 
beaucoup de cbenilles de Microlépidoptères, et ce trait rend fort difli- 
cile de voir, à distance, les branches attaquées, on aperçoit tout au 
plus quelques brins de soie (pii ressemblent plutôt à ime toile d'a- 
raignée. Très vive, cette chenille s'échappe d'ailleurs facilement par 
l'une ou l'autre extrémité de son tube suivant qu'on l'inquiète ici où 
là. Elle mange les aiguilles du Pin sylvestre ; elle a été observée aux 
mois de juin et juillet aux trois localités voisines, Bouray, .lanville et 
Lardy (Seine-et-Oise). 

En voici la description faite sur (juatre exemplaires soufflés par 
H. Lbotte et que M. More au m'a communiqués. 

Tête brun rouge, le triangle frontal plus foncé ainsi que quelques 
taches sur les calottes latérales. Écusson bien développé, brun rou- 
geàtre, plus foncé à l'arrière et un peu plus clair à l'avant, accompagné, 
de chaque côté, d'une petite plaque brun jaunâtre. Corps gris lavé de 
rougeàtre, une teinte un peu plus rougeàtre indique vaguement une 
dorsale et une ventrale, celle-ci un peu moins indistincte. Stigmates très 
petits, sauf le dernier et surtout le premier. Points verruqueux blanchâ- 
tres, portant au centre un petit point noir d'où part un poil brun. Pattes 
cornées brun jaunâtre extérieurement, claires à l'intérieur, la base cer- 
clée de brun noir intérieurement. Pattes membraneuses à crochets 
brun rougeàtre clair, trois petits points noirs pihfères à l'extérieur en 
avant du mamelon. Clapet anal brun rouge, parfois très peu marqué. 

Chez l'une des quatre chenilles examinées, le corps est nettement 
plus rougeàtre que chez les autres. 

La dépouille de la ciirysalide est brun rouge, elle porte sur la moitié 
dorsale de chacun des sept derniers anneaux deux rangées transver- 
sales de pointes courtes à peine recourbées, le mucron est brun noir, 
un peu aplati, élargi et garni à l'extrémité de cinq ou six soies brun 
rouge, recourbées en crochet. 



HOO Bulletin de la Société Entomologique de France. 

■ Le Papillon paraît ne pas voler pendant le jour, il se laisse tomber 
dans le parapluie quand on bat les branches et reste immobile. 

b.) J'ajouterai ici une courte liste de quelques Lépidoptères pris aux 
environs de Paris par H. Lhotte et qu'il m'a paru intéressant de si- 
gnaler ; la plupart ont été pris à la lumière : 

Cidaria pohjgrammata Bkh., Janville. — Pyrausta perliicidalis 
Hb., Janville, août. — Chilo phraymitelluaWh ., Janville, fin juin. — Ea- 
zopheva fuUijinosella Hein., Janville, juillet. — Nemotois albiciliellus- 
Stgr., Bouray (sablonnière), sur les tleurs iVOnonis, juillet. — Uijper- 
callia citrinalis Scop., Bouray, Janville, Lardy, juin. — Oecophom 
lambdella Don., Janville, juin . — Gracilaria simplon iella F i s c h. R. , Bou- 
ray, Lardy (juillet-août?). — Coleophom ivockeella ZelL, Janville, 
juillet. — Afidistis satanas Mill., Bouray (sablonnière), juillet. 

Note complémentaire 

sur Caenoptera (Molorchus) Marmottani Ch. Bris. [Col.] 

Par Maurice Pic. 

Je crois devoir ajouter les quelques renseignements suivants comme 
complément à la note publiée récemment, sur Caenoptera Marmot- 
tani Ch. Bris., par M. Valéry May et [Bull. Fr. 1900, p. 226). 

Notre savant collègue omet de signaler le nom de discicoUis Heyd. 
(jui est synonyme de C. Marmottani Ch. Bris. 

.]/. discicoUis Heyd. a été décrit en 1876 [Deuts. ent. Zeit.,[). 383); 
il est mentionné dans plusieurs catalogues (catalogue deMarseul, cata- 
logus de V. Heyden, Reitter et Weise). Le nom de discicoUis méritait 
d'être cité, d'abord à titre de renseignement bibliographique, ensuite 
parce qu'il rappelle un habitat particulier. 

Le c5 delà collection V. May et n'est pas le premier exemplaire 
connu de ce sexe. En effet, M. L. von Heyden (Die Kàfer von Nassau 
und Fraukfurt, separ. p. 332) (') cite la capture d'un c? de discicoUis à 
Mombacli. Voici d'ailleurs la traduction de la note publiée par l'érudit 
entomologiste de Francfort : « La 9 type (maintenant in coll. v. Heyden) 
a été trouvée sur Spiraea par M. le D'' Richter, à Rheingen, près de 
la maison d'aliénés d'Eichberg. Diffère de toutes les espèces par le 
lirolhorax large, presque arrondi et les élytres courts et larges. Le 

(1) Exlraitde: Jalirbiichern des Nas?auischen Vereins fur Naturkunde, XXIX 
et XX.X, 187(;-1877. 



Séance du K) octobre IMO. 'M)l 

D"" Kirschbaum en a récolté un c5 à Mombacli ». — Dans la Hevue 
d'Entomologie (1884, p. 33()) la provenance de Nassau est du reste in- 
diquée pour C. Marmottani. 

M. G. Faust [Hor. Soc. ent. lios.iicae, XIV) dans un article sur les 
Cerainbijcidae cite Molorchus Mnnnottmii Ch. Bris.; il décrit (sépar. 
p. 13) les antennes du mâle et signale pour cette espèce l'habitat sui- 
vant : « Un (5 de Samara ; j'ai vu plusieurs exemplaires de la Russie 
méridionale dans la collection de M. Ballion. » 

Je puis ajouter encore qu'il existe dans la collection Cl. Rey un 
}folorchHS provenant du Beaujolais et nommé Marmottani, sans être à 
même toutefois d'aflirmer que cet insecte se rapporte bien à l'espèce 
décrite par Ch. Brisout. J'ai du reste déjcà mentionné ce dernier ha- 
bitat (Matériaux Longicornes, 1891, p. 5o). 

Comme on le voit par les renseignements qui précèdent, la réparti- 
lion géographique de C. Marmottani esl assez étendue et ne tend guère 
à conlirraer que cette espèce soit une forme espagnole comme le sup- 
pose M. V. Mayet (cf. p. 227), bien qu'elle n'ait pas encore été signalée 
en Espagne 

Notes sur quelques Malthînus palearctiques [Cof..] 
(suite) (') 

Par J. Bourgeois. 

17. Malthînus sulcicollis Mars. — Je dois à l'obligeance de M. L. 
Bedel la communication d'un bel exemplaire c? àc cette intéressante 
espèce; il provient de Nemours (Algérie). M. L. von Heyden m'en 
avait communiqué antérieurement un autre, étiqueté « Tunis ». M. sul- 
cicollis présente une faciès très analogue à celui de longipennis Luc; 
mais, comme l'a fait remarquer de Marseul, il est de taille moindre, 
sa tète est oblongue et non transversale, ses antennes sont plus longues 
(elles atteignent presque l'extrémité du corps chez le c?) et leurs ar- 
ticles, au lieu d'être coniques, sont légèrement comprimés à partir 
du quatrième. En outre, la forme des derniers segments abdominaux 
(c5) est toute différente dans les deux espèces. Chez longipennis, l'a- 
vant-dernier arceau ventral est divisé en deux moitiés latérales par 
une large incision longitudinale, à bords parallèles, qui s'étend sur 
toute la longueur, et le dernier arceau est peu renflé en dessous, tandis 
que, chez sulcicollis, l'avant-dernier arceau ventral est échancré en 
demi-cercle à son bord postérieur et le dernier est cupuliforme, comme 

(1) Voir Bull. .Soc. en/. Fr.. 1899, |>. 3f)8 et 1900, p. 91. 



î}()2 IhiUclhi (Ir la Sorictc Entomologique de France. 

licoz biguUiilus, par exemple. De plus, chez sulckollis, les palpes ne 
présentent pas l'article supplémentaire caractéristique des Progeutes ('), 
ce qui, joint à la forme des derniers segments abdominaux dont je 
viens de parler, indique que cette espèce, malgré son analogie de lacies 
avec longipennis, doil être rangée parmi les Malthinus sens, str., dans 
le voisinage du M. rubricoUis. 

18. Malthinus scriptus Kiesw. et ses variétés. — L'espèce type 
{M. scriptus Kiesw.) est rare. Elle a été décrite sur des individus 
trouvés au Montserrat (Catalogne). En France, je ne l'ai vue jusqu'à 
présent que de la région des Albéres : Collioure, où M. Valéry 
Ma y et l'a prise sur des Genêts, Banyuls, La Massane. On la re- 
connaît facilement à sa coloration générale d'un brun clair et à son 
prothorax entièrement d'un Hâve roussâtrc à l'exception de deux 
larges bandes longitudinales noires qui ornent sa partie discale, 
sans atteindre ni la base, ni l'extrémité « margine omni et linea média 
longitudinali flavo-testaceis » (Kiesenw., Ann. Soc. eut. Fr., ISeol, 
p. (îH). A partir du front la tète est noire et parcourue dans son mi- 
lieu par une ligne rousse. Le M. fiHcornis Kiesw. est une variété par 
excès du M. scriptus. Sa coloration générale est habituellement d'un 
noir brunâlre foncé, son prothorax est noir, à l'exception de la moitié 
ou du tiers postérieur des bords latéraux et d'un fin liséré basilaire qui 
sont jaunes « lateribusbasin versus et basi ipsa tenuiter flavo-limbatis » 
(Kiesenw., loc. cit., p. 612). La partie postérieure de la tète ne pré- 
sente pas de ligne médiane rousse. Cette variété est surtout commune 
en Algérie et en Tunisie. Enfin, entre ces deux systèmes de coloration, 
on en rencontre d'intermédiaires — et ce sont les plus fréquents — où 
la tète est parcourue dans sa moitié postérieure par ime ligne rousse 
souvent interrompue et où le prothorax, de même coloration que dans 
la variété filicornis, présente, en outre, un étroit hséré jaune à son 
bord antérieur. Dans quelques exemplaires même, on aperçoit, sur le 
disque du pronotum, la trace d'une fine ligne roussàtre qui, partant 
du liséré basilaire, tend à rejoindre le liséré antérieur. 

J'ajouterai enfin, pour en finir avec cette espèce, que c'est à tort que 

(1) La conslalalioii de rc (araflére rst souvent diflicile et demande quelque 
allention. Il faut bien se gardt^r, en efTet, de jirendre pour un article advenlif 
le pinceau lenninal que forme souvent lapubescence à l'exlrémilé des palpes. 
Chez certaines espèces ce pinceau, de couleur plus claire que le reste, a l'ap- 
parence d'un felil article supplémentaire implanté sur le dernier. L'article 
advenlif des Progr.ules afTecle une forme plulôl cylindrique et est en général 
[dus ou moins tronqué au bout. 



Séance du 10 octobn WOO. 303 

je lavais consid«';iV(! itriinitiveinent comme un Proy/'utfs [Revue 
(VEntoiii., XVI, 1897, p. 40). Par ses palpes non appendiciilés et la 
forme (l<'S derniers segments de l'abdomen chez le cJ, elle doit rentrer 
dans les Mallhinus sens. sir. 

19. Malthixus varls Bourt^. = NUiRiBLccis Mars. cJ. — M. bal- 
TEATi's Siiffr. et M. Mkrkm Weise. — M. dhlicaïulus Bourg. 

Au cours de son dernier voyage en Timisie, M. Pic a eu la bonne 
fortune d'observer (jue, chez les Maltlnnus « la forme vaius s'accou- 
plait avec la forme nigribucds » [Bull. Soc. eut. Fr., 1900, p. 287). 
Dès lors, il est de toute évidence que les 31. varus et nigribucds doi- 
vent être considérés, le premier comme le c5 et le second comme la 9 
d'une seule et même espèce, qui prendra le nom le plus ancien, c'est- 
à-dire celui de nigribuccia. 

Je ne suis pas éloigné de croire non plus, avec le même auteur, que 
M. Merkli Weise ne soit identique à M. balteatua Suffr., espèce dont 
C.-G. Thomson a, le premier, fait connaître les deux sexes, mais en 
les attribuant par erreur au fu.sciutus [Shandin. Coleopt., VI, p. 194). 
Enfin, c'est encore bien volontiers que je sacrifie a M. Pic la variété 
praetejius que j'avais établie pour une coloration particulière du 

M. Merkli. J'avoue cependant mètre un peu égayé en me voyant 

relevé par cet entomologiste du péché de variéiisme. 

Mais là où je proteste, c'est quand notre collègue s'en prend à mon 
)I.delicalulus(nï[\ prétend être « difllcilement séparable de son iiuiriti- 
mus » et d(;voir être « réétudié à nouveau avant d'être accepté comme 
valable ». Si, comme je l'ai toujours cru, une espèce vaut avant tout 
par sa description (*), c'est, au contraire, le maritiuius dont la validité 
est contestable. Rien, en effet, dans les quelques lignes que l'auteur 
consacre à cette espèce, n'est susceptible de la faire reconnaître [L'E- 
change, 1899. p. 19). Il n'y est pas dit un mot, par exemple, de la 
forme des tibias postérieurs chez le rj. M. Pic, il est vrai, nous a ré- 
vélé depuis que son innritimus présentait une structure de tibias ana- 
logue à celle du delicatulus [Bull. Soc. eut. Fr., 1900, p. 288), Mais 
pourquoi n'avoir pas signalé, dès le début, ce caractère si important? 
Pourquoi avoir même laissé supposer, en avançant que le maritimus 
pourrait bien n'être qu'une variété du seriepunctatus, que ses tibias 
sont simples comme chez ce dernier? De pareilles descriptions, à mon 

(I) Voir ce que dit à te sujet, avec infiniment de raison, M. J. Weise 
dans la Préface du VI'' volume de ISalvrgeschichle (1er Inseclen Deidsch- 
lands ((). vj. 



304 Bulletin de la Société Entomologigue de France. 

avis, ne sauraient prévaloir et un jour viendra, sans doute, où il en 
sera fait justice. 



Description d'une espèce nouvelle de Nanophyes [Col.], 
parasite du Sedum telephium L. 

Par L. Bedel. 

Nanophyes (s. str.) telephii, nov. sp. — Subglobosus, nitidiilus, 
lutescctis vel testaceus, elijtris basi plaga nigravel infuscata fere semi- 
circulari, rétro subcaudata, et apice limbo tenui nigricante ornatis, 
pectore abdomineque nigro-piceis; supra perparum pubescens, pilis in ely- 
trorum superficie passim condensatis ; subtus lateribus pectoris fere 
lanosus. Rostrum incurvatuia, haud striatum. Antennarum clam triar- 
ticulata, haud infuscata. Prothorax laevior, fere calvus. Elytra subro- 
tundata, intervallis striarum subconvexis. Femorapmnia ante upicem 
spinulis duabus nigris , secundo praecedente breviore, distinctissime 
fl;w«ia. — Long, (rostro excl.) 1,9-2,3 mill. 

France centrale : Le Vernct (Allier); découvert par M. H. du Buys- 
son dans les tiges florifères du Sedum telephium L. (*). 

Ce joli yanophiies, dont la coloration paraît très constante, ressemble 
au N. heniisphaericus 01. et surtout à la var. nloù Germ. qui a, comme 
lui, le prothorax entièrement roux; il en ditlcre d'ailleurs très nette- 
ment par son rostre recourbé et dépourvu de stries longitudinales, 
par la surface du corps bien plus dégarnie de pubescence, les élytres 
plus arrondis en arrière, les fémurs tous également armés de deux 
épines noires, d'inégale longueur mais toutes deux bien visibles, par 
les antennes entièrement testacées, le rostre non ou faiblement rem- 
bruni, la grande tache foncée de la base des élytres presque semicircu- 
laire, etc. 

Au mois d'août dernier, M. H. du Buysson a retrouvé, près du 
Vernet. au carrefour connu sous le nom de « rond de la Dame » des 
Sedum telephium attaqués par ce Nanophyes dont il avait observé les 
mœurs quelques années auparavant. Il a bien voulu m'envoyer aussitôt 

(1) La note sur les mœurs du « N. hemisphaericus var. ulmi » conimutii- 
quée par R. du Buysson [Bull. Soc. ent. Fr. 1898, p. 254) s'applique exclu- 
sivement au N. telephii ni. 

Quant au A', heniisphaericus 01., ses mœurs ont été observées très exacte- 
ment par Léon Dufour [Aiin. Soc. ent. Fr. 18.54, p. 651); il vit, comme je 
l'ai constaté plus d'une t'ois, dans les tiges du Lythrum hyssopifolium L. 



Séance du tO octobre 1900. 305 

quelques tiges de la plante contenant le parasite déjà éclos et tout prêt 
à sortir. — Comme notre collègue, j'ai pu constater que le N. telephu 
provoque, le long dos tiges tlorifères duSeduiu, un ronflement charnu, 
noueux, bien apparent, ot qu'il accomplit sa dernière métamorphose 
dans une cavité spacieuse creusée par sa larve dans l'épaisseur de la 
partie tuméfiée. Chaque galle renferme un Nanophijes, très rarement 
deux, mais plusieurs galles sont ordinairement réparties sur une seule 
tige qui, malgré tout, fleurit comme d'habitude ('). 

Description de deux Psélaphides nouveaux [Col.] 
Par A. Raffray. 

Le R. P. Wasmann a ou l'amabilité de m'abandonner deux Pséla- 
phides myrmécophiies dont voici les descriptions : 

Pselaphus formicarius, n. sp. 

()valis,totus nitidus, laovis,rufo-ferruginous. Caput Ironte triangula- 
tim impressum et inter oculos bifoveatum. Antonnae elongatao, articu- 
lis 1-2 majoribus, 3-6 triplo, 8 vix duplo latitudine sua longioribus, 
1) subobconico, 7 longitudine aequali, 10 quadrato, 11 niagno, ovali, 
acuminato. Prothorax latitudine sua paulo longior, subcordalus , basi 
ipsa transversim leviter impressa. Elytra magna, ovata,humeris leviter 
notatis. 

(5 Metasternum magnum, totum concavum, circuiler minute carina- 
tum, fundo minute granulosum, tertia parte anteriori transversim ca- 
rinatum. Abdomen infra totum excavatum, lateribus carinatum, 
segmento ultimo dorsali magno, apice truncato, bisinuato et minute 
trinodoso. Tibiis posticis elongatis, ponc médium sinuatis, ante apicem 
intus inflatis et ciliatis. — Long. l,2o mill. 

Cette espèce diffère de hatrisoides Sharp par la lorme plus allon- 
gée, les articles dos antennes plus longs. 

Colombie : Dibulla. Avec Prenolepis fulca. 

Centrophthalmus monilicornis, n. sp. 

.Sat crassus, totus rufo-testaceus, parce granulosus et fulvo-sotosus. 

(1) Le iV. lelephii n'est pas le seul Nanophyes qui s'attaque aux Crassula- 
(■('•es; Durieu de Maisonneuve a découvcMt, il y a fort longtemps, les 
maurs du A". Durieui Luc, espèce méditerranéenne qui vit, comme je l'ai 
véritié moi-môme en Algérie, dans les tiges des Umbilicus, plantes voisines 
des Sedum. 



306 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Caput triangulare, fovois tribus aequalibus, tubercule frontal! trans- 
verso, spina infra-oculari bre\i, acutissima. Antennae crassae, articulis 

1 cylindrico, 2-10 globosis, 2 seqiieuti paulo majori, 8-10 majoribus 
ctleviler crescentibus, 11 ovato-elongalo, basi truncato et apice obtuso. 
Prothorax subtransversus , antice plus et postice minus attenuatus, 
basi média foveata, utrinque (procul ab angulo) sulco brevissimo lon- 
gitudinali, angulis posticis fasciculatis. Elytra latitudine sua vix lon- 
giora, basi valde attenuata, sulco dorsali lato, diffuso, ante médium 
evanesceuti. Abdomen eh tris fere longius, segmentis dorsalibus 2 primo 
fore duplo longioribus, leviter convexis, carinis lateralibus ad médium 
segmenti secundi abl)re\ialis. Pedes robusti. minus elongati. — Long. 

2 mill. 

Cette espèce diffère de toutes les autres par les antennes épaisses, a 
articles moniliformes, le prothorax court, ayant à la base, de chaque 
côté, en dedans de l'angle postérieur, une courte impression longitudi- 
nale. 

Indes : Goonoor, Mts. Nelghiries. Atcc Prenolepis indica. 



Sur les antennes anormales des Hémiptères 

Par Robert Brown. 

Le phénomène ou cas tératologique signalé par MM. Chabanaud 
et Royer, dans le Bulletin n° 12 (séance du 27 juin 1900), d'une an- 
tenne anormale chez un Hémiptère, a été, à ma connaissance, déjà 
publié. 

Dans le volume 32 des « Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux » 
(année 1878, pages 101-102 et 117-118 des procès-verbaux), feu Samie 
a signalé deux cas d'antennes anormales chez Gonocerus juniperi. Dans 
les deux cas, c'était l'antenne gauche de l'insecte qui ne présentait que 
trois articles, le troisième faisant complètement défaut. Samie entre, à 
ce sujet, dans quelques développements auxquels je ne peux que ren- 
voyer ceux qu'intéresse la question. 

Je possède moi-même un sujet du vulgaire Sijromastes marginatus 
chez lequel l'antenne gauche offre exactement la même déformation; 
le troisième article fait totalement défaut, elle quatrième, au lieu d'être 
entièrement noir, a sa moitié antérieure do la même couleur que le 
second. 



Séance du 10 octobre lOOU. 307 

Bulletin bibliographique. 

Acadéiiiie des Sciences [C. R. hebdom. des Séances), 1900, II, 414. — If. 
CouTiÈRE : Sur quelques Alplieidae des côtes américaines. — ■ 
A. GiARD : Sur l'existence de Ceralitls capitala Wied. var. Iiispa- 
nicn de Brème, aux environs de Paris. 

Académie des Sciences de Cracovie [BuUelin international). 1Î)00, juin 
et juillet.© 

Acadennj of Natural Sciences of Philadelphia {Proceedinys), 1900, I. — 
V.-L. Kellogg et Shlnkai J. Kuwaxa : Mallopliaga l'rom Alaskan 
Birds. 

Agricultural Gazette of N. S. Wales, 1900, 7 et 8. — A. Gale : Bee 
wintering (2 art.). — W. Froggatt : Notes on a Collection of 
Ticks determined by Prof. Neumann. — A. Gale : Bee Calendar 
(2 art.). — W. Froggatt : Entomological Notes on Spécimens re- 
ceived during 1899. — R.-W. Peacock : Tiie Caterpillar Piague. 

American Association for the Adcancement of Science [Proceedings). — 
48^ Meeting, 1899©. 

American Entomological Society [Transactions), XXVI, 3 et 4, 1900. 
— R. Hayward : A Study of the Species of Tachys of Boréal Ame- 
rica. — N. Banks : New Gênera and Species of Nearctic Ncuro- 
pteroid Insects. — W.-D. Huxter : A Catalogue of the Diptera of 
South America, I. — H. Skinner : Revision of the American Spe- 
cies of the Genus Coenongmplia (1 pi.). — H.-F. Bassett : New 
Species of North American Cynipidae. 

American Muséum of Natural History (The), 1899. 

Annals and Magazine of Saturai History [The), ser. VII, vol. 6, n"'^ 32 
34, 1900. — Miss G. Ricardo : Notes on Diptera from South Africa 
[Tabanidac and Asilidae). — G,-H. Carpexter : Two Spiders new 
lo the British Fauna (lig. . — H. Grose S.\iith : Description of a 
new Species of Papilio from Bwool, North Celebes. — W.-F. Kirby : 
Notes on the Collection of African Phasgonuridae formed by Mr. 
'SX.-L. Distant in the Transvaal etc., with Descriptions of two new 
Species. — C.-O. Waterhouse : Description of a new Species if 
Buprestidae. — W.-L. Distaxt : Rhynchotal Notes, VI- VII. Hete- 
roptera : Dinidorinae, Phyllocephalinae, Urolabidinae, Acanthoso- 
minae, Coreidae (2 art.). — L. W'alsixgham : Asiatic Tortricidue 
(3 art.). — F, Laxchester : On some Malacostracous Crustaceans 
from Malavsia in the Collection of the Sarawak Muséum (pi.). — 



308 Bulletin de la Société Eiitomologique de France. 

G. Lewis : On ncAV Species of Histeridae and Notices ot others 
(pi.). — Miss (t. Ricardo : Descriptions of llve new Species of 
Pangoninae Irom Soutli America. — Col. C. Swinhoe : New Spe- 
cies of Eastern and Australian Motlis. — R.-I. Pocock : Sonie new 
Araclinida from Cape Colony. — Tlie Scorpions of the Genus Heie- 
rometrus. — W.-M. Kirby : Notes on someinsects from theYang-Tse- 
Kiang. — H. Grose Smith : Description of a new Species of Orni- 
ihoptcra. — A. Hempel : Descriptions of Brasilian Coccidae. — 
P. Camerox : Description of new Gênera and Species of Hymeno- 
ptera. 

Archives provinciales des Sciences, 1" août 191)0. — J. Roger : Étude 
sur les Coléoptères longicornes. — Nouvelles. 

Berliner Entomolocjische Zeitsrhrift, 1900, MI. — H. Fruhstorfer : 
Rhopalocera Bazilana. Verzeichniss der von W. Doherty auf der 
Insel Bazilan gesammel-ten Tagfalter. — E. Brenske : Die Serica- 
Arten der Erde. — D"" Kriechbaumer : Von Ihrer K. Hoheit der 
Prinzessin Thérèse von Bayern auf einer Reise in Siidamerika ge- 
sammelte Insecten. — Hymenopteren (pi.). — D'' Gïxther Ex 
DERLEix : Epipsocus cil ia tus Hagen, eine Psocide des Bernsteins 
uud die récente peruanische Epipsocus nepos nov. sp. (lig.). — 
J.-J. KiEFFER : Beitragzur Kenntniss der umBitsch vorkommenden 
Collembolen. — E. Suffert : Eine neue Aberration des Danaus 
dorippus Kl. ans Deutscli-Ostafrica. — H. Stichel : Bemerkens- 
wertlieSchmetterlings-Yarietateu und Aberrationen (pi.). — Varia- 
tion und Gynandromorphismus bel Chlorippe caciina God. (pi.). 

Canadian Entomologist{The), août et septembre 1900. — J.-B. Smith : 
New Noctuids from British North America, >\ith Notes on some 
others (pi.). — H. Bird : New historiés in Hydroecia. — O.AX. 
Barrett : Some Notes on « The Cambridge Natural History, vol. VI. )> 
— C.-W. Ferxald : On the North American Species of Clwreutis 
and its allies. — C.-W. Johxson : New North American Or/fl//^/rté'. — 
J.-S. Hixe : Description of two new Species of Tabanidae. — E.-D. 
Sanderson : The Larvao of Donacia piscatrix Lac. and crassipes 
Fabr. (pi.). — G.-H. Frexch : A Parasite the supposod cause of 
some cases of Epilepsy (lig.). — F. -M. Webster : Harpalus caligi- 
nosus as a Strawberry Pest, with Notes on other phytophagous Ca- 
rabidae (pi.). — H.-G. Dyar : Partial Life-History ol Dichogania Ited- 
tenbacheri Led. — J. Fletcher : Description of the Full-gro^\^il 
Larva of Grapta J-album. — H. Bird : New Historiés in Ilijdroeria. 



Séance du lu octobre 1900. 309 

— H. OsBORN : The new Species of Jassidae. — H. -G. Dyar : Note 
on thc gciiLis Dijaria Neuni. 

Cincinnati Societi/ of Natural Ilisforij {Journal), XIX, G, 1900. — 
E.-O. Ulrich : New American Paleozoic Ostracoda (pi.)- — H. Os- 
BORN : The Genus Scaplioideus (pi.). 

Entomologische Nachrichten, XXVI, I0-I8, 1900. — E. Straxd : Einige 
arktische Aberrationen von Lepidopteren. — H.-J. Kolbe : Ueber 
einen neuen Riibenschadling vom Mittelrhein, Ceutorlnjnchun RuIj- 
saameni n. sp., nebst Bemerkungen iibor einige verwandte Arten. 

— J.-D. Alfkex : Die nordwestdeiitschen Proposis- Arien. — 
F. Karsch : Westafrikanische Pyraliden, I. — S. Matsumura : 
Uebersicht der Fulgoriden Japans. — R. Jordan : Einige Bemer- 
kungen zur Herrn Prof. Grote's Systema Lepidopterorum Hilde- 
siae. — F. Karsch : Vorarbeiten zu einer Orthopterologie Ostafrikas. 
II. Einige Galtimgen Feldheiischrecken Acridodea (lig.). 

Entomologist (The), XXXIII, 447-449, 1900. — W.-L. Distant : Des- 
cription of a new Species of Cicadidae from China (lig.). — W.-J, 
Lucas : Migrations of Dragonflies. — A. East : Notes on the Res- 
piration of the Dragontly Nyinph. — P.-I. Lathy : Three new Spe- 
cies of Nymphalinae from Siam. — W.-J. Lucas : British Dragon- 
tUes of the oldcrEngUsh Authors (2 art.). — T.-D.-A. Cockerell : 
On a small Collection of Bées from Juarez, Mexico. — G.-A.-K. 
Marshall : Mosquitos and Malaria. — A. Quail : Diphyletism in 
the Lepidoptera. — E.-G. Aldersox : A Butterfly Hunter's Holiday. 

— F. -A. Walker : Notes on Triecphora sanguinolenta Marsh. — 
G.-W. KiRKALDY : Bibliographical and uoraenclatorial Notes on the 
Rhynchota, N" 1. — T.-D.-A. Cockerell : Some Bées visiting the 
Flowers of Mesquite. — V. St. Clare Mackexzie : The Ant-Hills at 
the Paris Exhibition. — A. East : Some additional Notes on. Eschna 
cyanea. — W.-L. Distant : On a small Collection of Lepidoptera 
from Peniba Island. — G.-W. Kirkaldy : On llie Nomenclature of 
the Gênera of the Rhynchota, Heteroptera and Anchenorrhynchous 
Homoptera. — Notes diverses. 

Entomologistes monthly Magazine {The), 1900, N'^= 435-437. — R.-C.-L. 
Perkins : Odgnerm tonientosus Thoms. a Species new to Britain, 
and some Remarks on the Walcott Collection of Aculeate Hymeno- 
ptera. — C. Morley : Ilelcon annulicornis Nées confirmed as Bri- 
tish. — L. Walsingh.ui : On Tinea {Meessia) vinculella H. S. and 
ils European Allies, with Descriptions of new Species. — L. Wal- 
siNCHAM et J.-H. DuRRANT : DUistobasis segnella Z. a European 



310 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Species Avronf;ly included in tho American Lists, and Opogona dimi- 
diatella Z., a Javan Species, inserted without justilicalion in Staii- 
dinger's Catalog. — A.-E. Eaton : Berea articularis Pict. an Ad- 
dition to the British Trichoptera witli further Notes on Plectrocne- 
mia brevis Me. Lachl. — J.-F. Kixo : Ncuroptera collected in the 
upper portion of Stratliglass in 1899. — E. Green : Note on the at- 
tractive Properties of certain larval Hemiptera (llg.). — F. Merri- 
FiELD : Experiiuents on the Colour-Susceptibility of the pupating 
Larva of Aporia crataegi, and on the edihility of its Pupa by Birds. 

— L. Walsingham : Note on the Pbtlioroblastis juliana Crt., of 
Staudinger's Catalog. — W.-C. Boyd : Notes on Pt^ijchp citlosella. 

— P.-I. Lathy : On the Species of Aiunosia AVestw. — G.-F. 
Hampsox : On some teratological Spécimens of Lepidoptera. — 
J.-\V. Yerbury : Some Notes on the British Species of the Genus 
yorellia. — G.-C. Champion : Anchomenus 4-pnnctatus De Geer 
confirmed as British. — F.-D. Mûrice : Rc-Occurrence of Heriades 
trnncoruiH L. in England. — E. Saunders : yoniada atrata Smith 
= brevirornis Schmied. re-admitted into the British List. — Pom- 
pilus {Westmaelinius) sanguinolentus F. and Addition to the British 
List. — L. Walsingham : New Corsican and French Micro-Lepidop- 
tera. — R. Mac Lachlan : Bertlania prisca Kolbe a Genus and 
Species of Psocidar new to Britain. — Abstract of an Article of M.- 
A. Lancaster on Migrations of Libellula 4-maculatii in Belgium in 
Jiine 1900. — Agriuni hastalatuni Charp. a new British Dragon- 
tly. — E. Saunders : Crabro carbonurius Dahlb. an Addition to 
the British List. — Nabis brevis Scholtz. an Addition to the Bri- 
tish Hemiptera. — T. -A. Chapman : A spécial Structure in the 
larva of Eriocampa Umacina. — D. Sharp : Some iindescribed 
Species of Trogophloeus, with a new Genus. — G.-C. Champion : Pa- 
clujta 6-maculata L., at Nethy Bridge, Inverness-Shire. — 
R. Newsïead : Observations on Coccidae (N'^ 18) flg. — Notes di- 
verses. 

EntomologisVs Record and Journal of Variation XII, 8 et 9, 1900. — 
J.-^Y. TuTT : Tlic connection between Primary and Secondary Sexual 
Characters in Lepidoptera. — T. -A. Chapman : Further notes on 
the Fumeas. — J.-W. Tltt : Is the séparation of the Papilionides 
from other buttertlies warranted? — E. Wasmann : The Guests of 
Auts and Termites (Traduction). — J.-W. Tutt : Migration ami 
Dispersai of Insects : Lepidoptera (2 art.). — M. Birr : The Dis- 
tribution of Orthoptera found in Great Britain. — J.-H. et J.-W. 
Tutt : Lepidoptera in the Hautes-Alpes : Abries. — T.-A. Chap- 



Séance du 10 octobre 1900. 311 

MAN : The rolationsliip of Pliilea [irroreUa], Cijbosia {mesomella) 
and Endrosa [aurita). — R.-H. Hamlyx-Harris : The Sagacity of 
Larva Galleria mellonella {cereana) L. — W. Bateson : British 
Lepidoplera. — W.-J. Kave : Some diary Notes on the Season's 
Collccting. — Notes diverses. 

Feuille des Jeunes Xaturalistes {La), XXX, 3o8-3(j0, 1900. — H.-W. 
Brolemanx : Matériaux pour servir à une faune des Myriapodes de 
France (2 art.) pi. — C. Houlbert : Faune analytique illustrée des 
Orthoptères de France (pi.) (2 art.). — Notes diverses. 

Frelon [Le], VIII, 8-12, 1900 (2 exempl.). — J. Desbrocuers des Lo- 
ges : Faunule des Coléoptères de la France et de la Corse (4 art.). 
— Premier supplément à la monographie des Barididae. — Tableau 
synoptique des Cathonniocerus de France et description d'une es- 
pèce nouvelle. 

lUustrierte Zeitschrift fi'ir Kntoinologie, V, 15-18, 1900. — L. v. Ai- 
gxer-Abafi : Lijcaena jolas 0. — D'' A. Giardina : Ein Beitrag zur 
Kenntniss des Genus MachiUs Latr. (3 art.). — E.-H. Rubsaamen : 
Ueber Zoocecidien von der Balkan-Halbinsel (2 art.). — L. Sorha- 
GEX : Beitrag zur Kenntniss der Gattung Lithocolletis (2 art.). — 
J.-J. KiEEFER : Beitriige ziu' Biologie und Morphologie der Dipte- 
ren. — W. Posimelow : Die Parasilen der Hessentliege in Russland 
(flg.). — 0. ScHULTz : Filarien in paUiarktischen Lepidopteren 
(2 art.). — D"" C.-H. Vogler : Weitere Beitrage zur Kenntniss 
von Dipteren-Larven. — P. Speiser : Erganzungeu zu Czwalinas 
« Neuem Yerzeichniss der Fliegen Ost- und Westpreussens. — 
Petites communications originales. 

Inf^tructor (El), XVII, 3-4, 1900.© 

/\. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien {Verhandluugen), 4, 
6, 1900. — D"" H. Krauss : Neue mediterrano Staphylinoidea 
(Coleopt.) nebst Bemerkungen zu bekannten.— J. Muller : Ueber 
Acriius niyricornis Hoffm. und A. seminulum Kiist. — D'' H. 
Bebel : Cledeobia JJampsoni, eine neue palâarktische Pyralidine. — 
D"' A. Steuer : Mittheilungen ueber einige Diaptomiden Oester- 
reichs. 

Linnean Societij of London. — 1^ Journal, XXVIII, 179, 1900. O — 
2'^ Transactions, VII, 9-12, 1899-1900.© 

Linnean Societu of V. S. ]yales (Proceedings), XXV, 1, 1900. — 
O.-B. Lower : Descriptions of new Australian Lepidoptera. — 



312 Bulletin de la Société Entomologiqîie de France. 

G. -A. Waterhouse : Descriptions of new species of Australian 
Rhopalocera (pi.). 
Mmeo nacional de Montevideo {Auales), III, 14, 1900.© 

Naturaliste [Le], XXII, 322, 324-325, 1900. — L.-C. Cosmovici : Con- 
tributions à la faune de Roumanie (fig.). — C. Houlbert : Gênera 
analytique illustré des Coléoptères de France (flg.), 2art. — M. Pic : 
Description de Coléoptères. — D'^ L. Laloy : Les plantes de 
France, leurs Papillons et leurs chenilles (2 art.). 

Neiv York Entomological Societu [Journal], VIII, 2, 1900. — Tn.-L. 
Casey : Rcview of the American Corylophidae. Cryptophagidae. 
Tritomidae and Dermestidae, with other Studies (tig.). 

New York State Muséum, YI, 31, 1900. — E.-P. Felt : 15 th Report 
of the State Entomologist on Injurions and other Insects of tlie State 
of Ne^^' York. 

Novitates zooloyicae, YII, 2, 1900. — W. Warrex : New Gênera and 
Species of American DrepanuUdae, Thijrididae, Epiplemidae and 
Geometridae. — W. Rothschild : Some new or recently descrihed 
Lepidoptera (pi.). 

A.-L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLKTIN 



DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOINIOLOGIQXJE DE FHANOE 



Séauce du 34 octobre 1900. 

Présidence de M. A. GlARD 

M. le D'' G. von Seidlitz, de Munich, assiste à la séance. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret d'annoncer la mort 
du D''()tto Staudingcr, l'éminent Lépidoptérologiste de Dresde, qui 
depuis 42 ans faisait partie de notre société. Très laborieux malgré son 
grand âge et malgré les souffrances d'une maladie de cœur qui le mi- 
nait depuis longtemps, le D'' Staudiuger préparait une troisième édi- 
tion du « Catalogue des Lépidoptères de l'Europe ». Tous les entomo- 
logistes feront des vœux pour que le D'" H. Rebel, collaborateur de 
Staudinger, assure l'achèvement de cette œuvre impatiemment 
attendue. 

— Un autre deuil non moins cruel a frappé récemment le monde de 
l'Entomologie. Le Professeur Joseph Mik, de Vienne, est mort lo 
lo octobre après une courte maladie, à l'âge de 62 ans. Bien qu'il ne 
fût pas membre efTectif de notre société, Mik recevait nos pubhca lions 
en écliange de l'important journal Wiener entomologische ZeUuiuj dont 
il était le fondateur et un des principaux rédacteurs. Tous ceux de 
nos collègues qui s'occupent de Diptères savent avec quelle complai- 
sance le savant viennois mettait à leur service sa vaste érudition. 
L'œuvre de Mik se compose en grande partie de fragments détachés 
dont l'utihsation serait diflicile si lui-même n'avait pris soin d'étabhr à 
plusieurs reprises la bibliographie méthodique de ses miscellanées. 

J. Mik s'intéressait vivement à nos travaux. — Dans le dernier nu- 
méro de Wien.ent.Zeitumj {ioseT^lemhrc 1900, p. 224) il rendait compte 
à ses lecteurs de l'œuvre utile que nous avions entreprise en revisant les 
Stdtutset Rèfjleiiient de la Société entoinologiqne de France. « Ce code 
rajeuni que j'ai pris plaisir à hre nous est, disait-il, un(^ garantie de 
l'action efficace qu'on peut attendre encore de cette puissante Société 
dont la vieille renommée remonte à 1832. On y sent l'ardeur au tra- 
vail et la fraîcheur de la jeunesse. Et à cette occasion je tiens à signaler 
Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N« IG. 



314 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

avec insistance l'important progrès et l'excellente rédaction du Bulletin 
bimensuel qui reflète si bien la vie de la Société. » 

Une pareille approbation venant d'une source si autorisée et une si 
bienveillante sympathie doivent à la fois encourager nos eiïorts et aug- 
menter les regrets que nous cause la mort de l'illustre Diptérologiste. 

Nomination. — Le Président est heureux d'annoncer à la Société 
que notre collègue M. le professeur A. Va\ ssière vient d'être nommé 
conservateur du Musée d'Histoire naturelle de Marseille (section de 
Zoologie). 

Admission. — M. Potier de la Tarde, Granville (Manche). Coléo- 
ptères. 

Changement d'adresse — M. Mollandin doBoiss v, auBeausset 

(Var). 

Nomination de Membres honoraires. — Au nom de la commis- 
sion de cinq membres chargée de i)résenter une liste de candidats au 
litre de Membre honoraire, M. le professeur E.-L. Bouvier, empêché 
d'assister à la Séance, a envoyé le rapport suivant : 

Messieurs, 

La Commission à laquelle vous avez confié le soin de dresser une 
liste pour la prochaine éXcciion de Membres honoraires., s'est réunie, dans 
la journée d'hier, au siège de la Société, sous la présidence de M. le pro- 
fesseur A. Giard. 

Elle n'a pas cru qu'il y avait do lieu de modifier la proportion des 
membres français et étrangers , telle que l'ont établie les élections de 
l'année dernière. Et comme il s'agit de remplacer notre éminent com- 
patriote G. Balbiani et le savant zoologiste suédois G.-G. Thomson, 
elle vous propose la nomination d'un membre français et d'un mem- 
bre étranger. 

Passant ensuite au choix des candidats, votre Commission a pensé 
qu'elle répondrait au sentiment général et remplirait équitablement son 
rôle en prenant pour guide les indications qui se sont dégagées du 
scrutin, aux élections dernières. En conséquence, elle a cru devoir 
proposer à votre choix, pour diaque candidature, les deux savants qui, 
au dernier scrutin, ont obtenu le plus de voix après les membres élus. 
Ti'l est l'esprit dans lequel a été dressée, par ordre alphabétique, la liste 
suivante : 

1° Pour le membre français a élire : MM. A. Fauvel, — P. Ma- 
bille. 



Séance du U octobre 1900. 313 

2" Porn LK MEMBRE KTRANGER : MM. lo bai'on C.-R. d'O S to 11 - S a ck CD, 
— S.-H. Sciiddor. 

— Por application de l'articlo 14 dos Staliits ot Règlement de la So- 
ciété, le Président rappelle que, conformément aux conclusions du 
rapport ci-dessus, la Société procédera à l'élection de deux Membres ho- 
noraires dans sa séance du ii décembre prochain. 

Tous les membres français, résidants ou non, peuvent voter soit di- 
rectement, soit par correspondance. Pour les votes par correspondance, 
Tenveloppe signée et fermée contenant le bulletin de vote (qui aura 
lieu au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages exprimés) 
devra parvenir entre les mains du Président de la Société, avi siège so- 
cial (Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpente), au plus tard lo 
mercredi 12 décembre 1900, à huit heures du soir, avant l'ouverture 
du scrutin. 

Subventions. — M. Ch. Lahaussois, Trésorier do la Société, an- 
nonce qu'il a reçu lessubventionsdu Ministère de l'Agriculture (600 fr.) 
et du Ministère de l'Instruction publique (oOO fr.). 

Captures et observations biologiques. — M. Ph. Grouvelle pré- 
sente à la Société une larve peu connue, celle de Lucioln lusitanien 
Char p., capturée en même temps que l'insecte parfait {rj et 9), à 
St-Martin-Vésubie (Alp.-Mar.), au mois de juillet dernier. — L'extré- 
mité de l'abdomen est lumineu.se chez cette larve, comme le supposait 
M. J. Bourgeois {Fn. gall.-rhén. IV, 1894, p. 87). 

La femelle de L. lusitanien se distingue aisément du mâle par le 
mode d'émission des rayons lumineux, beaucoup plus faibles et sur- 
tout jaillissant sur les côtés seulement au niveau du H'^ segment abdo- 
minal, tandis que ceux émis par lemàlc déterminent une auréole largo 
et d'un éclat intense tout autour de l'arrièrc-corps. 

Vu en dessous, L. lusitanien 9 présente les segments o et 6 de 
l'abdomen (lumineux) comme divisés en quatre compartiments nette- 
ment séparés et dont les deux supérieurs affectent une forme exacte- 
ment circulaire. 

M. Grouvelle a trouvé en outre une femelle pondant au pied d'un 
^ieux mur, au milieu d'herbes très himiides. L'insecte était dressé, 
l'abdomen engagi' dans une excavation circulaire peu profonde, son 
dxiductc cnlièi'eMieiit distendu, et, à ce moment, son appareil lumineux 
éuietlait une lueur continue presque équivalente en intensité à celle des 
mâles. 



316 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Communications. 

Sur la biologie de Chyliza vittata Mg. [Dipt.] 
Par Alfred Giard. 

On connaît très peu de choses sur le développement des Psilinae. 
C'est ce qui me détermine à publier l'observation suivante tout in-' 
complète qu'elle soit. 

Il y a quelques mois, notre collègue Ch. Pérez me communiquait 
un Diptère qu'il avait obtenu d'éclosion et dont il désirait savoir le nom. 
Bien que l'exemplaire fût en assez mauvais état, je reconnus cependant 
la femelle du rare ChiiUza vittata Mg. 

Les larves d'où provenait ce Diptère vivaient aux dépens des racines 
do Neottia nidus avis L. dans lesquelles elles creusent des galeries. Il 
est assez facile d'en recueillir aux environs de Paris dans les localités 
où croît rOrcliis nid d'oiseau, mais leur éducation présente certaine 
difliculté pour être menée à bien. 

La larve de CInjliza atri^fcta Mg. a été observée par Perris et par 
Kallenbach; elle vit dans la tige souterraine renflée iVOrobanchc 
rapum Thuil. Scboltz a trouvé les larves de Clujliza leptogaster 
Panz. dans une galle ligneuse grosse comme une noix sur la tige de 
Spiraea opulifolia, mais il n'a pu constater si cette galle était produite 
par le Diptère. 

Les descriptions de Scholz, Perris et Kaltenbacli sont malheu- 
reusement insuffisantes pour permettre une utile comparaison des 
larves de Chyliza qu'ils ont étudiées avec celle do Ch. vittata. 

Perris. Mém. d. 1. Soc. des Se. d'Agric, et des Arts de Lille, 1853. 

Kaltenbach. Verh. d. n. Wosphal. Vereins d. preuss. Rheinlandc, 
XXI, 228. 

ScHOLTz. Ent. Zeit. Breslau. Bd. 1-3, p. 13. 

Description d'un Otiorrhynchus nouveau [Col.] 

du nord de l'Afrique 

Par Maurice Pic. 

Otiorrhynchus (Arammichnus) Vaulogeri, n. sp. — Ohlongo- 
clonrjatns, picens, densissiine ijriaco-sqnamosHS, brcvis.siine selulosus, 
antcnnis pedibusque dilutioribus. — Long. 4,2-4,8 mill. 

Iltib. Mdufitania. 



Séance du 2i octohn' lOOU. 317 

Relativement étroit et plus ou moins allongé, noir de poix, revêtu 
de squamules grisâtres denses et fines, parfois mélangées d'autres 
rembrunies dessinant de vagues macules ; des rangées de soies claires, 
courtes et espac('es sur les élytres. Rostre épais et court, très élargi 
antérieurement; yeux à peine saillants. Antennes testacées, assez grêles, 
scape un peu plus long que la tête, presque droit, les 2 premiers ar- 
ticles du funicule, le l^"" surtout, longs, les derniers un peu élargis, 
massue oblongue. Prothorax parsemé de gros points plus ou moins 
apparents, plus long que large, nettement arrondi sur les côtés, plus 
étroit au bord antérieur qu'au postérieur, parfois orné d'une dépression 
longitudinale sulciforme sur le milieu du disque. Élytres, ornés de 
lignes de soies claires plus ou moins distinctes, en ovale allongé, atté- 
nués aux deux extrémités mais davantage en arrière, déclives posté- 
rieurement, subconvexes en dessus avec des stries peu marquées; 
épaules efl'acées. Pattes roussàtres ou testacé roussâtre, squamuleuses à 
l'état frais, assez longues, cuisses antérieures inermcs, tibias antérieurs 
dilatés en saillies interne et externe à leur extrémité. — Long. 4,2-4,6 
miU. 

Tunisie : Sbeitla etFériana (M. de Vauloger, in coll. de Vauloger 
et Pic); Sud-Est algérien : environs de ^"egrin (D"" Mu nier, in coll. 
Bedel). 

Cette espèce est très remarquable par son revêtement écailleux très 
dense et déprimé, analogue à celui de certains Bagous, et par là très 
facile à distinguer des autres espèces de ce genre ; elle est, en outre, de 
forme plus étroite et à ponctuation prothoracique bien moins marquée 
que planithorax Boh., dans le voisinage duquel on peut la placer. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences [C. H. hebdom. des Séances), 1900, II, lo-lG. — 
L.-G. Seup.at : Sur la morphologie de l'appareil respiratoire de la 
larve et de la nymphe du Bruchus ornatus Bohm. 

Agricultural Gazette of X. S. Wales, XI, 9, 1900. — A. Gale : Bées 
and how to manage them. — Bee Calendar. 

Annaes de Sciencias natumes,\l, 1900. — I. Holivau : Catâlogo sinôp- 
tico de los Ortôpteros de la fauna iberica. 

Archives provinciales des Sciences, II, 11, 1900. — E. Can.xaviello : 
jNote sur les Phalènes de la région vésuvicnne. 



318. Uullelin de lu Société Eniomologiquc de France. 

Biologia CeniraliAmericmia. — G.-C. Champiox : Uhynchota-Heteroptera, 
II, pp. ;i0o-3:}G, pi. 19. — Distant : Rliynchota-Homoptera, pp. 41- 
56, pi. G ot 7. — FowLER : Uhynchota-Homoplcra, II, pp. 203-280, 
pi. 17 et 18. — Acquis pour la Bibliothèque. 

Canadian Enioniologist, octobre 1900. — A.-R. Grote : Tho Principle 
which underlies the Changes in thc Neuration. — Types of Noctuid 
Gênera. — C. Robertsox : Nomada Sayi and two related new Spe- 
cies. — VV.-H. AsHMEAD : Classificalion of the Fossorial predaceous 
and parasilic Wasps, or the Superfamily Vespoidea. — T.-D.-A. 
CocKERELL : The N. Mexico Bées of the Genus Coelioxys. — W. Beu- 
texmûller : Synopsis of Food-Habits of the Larvae of thc Sesiidae. 

— E.-S. Titus : Notes on Colorado Bées. — H. -G. Dyar : Notes on 
some N. American Species of Tineidae. — E.-M. Ehrhorx : New 
Coccidae from CaUforuia (pi.). — J.-M. Aldrich : A question of No- 
menclature. — F.-M. Webster : Sudden Disappearance of the Par- 
slanc Sawfly Sclnzocerus Zabriskei. 

Chicago Academij of Sciences [The], 1898. — Bulletin n'^ III, part. 1 of 
the Natural History Survey.Q 

Entomologische y'achrichten, XXVI. 19, 1900. — P. Speiser : Ueber- 
sicht der Dipteren-Gattung Cgclopodia Kol. — Kriechbaumer : Alo- 
myia moerens Pty. — E. Reitter : Uebersicht der mir bckannten 
Arten der Coleopteren-Gattung Dila Fisch. — Uebersicht der mit 
Erodius verwandten palaearktischen Coleopteren-Genera. — Ueber- 
sicht der bekannten zwei Arten der neuen Coleopteren Gatlung 
Diaj}lianidi(S Reitl. — H. Tetexs : Papilio Sticheli nov. sp. aut 
su])sp. — G. Yorbrixgek : Ueber Droinius cordicoUis VorJirg. — 
F. Karsch : Ein Sminthurus aus dem Kaukasus. 

EntomologisVs Record and Journal of Variation [TIip),\U, 10. 1900. 

— J.-W. Tutt : Migration and Dispersai of Insects : Lepidoptera. 

— L. Rothschild : The Giant Flea : llystrichopsglla talpae (pi.). — 
J.-H. and J.-\V. Tutt : Lepidoptera in the Hautes-Alpes : Abries. 

— Notes diverses. 

lUustrierte Zeitschrift fiïr Ento)nologie, l"'' octobre 1900. — D'' C.-H. 

Vogler : Weitere Beitrag zur kenntniss von Dipleren-Larven 

(fig.). — 0. ScHULTz : Filarien in paliiarktischen Lepidoiiteren. — 

Petites communications originales. 
Museo nacional de Costa Rica [Informe], 1898-1900. — P. Biolley : 

Orlôpteros recogidos en Costa Rica desde 1890 a 1900 (pi.). 

Naturforschenden Gesellschaft in Bern [Mittheilungen], N'^'* 603-618, 



Séance du. 24 octobre 1000. 319 

684-711, 812-827, 937-961, 1018-1029. — 5 volumes 1867-1882. — 
Don de M. L. Bedel. 

New York Entomologiral Sorictij (Journal), septembre 1900. — J.-B. 
Smith : New Species of Floridan Noctuidiie. — II. -G. Dyar : Notes 
on the L;irval-Cases oî Lacosomidae (Pterophoridae) and Lifc-History 
of Lacosoma chiridota Grt. (pi.). — A. -G. Weeks : Ovipositing of 
Vanessa Antiopa. — R.-W. Doane : New North American Tipuli- 
dae (pi.). — N. Baxks : New Gênera and Species of American Pha- 
langida. — D"" R.-E. Kunze : Notes on ova and Larva of Ilyper- 
chirid jmniina. 

Psijche, IX, 292-294, 1900. — N. Dcrand : Notes on two Ganadian 
Butterflies. — S.-J. Hunter, W.-S. Sutton : The Melanopli of Kau- 
sas, III. — S. -H. ScuDDER : Tlie clearwinged species of the Oedipo- 
dine genus Mestobregma. — H. -G. Dyar : Life iiistories of North 
American Geometridae, XIII-XV. — M. Newberry, T.-D.-A. Coc- 
KERELL : Notes on the nesting of Anthidiuni paroselac. — S. -H. 
■ Scudder : Locaiities for western Tryxahnae. — A. -S. Packard : 
Occurrence of Mijrmeleon immaculatum de Géer in Maine. — S. -H. 
Scudder : A list of the Orthoptera of New England. — A.-S. Pac- 
kard : Occurrence of MacJiilis variabilis in Maine. — W.-M. Whee- 
LER : The habits of Mijrmecophila ncbrascensis Bruner (fig.). — 
S.-H. Scudder : The Distribution of Leptysma marginicollis (Serv.). 
— G.-B. KiNG : Miscellaneous notes on Coccidae from Western 
Massachusetts. — S. Hexshaw :New England Orthoptera. — S.-H. 
Scudder : Mantis religiosa in America. 

R. Accademia dei Lincei [Atti], 1900, I, 12; II, 1-6. — Grassi et Noe : 
Propagazione délie fdarie del sangue esclusi"vamentc por mezzo 
délia puntura di peculiari Zanzare. — Bendiconto dell' adunanza 
solenne del 10 giugno 1900. 

Revista Ckilena de Ilistoria natural, IV, 5-7. 1900. — A. Borelli : 
Di alcuni Scorpioni di Chile. — E.-C. Reed : Cuatro especies de 
Himenopteros nuevas a la fauna de Chile. — Sinopsis de los He- 
mipteros de Chile. 

Revue horticole, juillet 1900.© 

Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, juillet, 
1900. — Berthoumieu : Essai bibhographique sur l'Histoire natu- 
relle du Bourbonnais. 

Rovartani Lapok, VU, 4-6, 1900. — Nombreuses notes enlomologiques 
en langue hongroise. 



320 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Royal Dublin Society, — 1° Economie Proceedings, I, 1, 1899; Q. — 
2° Scientific Proceedings, IX, 1, 1899;©. — 3° Scientific Transac- 
tions, VII (sér. II), 2. 4-7, 1999-1900 ;©. — 4'^ Index to the scien- 
tific Proceedings and Transactions of the R. Dublin-Society from 
1877 to 1898 inclusive. 

Royal Society of London. — 1° Further Reports to e Malarian Com- 
mittee, 1900 by S.-R. Christophers and J.-W. Stephexs (pi. et 
carte). — 2° Proceedings, LXVI, 432-434; LXVII, 43o, ©. — 
3° Philosophical Transactions, sér, B., vol. 192.© 

Royal Society of N. S. Wales {Journal and Proceedings), XXXIII, 
1899. — Th.-L. Baxcroft : On the Metamorphosis of the young 
Form of Filaria Bancrofti Cobb [Filaria sanguinis hominisLew., 
F. nocturna Manson) in the Body of Culex ciliaris L., the « House 
Mosquito » of Australia (fig.). 

Royal Society of South Australia. — 1° Menioirs 1, 2, 1900; ©. — 
^"Transactions, XXIV, 1, 1900. — J. Turner : New Micro-Lepi- 
doptera mostly from Queensland. — T. Blackburn : Further Notes 
on Australian Coleoptera, with Descriptions of new Gênera and 
Species, XXVI. 

Sociedad cientifica « Antonio Alzate » {Memorias y Revista), XIV, o-6, 
1900.© 

Sociedad espanola de Historia natural {Actas), juin et septembre 1900. 

— DusMET : Notas para el estudiode losHimenépterosdeEspana,IV. 

— De la Fuente : Datos para la fauna de la provincia de Ciudad- 
Real, XIII. — P. Navas : Notas entomoldgicas , VI; Algunas cos- 
tumbres de las Hormigas y Hormigaleones. — R. Escalera : Des- 
cripciones de algunas nuevas especies de Dorcadion. 

Societas Entomologica, XV, 9-14, 1900. — P. Bachmetjew : Eine Be- 
merkung zur Fortptlanzung von Schmetlerlings-Aberrationen. — 
Fr.-W. Konow : Neuer Beitrag zur Synonymie der Chalastogastra 
(Hym.). — H. Seeman-Jassy : Ueber die Tarantel (2 art.). — 
J. Breit : Ueber die allmahlige Verdunkelung einiger Lepidopte- 
renarten aus der Umgegend von Dûsseldorf. — K. Frixgs : Ver- 
folgung der Schmetterlinge durch Vôgel. — H.-F. Wickham : No- 
tes on Cicindelidae from the Southwestern United States. — F. Himsl : 
Ein weiterer Beitrag zur Schmetterlingsfauna von Ober-Oester- 
reich (Linz und Umgebung). — C. v. Hormuzaki : Eine merkwiir- 
dige Beobachtung ueber die Zeitvarietaten von Lycaena argiades 
Pall. in der Bukowina. — P. Bachmetjew : Lâhmung bei Lepido- 



Séance du 24 octobre 1900. 321 

pteron infolgc eiiiohtor Tomperatur ilircs Kôrpcrs (3 arl.). — 
D'K. Manger : Beitrago zur Colooptcren-Fauna der Rheinpialz. 

Societas Entomologica Rossica (//oraf), XXXIV, 1-2, 1900. — Séances de 
de la Société : Diverses notes enlomologiques en langue russe. — 
N. ZuBowsKY : Beilrag zur Kenntniss der Sibirisclien Acridiodeen. 

— N. KoKiJEW : Symbolae ad cognitionem Braconidarum Imperii 
Rossici et Asiae centralis, II (texte russe). — B.-E. Jakowlew : Des- 
cription de deux nouvelles espèces de la famille des Lucanides 
(fig.). — Semenow : Pscudobroscus Sem. (Coleoptera, Carahidae) 
(texte russe et latin). — T. de Tschitschéiune : Note supplémentaire 
sur le genre Trichocellus Ganglb. — B.-E. Jakowleff : Nouvelles 
espèces du genre Dorcadion Daim. — Note supplémentaire sur le 
Neodorcodion PrzetcalskiL — Semenow : Broscosoma Putz. (Coleop- 
tera, Carabidae) (texte russe et latin). — Coleoptera nova Bossiae 
Europeae Caucasique, VII. — B.-E. Jakowleff : Nouvelles espèces 
du genre Sphenoptera. — T. de Tschitschérine : Notes sur les Plalys- 
malini du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, I-V. — N. Koku- 
jew : Revisio specierum rossicarum ad Ichneumonidarum genus 
Paniscus Grav. pertinentium, — B.-E. Jakowleff : Étude sur les 
espèces du genre Sphenoptera Sol. appartenant au groupe du Sph. 
nntiqua 111. — A. Semenow : Polijarttiron Bedeli, Coleoptera, Ceram- 
bycidae (texte russe et latin). — S. Mokrzecki : Zur Biologie der 
Oberea ocukita L. var. borysthenica (pi.). — A. Semenow : Cal- 
lipogon (Eoxeniis) relictus Sem. (Coleoptera, Ccrambycidae). 

Socicta zoologka Italiana {Dollettino), IX, 1-2, 1900.© 

Société des Sciences naturelles de Saône-et-Loire [Bulletin], VI, 6 et 7, 
1900. O 

Société des Sciences naturelles et d'enseignement populaire de Tarare, 
V, G-8, 1900. 

Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France {Bulletin), X, 1 
et 2, 1900. — J. Dominique : Additions et Annotations au catalogue 
des Orthoptères de la Loire-Inférieure. 

Société d'étude des Sciences naturelles deNimes {Bulletin), XXVII, 1900. 

— G. Mingaud : Nouvelles captures de Platgpsijllus castoris Bits, et 
de larves de ce Coléoptère (fig.). — D'' A. Chobaut : La Chasse aux 
Coléoptères, en hiver, sous les écorces du Platane dans le départe- 
ment du Gard, en face d'Avignon. — J. Gal : Études sur les vers 
à Soie. — G. Mlngaud : La Plnjllotoma aceris Kall., dans le Gard et 
dans l'Hérault. — D'' A. Chobaut : Mœurs et métamorphoses du 



322 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

PlatypsijUus castoris Rils., insecte coléoptère, hôte du Castor (fig.). 

— G. MixGAUD : Pupes et Diptères trouvés dans une momie. — 
Le Bruchus irresectus Fâhr. parasite des haricots cultivés. 

Socic'té d'ctnde des Sciences naturelles de Reims {Bulletin), X, 2-3, 1900. 

O 
Société Linnépune du Nord de la France [Bulletin), n'^^ 326-328, 1900. 

• — M. Dubois : Contributions à la faune entomologique de la Somme. 

— G. Breddin : Le .Alimétisme chez les Hémiptères (Irad.) (2 art.). 

Société Entomologique de Belgique. — 1° Annales XLIX, 7-9, 1900. — 
A. Lamekre : Insectes nouveaux ou rares pour la Belgique. — 
Contribution à l'ctudo de la faune entomologique de Sumatra. 
A. Grouvelle : Nitidulitles, Colydiides, Rhysodides, Cucujides, 
Monotomides, Cryptophagides, Tritomides, Dryopides. A. Lé- 
VEILLÉ : Trogositides. — H. Clavarzau : Catalogue de Lagriides. 

— Cu. Kerremans : Biiprestides nouveaux et remarques synony- 
miques. — A. Lameere : Notes pour la classilicalion des Coléo- 
ptères. — 2° Mémoires. — Ch. Kerremans : Buprestides de Sumatra. 

— Buprestides Indo-malais. — M. Jacoby : Indian Phytophaga. — 
E. Hrexske : Melolonthiden. 

South African Muséum {Annals), II, 2, 1900. 

Species des Hgménoptères d'Europe et d'Algérie, VIII fasc. 70. — Erx. 
AxDRÉ : Monographies des Mulillides, pp. 6o-144; pi. IV-VI. 

Spelunca. — Bulletin de la Société de Spéléologie, V, 17-20, 1899. — 
A. Viré : La faune souterraine de France. 

Staranger Muséums {Aarsberetning) , 1899-1900. — T. Helliesex : 
Bidrag til Kundskaben om Norges coleopterfauna, VIL 

Stettiuer Entomologische Zeitung, LXI, 1-6, 1900. — R. Loiide : Cle- 
ridarum Catalogus. — D'' H. Horx : Ueber schadiiche Insekten und 
ein Sachverstiindiges Gutachten. — F. Ohaus : Bericht ûber eine 
entomologische Reise nach Centralbrasilien. 

Tu fis Collège Studies, n° 0, 1900.© 

t'nion Apicole (L'), 8-10, 1900. — Entomologie agricole (3 art.). 

U. S. Drpartement of Agriculture, Division of Eutomologg. — l" New 
Séries, Bull. 24, 2o, 1900. — iN. Banks : A List of Works on Xortii 
American Entomology. — L.-O. Howard : Notes on the Mosquitoes 
of the United States (lîg.). — 2° Techuical Séries.— A.-L. Qualntance : 
Contributions toward a Monograph of the American Aleurodidae 
(pi.). — N. Banks : The Red Spiders of the United States (tîg.). 



Séance du 2i octobre WOU. 323 

Wiener Entomologische Zeituny, XIX, 8, 1900 (SexempL). — II. Khal's : 
Beilrag zur Kenntniss der Kafor-Untergaltung J/ypera Gerin. i. sp. 
{Doniis iekol). — L. Czernv : Eine neiie Scatophila (Dipt.) ans Oes- 
torreicli. — G. Strobl : Spaniscli Diptercn, XII. — E. Reitteu : 
Noue von Ilerrn J. Sahlborg auf seinon Reisou in Corfii, Paliislina 
und Contralasien gesamnR'lte Coleopteren. 

Zoological Society of London. — l" List of tite Fellows, 1900. — 2'^ Pro- 
eeedinys, 1900, II-III. — E.-M. SnARi>E : On a Collection of BiUter- 
llies froui tlie Bahamas (pi.). — M. Jacoby : On new Gênera and 
Species of Pliytopliagous Colcoptera from Soutli and Central Afriea 
(pi.). — W. Bateson : On a Case of Ilomœosis in a Cruslacean of 
thc Genus Asellus; Anlennule replaced by a Mandible (lig ). — 
C. Warbiuton : Ou a rcmarkable Altid Spider fi'om Bornéo, Man- 
tisatta trucidans n. g. et sp. (tig.).— Pu. Crowlev : On Ihe Biit- 
tertlies collected by the late Mr. J. Whitebead in tlie Interior of 
tbe Island of Hainan (pi.). — Th. R. Stebbi:<g : On somc Crusta- 
ceans from the Falkland Islands collected by Mr. R. Vallenlin (pi.). 
— L.-A. BoRRADAiLE : On sonie Crustaceans from the South Pacific, 
IV. The Crabs (pi.). — W.-F. Lanchester : On a collection of Crusta- 
ceans made at Singapore and Malacca, I, Crustacea Bracbyura (pi.). 



AuLARD (A.) : Discours prononcé à la Séance générale du Congrès des 
Sociétés savantes de 1900. — Paris, 2.j p.* 

Berg (C). — Nova Hemiptora faunarum Argentinae et Uruguay ensis. 
[An. Soc. cient. Arg.), 1892, 112 p.* 

BioLLEY (P.) : Ortôpteros de Costa Rica. [Inf. Mus. nac), 1900, 17 p.* 

Blanchard (R.) : Instructions à l'usage des médecins, des naturabstes 
et des voyageurs. {Bull. \c. méd.), 1900, 59 p., tlg.* 

Bolivar (I.) : Catalogo siuôptico de los Ortôpteros de la fauna ibéi'ica. 
{Afin, de Se. nat.), 1900, 70 p.* 

Id : Les Orthoptères de St-Josepb's Collège à Trichinopoly (Sud de 
l'Inde). (Ann. Soc. Ent. Fr.), 1900, 2 pi.* 

Bordas (L.) : Recherches sur les organes reproducteurs mâles des 
Coléoptères. {Ann. Se. nat.), 1900, 1G6 p. 11 pi. u.* 

Brôlemanx (H.-W.) : Sur le travail du D"" Verhoed" intitulé : Ueber 
Doppelmannchen bei Diplopoden. {Bull. Soc. zool. Fr.), 1900,0 p.*. 

Chevreux (Ed.) : Résultats des campagnes scientifiques accomplies sur 



324 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

son yacht par Albert P'". prince souverain de Monaco. XVI" fasc. 
Amphipodes provenant des campagnes de VlUrondelle. Monaco, 
1900, 19o p., 18 pi* 

Chevreux (Ed.) : Campagnes de la iVe/ji«, description d'un Amphipode 
nouveau appartenant au genre Grubia Czern. {Bull. Soc. zool. Fr.), 
1900, 7 p., fig.* 

Chobaut (D"" a.) : De la place à assigner parmi les Longicornes au 
genre Tetropiopsis Chob. — Description d'un Longicorne nouveau 
du nord de l'Algérie. [Bull. Soc. Ent. Fr.), 1900, 4 p., fig.* 

Id : Espèces nouvelles d'Insectes Coléoptères trouvées en ces dernières 
années dans le département de Vaucluse et dans les départements 
limitrophes. {Méiii. Ac. Vaucl.), 1900, 8 p.* 

DunouRCEAu (D'" E.) : Taenias et Taenifuges. Paris, 1900, 63 p., Ilg.* 

GiARD (A.) : Sur les métamorphoses dHijperaspis concolor Suiïr. — Le 
Mutllla europaea L. dans le nord de la France. [Bull. Soc. Ent. 
Fr.), 1897, 2 p.* 

Hampson (G. -F.) : Catalogue of the Arctiadae [Nolinae, Litliosianar) in 
the Collection of the British Muséum, II, av. atlas. {Br. Mus.), 
1900.* 

HouLBERT (C.) : Faune analytique illustrée des Orthoptères de France. 
(F. Jeun. Nat.), 1900, 55 p., pi. — Candidature au Prix Dollfus. 

HuxTER (S. J.) : Coccidae of Kansas, III. {Kans. Univ. Quart.), 1900, 
9 p., 7 pi.* 

JoANNis (J. de) : Les Mangeuses de corne. {Bev. Quest, Se), 1897, 
22 p. fig.* 

Id : Note sur une Phycide vivant en parasite dans un nid de chenilles 
provenant de Mayomba (Congo). [Bull. Mus. Hist. nat.), 1900, 
4 p., fig.* 

Lameere (AuG.) : Notes pour la classification des Coléoptères. (.4?iu. 
Soc. ent.Belg.), 1900, 25 p.* 

Lapouge (G. de) : Phylogénie des Carabus (suite). [Bull. Soc. Se. 
méd. Ouest), 1900,9 p.* 

Lefeuvre (D'" Ch.) : La contraction musculaire chez l'Insecte. Paris, 
1900, 112 p., pi. et fig. — Don de M. A. Léveillé. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOMOLOaiQUE IDE FilANOE 



JSéanoe <lu 11 novembre 1900. 

Présidence de M. A. GIAIID. 

Correspondance. — M^I. W.-W. Froggatt, do Sydney, Potier 
de la Yarde, de Grauville, et M.-J. Rivera, de Chillan, remercient 
la Société de leur admission. 

— M'"^ Camilla Mik, par lettre adressée au Président, remercie 
la Société pour les sentiments de condoléance exprimés à l'occasion 
de la mort du professeur Joseph Mik, son mari. 

Distinctions honorifiques. — Le Président a le plaisir d'annoncer 
à la Société que sur la liste des nouveaux commandeurs du Mérite 
agricole promus à l'occasion de l'Exposition, par décret du 27 octobre, 
figurent les noms de nos collègues MM. F. Henneguy et P. Viala. 

— Lors de la distribution des récompenses de l'Exposition, une 
médaille de bronze a été accordée à notre collègue E. Olivier pour 
Tintéressante Reçue du, Bourbonnais qu'il dirige depuis treize ans. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret de signaler à la 
Société la mort de M. Armand David, missionnaire lazariste, cheva- 
lier de la Légion d'honneur, décédé à Paris le 10 novembre à l'âge de 
74 ans. 

A. David n'était pas membre de notre Société, mais son ardente 
passion pour les sciences naturelles l'avait poussé à étudier tous les 
groupes du règne animal, et les récoltes entomologiques qu'il fit en 
Chine et au Thibet sont d'une extrême richesse. 

En 1860, après quelques années consacrées à l'enseignement, Ar- 
mand David, alors âgé de 34 ans, fut envoyé par ses supérieurs dans 
la mission de Chine où il utiUsa ses aptitudes spéciales en faisant con- 
naître la géographie, la géologie et la botanique de régions à peine 
connues : l'Ourato en Mongolie, les environs du Kou-Kou-Noor et la 
chaîne des monts de Tsin-Linh du côté du Chen-Si. 

En même temps le zélé missionnaire enriciiissait les collections na-: 
Bull. Soc. Elit., Fr.. 1900. N» 17. 



326 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

tioïKiles du Muséum de nonil)reux éclianlillons zoologiqucs rocuoillis 
souvent au péril de sa vie. 

La majeure partie des Mammifères ont été décrits par A. Mil ne- 
Edwards dans les Nouvelles Archives du Muséum. En 1877, M. David 
publia, en collaboration avec le D''E. Oustalet, son splendide ouvrage 
Les Oiseaux de la Chine avec un allas de 124 planches coloriées. Plus 
de 800 espèces d'Oiseaux y sont décrites. 

Quant aux collections entomologiques, elles furent longtemps inutili- 
sées et inabordables pour ceux qu'elles pouvaient intéresser ('). Depuis 
la mort d'E. Blanchard elles ont été en partie confiées à des spécia- 
listes, et notre collègue M. Tschitschérincen a commencé la pu- 
bhcation. 

Dans les dernières années de sa vie Armand David, dont la santé 
était usée, mais dont la vive intelligence et la charmante bonté se sont 
conservées jusqu'à la fin, vivait retiré à la maison mère où il avait re- 
pris les fonctions modestes de professeur, cherchant à communiquer 
aux jeunes missionnaires le goût des sciences qu'il avait tant aimées. 

Par une disposition dont se réjouiront tous les amis de l'Entomolo- 
gie, A. David a légué à notre collègue M. René Oberthiir tous 
les Coléoptères de sa collection personnelle comprenant des récoltes 
considérables faites par divers missionnaires à Madagascar, en Abys- 
sinie, au Brésil, etc., et surtout la série la plus complète qui ait été 
réunie jusqu'ici des Coléoptères du Nord de la Chine et du Yiinnan, 
avec les types de presque toutes les espèces qui ont été décrites dans 
les Annales des Sociétés entomologiques de France et de Belgique. 

Entre les mains de M. R. Oberthiir de pareils trésors serviront 
longtemps encore, nous en avons l'assurance, aux progrès de la science 
et à la gloire de celui qui les avait rassemblés. 

— Le Président annonce également le décès de deux membres de 
la Société, M. Henri Delamain, de Jarnac, et M. le D-- H. Vall an- 
tin, de Paris. 

Démissions. — MM. L. de Dembowski, de Varsovie, le profes- 
seur H. Osborn, de Colombus (Ohio), et le baron V. von Rôder, de 
Hoyra, ont envoyé leur démission de membres de la Société. 

Présentations. — M. Rodolphe Homb erg, 36, rue Blanche, 
Paris [Lépidoptères européens], présenté par M. l'abbé J. de Joannis. 
— Commissaires-rapporteurs MM. C. Dumont et P. Mabille. 

(1) Quelques Paiiiîlons seulement furent décrils par nos collègues Ch. Obcr- 
l h il r et G .-A . P o u j a d e . 



Séance du 14 novembre 1900, 327 

— M. Cl. Ilouard. prrparatoiir à la Faculté dos Scioncos, 42, nio 
Poiicliet, Paris [lintoniolo(jie générale, pr. tY<vV//>s], présenté par M. Pli. 
François. — Commissaires-rapporteurs MM. J. Kiinckcl d'Iler- 
culais et P. Lesne. 

— M. le D'' François Pommerol, conseiller général, à Gerzat 
(Puy-de-Dôme) [Entomologie appliquée], présenté par M. A. Giard. — 
Commissaires-rapporteurs MM. P. Marchai et A. Lécaillon. 

Changements d'adresse. — M. R. De Jean, 14, rue de Puteaux, 
Paris. 

— M. le marquis Giacomo Doria, Museo civico di Storia natu- 
rale, Genova (Italie). 

— M. J. Duchaine, 2o, rue de la Solidarité, Vincennes (Seine). 

— M. P. Guilliou, oO, rue de Vanves, Paris (14® arrond.). 

— M. lo capitaine T hou venin, à Lalla-Marnia, province d'Oran 
(Algérie). 

— M. J. Sainte-Claire De ville, 12, rue Peuchienati,Nice (Alpes- 
Maritimes). 

Concours pour l'étude des Insectes ou Vers des livres. — Le 
Président annonce qu'au cours du Congrès international des biblio- 
thécaires, tenu à Paris les 20, 21, 22 et 23 août 1900, il a été institué, 
par un donateur qui désire garder l'incognito, deux prix : l'un de 
1 .000 francs, l'autre de 500 francs, destinés à récompenser les deux 
meilleurs mémoires relatifs aux vers et aux insectes qui détruisent les 
livres. Un second donateur, qui veut également conserver l'anonymat, 
a fondé un prix unique de 1.000 francs à décerner à l'étude la plus 
sérieuse présentée sur le même sujet, mais dans laquelle l'auteur se 
sera plus spécialement occupé des vers ou insectes qui s'attaquent aux 
reliures des volumes. 

Après entente avec les fondateurs, la Commission du Congrès des 
bibliothécaires a arrêté, ainsi qu'il suit, les conditions du concours : 

I. — Un premier prix de 1.000 fr. et un second prix de 500 fr. 
seront décernés aux deux meilleurs mémoires présentés sur ce sujet : 

Étudier d'une façon scientifique les vers ou insectes qui s'attaquent 
aujc livres; déterminer leurs genres et leurs espèces ; décrire leurs modes 
de propagation, leurs mœurs, leurs ravages; définir les matières dont 
ils se nourrissent, celles qui les attirent, celles qui les font fuir ou les 
font périr; indiquer les meilleurs moyens // emploijer pour les détruire 
et les chasser quand ils ont envahi une bibliothèque, pour préserver de 
leu) invasion les bibliothèques encore indemnes. 



328 Bulletin de la Société Entomologique de France.. 

II. — Un prix unique de 1.000 fr. sera décerné, à la même époque 
et dans les mêmes condilions, à un autre mémoire sur le même sujet, 
mais avec cette difïérence toutefois que le mémoire qui pourra être 
récompensé par ce prix sera consacré à l'étude des vers et insectes qui 
s'attaquent plus particulièrement à la reliure des livres. 

III. — Les mémoires devront être adressés, avant le 31 décembre 
1901, au Secrétaire général du Congrès des bibliothécaires. 

IV. — Si les mémoires présentés à la date du 31 décembre 1901 ne 
semblent pas au jury d'un mérite suffisant pour obtenir les récompenses 
offertes, le concours sera prorogé au 31 décembre 1902. Si à cette date 
encore aucun mémoire digne d'être récompensé n'avait été présenté, le 
concours serait prorogé une seconde fois jusqu'au 31 décembre 1903; 
mais après ces deux prorogations le concours serait annulé. 

V. — Il est bien entendu que le désir des donateurs n'est pas de 
faire attribuer une récompense aux personnes qui enverraient simple- 
ment des formules et recettes, ou qui signaleraient des moyens empi- 
riques généraux pour détruire les insectes et les vers ou les éloigner 
des livres. 

VI. — Les manuscrits envoyés ne seront pas rendus. 

Les mémoires, ainsi que les demandes de renseignements, doivent 
être adressés à M. Henri Martin, Secrétaire général du Congrès des 
bibliothécaires, à la bibliothèque de l'Arsenal, rue de Sully, 1, à Paris. 

— Le Président ajoute que le programme du concours n'a pas encore 
été soumis à la Commission d'organisation du Congrès. Mais d'après les 
renseignements qu'il a obtenus il est problable qu'il n'y sera pas ap- 
porté de très grandes modifications. Les membres delà Société qui dé- 
sireraient concourir peuvent donc dès à présent se mettre à l'œuvre, 
les questions posées exigeant de sérieuses et longues recherches. 

Captures et observations biologiques. — M. le D'' Paul Marchai 
annonce la découverte d'un nouveau Proctotrypide aquatique qui est 
parasite des œufs de Gerris. 

Cet Hyménoptère se sert de ses ailes pour nager, comme le Pohjnema 
natans, mais, contrairement à ce qui a lieu pour cette espèce, il peut 
également se servir de ses ailes pour voler. 

La description complète et l'observation des mœurs de cet intéres- 
sant petit Insecte, auquel M. Marchai donne le nom de Lininodi/ies 
gerriphagus (n, gen. n. sp.), paraîtront dans le prochain fascicule des 
Annales. 



Séance du 14 novembre 19(J0. 329 



Communications 

Description d'une nouvelle espèce 
du sous-genre Pseudoderus Seidl. (gen. Platysma Bon.) [Cûl.J 

Par T. TSCHITSCHÉRINE. 

Pseudoderus capito, sp. n. — Brun de poix, élytros c5 luisants, 
ç assez ternes; pattes, antennes et palpes rouge ferrugineux, les tibias 
et les tarses parfois plus ou moins rembrunis. Tète très grosse pour la 
taille do l'insecte, beaucoup plus grande que chez les autres espèces de 
ce sous-genre, entièrement assez fortement ponctuée à l'exception d'un 
espace lisse entre le rebord antéoculaire et les impressions frontales ; 
celles-ci assez marquées , dépassant plus ou moins le bord antérieur 
des yeux ('); épistome légèrement écliancré; yeux assez convexes et 
saillants (un peu moins chez la Q que chez le d), mais assez enchâssés, 
postérieurement dans les tempes qui ne sont qu'un peu moins longues 
que l'œil même et assez graduellement (non brusquement) convergentes 
vers les côtés du col; celui-ci épais; milieu du vertex tout à fait uni 
ou, du moins, sans dépression transversale distincte. Antennes assez 
grêles, les deux premiers articles glabres, le troisième garni, vers l'ex- 
trémité, de petits poils très courts mais distincts. Pronotum un peu 
plus large que la tête avec les yeux (env. d'un 1/2 mill.), à peu près 
d'un tiers plus large que long, à diamètre maximum vers le tiers anté- 
rieur de la longueur médiane, assez fortement rétréci vers la base qui 
est beaucoup plus étroite (}ue le bord antérieur et pas plus large que le 
pédoncule du niésothorax , auquel elle s'adapte exactement et qui la sé- 
pare de la base des élytres ; bord antérieur légèrement échancré ; côtés 
modérément arqués (vers la base, leur courbe n'est qu'assez légère) et 
tombant obliquement en dedans sur le bord basai qui est légèrement 
échancré en arc; angles postérieurs ouverts, à sommet modérément 
arnmdi; surface modérément convexe, base manifestement transversa- 
lement déprimée au milieu, entièrement ponctuée, la ponctuation assez 
marquée mais pas bien abondante et médiocrement serrée (notamment 
au milieu); sillons basilaires (1 de chaque côté) bien marqués, arqués 
par la base vers le sommet des angles postérieurs, plus ou moins ponc- 

(1) Chez l'un des deux individus que j'ai sous les yeux (une Ç), les impres- 
sions frontales deviennent plus faiblement mar(|uées en arrière: ce doit être 
purement accidentel. 



330 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

tués au fond et sur les bords; rigole latérale très étroite, cependant 
quelque peu ponctuée ('), déterminant parfois un étroit et très petit 
aplatissement oblique contre le sommet des angles postérieurs ; bourre- 
let latéral externe très fin partout. Éh très modérément convexes, e^ 
ovale oblong, un peu plus de moitié plus longs que larges ((5 1, 7 fois 
aussi longs que larges, ç 1,6 fois) et environ de deux cinquièmes plus 
larges que le pronotum, très faiblement ou à peine sensiblement sinués 
de chaque côté devant l'extrémité; épaules extrêmement obtuses et 
presque elTacées, cependant le sommet en est indiqué par l'extrémité 
du repli basilaire qui, sans être saillante latéralement, forme avec le re- 
bord latéral un angle à sommet quelque peu relevé; stries l)ien mar- 
quées, plus ou moins ponctuées ou pointillées au fond ; interstries c? 
quelque peu subconvexes, ç à peu près plans, le Z^ avec 4 ou 6 pores 
espacés sur toute sa longueur (2). En dessous, les côtés du corps sont 
plus ou moins fortement ponctués; sur les côtés des trois ou quatre 
derniers segments ventraux la ponctuation s'affaibbt graduellement et, 
disparaît. Saillie prosternale rebordée ou non rebordée ; épisternes mc- 
tasternaux aussi larges, au bord antérieur, que longs, un peu rétrécis 
en arrière; dernier segment ventral c? simple, avec deux pores séti- 
gères, Ç avec quatre pores. Métatarse postérieur plus ou moins sillonné 
au côté externe, le sillon parfois plus ou moins oblitéré et visible alors 
seulement vers la base de Tarticlc; onychium sétulé en dessous. — 
Long. 13 mill. 

Émirat de Buchara, Hissar : sources de la riv. Karataga (E. Will- 
berg!1898). — Deux exemplaires ((59). Coll. S émenow et coll. Tschit- 
scbérinc. 

Diffère à première vue de toutes les autres espèces de ce sous-genre 
par la grosseur de la tète et par le rétrécissement de la base du pro- 
Ihorax qui n'est pas plus large que le pédoncule mésothoracique. 

Sur les mœurs et le rôle utile 

de Nabis lativentris Boh. [Hkmu'T. Hétéro pt.] 

Par le D"" P. Marchal. 

On sait que doux Piérides très communes pondent leurs œufs pen- 
dant toute la belle saison à la face inférieure des feuilles du Chou. Ce 
sont Pieris brassicae et Pieris rapae. 

(1) On s'en rend mieux compte en regardant l'insecte un peu obliquement. 

(2) Cliez l'un de mes exemplaires, il y a, en outre, un pore accidentel au 
.5« interslrie. 



Séance du li novembre 1900. 331 

Les œufs de la première espèce sont en forme de pains de sucre, do 
teinte jaune, et ornés à la fois de côtes longitudinales et d'une line stria- 
tion transversale ; (ixés par leurs bases contre la feuille, ils sont réunis 
par groupes de 50 à 80 en moyenne, extrêmement voisins les uns des 
autres, mais pourtant ne se touchant pas. Les œufs de Pieris ropne ont 
une forme semblable à celle des premiers, mais sont de teinte plus 
blanche et sont pondus complètement isolés les uns des autres. 

Au mois de juillet dernier je vis dans un carre de Choux de mon 
jardin un grand nombre de ces œufs qui présentaient un aspect parti- 
culier: ils étaient recroquevillés, et leur contenu paraissait avoir été 
vidé; ils différaient d'ailleurs des simples coques abandonnées par les 
jeunes cbcnilles au moment de leur éclosion, parleur forme irrégulièro 
et leur transparence beaucoup moins grande, le contenu n'ayant pas été 
épuisé d'une façon complète. Je vis en môme temps et sur les mêmes 
Choux courir et fureter un certain nombre d'Hémiptères dont les allures 
vives et la forme bizarre rappelaient celles d'une grande Fourmi. 

Ces Hémiptères, qui étaient des nymphes de Nabis laticentri)^, explo- 
raient en tous sens la face inférieure des feuilles de Choux ; pensant que 
je pouvais me trouver en présence des Insectes qui vidaient les œufs 
de Pieris, j'en pris un et le mis sur une feuille de Chou dans le voisi- 
nage immédiat d'une ponte de Pieris brnssicae comportant environ 7o 
œufs. L'Insecte resta alors immobile pendant quelques instants, palpa 
les œufs avec ses antennes, puis introduisit l'extrémité de son long 
rostre en forme de chalumeau dans la partie basilaire d'un œuf; en 
quelques secondes, sans que le Nabis semblât faire aucun mouvement 
ni aucun effort, l'œuf se vida et les parois revinrent sur elles-mêmes 
comme celles d'un ballon qui se dégonfle. Ensuite il passa à un autre 
et continua méthodiquement son oeuvre jusqu'à ce que pres(iue tous 
les œufs fussent gobés. 

Il est vraisemblable que le Nabis lativentris procède de la façon que 
je viens de décrire non seulement à l'état de nymphe , mais encore à 
l'état d'adulte. Toutefois, au moment où je lis mon observation, je ne 
pus trouver que des nymphes, et lorsque, après une absence, je revins 
au mois de septembre, les Nabis avaient disparu. 

Toujours est-il que, lorsque les Nabis se trouvent dans les cultures 
de Choux, ils doivent y jouer un rôle extrêmement utile. Il est en effet 
curieux de voir l'énorme quantité d'œufs qui est pondue dans un carré 
de Choux par les Papillons blancs, et, lorsque le temps est chaud, c'est 
à chaque moment que l'on voit la petite Piéride do la Rave se poser 
sur une feuille, le plus souvent à la face intérieure, puis, en l'espace 
de deux ou trois secondes, déposer un œuf, pour reprendre aussitôt sou 



332 Bulletin de la Société Eritomologique de France. 

vol en zigzags. Or, lorsque des circonstances semblables à celles où j'ai 
fait mon observation se trouvent réalisées, la quantité de chenilles qui 
éclosent est minime, et, en examinant avec attention les feuilles, on 
constate qu'un bon nombre d'œufs ont été sucés et vidés. 

Le Nabis doit contril)uer pour la plus grande part à cette œuvre do 
destruction et il est d'autant plus utile qu'il frappe l'Insecte dans l'œuf, 
c'est-à-dire avant qu'il ait pu commencer ses dégâts. C'est évidemment 
dans des cas analogues à celui-ci, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit d'auxi- 
liaires exerçant leur influence d'une façon immédiate et non à échéance 
plus ou moins lointaine, que l'intervention de l'homme dans l'utilisation 
des parasites ou des prédateurs aurait le plus de chances de succès. 

En récoltant des ISabis sur des plantes sauvages et en les répandtuil 
ensuite sur des cultures ayant à soutîrir babituellement des chenilles 
do Pieris, on les protégerait certainement d'une façon fort efficace. Les 
Papillons en venant pondre fourniraient aux Nabis l'ahment nécessaire à 
leur entretien et les Nabis en mangeant les œufs empêcheraient l'Insecte 
nuisible d'apparaître en quantité excessive. Mais il y a loin de la tbéorie 
à la pratique, et ce qu'un entomologiste pourrait faire pour préserver 
les plantes de son jardin ne peut toujours être conseillé au jardinier ou 
à l'agriculteur. 



Sur un cas singulier de ravages 
causés par Lyctus unipunctatus Herbst {L. canaliculatus F.) [Col.] 

Par Alfred Giard. 

M. le D' Louis Bureau m'ayant prié de présenter à la Société l'in- 
téressant mémoire qu'il vient de publier sur Lyctns canaliculatus 
Fabr., je profite de cette occasion pour signaler un cas assez curieux 
des ravages de cet insecte. 

Il y a quelques années j'achetai en hiver un buffet neuf en chêne 
plaqué d'acajou. Dans le courant de l'été suivant la tablette supérieure 
de ce buiïet fut perforée par une dizaine de Lyctus canaliculatus dont 
les larves avaient vécu évidemment dans le chêne sous-jacent non 
exempt d'aubier, L'insecte parfait avait dans ce cas traversé l'acajou 
plus résistant mais épais de quelques miUimètres seulement comme 
les Apate capucina, les Callidiuni sanrjuineuni et autres insectes xylo- 
phages ont pu, dans certaines circonstances, citées par divers auteurs 
transpercer des plaques de plomb, des clichés typographiques, etc. {cf. 
Desmares t, Le. p. 255). 

Un livre relié en peau avait été placé sur le buffet. La galerie verti- 



Séance du 14 novembre 1000. 333 

cale d'un dos Lijclus Oclos aboutissait justement à un point do la tablette 
situé sous le livre. L'Insecte au lieu de continuer à forer verticalement 
creusa une galerie horizontale de quatre centimètres de longueur allant 
de son trou au bord le plus proche du livre par le plus court chemin. 
La galerie était formée de deux demi-cylindres, l'un creusé à la surface 
de l'acajou, l'autre dans la peau de la rehure du livre sus-jacent. Le 
Lydus était ainsi accidentellement devenu un ennemi des reliures. 

L. Bureau. Le Lycte canaliculé et les ravages qu'il fait dans les 
parquets et autres bois ouvrés. Bulletin de la Société des Sciences 
naturelles de VOuest de la France, t. 10, fasc. III, sept. 1900. 

E. Desmarest. Encyclopédie d'Histoire naturelle de Chenu, Co- 
léoptères, t. m, 1860, pp. 2o5-2oG. 

Les tubes de Malpighi chez les Phasmes [Orth.] (') 
Par R. DE SixÉTï. 

On doit, d'après tout un ensemble de caractères, distinguer chez les 
Phasmes deux sortes de tubes de Malpighi : 

Les tubes supérieurs, insérés suivant une couronne circulaire, se 
dirigeant en haut, pour se boucler après un court trajet et redescendre 
le long de l'intestin. Ils reçoivent à divers niveaux un assez grand 
nombre de branches trachéennes, qui les abordent, les unes de haut 
en bas, les autres de bas en haut, celles-là en donnant un rameau as- 
cendant, celles-ci en donnant un rameau descendant, de manière à 
desservir l'organe sur un assez long parcours en aval et en amont du 
point d'arrivée. L'extrémité est libre et en doigt de gant. Le dévelop- 
pement est précoce ; le contenu est variable, surtout en quantité, sui- 
vant les individus et les époques, mais on n'y trouve pas de calcaire. 

Les tubes inférieurs sont insérés d'ordinaire deux par deux au- 
dessous des insertions des tubes supérieurs, chaque groupe pouvant 
être considéré comme les brandies de bifurcation d'un tronc commun 
très court, iiarfois réduit à une saillie de la paroi intestinale (^) ; ils 

(1) Principalement d'après Lcplynid (itlenudla Pant. — Il n'est question 
dan» la présente note que des lubes de Midj)i{;,lii proprement dits, à l'exclus ioa 
des organes lubulaires qui débouchent par une dilatation piriforme dans l'in- 
testin moyen des Phasmes. 

(2) L. Bordas (L'appareil digestif des Orthoptères. Ann. Se. noi. 1898, V, 
p. 18) signale ce mode d'insertion, mais il ne fait pas de distinction entre 
tubes inférieurs et supérieurs dans les espèces de Phasmes qu'il a étudiées. 



334 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

descendent directement sans se boucler. Une trachée unique, appliquée 
sur le tronc commun, se bifurque en branches d'égale importance, qui 
se jettent respectivement sur chaque tube et l'accompagnent à peu 
près jusqu'à son extrémité, décrivant à sa surface une spirale très 
Jàche, et fournissant de distance en distance de courtes branches laté- 
rales, qui s'épuisent presque immédiatement en trachéoles. L'extré- 
mité distale, au lieu d'être libre comme dans les tubes de la première 
espèce, est en rapport avec des trachéoles ou des trachées dépendant 
d'autres organes; lorsqu'on la prépare par extirpation, ou même 
en respectant le plus possible ses connexions, on la voit toujours en- 
tourée de cellules saillantes d'aspect vésiculeux, pareilles à celles qui 
ont été décrites et figurées par Sirodot chez les Grillons ('). Le déve- 
loppement est plus tardif. 

Des difïérences très marquées s'observent dans ces tubes inférieurs 
suivant qu'on les étudie chez la femelle où chez le mâle adultes. Très 
développés chez la première, où ils descendent bien au-dessous de 
l'extrémité libre des tubes supérieurs, toute leur partie moyenne y est 
distendue par une grande quantité de sphérules calcaires, qui lui 
donnent un aspect laiteux ; le calcaire y coexiste avec les autres con- 
crétions ordinaires, notamment avec des urates et abonde surtout dans 
les vieux sujets, sans jamais faire défaut chez l'adulte, où il est stric- 
tement locaUsé dans cette catégorie de tubes. Chez le mâle ces mêmes 
tubes se développent relativement peu et à aucune époque nous 
n'avons pu y constater la présence de calcaire {^). 

L'élimination du carbonate de calcium par les tubes de Malpighi ne 
semble pas avoir été signalée jusqu'ici chez les Orthoptères. Pourtant 
l'existence d'un sel calcique à acide indéterminé a été remarquée chez 
GryUiis et CruJIotalpa par Sirodot (^) et confirmée chez ce dernier 
par Cuénot (*); le calcium pourrait s'y trouver sous forme de car- 
bonate, surtout dans les tubes blancs, ou sous celle d'oxalate. Ce 

(1) Sirodot. Recherches sur les séciélioiis chez les Insectes [Ann. Se. 
nat., Zool. t. X, 1858, p. 261, pi. 15, fig. 5, 6, 7.) 

(2) Celte distinction des tubes de Malpiglii à carbonates et de tubes sans 
( arbonates semble avoir une certaine généralité. Elle a été signalée par 
M. Valéry May et chez une larve de Coléoptère {Cerdmbyx velvlinvs) 
qui possède quatre tubes de Malpighi plus développés, contenant des carbo- 
nates et deux moins longs où les carbonates font défaut [Bull. Soc. ent. Fr. 
1896, p. 123). 

(3) Sirodot, loc. cit., p. 298. 

(4) Cuénot. Études physiologiques sur les Orthoptères [Arch.de Biologie, 
1895, t. XIV, p. 327). 



Séance du 14 novembre 1000. 33o 

dernier sel est assez répandu parmi les concrétions malpighiennes, 
ainsi que le remarque Schindler ('),et chez les Pliasmes en particu- 
lier, il est fréquent de le rencontrer à l'état d'oclaèdres quadratiques, 
qui ne le cèdent pas pour la beauté et pour la dimension à ceux des 
pétioles de Bégonia. 

Après les caractères diderentiels qui font rojjjct principal do cette 
note, il convient de signaler un caractère commun aux deux sortes 
de tubes, relatif à la structure, des parois. Il existe dans la couche 
conjonctive des auteurs une délicate musculature, du même type 
que celle qui a été décrite chez les Grillons par MM. Léger et Du- 
bosq (^); les mouvements que ses contractions déterminent dans les 
tubes de Malpighi peuvent persister près de vingt-quatre heures dans 
la liqueur physiologique. 

L'élément anatomique de cette musculature ne peut être qu'une 
cellule en lame mince, analogue à celle des couches musculaires de 
l'intestin, chez beaucoup de larves, et comme elle ayant incomplète- 
ment diirércncié son protoplasme en rubans contractiles. 

Descriptions de deux Coléoptères nouveaux, du Nord de l'Afrique 
Par L. Bedel. 

1. Temnochila gemella, n. sp. — T. coeruleae (Jl.similliiitased 
fronte subopara jdisperxe subtiliusque punctata et inter puncta tenuis- 
sime punriUlata, eli/tris lateribus pdirUelis roloreque saepins laete vi~ 
ridi vel coerulescente distlmjuendu. — Long. 9-14 uiill. 

Algérie : forêts de Teniet-el-Had!, de l'Edough! et de La Galle (Lu- 
cas!); Tunisie : forêts de la Kroumirie (Sedillut!); Maroc : pro- 
vince de Tanger (Vauchcrî). — Sous l'écorce de di\ers arbres non 
résineux {Quercii.sl, Cerasus], etc.). 

Cette espèce, confondue jusqu'ici avec le T. coerutea 01. (*), s'en 
distingue à la fois par son front presque mat, garni de points notable- 
ment plus fins et plus épars, dont l'intervalle est couvert d'un pointillé 
très serré, et par ses élytres dont les côtés sont parallèles et sans trace 

(1) ScHiNDLKu. Beilrage zur Kennlniss (1er Malpighisc heti gefass<?n der 
Insekten, Leijizig, 1878. 

(2) Lé«;er L.) el Doboscq (0). Sur les tutjes de Malpighi des Grillon.s 
{C.R. Soc. Biol. 1899, p. .527). 

(3) Le « coerulea » signalé d'Algérie par Lucas fKxpl. Alg. H, i77) est pré- 
cisément un gemella. 



336 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

d'élargissement en arrière (cette difïérence ne peut s'apprécier exacte- 
ment (jue si l'insecte est sur un plan bien horizontal et que ses élytres 
n'aient subi aucun écartement du fait de la préparation); en outre, la 
couleur, qui varie du vert au bleu, est généralement d'une teinte plus 
métallique et plus claire. 

Il est à noter que les T. coendea 01. et T. gemella m. coexistent dans 
le Nord de l'Afrique où je les ai observés l'un et l'autre ; mais, tandis 
que le coenilea habite exclusivement les Conifères du genre Pinus, le 
gemella ne se trouve que dans les arbres non résineux, tels que les 
Chênes, le Cerisier et même le Faux-Acacia d'Amérique. 

2. Leptura (Stenura) Vaucheri^ n. sp. — Angustata, nigra,sub- 
nitida, leviter pubescens, antennis feminae, femorilms maris vel 
pedibiis lotis feminae rufis, abdomine rufo vel ntargiiiibus infuscato, 
elytrorum vitta fere scalari aut maculis quatuor pallide ftacis. 

Allongé, assez étroit, légèrement luisant et linement pubescent. Tête 
entièrement noire; tempes très courtes. Palpes noirs ou à dernier 
article roussàtre à l'extrémité. Antennes noires (5, rousses Ç; arti- 
cles 3-11 allongés et cylindriques, le 4« notablement moins long 
que le 3^ et que le 5^ Prothorax subcampanuliforme, un peu plus 
long sur sa ligne médiane que large à sa base, entièrement noir, à 
pubescence peu serrée, d'un gris jaunâtre; ponctuation dorsale assez 
grosse, très serrée. Élytres atténués en arrière (5, presque parallèles 9, 
tronqués obliquement à leur extrémité, noirs, ornés chacun, chez 
le mâle, d'une bande longitudinale jaune, commençant tout près de 
la base, découpée par échelons à son côté externe, terminée avant 
l'extrémité, ou, chez la femehe, de quatre taches jaunes (l'"" près de 
la base, quadrangulaire, 2® en fascie, obliquement ascendante vers 
les côtés, 3<^ courte, irrégulière, se rehant presque à la 2' par son angle 
supéro-in terne , 4^ plus petite, arrondie et située avant l'extrémité). 
Dessous du corps noir; ventre roux, seulement un peu rembruni, 
chez le mâle, sur les bords. Hanches noires; fémurs roux; tibias et 
tarses noirs (5, entièrement roux 9. — Long. 7-8 mill. 

Maroc : Djebel Kebir [mont Washington des Anglais] à deux Ueues 
de Tanger, sur des Ombellifères (1 ô- coll. de Vauloger: I 9, coU. 
Bedel). — Cette jolie petite Leplurc a été découverte par xVI. Henri 
Vaucher, à qui je suis heureux de la dédier. 

Le L. Vaucheria certaines analogies avec le L. septempunctata var. 
xutunita Reiche; le dessin jaune de ses élytres rappelle davantage 
celui du L. [Anoplodera) sexguttala Fabr. 



Séance du 14 novembre 1900. <337 

Obj. _ Comme ce Longicorne a été capturé dans la propriété d'un 
Américain depuis longtemps fixé au Maroc, j'avais d'abord supposé 
qu'il pouvait provenir des États-Unis, mais je n'ai rien trouvé dans les 
ouvrages des auteurs américains qui se rapporte à cette espèce. 

Description d'un Lampyride européen nouveau [Col.] 

Par J. BoiRCEOis. 

Phosphaenopterus Montandoni, sp. nov. —d Klongatm, fmro- 
niger, parce et subtilissime puhescens; prothorace nltidiusculo, latitu- 
dine basait haud longiore, antice fere regulariter roiundato, angulis 
posflcis retusis, vix prolongatis; elytris subopacis, granulato-rugosis, 
ahitacch; pggidio postice incisa ra trajiezifonni emarginatajohis latc- 
ralibus apice retusis; genubus abdominisquc segmenta ventrali ultinio 
pallide testaceis. Long. 6-7 mill.; lai. 2 mill. — Ç Latet. 

c5 Allongé, très finement et peu densément pubesccnt, noir ou d'un 
noir brunâtre foncé en dessus, un peu plus clair en dessous. Antennes 
atteignant environ la moitié du corps, assez robustes, brunâtres : 
l"'' article obconique, 2*-' très court et transverse, les suivants un peu 
comprimés, 3-6 pas plus longs que larges, subégaux, légèrement di- 
latés d'arrière en avant, 7-10 graduellement plus étroits et plus allon- 
gés, le dernier d'un tiers environ plus long que le précédent. Protliorax 
presque aussi long que large, arrondi antérieurement en courbe régu- 
lière, avec les côtés subparallèles dans leur moitié postérieure; finement 
rebordé et étroitement relevé sur tout son pourtour autéro-latéral où 
il est, en outre, grossièrement rugueux ; base presque droite, à peine 
sinuée en arc rentrant, visiblement rebordée; angles postérieurs 
émoussés, à peine saillants ; disque subconvexe, assez brillant, marqué 
d'une ponctuation râpeuse peu serrée, creusé au-devant de l'écusson 
d'une fossette triangulaire oblongue, limitée de chaque côté par un 
relief lisse plus ou moins marqué. Écusson en tiiangle émoussé au 
sommet, fortement mais peu densément ponctué. Élytres subparallèles, 
trois fois environ aussi longs que le prothorax, rugueux-granuleux, 
cette granulation assez dense, d'aspect râpeux, formée de petits tuber- 
cules isolés, lisses et saillants, un peu inclinés d'avant en arrière, in- 
tervalles des tubercules très finement alutacés; gouttière huméralc 
bien marquée, prolongée jusque vers le tiers de la longueur; sur 
chaque éiytre, un vestige décote partant du calus humerai et se diri- 
geant vers l'angle suturai. Abdomen et pattes d'un brun plus ou moins 
foncé, avec les genoux et le dernier segment d'un testacé pâle. P\gi- 



338 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

dium entaillé postérieurement en trapèze à côtés rectilignes,le fond de 
réchancrure avec une petite coupure triangulaire médiane à peine 
marquée, les lobes latéraux émoussés au sommet. — Femelle inconnue. 

Valachie : Comana (A.-C. Montandon). — Collections Pu ton, de 
Yauloger, L.von Heyden et la mienne. 

Cette rare espèce, la deuxième du genre, resseml)le beaucoup à sa 
congénère portugaise, Ph. Metzneri Schauî. ('). Elle en difTèrc no- 
tamment par son prothorax moins allongé, arrondi antérieurement en 
demi-cercle au lieu d'être atténué en ogive, par son pygidium entaillé 
en trapèze et non en accolade, et surtout par ses éh Ires granuleux, à 
aspect râpeux, tandis qu'ils sont simplement rugueux chez Ph. Metz- 
neri. 

Je me fais un plaisir de la dédier à l'habile entomologiste qui l'a dé- 
couverte et qui a bien voulu en enrichir ma collection par l'entremise 
de mon ami M, le U'' Pu ton. 

Note sur le genre Pristaulacus Kieff. [Hymen.] 
Par J.-J. KiEi'FER. 

Dans une récente étude sur les Évaniides {Ann. Soc. eut. Fr., 1899, 
p. 813), j'ai séparé du genre Anlacus les espèces qui ont les crochets 
des tarses pectines, et j'ai établi pour elles le genre Pristaulacus. J'ai 
rangé dans ce nouveau genre les quatre espèces suivantes : bimaculatus 
Kietr., Clapowskii Kieff., Moraivitzi 8em. et Patrati Serv. 

M. Kohi, conservateur au Musée de Vienne (Autriche), a eu l'olili- 
geance d'examiner les Aulacus de la collection de Schletterer con- 
fiés à ses soins et de m'en communiquer le résultat. D'après ses obser- 
vations, les espèces qui suivent font encore partie du genre Pristau- 
lacus : Abbotii Westw. (Amérique du Nord), ainbi(iuus Schlett. 
(Brésil), cincjulatus Westw. (Australie), pacoguttafns Westw. (Aus- 
trahe), gloriator F ab r. (Europe), matj}ujicusSch](}l\. (Ceylan), melleus 
Cress. (Amérique du Nord), rubidus Schlett. (Australie) et steptm- 
noides Westw. (Brésil). Le genre Aulacus comprend : striatus Jur. 
qui en est le type, fusiger Schlett., rufitarsis Cr., auxquels j'ajoute 
sibiricola Se m.; ces deux dernières espèces diffèrent du type par les 

(1) Nunquam otiosus, I, p. 61. — Voir aussi Ern. Olivier : Essai d'une 
Revision des espèces européennes et circa-méditerranéennes de la famille 
des Lampj rides (L'Abeille, XXII, 1884, p. 37 et pi. I, fig. 8). 



Séance du li novembre lOOO. :{39 

crochets des tarses munis de deux petites dents et non point d'une 
dent unique. 

Quant aux douze espèces qui suivent, et qui ne sont pas conservées 
au Musée de Vienne, j'ignore encore dans lequel des deux genres il faut 
les classer : ater Westw. (Brésil et Mexique) , hicornutua Schlett. (') 
(Brésil, conservé au Musée de Budapest), eapiinlis Schlett. (Ciiili, 
conservé au Musée de. Berlin), concolor Schlett. (Brésil), cordalus 
Schlett. (Australie, conservé dans la collection de M. de Saussure 
à Genève), Esenbecki Doih\h. (Europe), fonnoms Westw. (AustraUe), 
/(rt?/Hon7ioù/?//M.s- We s tw. (Brésil), A'o/f// Schlett. (Guyane, conservé 
au Musée de Genève), macuUitus Schlett, (Brésil, collection de 
M. AViistner, à Sonderburg, île d'Alsen), pediculntm Schlett. (Bré- 
sil, conservé au Musée de Dresde) qI spiuifer Westw. (conservé au 
Musée de Stuttgart). 

M. Ashmead m'a écrit, que parmi les AM/rtm.5Conservésà Washing- 
ton, plusieurs espèces rentrent dans le genre Pristauldcus. 

Description d'un Aulax nouveau [Hvmkx] 

Par J.-.I. KlEFFER. 

Aulax Andrei, n. sp. — Noir; abdomen d'un brun marron, plus 
sombre sur le dessus ; funicule d'un brun rouge ; pattes d'un rouge 
brunâtre à cuisses plus sombres; hanches noires. Antennes de 13 ar- 
ticles; le second article presque deux fois aussi long que gros; le 3^ et 
le 4^ égaux, trois fois aussi longs que gros et un peu plus longs que 
le o^; le 12^ de moitié plus long que gros; le 13^ deux fois aussi long 
que l'avant-dernier. Mésonotum luisant, finement chagriné, avec deux 
sillons parapsidaux peu distincts et n'atteignant pas le bord antérieur. 
Ailes à bords ciliés; cellule radiale fermée, trois fois aussi longue que 
large. OEufs cylindriques, trois fois et demie aussi longs que gros et 
un peu plus longs que leur pédicule. Taille 9 : l,oO mill. — Mâle in- 
connu. 

Patrie. Environs de la Main-du-Prince, non loin de Bitclie. 

Mœun et parasites. Cet Insecte, que je dédie à M. Ern. André, de 
Gray, produit sur la nervure médiane des feuilles (ïffypochoeris ma- 
culata L. des renflements peu apparents, ordinairement au nombre de 
trois à huit, et contenant chacun une loge larvaire. L'insecte en sort 

1; M. le D' C. TOtt Kertesz, cooserrateur au Musée de Budapest, vient de 
rn'écrireque.4. bicornutus Schlett. rentre également dans le genre Pristau- 
lacus. 



34(ï Bulletin de la Société Entomologique de France. 

au printemps de la seconde année. J'en ai obtenu les parasites sui- 
vants : 1" Mesopolobus fasciicentris ; avril-mai. 2"^ Pteronialus sp.; mai. 
'S" un Chalcidite dont la femelle est aptère et le mâle ailé ; juin. 

Description d'une Phaleria nouvelle d'Algérie [Col.J 
Par le D'' A. Cuobâut. 

Phaleria Bedeli, n. sp. — En ovale médiocrement allongé, assez 
brillant, convexe, glabre en dessus, d'un jaune pâle à l'état frais et 
d'un tlave testacé un certain temps après la mort. Tète transverse, ar- 
rondie antérieurement, finement alutacée, parsemée de gros points 
peu serrés, impressionnée entre les yeux. Antennes et palpes testacés; 
S*" article antennaire d'un tiers plus long que le 2*^. Pronotum plus de 
deux fois plus large que long; faiblement écbancré en avant; à côtés 
élargis en demi-cercle d'avant en arrière sur leur première moitié, 
parallèles sur leur seconde moitié ; tronqué à la base ; nettement re- 
bordé sur tout son pourtour, sauf sur le milieu du bord antérieur; plus 
finement alutacé que la tête ; plus finement aussi et encore moins den- 
sément ponctué qu'elle, avec une impression longitudinale de chaque 
côté, au devant du bord postérieur, entre le milieu et le bord externe; 
d'un flave plus ou moins testacé, plus ou moins parsemé de taches 
vaguement brunâtres. Écusson en triangle plus large que long, ponc- 
tué à la base. Élytres trois fois environ plus longs que le prothorax, 
un peu plus larges en avant que cet organe, faiblement élargis jusque 
vers le milieu, puis en ogive allongée et obtuse postérieurement; à 
neuf stries légères, y compris la strie qui longe le bord externe, for- 
mées de points allongés; intervalles plans, alutacés bien plus finement 
encore que le pronotum, marqués de points irréguliers et clairsemés, 
immaculés; épipleures à pubescence fine et rare. Dessous du corps 
testacé, pubescent. Pattes testacées, pubescentes. Fémurs peu renflés. 
Tibias antérieurs comprimés, fortement élargis de la base à l'extrémité, 
triangulaires, l'angle externe de l'extrémité inférieure formant une 
dent aiguë, l'angle interne muni de deux petites épines égales entre 
elles. Tarses courts, robustes ; premier article des postérieurs plus 
court que le dernier. — Long. o,3-6 mill. 

J'ai pris plusieurs exemplaires de cette espèce, le 3 mai 1896, sous 
le cadavre d'un petit Passereau qui reposait sur le sable, dans le chott 
ecli Chergui, non loin d'El-Kreider, dans la province d'Oran. Je la 
dédie à M. L. Bcdel qui a bien voulu l'examiner dans le temps et a 
reconnu qu'elle était nouvelle. Ce sera lu un faible hommage de ma 



Séance du 14 noveiidire 10(J0. 341 

reconnaissance envers ce savant dont les lumières et les conseils ne 
m'ont jamais fait défaut. 

PIt. Bcdeli se distinguera facilement de ses congénères par ses tibias 
antérieurs munis d'une dent aiguë à l'angle externe de leur extrémité 
inférieure. Sa forme dvalaire peu allongée, sa ponctuation assez forte 
aideront aussi à la faire reconnaître. 

Notes complémentaires 

sur quelques types de Meigen du Muséum de Paris |1)ht.] 

Par lo D"" J. Villeneuve. 

M. le Professeur Stein, de Genthin, vient de publier un travail : 
Die Tachininen und Anihomyinen der Meigen'scben Sammiung in 
Paris [Entom. yuclir. 1900, n'^ 9, p. 129-144; n'^ 10, p. 14o-157) dans 
lequel quelques synonymies diffèrent de celles que j'ai indiquées dans 
le n'' 7 (11 avril 1900) du Bulletin de la Société. 

La contradiction n'est qu'apparente et due simplement à ce (pie 
l'examcji n'a porté que sur un exemplaire, alors que plusieurs sujels 
difTérents étaient rangés sous le même nom. 

Ainsi : 

1. Exorista imyelicde = Dexoflesspinuligerus Rond. (Stein). C'est 
vrai pour l'un des exemplaires, mais l'autre c5 n'a que 2-3 soies à la base 
de la 3'' nervure longitudinale et une épine costale petite; c'est pour- 
quoi je l'ai assimilé à machairopsis Br. Berg., bien qu'étant de plus 
grande taille que ceux de ma collection. 

2. Phorocern frontosd ^Sponijosid obli(p((tt(i F -dW. (Stein.). Le mâle, 
en elîet, possède a l'exlrémité de l'abdomen deux prolongements toulîus 
comme cbez les Spongosia mâles; mais la femelle est bien Botlnid p(u- 
cuorum Rond. 9 comme je l'ai indiqué. 

C'est à tort que j'aiindentilié Exorista ancilld Meig. avec pollenielld 
Rond, tout en faisant des réserves cependant. Il y a eu certainement 
une erreur de copie dans la liste des espèces que M. le Prof. Brauer 
avait eu l'obligeance de me (bUerminer, et la \rdk' polleniella (isl tout 
aulre. 

. 4. J'ai dit que le mâle iVE.rjrixta (jhixrii Meig. était une }f(i^irerii, 
mais ce n'est pas sijlralica Fall. ; la cbose n'a d'ailleurs aucune im- 
portance. 

o. Je ne puis accepter la confusion établie par M. Stein entre 
E. (jldurii, liDiidhnid et lotd qui sdut respeclix enient (/roxsd, bleplidii- 



342 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

poda et lotd de M. le Prof. Brauer; à moins toutefois qu'on ne les 
considère comme trois variétés de la même espèce, Iota, par exemple. 

6. Quant à Phorocera prœcox, que M. S te in identifie à pantherina 
Zctt. {schistacea Rond.), je dois faire remarquer que le type de Mei- 
gen a des antennes très raccourcies et qui dépassent à peine la moitié 
de la face. 

7. Masicera rutila Meig. type no saurait se rapporter à la rutila de 
Schiner, car cette dernière n'est autre que Ceromasia florum Rond, 
(leste Prof. Brauer.) 

C'est donc à tort que M. Stein et moi, à tort également que 
M. Pandellé, dans son ouvrage sur les iMuscides de France, avons 
identifié l'espèce de Meigen tw ce fJ or uni de Rondani qui dit : Setae 
frontales ultra radicem aristae descendentes... (voy. Cerom. florum 
Rond, r» Brauer, 1"'^ partie, pi. II, fig. 22). 

M. rutila Meig. est assez commune dans les bois des environs 
de Paris. Elle s'accommoderait bien de la description do ferruijinea 
de Rondani, mais non dans le sens où l'ont interprétée les auteurs 
qui identifient cette dernière avec l'espèce properans Rond. (= fatua 
Meig. (5= festinans Meig. ç). 

8. Enfin M. Stein a omis de citer ÏEœorista agilis de Macquart 
(= vetula Meig.) dont les pattes sont entièrement jaunes. 



Notes sur divers Hyménoptères 

Par Robert du Buysson. 

1° Dans une boîte de doubles de la collection entomologique de 
feu J. Fa Hou se trouvait un nid dWntliidium, qui y avait été mis 
frais, sans aucun doute, car il en était éclos trois exemplaires d'un 
parasite, le Stelis aterrima Latr., lesquels gisaient morts au milieu 
des autres insectes. J'ai examiné les cocons d'où étaient sortis les 
Stelis, il n'y a aucune trace de coque soyeuse faite par la larve du 
parasite à l'intérieur du cocon de YAnthidium. Il ne reste rien non 
plus de la provision de pâtée mielleuse. J'ai ouvert un cocon resté 
intact; il renfermait une femelle dWnthidiuni oblongattim Latr. C'est 
ainsi que j'ai pu m'assurer de l'espèce qui avait construit le nid. 

2° Les larves du Nematus septentrionalis L. vivent par petites colo- 
nies sur les feuilles des Bouleaux. Une première génération édot au 
l)rintemps et les adultes volent en août. Une deuxième génération, 



Séance du 14 novembre 1900. 343 

issue do la première, \it à Télal larvaire pendant lY'lr. Comme celles 
du printemps, les larves ayant atteint leur complet développement, 
après dix-huit jours au plus, descendent dans le sol et s'y lilent une 
coque noire, résistante, allongée, subcylindrique, recouverte à l'ex- 
térieur d'une réticulation large, rappelant les mailles d'un lllet. Le côté 
où se trouve la tète de la larve est arrondi, normal ; l'autre extrémité est 
acuminée et garnie d'une série de grosses mailles irrégulières, séparées 
les unes des autres et laissant circuler l'air, mais ne donnant pas accès 
à l'intérieur du cocon qui est lierméti(juement clos. La deuxième gé- 
nération passe l'hiver à l'état de larves contractées enfermées dans 
leurs cocons. 

J'ai pu faire ces remarques d'après des individus assez, nombreux 
capturés sur les jeunes Bouleaux plantés dans le bois de Meudon, au 
lieu dit « la Patte-d'oie ». 

3° Au Zanguebar, les enfants indigènes se servent de la Srolia me- 
lanaria Burm. comme jouet. De môme que nos gamins de France s'a- 
musent à passer un fil au travers du pygidium des Hannetons et des 
Cétoines et à les maintenir suspendus pendant que ces insectes volent, 
le jeune négrillon noue un lil autour du l*^"" segment abdominal de 
la Scolie, le bout passant en dessous, de sorte que l'iïyménoptère 
peut voler hbrement et faire miroiter au soleil les teintes bleu d'acier 
de ses ailes et de ses téguments noirs. 

Le R. P. Sacleux a donné au Muséum de Paris un échantillon de 
ce jouet primitif. 

4° Je puis signaler VAnomalon tenuicorne Grav. comme parasite in- 
terne de la chrysalide de la TJuus polixena W. V. — M. H. Lhotte 
avait un certain nombre de chrysahdes de ce Papillon provenant de 
Hyères, et presque toutes renfermaient l'Ophionien. L'éclosion de ce- 
lui-ci a eu lieu dès le il janvier, dans un appartement à température 
modérée. Les Anomnlon c? sont éclosles premiers. La larve de l'Ichneu- 
monide ne file pas de cocon à l'intérieur de la chrysalide de TJia'/s et 
l'ouverture, que l'adulte pratique pour sortir, est toujours du côté de 
la tète de la chrysalide. Le mémo Anomnlon attaque également la Tlxi'is 
rumina L. var. Medesicaste III. 



Bulletin bibliographique. 

AOeille {L'), XXX, fasc. 2. — A. Champenois : Synopsis des espèces 
paléarctiques du genre Clerm Miill. {Trichodrs Ilerbst), fin. — 



344 Bulletin de la Société Entomolo(jique de France. 

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E.-L. Bouvier : Observations sur le développement des Onyclio- 
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métamorphose chez les Diptères. 

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lembola (pi. et carte). — G.-O. S\rs : On Epischura haicalcnsis, a 
new Calanoid from the Lake Baikal (pi.). — A. Birula : Miscellauea 
Scorpiologica, IV. — G. Jacobsox : De génère novo Calosomatino- 
rum [Coleoptera, Carahidae). — G.-W. Olsoufiew : Notes sur les 
Onthophagides, I. — G. Jacorsox : Localités des quelques Coléop- 
tères présentant un certain intérêt, I (texte russe). — 2'' Bulletin, 
sér. V, t. VIII, 5, 1898. — B. Slovinsky : Résultats scientiliques de 
l'Expédition d' « Atmanaï ». Crustacea malacostraca de la mer 
d'Azof (pi.) (texte russe). — T. IX, 2-4 (1898). —F. Ovslannikow : 
Sur la structure du système nerveux de l'Écrevisse (texte russe). 
— T. X, 1-5 (1899). - T. XI, 1-S, (1899). © - T. XII, 1, 
- (1900). O 

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1900. — L. Walsingham : Asiatic Tortrices. — E. Green : Descrip- 
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4; Some Results of the Dredging Season 1899-1900. — R.-I. Po- 
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séum (lig.). — P. Cameron : Descriptions of new Gênera and Spe- 
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340 Bulletin de la Société Entomologiquc de France. 

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Mop'i'O.iorii'iecKiix'B ocoBCiinocTHxt Agabus Kessleri Hocbh. (Col. 
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pogon [Eoxenus) relictus n. sp. (Ceramb.) (texte russe et latin). — 
N. ZuBowsKY : Ueber einige neue turkeslanische Acridiodeen. — 
ï. TscHiTSCHÉRiNE : Noto sur un nouveau genre de la tribu des 
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Caucasique VI. — T. Tschitschérine : Note supplémentaire sur le 
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par M. le capitaine B. Novitzky. 

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1899-1900.O 

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Société des Sciences naturelles et d'enseignement populaire de Tarare 
{Bulletin), V, 9, 1900.© 

Société Entomologique de Belgique {Annales), XLIV, 10, 1900. — E. Si- 



348 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

MON : Descriptions d'Arachnides nouveaux de la famille des Atlidae. 

Société Impériale des Naturalistes de Moscou [Bulletin), 1899, 2-3, 
1900. — D. Kroulikovsky : Ohut-b Kara.iora MeuiyeKpbi.iux'L Ka- 
saiicKoîi ryuyepiuH, V, Microlepidoptera. 

Soutli African Muséum (Annals), II, 3, 1900. — G. -A. Hampsox : The 
Moths of South Africa, I. 

Spelunca. — Bulletin de la Société de Spéléologie, VI, 1-2, 1900. — Un 
nouvel animal des Cavernes. 

Union apicole (L'), novembre 1900. — J.-B. Leriche : Les Abeilles 
postales. — Vallès : Un nouvel ennemi de nos Abricotiers. — 
D'' Hugues : La Sériciculture pratique et comparée. 

Université de Toulouse, fasc. 12. — Divers travaux de Médecine.© 

Wiener Entomologische Zeitung, XIX, 9, 14)00 (2 oxempl.). — E. Reit- 
TER : Beschreibung und Abbildung von neuen Coleopteren der 
paUiarktischen Fauna (pL). — A. Fleischer : Neuraphes [Paraphes] 
puncticepsn. sp. m. — Bestimmuugstabelle der Arten der Coleopte- 
ren-Gattung Liomjckus Scbmidt-Gôbel. — Ueber die Coleopteren- 
Gattung Sci)mnusKx\g(}\. — Uebersichtslabelle der Arten der Coleo- 
pteren -Gattung Palorus. — L. Melichar : Homopterologische 
Notizen, III. — H. Krauss : Coleopterologische Beitrâge zur Fauna 
austriaca. — E. Reitter : Coleopterologische Notizen, LXX. — C. 
VON Kertész : Bemerkuugen uber Pipunculiden (Dipt.). — A. Fleis- 
cher : Coleopterologische Noliz. — P. Stein : Einige Bemerkungen 
zu II. Prof. Mik's Kritik meiner Aufsalzes ueber die Tachiniden 
und Anthomyiden der Meigen'schen Sammlung in Paris. 



Champenois (A.) : Synopsis des espèces paléarctiques du genre Clerus 
Miill. [Trichodes Uerhst). [L'Abeille), 1900, 40 p.* 

Id. : Description d'une espèce nouvelle d' Amphico ma Lalr. [Bull. Soc. 
Ent. Fr.), 1900, 2 p.* 

Coquerel (D'Cii.) : Nouveau cas de mort produit par la Lucilia homi- 
nivorax et description de la larve de ce Diptère. Note sur quelques 
Insectes de Madagascar et de Bourbon. [Ann. Soc. Ent. Fr.), 1859, 
20 p.. 1 pi. — Don de M. L. Bedel. 

A. L. 



Le Secrëlaiie-r/é}onl : Vu. François. 



BULLETIN 

DELA 

SOCIÉTÉ ENTOÎ^OLOGIQUE IDE FRANCE 



jStéaiicc du 3$ novcmltre 1900. 

Présidence de M. E. SIMON, Vice-Président. 

M. le D'' A. Fumouzc s'étanl rencontré cet été, à Paris, à l'occa- 
sion du Congrès des Chambres de commerce d'Angleterre, avec Lord Al- 
bury, plus connu dans le monde savant sous le nom de sir Joiin 
Lu b bock, lui a souhaite la bienvenue au nom de l'Entomologie fran- 
çaise ; il a été chargé par notre collègue de présenter à la Société ses 
comphments et vœux de prospérité. 

La Société remercie vivement le D"" Fumouze d'avoir été son in- 
terprète auprès de l'éminent savant anglais. 

Correspondance. — M. le Professeur A. Giard et M. H.-W. liro- 
lemann s'excusent de ne pouvoir assister à la séance. 

Distinctions honorifiques. — Le Président a le plaisir d'annoncer 
à la Société que notre collègue, M. le professeur F. Henneguy, vient 
d'être élu membre de la Société nationale d'Agriculture de France en 
remplacement d'A. Milne-Edwards. 

— Sur la liste des nouveaux officiers du Mérite agricole, promus 
à l'occasion de l'exposition universelle, par décret du 15 novembre, 
figure le nomde notre collègue M. A.-L. Clément. 

Démissions. — MM. E. Fridrici, de Metz, et M. de Narcillac, 
de Paris, ont envoyé leurs démissions de membres de la Société. 

Admissions. — M. Rodolphe Homberg, 36, rue Blanche, Paris. 
Lépidopthrs d'Europe. 

— M. Cl. Houard, préparateur à la Faculté des Sciences, 48, rue 
Pouchet, Paris. Entomologie générale, pr. Cécidies. 

— M. le D"" François Pommerol, conseiller général, Gerzat (Puy- 
de-Dôme). Entomologie appliquée. 

Présentations. — M. le D'' Louis Bureau, professeur à l'École 
de Médecine, directeur du Muséum d'Histoire naturelle, lo, rue Gros. 

Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 18 



350 BuUetin de la Société Entomologique de France. 

set, Nanlos (Loire-Inférieure) [Entomologie générale], présenté par 
M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. E.-L. Bouvier et 
J. Kiinckel d'Herculais. 

— M. L. Mathieu, directeur de la Station œnologique de Bourgo- 
gne, Beaune (Côte-d'Or) [Entomologie appliquée, Coléoptères], présenté 
par M. A Giard. — Commissaires-rapporteurs MM. E. Dongé et Ph. 
Grouvelle. 

— M. W.-J. Rainbow, F. L. S., entomologist, australian Muséum, 
Sydney (N. S. W.) [Entomologie générale], présenté par MM. H.-W. 
Broie mann et E. Simon. — Commissaires-rapporteurs MM. G.-A. 
Poujade et A.-L. Clément. 

Changements d'adresse. — M. Chardon, 5, impasse Nicole, 
Paris (5« arrond.). 

— M. leD"" Karl Daniel, 27, Schwind-Strasse, Munich (Bavière). 

— M. C. Matthews, Stentaway, Plymstock, South Devon (Angle- 
terre). 

— M. le D'H. Normand, médecin-major au ¥ tirailleurs, Fondouk- 
Djedid (Tunisie), 

— M. F. Meunier, 92, avenue de la Couronne, Bruxelles. 



Communications 
Homologation du testicule chez les Phasmes [Orthopt.] 

Par R. DE SiNÉTY. 

Les homologies du testicule et de l'ovaire chez les Phasmes, som- 
mairement énoncées dans une précédente communication ('), parais- 
sent mieux exprimées dans ce groupe d'Insectes que dans la plupart 
des autres. Pour ce motif, il semble utile d'ajouter, dans le même or- 
dre d'idées, quelques renseignements plus explicites fournis par des 
observations ultérieures. 

Une coupe transversale très simplifiée {Cig. 1), donnée ici d'après une 
larve de Leptynia attenuata Pan t., permet de saisir la disposition gé- 
nérale de l'organe par rapport au vaisseau dorsal ainsi que les traits 
les plus caractéristiques de sa structure. 

(1) Bull. Soc. eut. Fr., 1899, p. 317. 



Séance du :28 novembre 1900. 



351 



.Kd. 



La glande est méplate ; son côté .1, qui regarde le vaisseau dorsal V.d., 
est celui qui a été appelé interne, le côté externe B, qui pourrait aussi 
bien èlre désigné comme ventral, est la région homologue de la trompe. 
Il existe là un tul)e épilhélial qui parcourt à peu près toute la longueur 
de la glande génitale, depuis le bas où il n'est que la continuation du 
canal déférent, jusqu'au voisinage du haut, où il se ferme pour se 
transformer en un cordon librillaire 
qui vient, comme la partie supé- 
rieure de la trompe chez la femelle, 
prendre attache dans la région ven- 
trale de l'animal. Ce tube est adossé 
à l'ensemble très massif des cellules 
sexuelles, C, qui évoluent progres- 
sivement de A en B et sont, par rap- 
port au canal qui doit évacuer les 
produits définitifs, ce qu'est le sys- 
tème des gaines ovigères par rapport 
à la trompe qui doit recevoir les œufs. 
La communication de la lumière 
du canal avec le massif C n'est point 
primitive, mais elle peut aisément 
s'établir, à la maturité des sperma- 
tozoïdes, grâce à l'étirement pro- 
gressif et finalement à la désunion 
des cellules en coin ce' (fig. 2) qui 

forment de ce côté toute la paroi. Ces cellules, qui ont chez la très jeune 
larve les caractères des autres, se modifient à mesure que l'organe se 
développe, et après avoir passé par l'état ci-dessus représenté, ne se 
montrent chez l'imago que rétractées et séparées. A ce stade, d'ailleurs, 
les cellules intermédiaires à c c', qui constituent le fond de la paroi du 
canal du côté externe, sont très étalées en surface aux dépens de leur 
hauteur et laissent fibre une cavité spacieuse. 

Si l'on rapproche ces dispositions de celles de l'ovaire, on voit aisé- 
ment que, chez les Phasmes, les deux glandes génitales sont construi- 
tes sur un plan très uniforme : un tube épithélial dont la situation est 
morphologiquement ventrale, comme l'indiquent sonattacbc supérieuie 
et son orifice inférieur, est adossé à un massif de cehules sexuelles 
dont la région germinale conserve des relations de voisinage et d'atta- 




(1) La(igure2 représente la partie B du testicule ù un jtlus fort grossisse- 
ment. 



332 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

che avec le tissu péricardial, tandis que les produits différenciés, re- 
poussés de proche en proche, arrivent à maturité dans le tube qui 
s'est ouvert latéralement. Ce tube a sa paroi propre essentiellement 
épithéUale, doublée d'une basale et d'éléments plats de nature conjonc- 
tive ou trachéolaire qui sont communs à tout l'ensemble. 

Toute la différence entre les deux sortes de glandes se ramène à ce 
que dans l'une le massif des cellules sexuelles demeure indivis dans 
toute sa longueur, cette circonstance entraînant comme conséquence 
que le tube épithélial s'ouvre en gouttière sur toute la longueur cor- 
respondante, tandis que, dans l'autre, l'ensemble des cellules sexuelles 
est morcelé en colonnes transversales, les gaines ovigères, qui débou- 
chent individuellement dans ce tube à des hauteurs différentes. Dans 
ce dernier cas, d'ailleurs, les parois du canal épithélial se développent 
autour des orifices latéraux et constituent les calycules sur lesquels 
sont insérées les gaines. 



Observations sur Cerastis intricata Bdv. 
et Dasycampa Staudingeri de Grasiin [LÉPm. Hétér.] 

Par Charles Oberthijr. 

Depuis ces derniers temps, l'allention de plusieurs entomologistes 
s'est portée sur les espèces françaises du genre Cerastis Tr. {Orrhodia 
Hiibn.) et peu de semaines avant la mort de l'éminent lépidoptériste 
Otto Staudinger, de Dresde, je discutais avec lui la question de sa- 
voir comment il convenait de déterminer et d'identifier quelques es- 
pèces critiques de ce groupe de Noctuelles automnales. J'avais, sur 
la demande de feu Staudinger, expédié à Dresde une série relative- 
ment considérable de documents, en vue d'obtenir des solutions syno- 
nyraiques aussi exactes que possible pour la nouvelle édition du Cata- 
logue que notre savant confrère espérait faire paraître avant la fin du 
siècle présent. Mais la santé du docteur Staudinger était ébranlée 
par l'âge et par un travail sans doute excessif, et l'implacable mort est 
venue le frapper, à Lucerne, le 13 octobre dernier. 

Une voix des plus autorisées s'élèvera sans doute parmi nous pour 
rendre hommage à la science entomologique du docteur Otto Stau- 
dinger et payer à sa mémoire un légitime tribut de regrets et d'ad- 
miration. 

En attendant, je crois intéresser plusieurs Lépidoptéristes, en fai- 
sant connaître comment feu Staudinger et moi, nous avions cru 



Séance du 28 nocembre 1000. 353 

devoir résoudre une des questions litigieuses se rapportant à la no- 
menclature des Noctuelles françaises du genre Cerastis. 

Bois du val, dans l'errata et addenda à V Index metJwdicus publié 
à Paris en 1829, décrit, page 6, dans les termes suivants le Cerastis 
intricata : 

« Page 86, inter Cérastes dolosa et glabra, adde speciem novara : 

« V. Cerastis intricata ... Galloprov. Statura glabrae; alis anticis gri- 
seis, atomis numerosis, fuscis undique conspersis, loco reniformis, 
macula nigra; alis posticis nigricantibus, fimbria rubricosa; thorace 
capiteque corticinis; antennis luteis. (Mus. com. Saportae). » 

Le Gen. Index niethodicus de 1840 relate, sous le n" 1190, le Ceras- 
tis intricata, avec la mention : « Gall. merid. Ilispania. Septembr. ». 

L'espèce n'existait pas dans la collection Boisduval, lorsque j'en 
pris possession, et je crois que jamais elle n'y a figuré. 

Quant à la collection du comte de Saporta, elle a été détruite, 
ainsi que l'apprit M. le R. P. de Joannis qui prit récemment soin de 
s'en informer. 

Mais Duponchel a figuré dans le supplément à l'ouvrage de Go- 
dart (pi. LVUI, 2) la Cerastis intricata et l'a décrite dans les termes 
suivants (Suppl. 1842, p. 89) : 

« ccxciv. — Cerastide entremêlée. Cerastis intricata Boisd. (Ind. 
meth. pag. 6. — Gêner, et Ind. method. p. 148, n°1190). — Envergure, 
16 lignes. 

« Les premières ailes sont en dessus d'un gris cendré, chargé de 
nombreux atomes bruns, avec les nervures et le contour des deux 
taches orbiculaires d'un gris plus clair. On voit plusieurs taches brunes 
le long de la côte, dont celle du milieu se réunit à la réniforme; la par- 
tie inférieure de celle-ci est marquée d'un point noirâtre. Une série de 
lunules brunes, bordées de gris clair, traverse l'extrémité de l'aile à 
peu de distance du bord terminal. La frange est d'un brun roussàtre. 
Les secondes ailes sont en dessus d'un gris luisant uni, avec la frange 
plus claire. Le dessous des 4 ailes est d'un gris jaunâtre clair, sablé 
de brun avec un point discoïdal noirâtre sur les secondes seulement. 

« Les antennes sont rousses. La tète et le corselet sont de la couleur 
des ailes supérieures, et l'abdomen participe de celle des inférieures. 
Les pattes et les palpes sont d'un gris brun. 

« Cette description ne concerne que le mâle; la femelle nous est in- 
connue. 

« Cette espèce se trouve en Provence, ainsi qu'en Espagne, et parait 
en septembre. Elle est très voisine de la dolosa » . 



3o4 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Co n'était point Tusage autrefois d'indiquer le nombre exact d'exem- 
plaires d'après lesquels on écrivait sa description ; pas plus que de dé- 
signer la collection à laquelle appartenait le (ouïes) type. 

Mais on peut croire que M. de Saporta possédait un très petit nom- 
bre d'individus recueillis en Provence, aux environs d'Aix ou du châ- 
teau de Montvert, près Saint-Maximin (Var). On reste sans renseigne- 
ments sur les exemplaires de provenance espagnole. 

En tout cas, nous avons dans le supplément de Duponcbel une 
figure qui parait bonne ; cependant elle dilTère absolument de celle que 
Guenée a fait paraître dans le Speciès général (pi. 8, tig. 13) et qu'il 
a accompagnée du commentaire suivant (p. 379) : « 633. Cerastis in- 
tricata Bdv. 

«Bdv.Ind.add.p. 6. — Gen. 1190 — G n. Ind. p. 242— Du p. Sup. 
IV, p. 81 (1), pi. o8, fig. 2. 

•■( Larv. ignot. Espagne, France méridionale, en septembre. Je n'ai vu 
de cette espèce qu'un dessin fait par Duponchel, sur la collection de 
M. de Saporta, etqui s'accorde parfaitement avec la première descrip- 
tion de Boisduval. Plus tard, Duponchel a donné une tîgure qui 
s'en éloigne notablement, mais sur laquelle je ne puis rien dire, 
n'ayant pas vu l'original. » 

Ce serait donc la figure publiée par Guenée qui serait celle de 1'/»- 
irimia Boisduval; mais comment concilier le terme « alis anticis </ri- 
aeis » de Boisduval avec la couleur brun-rouge presque uniforme de 
la (igure publiée par Guenée? je cherche en vain sur la figure en 
(luestion la tache noire au lieu de la réniforme. 

[1 y a évidemment un malentendu chez Guenée. Mais toutes ces 
contradictions sont plus apparentes que réelles. Les Cerastis sont des 
Papillons extrêmement variables et rien ne s'oppose à ce que la figure 
de Duponchel et celle de Guenée s'appliquent à deux formes d'une 
seule espèce. 

Cependant il paraît qu'on est resté longtemps sans chasser les Noc- 
tuelles d'automne dans le midi de la France. Les Lépidoptéristes rési- 
dants y étaient d'ailleurs peu nombreux ; et c'étaient surtout des voya- 
geurs tels que Donzel et Bellier qui exploraient la Provence, 
pendant le milieu de ce siècle ; mais ils rentraient dans leurs foyers, à 
Lyon et à Paris, lorsque finissait le mois d'août et ne prolongeaient 
pas davantage leur séjour dans le midi de la France. 

(1) Il faut lire p. 89. 



Séance du 28 novembre 1000. 3oo 

Il a fallu les chasses des entomologistes-marchands de Digne, au 
moyen des appâts de confitures do prunes, qui paraissent leur réussir 
le mieux, pour connaître la faune automnale des Papillons proven- 
çaux. 

Pour ma part, j'ai reçu des milliers des Noctuelles récoltées à Digne, 
et c'est sur ces documents que Staudingeret moi, nous avons cher- 
ché et, croyons-nous, réussi, à trouver le Cemstis intrienta. 

Il nous semble que ce Cerastis intiicata n'est pas autre chose 
qu'enjthrocephala, et je copie textuellement l'étiquette que Staudin- 
ger a lui-même écrite et fixée à l'épingle d'un exemplaire que je lui 
avais communiqué et qu'il m'a retourné en septembre dernier : Ery- 
throcephala var. ? veronkae Hiibncr = dolosa Hbn. = intricata B. 
J'avais de mon côté déterminé ce môme Papillon comme suit : intricata 
Du p. (pi. 58, flg. 2) = erythrocephala. 

Quant à l'insecte que j'avais déterminé : intricata Guenée (pi. 8, 
fig. 13) var. do erythrocephala?, Staudinger, très affirmatif, s'est 
borné à écrire sans le moindre point de doute : erythrocephala. Nous 
étions donc d'accord, Staudinger et moi, sur la question â'intricata. 

En elîet, si on a sous les yeux une série nombreuse de ces Cerastis, 
on constate que, très variables, ils offrent des spécimens appartenant 
à des formes extrêmes, parfaitement conformes aux figures dissem- 
blables données par Duponchcl et Guenée, mais reliées l'une à 
l'autre par une infinité de passages et de transitions. 

D'ailleurs l'aspect robuste, la forme des ailes et la taille des erythro- 
cephala de Digne, cadrent parfaitement avec les 2 figures d'intricata, 
données par Duponchel et Guenée. Maintenant qu'est-ce que Dasy- 
campa Staudingeri de Graslin? 

Ici, les types mêmes de l'espèce existent; ils figuraient dans la col- 
lection de feu de Graslin, lorsque j'en pris livraison, et ils sont restés 
parfaitement intacts. 

La description et la figure ont paru dans les Ann. de la Soc. ent. de 
France (1863, p. 314-319 et 347, pi. 8, fig. 4, 4 bis et o). 

De Graslin connaissait 2 formes, l'une typique, gris noirâtre, l'au- 
tre considérée comme variété et ayant les ailes supérieures d'un roux 
cannelle uni. De plus, la chenille avait été rencontrée par de Graslin. 
J'en possède un exemplaire; elle est couverte de poils roux doré. Or 
ce caractère est important; la chenille de rubiginea est également ve- 
lue et, comme le dit Guenée (S/j. gén., p. 387), c'est une exception 
unique dans cette famille et dans les familles voisines qu'une chenille 
velue. A cause de cela, rubiginea et Staudingeri ne peuvent être sépa- 
rées génériquement. Peuvent-elles l'être spécifiquement? 



356 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

J'avoue que j'ai quelque peine à admettre la réunion de Staudingeri 
et de rubiginea dans une seule et même espèce. Les formes typiques 
sont trop dissemblables; cependant il y a des variétés formant une 
liaison si intime et si étroite entre les deux formes extrêmes de rubi- 
ginea et Staudingeri que ces exemplaires de transition tout au moins 
ne peuvent pas être attribués plutôt à l'une qu'à l'autre des deux, 
rubiginea ou Staudingeri. 

Staudinger est mort sans que cette question litigieuse ait été ré- 
solue entre nous. 

Il m'a retourné, avec des noms qui devront figurer dans l'édition 
projetée de son Catalogue, les variétés essentielles que je lui avais 
communiquées ; mais il attribue à ligula la variété « à ailes supérieures 
d'une couleur de cannelle rougeàtre, luisante, etc. », décrite par de 
Gras lin (p. 318-319) et issue d'une chenille « velue à reflets », comme le 
dit de Graslin. Cette circonstance ne permet pas la réunion à ligula, 
ainsi que Staudinger, sur l'étiquette qu'il a fixée à l'épingle du Pa- 
pillon de feu de Graslin, l'a écrit dans les termes suivants : « ligula, 
ab. uniformis Stgr. (pas Staudingeri) »; d'abord au dos de la même 
étiquette il avait écrit: « rubiginea \ar. uniformis Stgr. Catal. »; 
mais il avait efTacé cette première détermination. De même il a étiqueté 
ab. uniformis Stgr., un second exemplaire pareil à celui de M. de 
Graslin, mais pris à Digne en 1897; cependant son hésitation est cer- 
taine, la nature de la première détermination en fait foi. 

Laissant donc de côté l'opinion de Staudinger, qui d'ailleurs n'a 
pu résulter d'une délibération suffisamment discutée et mûrie, je ré- 
sume mon impression personnelle comme suit : 

Dasycampa Staudingeri. toujours plus petite, de forme plus étroite, 
ne peut être jointe à intricata Bdv. Du p. et Guenée {erijthrocephala 
sec. Stgr. et Obthr.), ainsi que plusieurs entomologistes l'ont cepen- 
dant proposé; tout au plus Dasgcampa Staudingeri peut-elle être jointe 
à rubiginea, en classant les variétés dans l'ordre suivant : 

Staudingeri de Graslin; types à ailes fond gris noirâtre, par- 
semé de dessins blancs et de lignes noirâtres plus foncées. 

ab. polita Stgr.; gris plus clair, avec dessins plus foncés. 

ab. livina Stgr.; gris blanc, frange rosée, dessins noirâtres plus ou 
moins accentués. 

ab. scortina Sigr.; brun jaunâtre, avec nombreux dessins noirs. 

ub, uniformis Stgr.; brun cannelle, sans dessins. 

ab. unicolor Stgr.; brun rouge, presque sans dessins, rubiginea 
Faljr. t\pe. 



Scanct' du 2<s novcinhi-e 1000. 357 

ab. Graslini Stgr. ; larges et nombreux dessins blancs. 
ab. compléta Stgr.; brun rouge vif uni et luisant. 

Les formes Stawlingeri et mnfornm ont (Ué trouvées dans les Py- 
rénées-Orientales. 

Les mêmes formes et en outre celles appelées : polita, livina, scur- 
tina, unicolor, rubiginea et Graslini, ont été trouvées à Digne. 

Graslini et vaccinioides se rencontrent surtout à Martigny (Valais). 

Enfin le Dasycampa fornax Butler, du Japon, ne me semble être 
qu'une forme un peu plus grande de rubiginea. Noctuelle répandue 
dans l'Europe et le Japon, surtout variable dans le midi de la France 
et le Valais, et sans doute aussi en Espagne, d'où Staudinger avait 
rapporté la Dasijcampa Staudingeri d'une forme analogue à la forme 
considérée par de Graslin comme type, des Pyrénées-Orientales. 

La Cerastis vaccinii varie beaucoup aussi aux environs de Digne 
et présente dans cette localité de nombreuses et superbes aberrations. 

Notes sur quelques Cynipides [Hymen.] 

Par R. DU BuYssoN. 

J'ai eu l'occasion, au mois de septembre dernier, de traverser les 
taillis de Chênes pubescents {Quercus pubescens Willd.) qui se trou- 
vent entre Chinon et Loudun, sur la commune de Marçay (Indre-et- 
Loire). J'y ai rencontré plusieurs sortes de galles de Cynipides r(''putées 
rares. Ce sont celles de VAndricus solitarius Boy er de F., rempla- 
çant un ou deux bourgeons sur des rameaux de taillis âgés de douze 
ans environ. Celles de VAndricus urnaeformis Mayr, fixées à la face 
inférieure de la nervure des feuilles des pousses vigoureuses de taillis 
de deux à trois ans. A l'aisselle des feuilles des mêmes jeunes taillis 
j'ai trouvé assez communément la galle, si curieuse, de VAndricus cal- 
lidoma Giraud. Enfin, dans la même localité, quelques gros Chênes 
isolés avaient nombre de leurs glands attaquc's par VAndricus glan- 
diuni Giraud. Le fruit reste plus petit, tombe sur le sol ou reste fixé 
au calice. 

Le Cynips calicis Bur g s. est très commun dans la même région, 
ainsi que dans les environs de Bressuire et dans le département de 
Maine-et-Loire sur le Chêne pédoncule {Quercus pedunculata Ehrh.). 
Ce dernier Cynips , inconnu sur le plateau central, remonte dans 
l'Ouest jusqu'à l'île de Jersey. 



358 Bulletin de la Société EniomoJogique de France. 

Note sur quelques Amara des Basses-Alpes [Col.] 

Par T. TSCHITSCHÉRINE. 

M. Paul de Peyerimhoff ayant bien voulu me soumettre une sé- 
rie A' Amara capturées sur la montagne de Blayeul, près Digne, j'ai 
pu constater qu'elles appartenaient à 4 espèces différentes. Il y a d'a- 
bord quelques spécimens pris sous des pierres, vers 1800 mètres; c'est 
la vulgaire Amara aenea De G. Les autres exemplaires ont été pris à 
2000 mètres environ, sur une flaque de neige fondante (4 juillet 1899); il 
y a là 2 Am. [Celia] erratica Duft. (c? 9), 1 Amara lunicotlis Schiôdte 
(9) et 10 individus d'une forme voisine d'Am. famelica Zimm. qui mé- 
ritent une mention spéciale. 

C'est un insecte de 6 1/2 à 7 1,2 mill., à surface soit noire, soit bronzé 
clair ('); les pattes et les antennes sont noires, celles-ci à premier ou 
à deux premiers articles rouge ferrugineux, mais parfois maculés de 
noirâtre. La tète, les angles antérieurs du pronotum et le pore angu- 
laire postérieur, les stries des élytres, les pores sétigèrcs du dernier 
segment ventral c5 9 et les tibias antérieurs et postérieurs c5 9 ne dif- 
fèrent pas notablement; les bords latéraux du pronotum n'ont aucune 
trace de la dépression oblique qu'on voit toujours chez la famelica, et les 
élytres sont distinctement plus convexes en arrière, descendant, vers 
l'extrémité, en pente un peu plus accentuée. Sous ces deux rapports les 
dix individus communiqués par M. de Peyerimhoff sont absolu- 
ment identiques les uns aux autres et diffèrent constamment de la 
famelica typique. — Les impressions basilaires du pronotum sont plus 
ou moins fortement marquées, quelquefois assez faibles ; elles sont 
généralement lisses, mais parfois on y peut distinguer quelques petits 
points; les stries des élytres sont toujours plus ou moins ponctuées. 

Notons que l'A w. famelica typique est un habitant de la plaine; on le 
trouve en Suède, dans le nord de l'Allemagne, en Russie ; dans ce der- 
nier pays, il descend même considérablement vers le Sud (-), aucune 
barrière naturelle ne s'opposant à son extension au midi; mais il n'a* 
pas été signalé des pays montagneux tels que le Caucase, par exemple, 
ou la Suisse, et il manque dans tout le Sud-Ouest de l'Europe. 

Quoi qu'il en soit, V Amara des Basses-Alpes constitue au moins une 

(1) La coloration noire semble dominer; il n'y a que deux individus bronzé 
clair, sur les dix que j'ai sous les yeux. 

(2) On le trouve par exemple dans le désert kirghise dugouv. d'Astrakhan. 



Scancr du 2S noccinlife 1000. 3a9 

race (alpine) de la fnmcUni, el est sufllsamment caraclérisée pour être dé- 
signée par un nom spécial, Amaranivium m. — J'en ai un exemplaire 
du Caucase (') qui ne dilîère pas sensiblement de ceux de France; c'est 
une 9 de 7 1/2 mil!., à surface bronzé clair et à impressions basilaires 
du pronutom assez faiblement marquées. 

Sur un Hémiptère {Atractotomus mali Mey) parasite 
des chenilles û' Hyponomeuta malinellus Zeller et H. padellus L. 
Par Alfred Giard. 

Dans len" du 15 septembre de la Revue scientifique, M. le D'' F. Pom- 
mer ol signale et décrit brièvement un petit Hémiptère hétéroptèrc sau- 
teur qui joue un rôle considérable pour la destruction de la chenille du 
Pommier {Hijponomeutnmdlinellus Z.) et que, pour cette raison, il pro- 
liose d'appeler lieduvius malinellus. 

Certains points de la description m'ayant inspiré des doutes sur la 
position systématique de l'Insecte, M. le D''Pommerol voulut bien 
m'envoyer, à défaut de spécimens conservés, les croquis de l'antenne 
et du rostre et quelques renseignements complémentaires sur ses inté- 
ressantes observations. 

De ces divers documents il me parait résulter que l'Hémiptèro pré- 
dateur de l'Hyponomeute n'est pas un Réduvide, mais un Capside et, 
selon toute probabilité, appartient à l'espèce décrite par Meyer sous le 
nom de Capsus mali. Fieber l'a placée depuis dans le genre Atracto- 
tomus caractérisé surtout par la forme si remarquable du second arti- 
cle des antennes. 

Les auteurs disent qu'Atractotomus mali se trouve sur les Pom- 
miers peu de temps après la floraison, mais Lethierry dans son ex- 
cellent Catalogue des Hémiptères du Nord donne le renseignement sui- 
vant : 

« A. mali. Vit, d'après de Norguet, dans les nids de la chenille 
dllyponomeuta padella, sur les haies d'Aubépine. >"est pas rare dans 
tout le département. » 

11 n'est donc pas surprenant que, dans les régions où le Pommier est 
cultivé en grand, VAtrartolomus soit commun sur cet arbre où il atta- 
(]ue à lafois//. malinellus (}[II. padellus. G ui'rin-MèndYiWe a signalé 
depuis longtemps la présence simultanée de ces deux Hyponomeutes 
sur le Pommier, et il est manifeste que le D'' Pommer ol a également 

(1) Malheureuseinenl sans indication plus précise de la localité. 



360 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

observé en Aiivergno les chenilles des deux espèces vivant côte à côte 
sur le même arbre (Brochure, p. 8). 

Il existe d'ailleurs, parmi les Hétéroptères de diverses familles, d'au- 
tres espèces que leur régime prédateur peut faire considérer comme 
Insectes utiles. J'ai vu Picromeius bidens L. sucer la cheniWe d\icron)jrta 
rumicis L. sur les PohjgonHiii. D'après E d. A ndré et F. Dehray Zi- 
crona roerulea L.. rend de grands services aux viticulteurs de France 
et d'Algérie en détruisant les larves d'AIlises. Capsus capillaris Fabr. 
attaque Tylj)///> wsaeL. (Verhoeff. Le); Nabis brevipennis Halin vit 
aux dépens du Puceron qui roule les feuilles de l'Orme, Aphis uhni De 
Geer. Récemment notre collègue P. Marchai nous a signalé le Nabis 
lativentrisE oh. comme destructeur des amis de Pieris brassicaeh. 

Un Réduvide américain, le Prionidus cristatus L., détruit les che- 
nilles qui ravagent les Pêchers et autres arbres fruitiers (J.-B. Smith). 

Enfin on sait le rôle utile que joue notre Reduvius personatus L. en 
attaquant les Insectes nuisibles de nos habitations. 

F. P M M E R L. Un petit Hémiptère destructeur des larves de l'H} po- 
nomeute du Pommier. Revue scientifique (4), t. XIV, n°H, lo sept. 1900, 
p. 348. — Article reproduit dans une brochure du même auteur : La 
chenille des Pommiers et ses ennemis naturels, Clermont-Ferrand, 1900, 
pp. 20-23. 

C. Verhoeff. Entomologische Nachrichteii, Jahrg. XVII, Ileft 2. 

L. Lethierry. Catalogue des Hémiptères du département du Nord, 
2" édition, 1874, p. 34. 

Note sur les tubes de Maipighi des larves de Stratiomys [Dwr.] 
Par C. Vaxey. 

Les tubes de Maipighi de la larve de Stratiomys sont au nombre de 
quatre, comme chez la plupart des Diptères; mais ici ils viennent 
aboutir à une ampoule commune débouchant sur l'intestin terminal. 
Cette disposition se retrouve chez l'adulte. 

De ces quatre tubes, deux sont marginaux ou externes, comprenant 
entre eux les deux autres que nous désignerons sous le nom de tubes 
internes. 

Les deux tubes externes ont l'allure générale des tubes de Maipighi 
des autres Insectes, avec leur couleur jaune verdàtre el leurs jiarois 
formées de cellules très nettes. Après injection d'une solution physio- 
logique de bleu de méthylène, ils se colorent en bleu intense. Leur fonc- 
tion est nettement rénale. 

Les deux. tubes internes sont bien difïérents, soit comme structure, 



Séance du 28 novembre 1900. 36i 

soit comme contenu. Celui-ci est blanchâtre, granuleux, et l'analyse 
microchimique montre qu'il est formé en grande partie do calcaire 
(effervescence avec les acides faibles, formation d'octaèdres par l'oxa- 
late de potassium cl d'aiguilles souvent groupées sous l'action de l'acide 
sulfurique). La paroi est constituée par une pellicule très mince, à 
ceUules très aplaties, rappelant l'ampoule terminale des tubes de Mal- 
pighi antérieurs de la larve de ïhrixion ('); mais ici lout le tube a 
subi cette modification. Après injection de bleu de méthjlène, ces tubes 
ne se colorant pas, se détachent en blanc. 

Les quatre tubes de Malpighi s'insérant sur la même ampoule ont, 
sans nul doute, même origine; mais les deux tubes internes ne sont 
plus des organes d'excrétion chargés plus ou moins d'urates, et con- 
tiennent une réserve de calcaire. 

Ainsi que l'a démontré Viallannes (-), le tégument de la larve de 
Stratiomys est plus ou moins chargé de calcaire, et il parait admissible 
qu'il y ait une relation entre celui-ci et le calcaire déposé dans les 
tubes de Alalpighi. 

Les observations faites par Batelli ( ') , Valéry Mayet {''), 
Pan tel (•') et les nôtres montrent que les lubes de Malpighi, dans 
certains cas, sont modifiés fonclionuellement, soit partiellement (larve 
d'Eristalis et de Thrixion), soit totalement (larve de Cerambij-v et de 
Strationiys) et deviennent des organes de réserve de calcaire. 

Description d'une Luciole nouvelle de Madagascar et de sa larve [Col.] 
Par L. Fairmaire 

Les larves des Lucîola n'étant guère connues, je crois intéressant 
de signaler celle-ci. 

Long. 9 mill. — Oblonguc, s'élargissant à peine à l'extrémité qui 
est presque tronquée, d'un jaune d'ocre peu brillant avec 2 larges 
bandes transversales d'un noir un peu bleuâtre, la 1''^, plus grande, 
couvrant les deux segments méso- et métathoraciques, la 2^ couvrant 

(1) Pastel. Essai monographique sur Thrixion Ifalidayanum (La 
Cellule, 1898). 

(2) Viallannes. llecherches sur l'Hislolosie des Insectes et sur les 
phén. hislolog. qui accompagnent le dévelop|iernent posteiiihr. des Insectes, 
1883. 

;3) Batelli. Contrlbuzione ail' anatomia cd alla lisiologia délia laiva dell' 
tristalix tenax (Bullct. délia Soc. enlom. liai. 1879). 
(4) Valéry Maïet. Bulletin Soc. Enlom. France, 1880. 
(.>) Pan TEL. Loc. cil. 



36â Bulletin de la Société Entomologique de France. 

le o« segment abdominal et s'aliongoant obliquement sur las côtés du 
6®, le dessous du corps et des pattes plus pâles, sans tacliûs; la tète, 
cachée sous le corselet, est également d'un fauve pâle. Le qprselet est 
presque ogival, très obtus en avant, caréné au milieu, mi peu dé- 
primé A'ers les bords latéraux qui sont relevés, le bord postérieur est 
largement sinué avec les angles saillants ; tous les segments sont éga- 
lement carénés au milieu, les i premiers sont plus longs que les au- 
tres, le i'"- porte, à la base, deux petites taches rougges, les cotés 
sont à peine arqués, les angles postérieurs presque droits ; les seg- 
ments suivants sont bien plus courts, avec les ang^les postérieurs 
saillants en arrière ; la carène dorsale, linement sillonjjée comme chez 
les 2 premiers, est un peu brunâtre sur les côtés, s'élargissant à la 
base qui est pâle, ce sillon s'efface un peu sur les d^rmiers segments 
qui sont plus fortement sinués au bord postérieur et fortement im- 
pressionnés de chaque côté ; le dernier est moing large, mais moins 
court, presque tronqué avec les angles arrondis et largement impres- 
sionné; les 3 derniers segments ventraux sont jeulement plus pâles; 
les côtés de la poitrine sont à peine enfumés. 

La forme de cette larve rappelle bien celle de la Luciola lusitanien 
dont notre ami J. Bourgeois a donné une description dans les Mala 
codermes de la « Faune gallo-rhénane » ; maig cette dernière est entière- 
ment brune en dessus sauf les deux derniers segments, le corps n'a pas 
une line carène médiane dans toute sa longueur, sauf une trace peu 
distincte sur le corselet, les segments abdominaux n'ont pas les angles 
postérieurs saillants en arrière et le coriselet est largement tronqué e;i 
avant, la coloration du dessous du corps est aussi très différente. 

L'insecte parfait est une espèce nouvelle qui paraît assez rare, car 
je n'en ai vu qu'un seul individu. 

Luciola cavifrons, n. sp. — Long. 6 mill. — Ressemble beaucoup 
à la L. semiventralis F air m.; la coloration est à peu près semblable, 
les élytres sont plus courtes el un peu élargies en arrière; mais le 
dessus du corps est finement pubescent; la tète est plus profondément 
et plus largement concave, plus brillante, les angles antérieurs du 
corselet sont mohis arrondis, les deux impressions du bord postérieur 
sont plus profondes, l'écusson est roussâtre, plus largement tronqué, 
les côtes des élytres plus saihantes; en dessous le prosternum est 
roux-orangé comme le corselet , la poitrine est brune, l'abdomen d'un 
brun noir avec les 3 derniers segments d'un jaunâtre pâle, les pattes 
Sont brunes avec la hase des fémurs rousse. 

Madagascar : Berkély. 



Séance du 28 novembre 1900, 363 

C'est encore au zèle et à l'activité de mon ami, M. Perrier, que 
je dois cette insecte et sa larve. 

Observations sur quelques types de Meigen 

du Muséum de Paris [Dipt.] [suite] (') 

Par k' D'" J. Vuxenelve. 

IV^ Genre. Sarcophaga. 

Le^ exemplaires de la collection sont en bon état et j'ai pu compléter 
leur étude par l'examen des pièces génitales de quelques mâles. C'était 
du reste le seul moyen de fixer une fois pour toutes des espèces qui 
seraient demeurées plus ou moins incertaines avec les seuls carac- 
tères spécifiques employés parRondaui, Meade, Strohl, etc. 

Dès lors, je ne pouvais établir de meilleure synonymie (pi'en rappor- 
tant les types de Meigen aux espèces si bien décrites par M. Pan- 
dellé dans son beau travail sur les Muscides de France {Revue d'En- 
tomologie, Caen, 1896, p. 173) et j'ai l'intention de donner plus tard 
des figures explicatives en ce qui concerne l'hypopygium. 

I. .S. mortuorum {o 9) = Cynomyia eod. nom. (auct.). 
i. s. ruralis {(3 Q). 

Le mâle est Angiometopa ruralis F ail. 

La femelle n'est autre que Wohlfartia Meigeni Schiner. 

3. -S. muscaria (Ç) = Theria eod. nom. (auct.). 

4. S. intricaria (ç) = Theria muscaria qui précède (n° 3). 

5. S. grisea (ç). 

Les palpes sont noirâtres et non testacés, comme le dit Meigen. 
Q. S. earnaria (Ç). 

A toute la physionomie de melannra Meig.: la tète manque. 

7. S. striata {(S 9 sur la mémo épingle) = incisilobata Pand. 

8. S. albiceps (c5 9 sur la même épingle) -= njathissans Pand.; elU' 

ne répond pas à V albiceps de Meade. 

9. S.sinuata {6)= sinuata {aud.). 

10. .S. atropos (9). 

Appartient à une autre espèce et n'est très vraisemblablement 
qu'une femelle de earnaria L. 

II. S. melanura{9). 
■ (1) Voir page 157. 



364 Bulletin de la Société Eniomoîogique de France. 

Los soies sout presque toutes brisées, mais il est fort douteux 
que ce soit la vraie femelle de ntelanum Meig. 

12. S. pumila (d 9). 

Le mâle est identique à la pumila de M. Pan délié. 
La femelle, qui porte la mention d'origine « Spanien », appartient 
à une autre espèce. 

i;{. S. arvorum ((5 9 sur la même épingle). 

Ils présentent l'un et l'autre une bande de poils dorés sur la 
face antérieure des cuisses intermédiaires; ils sont identiques à 
sinuata Meig. qui précède (n° 9). 

14. S. dissimilis {(j 9 sur la môme épingle) = dissimilis de Scbiner. 
= dissoluta Pand. 

Le mâle est facile à distinguer d'offuscata Schin. par la pré- 
sence de deux fortes soies apicales entrecroisées au scutellura. 
Ces soies manquent ou sout très affaiblies et non entrecroisées 
chez dissimilis 9. 

lo. S. vagans ((5 9). 

Le mâle, sur la même épingle que la femelle, a disparu. Cette 
dernière a la première nervure de l'aile sétigère, — 3 soies post- 
sutur. ext. au thorax. — 2'' arc abdominal muni de 2 macrochètes 
médianes, — l'anus rouge, entaillé et bordé de macrochètes. Est- 
ce une femelle dliaemorrlioa Meig.? 

10. S. humilis (J) = nigriventris Meig. qui suit (n" 17). 

17. .S. nigriventris (c5) = eod. nom. (Pand.). 

18. S. haemorrhoidalis (J 9 sur la même épingle) = nurns Rond. 

19. S. cruentata ((5 9) = niiriis Rond. n° 18. . 

20. S. haemorrhoa {o 9 sur la même épingle) et en plus un (5= eod. 

nom (Pand.). 

21. .S. haematodes (c5 9 sur la même épingle) = eod. nom. (Pand.). 

22. S. latifrons (9), et 23 obsoleta (9). 

Ne présentent rien de spécial. 

Sur les Myiiiaridae de l'ambre et du copal [Hyméx.] 
Par Fernand Meunier. 

Eu étudiant un miUier de Diptères de l'ambre soumis à mon examen 
par M. le Prof. D' Klebs, de Koenigsberg, et une belle série d'Hymé- 



Séance du 2S novoiibre 1000. 365 

noplèros du copal qui m'ont été communiqués par M. le D'' Schell wien, 
du Musée Provincial de cette ville, j'ai eu la bonne fortune de rencon- 
trer trois Mymaridae non encore signalés par les paléoentomologistes. 
J'ai déjà laissé entrevoir, dans une note antérieure ('), que l'étude des 
« atomes ailés » est souvent très laborieuse, car la fossilisation a fré- 
quemment altéré la fme morphologie des antennes, des ailes et des 
articles tarsaux de ces Oxiiiira. 

Malfatti ("^) a assez bien figuré un Mijmaridae de l'ambre sicilien 
(Simetit). Cependant le dessin de l'antenne de ce Proctotrypide ne re- 
produit qu'imparfaitement le détail de la morphologie de ses divers 
articles. 

L'éminent paléontologiste S. -H. Scudder (■^) a tort de placer ce cu- 
rieux fossile dans le genre Mijmar (non Mijrina)-) (*). 

Les Proctotrypides tertiaires seront mieux connus dès qu'il sera 
possible d'étudier les types inédits de Brise h ko conservés au Musée 
provincial de Dantzig. 

Afin de satisfaire au vœu de feu v. Duisburg (■'), je décrirai pro- 
chainement les 16 Mymaridae trouvés dans l'ambre par ce modeste et 
consciencieux observateur. 

I. Mymaridae du succin. 
Genre Litus Haliday. 

Tète plus large que le thorax. Yeux composés grands, à facettes 
striées. Antennes de 9 articles : le premier cyUndrique et à peu près 
deux fois plus long que le deuxième qui est plus gros que le premier, 
le 3« article cylindrique, de diamètre moindre que les suivants. Les 
articles 4-7 sont d'égale longueur et deviennent graduellement plus 

(1) Bull. Soc. Enl. de France, 190i), n" '.), pp. 192-195 et 6 ligures. 

(2) Due piccoli Imenolleri fossili deU' ambra siciliana. ^/<. Accad. dei Lia- 
cei, Roma, 1880-1881, l. V, 3' série, pp. 80-81, fig. 1. 

(.3) A classeJ and annoted IMbliography of l'ossil Insects. Bull. U. S. Geol. 
Snrcey. Washinglon, 1890, n- 09, p. 97. 

(4) Les o^ et Ç des vrais ^/ymor ont respectivement 13 et 9 articles aux an- 
tennes. Type : M. pulchellus Hal. Par ses antennes de 10 articles, le Myma- 
ride a^ de Malfatti ne peut se placer dans aucun genre connu. 

(.5) « Es wiire wiinschen.swerlli dass, wenn die idjrigen Hymenople- 

ren von Kcnnerhand eine Bearbeilung erfahren dièse « gellugeUen Atome » 
nicht ùbergangen werden mochlen. » Schrifl. d. Pliys. Oek. Gesellsch, Kot!» 
nigsberg, 18G8, Bd. IX, S. 27, 



366 



Biilletin de la Société Eniomologiqiie de France. 



gros, le 8"^ article arrondi, le bouton apical ovoïde et plus long que les 
trois articles précédents pris ensemble (tig. 1). 

Thorax de même largeur que l'abdomen. Ce der- 
nier entièrement sessile et orné d'une tarière à bout 
paraissant faiblement anguleux (à 358 d.). 

Ailes antérieures spatuliformes et ornées de longs 
cils émergeant, sur le champ alaire, à peu de distance 
du bord |péripliérique. « Nervus ulneus » épais, peu 
éloigné de la base. 

Ailes inférieures linéaires, distinctement cihées. 

Pattes robustes, métatarses presque aussi longs qlie 
les 4 articles suivants réunis qui sont d'égale longueur. 
Crochets tarsaux unidentés. 

Long. 1/7 mill. 

Observation . — Par ses antennes de 9 articles et 
ses tarses pentamères ce fossile est une ç appartenant 
au genre Litus Hal. 



Fig. 1. 



II. Mymaridae du copal. 
1. Genre I^îniaeis Forster. 



1. Tète plus large que le thorax. Yeux composés à facettes en relief 
très nettement striées. Antennes de 8 articles : le premier deux fois 
aussi long que le deuxième, le diamètre de ces arti- 
cles plus gros que celui des suivants, les articles 3-5 
cylindriques et presque égaux entre eux, les 6^ et 
Jf^plus grands, oviformes; le boulon apical très sail- 
lant et de longueur égale à celle des articles 4-7 pris 
ensemble (fig. 2). 

Thorax altéré par la fossilisation. 

Addomen sessile, de même largeur que le thorax, 
tarière invisible. 

Ailes antérieures spatuliformes, à cils moins denses 
mais disposés do la mémo manière que chez l'indi- 
vidu précédent. Ailes postérieures longues, linéaires, 
à périphérie éparsement ciliée. 

Pattes robustes; tarses paraissant être composés 
de o articles (à 338 d.), le métatarse semble être d'une longueur égale à 
celle des 4 articles suivants réunis. 

Long. l/lGmill. . . 




Séance du 2S novembre 1900. 367 

1) s c r V a t i n . — Par la fossilisation , les articles tarsaux sont devenus 
trop pâles pour permettre de décrire rigoureusement leur dt'licate 
morphologie. Ce pygméo ne peut être comparé à aucune espèce ac- 
tuelle du genre Limacis F ors ter. 

2. Genre Prestwicliia? Lubbock. 

2. Tète plus large que le thorax. Antennes détruites par la fossilisa- 
tion. Abdomen sessile, tarière vaguement indiquée. Ailes antérieures 
largement spatuliformes et arrondies à leur apex comme chez le P. 
aquatica Lubbock ('). 

Ce savant a raison de dire que les caractères des ailes postérieures, 
linéaires et pétiolées à la base, ne sont pas critères pour le démembre- 
ment de plusieurs genres de cette famille, car chez les Anagrus, 
Anaplies et Oodonus Hal., elles sont construites sur le même plan 
morphologique. Fémurs dilatés et tibias longs. Il est impossible de 
constater si les articles tarsaux sont tétramères ou pentamères. 

Long. 1/8 mill. 

Conclusion 

Les Mymaridae des genres MtjmaretLitus Haliday et d'autres pyg- 
mées voisins des Cosniocoma et Limacis Fôrster ou appartenant aux 
genres Limacis et Prestwichia Lubbock ont été trouvés dans l'ambre 
de la Baltique et le copal. 

Les « atomes ailés » étant encore très peu connus, il est prudent do 
se borner actuellement à des déternîinations génériques et d'attendre, 
pour les décrire spécifiquement, que la comparaison de leurs types 
tertiaires, quaternaires et vivants puisse être faite d'après des maté- 
riaux d'études plus complets. 



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Sociedad espafiola de Historia natural {Actas), octobre 1900. — D.-J. 
Lauffer : Observaciones acerca de la longevidad de los Tenebriù- 
nidos. 

Societli Entomolofjica Itoliana {Bullettino) , XXXII, 2-3, 1900. — 
D"'^ A. FoA : Esistono il polimorfismo e la partenogenesi nei Ga- 
masidi? {fig.). — G. NoÉ : Una nuova specie di Zanzara (pi.). — 
P. Stefaxelli : Nuova Catalogo illustrativo dei Lepidotteri ropa- 
loceri délia Toscana (2 art.). — F. Suplno : Osservazioni sopra te- 
noraeni che avvengono durante lo sviluppo postembrionale délia 
Calliphora erythrocephala (pi.). — G. del Guercio : Osservazioni 
intorno ad una nuova Cocciniglia nocivaagli agrumi in Italia ed al 
modo di immunizare la parte legnosa délie plante contro la puutura 
délie. Cocciniglle in générale o di distruggerle (fig. et pi.). — 
A. Berlese : Intorno aile modificazioui di alcuni tessuti durante la 
ninfosi délia Calliphora erythrocephala (lig.). — E. Caxnaviello : 
Contributo alla Fauna entomologica délia Golonia Eritrea. — 
A. CoGGi : Nuovi Oribatidi italiani (fig.). — F. Supixo : Lettera 
aperta al Prof. A. Berlese délia Scuola superiore di Agricoltura in 
Portici. 

Societas Entomologica, XV, IG, 1900. — A. Voelschow : Beschrei- 
bimgeiniger Lepidopteren-Aberrationen. — H. Seemanx : Neuromia 
popularis als Schadiger des Mais. — F. Himsl : Pr'odromus einer 

■ Macrolepidopteren-Fauna des Traun- und Miihlkreises in Oberôs- 
terreich. 



370 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Société des Naturalistes de l'Ain {Bulletin), 15 novembre 1900. — 
Ch. Blind : Les Microlépidoplères. 

Société des Sciences 7iaturelles de Saône-et-Loire [Bulletin), XXVI, 6, 
1900. — Cu. Truchot : Note sur la Cecidomyia oenophila. 

Société Linnécnne du Nord de la France {Bulletin), XV, 329, 1900. — 
G. Breddin : Le Mimétisme chez les Hémiptères (Trad. de 
H. Laurent]. 



Bachelier (L.) : La Scolopendre et sa piqûre; des accidents qu'elle dé- 
termine chez l'homme. Paris, 1887, 56 p. — Don de M. J. de 
Gaulle. 

Belon (R.-P.) : A propos des travaux récents sur les Lathridiidae. 
Notes supplémentaires à l'Essai de Classification {Bev. d'Ent.), 1900, 
50 p.* 

Berg (C.) : Datos Sobre algunos Crustâceos nuevos para la îauna Argen- 
tina (fig.). {Com. Mus. Nac. B.-Ayres), 1900, 13 p.* 

Id. : Apuntes Sobre dos especies del género Odynerus de la Tierra del 
Fuego {loc. cit.), 1900, 4 p.* 

Id. : Notice sur les espèces du genre Alurnus F. appartenant à la faune 
Argentine {loc. cit.), 1900, 5 p.* 

Id. : Pleininia argentina, un nuevo Scudofllido {loc. cit.), 1900, 3 p.* 

BuDDEBERG (D') : Dic Kâfer von Nassau und Frankfurt, Vlll : Beitrag 
zur Kafer-Fauna der unteren Lahn [Jahrb. Nass. Ver. Nat.), 1900, 
9 p.* 

Bureau (D'' L.) : Le Lycte canaliculé {Lyctus canaliculatus F.) et les 
ravages qu'il fait dans les parquets et autres bois ouvrés {Soc. Se. 
nat. Ouest Fr.), 1900,33 p.* 

Delegorgue (Ad.) : Voyage dans l'Afrique australe, Il (comprenant 
toute la partie zoologique). Paris, 1847,622 p., 1 carte. — Don 
de MM. L. Bedel et J. Magnin. 

FAmMAutE (L.) : Descriptions de Coléoptères nouveaux recueiUis en 
Chine par M. de Latouclie {Ann. Soc. Ent. Fr.), 1899, 28 p.* 
(2 exempl.). 

Janet (Gh.) : Essai sur la constitution morphologique de la tête de l'In- 
secte. Paris, 1899, 74 p., fig., 7 pi.* 



Séance du 2<V novembre 1900. 371 

LÉvEiLLÉ (A.) : CatalogLis Teainochilidum (sou Trogosilidum) intor 
aunos 1738-1900 edilorura {Ann. Soc. Eut. Fr.), 1900, 20 p.* 

Id : Gonlributiôn à roludo de la Faune cnlomologique de Sumatra 

(voyage de M. J.-L. Weyers). Trogositidos [Ann. Soc. Ent. Belg.), 

1900, 2 p. (2 exempl.).* 
Marchal (D'' p.) : Le cycle évolutif de VEncyriiis fuscicollis {Bull. Soc. 

Ent Fr.], 1898, 3 p. (2 exempl.)-* 
Martin (Joanny) : Sur un genre nouveau d'Hémiptère de la tribu des 

Scutclleriuae [loc. cit.), 1899, 2 p.* 

Meunier (F.) : Sur un Mycetophilidc de l'Ambre tertiaire {lac. cit.), 
1897, 1 p. (3 exempl.).* 

Pic (M.) : Icbneumonides capturés en Algérie et description d'une es- 
pèce nouvelle {lac. cit.), 1897, 2 p.* 

Id. : Sur les instincts carnassiers des Anthicides {loc. cit.), 1897, 2 p.* 

Id. : Description d'un nouveau genre d'Elmides, de Tunisie {loc. cit.), 
1900,2 p.* 

Id. : Notes et diagnoses (2'' art.) {L'Échange), 1900, 4 p.* 

Reitter (E.) : Bestimmungs-Tabelle der europâischen Coleopteren. 
XLI, Carabidae, Harpalini und Licimm {Verh. naturf. Ver. Driinn.), 
1900, 125 p. — Acquis pour la Bibliothèque. 

Reuter (E.) : The Systematic position of Pseudopontia {Ent. liée. 
Journ. Yar.), 1899, 3 p.* 

Reuter (E.) : Ueber die Weissàhrigkeit der Wiensengriiser in Fin- 
land {Act. Soc. Faun. Flor. Fenn.), 1900, 136 p., 2 pi.* 

Robertson (Ch.) : North-American Bées. Descriptions and Synonyms 
{Trans. Ac. Se. St-Louis), 1897, 42 p. — Don de M. L. Bedel. 

Schultz (0.) : Sur le rôle de l'air dans la dernière mue des nymphes 
a([uatiques par M. Causard (///. Zeits. Ent.), 1900, 1 p.* 

Simon (E.) : Descriptions d'Arachnides nouveaux de la Famille des At- 
tidae {Ann. Soc. Ent. BeUj.), 1900, 29 p.* 

Id. : Liste des Arachnides recueillis par M. G.-E. Porter en 1898-99 et 
descriptions d'espèces nouvelles {Bec. Chil. Ilist. Nat.), 1900,7 p.* 

Id. : Fauna Hawaiensis. Arachnida. Cambridge, 1900, 77 p., 5 pi.* 

Strand (E.) : Et lidet Bidrag Th. Norges Entomologiske Fauna {Ent. 
Tids.), 1900, 6 p.* 



372 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Trouessart (D'' E.) : Diagnoses préliminaires d'espèces nouvelles d'A- 
cariens pi umicoles.' Additions et corrections à la sous-famille des 
Analgésinés {Bull. Et. Se), Angers, 1899, 62 p., 1 pi. — Don de 
MM. L. Bedelet J. Magnin. 

Truchet (M.) : Rapport fait à l'Académie du Gard sur le traité complet 
du Kermès {Rec. Mém. Obs. PInjs. etc.), 1838, 10 p. — Suivi de : 
« Observations sur les Charançons ou Calendres et en particulier 
sur une Calendre observée dans le riz de la Cochinchine ». Sans nom 
d'auteur. — Don de M. L. Bedel. 

Tschitschérine (T.) : Notes sur quelques Platysmatini de la région 
Malgache [Hor. Soc. Ent. Ross.), 1900, 7 p.* 

Id. : Notes sur les Platysmatini du Muséum d'Histoire naturelle de 
Paris, VII-X [loc. cit.), 1900.* 

Id. : Descriptions de quelques nouvelles espèces de la tribu du Platys- 
matini [loc. cit.), 1900, 16 p.* 

Id. : Revision du sous-genre Bothriopterus Chaud, (genre Platysma 
Bon. Tsch.) {loc. cit.), 1900, 8 p.* 

TûMPEL (D'- T.) : Die Geradfliigler Mitteleuropas, livr. 7 (fin). Eisenach, 
1900, texte et pi. — Acquis pour la Bibliothèque. 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. François. 



BULLETIN 



DE LA 

SOCIÉTÉ ENTOM:OLOaiQUE DE FRANCE 



Séance du 13 dcccnihrc 1900. 

Présidence de M. A. GIARD. 

M. Ch. Lallemant, de TArba (Algérie), assiste à la séance. 

Correspondance. — M. R. Homberg remercie la Société de son 
admission. 

— L' « Union zoologique italienne » qui s'est constituée à Bologne 
dans le courant du mois d'avril 1900, dans sa première assemblée et 
congrès zoologique national à Bologne (24-27 septembre), a décidé par 
un vote unanime d'envoyer, en lui annonçant sa constitution, un salut 
cordial à la Société entomologique de France 

L'Union zoologique italienne tiendra sa prochaine assemblée annuelle 
à Naples, au printemps de 1901, elle sera toujours heureuse d'accueillir 
les membres de la Société entomologique de France qui voudront as- 
sister à ses congrès. 

Distinction honorifique. — Le Président a le plaisir d'annoncer 
à la Société qu'au dernier congrès de 1' « Association of économie En- 
tomologists », réuni à New-York (Colombia University) le 22 juin 1900, 
notre collègue, M. E. Bordage, a été élu membre étranger de cette im- 
portante association. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret d'annoncer la mort 
de M. le sénateur baron M. -E. de Selys Longchamps, membre hono- 
raire de notre Société, décédé à Liège le 11 décembre, à l'âge de 87 ans. 

M. de Sélys Longchamps s'était fait connaître, très jeune encore, par 
des travaux sur l'Ornithologie et la Mammalogie de la Belgique. Bien- 
tôt son activité scientifique se porta principalement sur les Insectes. 
Ou lui doit le premier Catalogue des Lépidoptères de la Belgique 
(1837 et 1844). Plus tard il publia également le Catalogue des Ortbo- 
ptères et Névroptères de son pays natal; mais c'est surtout par ses lon- 
gues et belles recherches sur les Odonates du monde entier que M. de 
Sélys-Longchamps s'est fait dans la science un nom impérissable. 
Bull. Soc. Ent. Fr., 1900. N" 19. 



374 Bulletin de la Société Entomohvjique de France. 

Jusque dans ces dernières années, le savant veillard avait gardé toute 
son activité. Enl87o, je l'ai vu, plus que sexagénaire, chasser avec ar- 
deur les Névroptères aux environs de Buda-Pest. D'un abord affable 
et d'une complaisance sans bornes, il encourageait les efforts des jeu- 
nes naturalistes, et les rapports qu'on avait avec lui étaient remplis de 
charmes. 

La mort de cet homme émineut est un deuil pour les entomologistes 
de tous pays. 

Admissions. — M. le D'' Louis Bureau, professeur à l'École de 
médecine et directeur du Muséum d'Histoire naturelle, lo, rue Gresset, 
Nantes (Loire-Inférieure). Enioimlogie générale. 

— M. L. Mathieu, directeur de la Station œnologique de Bour- 
gogne, Beauue (Côte-d'Orj. Entomologie appliquée. Coléoptères. 

— M. W.-J.Rainbow, F. L. S., entomologist, Australian Muséum, 
Sydney (N. S. W.). Entomologie générale. 

Présentations. — M. Louis Béguin, 21, route de Paris, Mont- 
luçon (Allier) [Coléoptères], présenté par M. Ern. Olivier. — Com- 
missaires-rapporteurs MM. A. Champenois et J. de Gaulle. 

— M. le D"" C. Phisalix, Assistant au Muséum d'Histoire naturelle, 
26, boul. St-Germain, Paris [Entomologie générale, Arthropodes veni- 
meux], présenté par M. A. Giard. — Commissaires-rapporteurs 
MM. E.-L. Bouvier et J. Kiinckel d'Herculais. 

Élection de membres honoraires. — Conformément aux termes 
de l'article 14 de son Règlement et après avoir entendu lecture du rap- 
port de la Commission spéciale chargée de présenter une liste de can- 
didats (séance du 24 octobre (1900), la Société procède à l'élection de 
deux membres honoraires. 

Quarante-huit membres prennent part au vote, soit directement, 
soit par correspondance; ce sont MM. : 

F. de Beauchène, — Bedel, — Boileau, — Bourgeois, — 
Brôlemann, — H. du Buysson, — Ghabanaud, — Champe- 
nois, — Chardon, — Delval, — Dongé, — Duchaine, — 

— Dumont, — Estiot, — Fairmaire, — Fcrton, — François, 

— Gadcau de Kerville, — de Gaulle, — Giard, — A. Grou- 
velle, — J. Grouvelle, — Ph.Grouvelle, — Heimburger, — 
Homberg, — Kieffer, — Kûnckel d'Herculais, — Jeanson, — 
de Joannis, — Lahaussois, — Lallemant, — Lamy, — Les ne, 

— Léveillé, — Magnin, — V. Mayet, — Mesmin, —A. Olivier, 



Sànirr du 12 dcroiibrr lOOlt. 375 

— d'Orhigny, — Pcsclict, — Pic, — de la Porte, — Peu- 
jade, — Piiton, — Sérallaz, — M. de Vauloger, — Viard, 

— Xambcu. 

La majorité absolue est de 2o voix; les suffrages sont ainsi n'-partis : 
M. le baron C.-R. von Osten-Sackon, 34 voix. 

MM. A. Fauvel, 22;— P. Mabille, 14; — L. Bedel, 6; — S.-H, 
Scudder, G; — Abeille de Perrin, 3; — F. Baudi de Selve, 
1; — H. du Buysson, 1; — Ganglbauer, 1: — O.-M. Reuter, 1. 

M. le baron C.-R. von Osten-Sacken, ayant seul réuni la majo- 
rité absolue des voix, est proclamé membre bonoraire do la Société 
entomologique de France. 

— La Société décide qu'un second tour de scrutin pour la nomi- 
nation d'un membre bonoraire {iiiciiihre fmnrais) aura lieu le 23 jan- 
vier 1901; tous les membres français sont priés de prendre part au 
vote qui aura lieu dans les conditions habituelles prévues au Règle- 
ment. 

Changements d'adresse. — M. l'abbé de Sinety, séminaire de 
Vais, près Le Puy (Haute-Loire). 

— M. A. Olivier, St-Vallier, par Grasse (Alpes-Maritimes). 

— M. l'abbé Lelong, ancien aumônier militaire, Retbel(Ardennes). 



Communications. 

Sur un nouveau Tyroglyphide (Trichotarsus manicati. n. sp.) [Aoar.] 

parasite d'AwiiîiditziM manicatum L., et sur le genre Trichotarsus 

Par Alfred (iiARo. 

UAnthidiuin iiKDumtniu L. est commun à Wimereux où il butine 
sur BdUota foctida Lam., aux bords de la rivière. Vers le milieu de 
septembre certains individus, d'apparence fatiguée, portent sur la n'- 
gion métathoracique dorsale de nombreuses nymphes d'Acariens d'une 
espèce nouvelle, du genre Trichotarsus, dont je donnerai la diagnose 
suivante : 

Trichotarsus manicati, nov. sp. — Nijmphd hyimpinUs pallide 
lulea, statura iniiiuta, subglabra, pilis spursis vesfita; fade dorsali 
blpartita, parte anteriore fere triavgulari ; tarsis oimubus mnjulo dt'bili 



376 BnUetin de la Société Entomologique de France. 

arniatls; Jus quartae paris setis inaequalibus tribus instructis. Cupulae 
ventrales sex, in duabus lineis dispositae : quatuor anteriores subae- 
quales, duo posteriores paulo minores. — Long. 0,03 mill. ; lat. 0,18 
miU. 

Habitat in recjione metathoracica Anthidii mauicati L. — Wime- 
reux (P.-de-C). 

A cette description sommaire on peut ajouter que les plaques mar- 
gino-anales sont largement ovalaires et que l'avant-dernier article des 
tarses de la quatrième paire porte une épine assez forte. Il est proba- 
ble que le T. manicati adulte se rencontrera dans les nids d'Anthidium 
manicatum. 

Par l'existence de crochets aux tarses de toutes les pattes, cette espèce 
diiïère des espèces européennes connues du genre Trichotarstis et se 
rapproche au contraire du T. trifilis Canestrini, parasite de Xylocopa 
combinata Ritz., delà Nouvelle-Guinée. La nymphe de T. trifilis est 
nlus petite, plus velue et présente une troisième rangée de deux ven- 
touses ventrales antérieure aux deux rangées que nous avons indi- 
quées chez T. manicati. 

Parmi les espèces d'Europe, c'est de T. osmiaeHul. que le parasite 
d'Anthidium manicatum se rapproche le plus. J'ai observé plusieurs 
fois le Trichotarsus osmiae sur Osmia rufa (L.) Panzer [bicornish.) 
au jardin du Luxembourg. Certaines Osmies sont tellement cou- 
vertes de nymphes de cet Acarien qu'elles tombent sur le sol, le vol 
devenant impossible. 

Donna dieu a très justement corrigé la diagnose donnée par Du- 
four pour T. osmiae en deux points importants : 1° les tarses n'ont 
qu'un seul crochet et ne sont pas biongulés comme le disait Dufour; 
2° les tarses des membres postérieurs, dépourvus de crochets, sont 
terminés par trois soies et non par un poil unique [A^m. Se. nat. 
Zoologie (5), t. X, 1868, p. 71, pi. I). 

Il est singulier que P. Kramer et G. Canestrini, dans le fasci- 
cule des Acarina du Tierreich (7 Lief., 1899, p. 149) récemment pu- 
blié, n'aient pas tenu compte du mémoire de Donna dieu en ce qui 
concerne cette espèce. Le tableau dichotomique donné par ces auteurs 
pour la détermination des Trichotarsus est par suite inutilisable. 

Donnadieu, qui décrivit le Trichotarsus xylocopae (/. c, p. 72 et 
suiv.), répète d'après P. Gervais que le parasite du Xylocope a été 
vu d'abord par Bigot (Gervais, Hist. nat. des Aptères, III, p. 266). 
(^est une erreur. Dès 1742 Réaumura signalé et tiguré d'une façon 
très reconnaissablè ce qu'il appelait le Pou de l'Abeille perce-bois (iMém. 
sur l'Hist. nat. des Insectes, t. VI, p. 52, pi. V, Rg. 8 et 9.) 



Séance du 12 décembre 1900. 377 

Le TrirliotarsHS de FAbeilie perce-bois ne i)araît pas avoir suivi 
Xijloeopa violacea dans son extension vers le Nord. Du moins ne l'ai-je 
jamais rencontré aux environs de Valencicnnes où Xylocopa violacea 
est devenu de plus en plus abondant depuis un certain nombre d'an- 
nées. 

Il existe un Trirholarsus parasite de l'Abeille domestique qui semble 
bien constituer une espèce distincte. Mais, chose étonnante, cette es- 
pèce a été très imparfaitement figurée et je n'en connais pas de bonne 
description. P. Kramer et Canestrini ne la citent guère dans le 
Tierreich, et J. Pérez n'y fait qu'une brève allusion dans son livre, 
Les Abeilles, 1889, p. 94 et p. 88, lig. 23 /'. 

Le tableau de détermination des Trichotarsiis, d'après les nymphes 
hypopiales, peut être étabh comme il suit : 

\ Des crochets aux tarses de toutes les pattes 2. 

( Des crochets aux tarses des 3 premières paires seulement. 3. 

^j ( Trois rangées de ventouses ventrales T. trifilis Can. 

l Deux rangées de ventouses ventrales. . T. manicnti Giard. 
3 soies inégales à l'extrémité des tarses de la 4*^ paire de 

pattes T. osiniae Duf. 



) 2 soies inégales T. bifiiis Can. 

( 1 



3 

seule soie T. .ry locop a e Bonn-dd 



Lépidoptères capturés dans l'Hérault 

Par P. Chrétien. 

En terminant la notice qu'il consacre dans son Iconographie à la 
chenille et au Papillon de la Liihocampn Millierei Stgr., découverte à 
Barcelone par Himmighoffen, Mil lier e souhaite que celte belle 
Noctuelle fasse im jour partie de la faune française. C'est un fait ac- 
quis maintenant. J'ai eu le plaisir de trouver plusieurs chenilles de 
cette Lithocampa, sur les Chèvrefeuilles des environs de Saint-Pons-de- 
Thomières (HérauU), en juin et juillet derniers, et j'ai obtenu le Papil- 
lon le mois d'après. 

Comme Lépidoptères espagnols que l'on peut rencontrer aux environs 
de Saint-Pons, je citerai encore VAcidalia misernta Stgr., que j'avais 
déjà prise à Vernet-les-Bains (Pyr.-Or.), en 1894, toujours très rare: la 
Tortrix rigana Sod. à fond blanc, telle que Mcschler la signale dans 
sa notice sur les Lépidoptères récoltés par Hoffmansegg eu Anda- 
lousie. 



378 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Dans nos pays et dans les Alpes, la chenille de Tortrix rigana vil 
sur les Anémones, principalement An. pulsatilla L., vernatis L., et le 
Papillon n'est jamais d'un blanc pur, mais d'un blanchâtre plus ou 
moins assombri et enfumé. Dans l'Hérault, à Saint-Chinian par exemple, 
la chenille vit aux dépens des feuilles basses d'une espèce de Cléma- 
tite que je n'ai pas déterminée sur place, mais que je crois être la 
Clematis recta L., et le papillon est d'un beau blanc, iiarl'ois légèrement 
teinté de rose. L'espèce y a deux générations : avril-mai et juillet-août. 

Je citerai enfin la Metasiaibericalis Rag., dont j'ai pris un exem- 
plaire très frais à Saint-Pons, en juillet. 

Description d'une nouvelle espèce française 
du genre Podistrina [Col.] et notes d'habitat 

Par ,1. Bourgeois. 

Podistrina Peyerimhoffî, sp. nov. — A P. Villardi Bourg., 
cui viihle a/finis, ehjtris apice concoloribus antennisque, praesertiin iit 
fetnina, brevioribus et crassioribus discedit. 

c5 Ailé. D'un noir de poix assez luisant avec les élylres parfois un peu 
brunâtres; mandibules et joues rousses. Tête sensiblement rétrécie en 
arrière, très finement pointillée, longitudinalement déprimée entre les 
antennes; yeux assez saillants; antennes atteignant presque l'extré- 
mité du corps, à articles un peu moins grêles et moins allongés que 
dans P. Villardi, le i""" plus épaissi vers l'extrémité. Pronotum assez 
transverse, un peu élargi d'arrière en avant, rebordé sur tout son 
pourtour, non ou à peine transversalement déprimé dans son milieu, 
sans sillon longitudinal visible, creusé en avant de l'écusson d'une pe- 
tite fossette assez vaguement limitée, bords antérieur et postérieur 
légèrement arqués, les latéraux subrectihgnes antérieurement, puis lé- 
gèrement sinués vers la base, ce (jui fait paraître les angles postérieurs 
un peu saillants, angles antérieurs sublronqués et sensiblement relevés 
eu bourrelet. Écusson transversal, subarrondi à son bord postérieur. 
Élytres un peu plus de trois fois aussi longs que le pronotum, sen- 
siblement plus larges que lui, assez densémenl recouverts d'une très 
fine pubescencc d'un gris jaunâtre, ruguleux, avec des vestiges de 
côtes longitudinales plus ou moins distinctes, concolores à l'extrémité; 
ailes prolongées au delà de l'abdomen, dépassant les élytres d'un tiers 
au moins de leur longueur. Dessous du corps et pattes d'un noir bru- 
nâtre; arceaux ventraux de l'abdomen étroitement bordés de flave 
pâle; dernier arceau dorsal assez allongé, incliné presque â angle 



Scance du, 12 décembre 1900. ^ 379 

droit sur le précédent, fourclm à roxtrémité; dernier arceau ventral 
figurant deux appendices 1 obi formes, divisés postérieurement chacun 
on deux l)ranches subégales, rectilignes, l'externe un peu plus grélo 
que l'interne. — Long. 4-4 1/2 mill. 

9 Aptère. Tète à peine rétrécie en arrière; yeux très pou saillants: 
antennes pas plus longues que la moitié du corps, à articles beaucoup 
plus coiu'ts et plus épais que dans P. Villardi; él\ très très courts, ne 
dépassant pas le double de la longueur du pronotura, déhiscents, à pu- 
bescence excessivement fine et courte, concolores à l'extrémité; ab- 
domen épais, d'un noir brunâtre, simple à l'extrémité, avec les arceaux 
ventraux marginés postérieurement de jaune paie; tibias et tarses plus 
courts que chez le cî. — Long. 3 1/2 mill. 

Obs. — Le pronotum est généralement concolore; cependant, chez 
quelques-uns dos exemplaires qui m'ont été communiqués, le rebord 
basilaire est plus ou moins teinté de flave, surtout dans le voisinage 
des angles postérieurs. 

P. Peijerimhoffi est voisin de P. Villardi Bourg., mais s'en dis- 
tingue à première vue par ses élytres d'un noir brunâtre concolore. 
sans tache soufrée à l'extrémité. La conformation des antennes chez la 
9 est, en outre, très caractéristique. Dans P. Villardi, en efïet, ces 
organes dépassent sensiblement la moitié du corps et sont composés 
d'articles relativement minces et allongés, tandis que, dans P. Pei/e- 
rimhoffi, ils atteignent à peine le milieu et leurs articles sont sensible- 
ment plus épais et plus courts. Celte dilïérence dans la gracilité des 
antennes s'observe également chez le cj, mais à un degré beaucoup 
moindre. Enfin les élytres de Petjeriinhoffi 9 sont d'un tiers au moins 
plus courts que ceux de Villardi 9. 

Je me fais un plaisir de dédier cotte intéressante espèce à M. P. de 
Peyerimhoff, qui l'a découverte cet été, au cours d'une chasse faite 
en compagnie de M. J. Sainte-Claire De vil le, près de l'observatoire 
du mont Mounier (Alpes-Maritimes), à environ 2.730 mètres d'altitude. 
Les mâles, beaucoup plus nombreux que les femelles, se prenaient sur 
les pierres ou sur le sol; les femelles, sous les pierres ou à l'abri des 
plantes rampantes, notamment du Galium helveticum. 



D'obligeantes communications me permettent d'ajouter les localités 
suivantes à celles déjà signalées pour quelques-unes do nos Podistriiia 
françaises : 

P. Villardi Bourg. — Cette espèce a été reprise en juillet dernier 
par M. l'abbé (/larrot, en fauchant les herbes qui poussent parmi les 



380 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

cailloux et les blocs de rochers, à la source inférieure de l'Arc, dans 
la Haute-Maurienne. Sur une cinquantaine d'exemplaires capturés, il 
ne s'est trouvé que 7 à 8 femelles. Celles-ci vivent de préférence sous 
les pierres. 

P. Chobauti Bourg. $. — Le Monestier; Le Lautaret (M. Pic); Lar- 
che ( A b e i 1 1 e d e P e r r i n) ; mont Meunier, près de l'observatoire, 31 juil- 
let-l*"'" août, avec P. Peijerinihoffi (P. de Peyerimhoff et J. Sainte- 
Claire Deville). 

P. CONTINUA Bourg, ç. — Forêt de Ghourges, au Nord de Faillefeu 
(J. Sainte-Claire Deville). 

P. APTERA Kiesw. 9. — La Saiule-Baume (Abeille de Perrin). 

Erratum. — Dans la diagnose latine de Podistrina algirica. {Bull. 
Soc. eut. Fr. 1900, p. 284), au lieu de « Pronoto .... transvevsaliter im- 

manjinato antice latéralité)' depresso », lire : « Pronoto.... latera- 

liter liiimarginato antice transversaliter depresso ». 

Observations sur quelques types de Meigen, 
du Muséum de Paris [Dipt.] [suite] (') 

Par le D'' J. Vuxeneuve. 

V^ Genre. Miltogramma. 

Les espèces rangées plus tard dans le genre Macronyrhia sont parti- 
culièrement intéressantes. M. Pan de lié est le seul auteur qui les ait 
nettement séparées. La \ra\e agrestls de Rondani, que M. Pandellé 
nomme ungulans, n'est pas représentée dans la collection Meigen. 

1. M. pohjodon ((5) = eod. nom. (Pand.). 

La nervure transversale externe de l'aile n'est pas droite, comme 
chez agrestis Rond.^, mais sinueuse et moins oblique; le 1"" ar- 
ceau abdominal est entièrement noir. 

2. M. agrestis (2 q). 

Celui qui porte l'étiquette « agrestis » a l'espace interoculaire 
plus large que VœW et les côtés du front égaux ou plus larges 
que la bande frontale. L'abdomen est court et très convexe ; l'aile 
est comme chez pohjodon, qui précède (n° 1). Il répond à dumo- 
sum Pand. 

L'autre mâle est identique à pohjodon (n" 1). Je ferai remarquer 
que la femelle de pohjodon (2 ex. dans ma collection) ne possède 

(1) Voir pp. 157 el 363. 



Séance du 12 décembre 1900. 381 

pas le long aiguillon abdominal qui existe chez la femelle d'af/restis 
Rond, (nec Meig.). De plus, chez agrestis Rond, la 3« section 
costale de l'aile est notablement plus grande que la 5" — elle est 
égale ou plus petite chez polyodon Meig. et dumosuni Pand. 

3. M. signata {(3) = Pachyophtlidlinus signatus {auct.). 

4. M. stictica ((5) == Hilarella italica J\ond. 

5. M. grisea = Metopodia grisea B. B. 

La petite nervure transversale est placée en dedans de l'abou- 
chement de la l'e nervure longitudinale à la côte. 

6. M. infricata = grisea, qui précède (no o). 

7. -V. melanura = Metopodia mehmura B. B. 

Ici, la petite transversale est opposée à l'abouchement de la pre- 
mière longitudinale. Le dernier segment abdominal avec une large 
impression latérale noire couverte d'abondants poils couches. 

8. M. taeniata ^^ piliinana Rond. 9. 

9. .)/. marina = ruficorne (Meig.) Pand. 

10. M. tesseUata — oestracea Zett. Schin. ç. 

H. M. oestracea. 

Un exemplaire plus ou moins usé, que je crois être un mâle, 
mais dont les tarses antérieurs sont totalement dépourvus de 
soies. Il vérifie cependant la description de Meigen. 

12. M. fasciata. Voyez Meig., t. IV, planche 40, fig. 26. 

13. M. tricuspis et 14, incompta. 

La tète manque. 

lo. M. conica, 3 ex. = Sphixapata eod. nom. (auct.). 

16. M. rutihms. Voy. S te in, Enl. Nachrichten. 1900, n'' 9 et n'^ 10. 

17. .1/. heteroneura est la même espèce que celle de Schiner. 

VF Genre. Clista. 

Groupe tout à fait hétérogène. Les foeda et moerens, seules, parais- 
sent à leur place. 

1. C. lentis (Q). Voy. Stein, loc. cit. 

Est une Scopolia. 

Identique à un exemplaire de ma collection, capturé dans le 
bois de l'IIautil (S.-et-O.) et que j'avais étiqueté, avec raison, je 
crois, tricincta Rond. 



382 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

2. C. obsoleta ((5) := Onesin clama Macq. Le chète aulonnaire qui 

subsiste est plumeux à la base. 

3. C. provida. Voy. Stein, loc. cit. 

4. C. iners (Ç). 

Chète antennaire court, cilié. Abdomen large, ovale, avec des 
macrochètes discales et marginales. Quelques cils sous les soies 
frontales. C'est une Dexiaire (sens. lat.). 

o. C. moerens (c?) = Phijto eod. nom. (Pand.). Espèce commune en 
France dès le mois de mars. 

6. C. foeda (ç). Voy. Stein, loc. cit. 
C'est certainement une Laeivia. 

Elle répond à plusieiu's exemplaires de ma collection, des envi- 
rons de Paris, mais dont la taille est plus petite. Les mâles ont les 
antennes noires et les yeux villeux. Cette espèce doit être iden- 
tique à Silbermannia petiolata (D es v.) Pand. 

A propos de Caenoptera Marmottani Bris [Col.] 
Par Albert Fauvel. 

M. Maurice Pic, très documenté sur les Cérambycides, je le recon- 
nais, consacre une page du Bulletin (p. 300) à la synonymie et aux 
localités de C. Marmottani omises par M. V. Mayet (Ibid., p. 226). 

Or, si M. Pic veut bien ouvrir le Catalogue des Lonijicovncs gallo- 
rhénans [Revue d'Ent., 1884, p. 189 et 346; 1887, p. 228), il y trouvera 
les mêmes indications de synonymie et de répartition géographique, à 
part Samara, dont je n'avais pas à m'occuper. 

Je notais même les montagnes du Beaujolais, locaUté certaine (mal- 
gré les doutes de M. Pic) et que m'avait signalée notre regretté 
collègue Cl. Rey. 

A ces indications — suffisantes en deux lignes, — que notre excel- 
lent collègue pouvait rappeler simplement à M. Mayet, j'ajouterai les 
observations suivantes : 

1'^ Conformément au Catalogue de von Heydcn (p. 332), j'ai cité 
dans ladite Revue (p. 336), parmi les localités de Marmotta)}!, Eich- 
berg, qui se trouve dans le Rheingau, près Johannisberg. M. Pic tra- 
duit cela par Rheingen, qui est un barbarisme géographique. Von 
Heydendit textuellement : « im Rheingau », province du Nassau, au 
sud des monts Taunus et du Niederwald, 



Séance du /â décembre 1000. 383 

2"^ Malgré roxtonsion de sa note, M. Pic a omis une localité de 
Marmottani indiquée également par v on Heyden (môme Catalogue, 
Sechst Xachtr., 1892, p. 81) : c'est Budenheim, près Mayence, où 
M. Miilil en a pris deux exemplaires dans des bourrées de branches 
sèches do Pin, en mai. M. Schultze en a retrouvé un c? à Mombach, 
le 30 juin, dans des bourrées de branches sèches de Peuplier. 

Enfui M. V. Heyden m'a écrit qu'il en a capturé plus récemment 
encore un exemplaire à Echzell en Wetteravie (Hesse supérieure). 
C'est le point le plus septentrional où on ait rencontré l'espèce. 

Malgré l'indication de M. Schultze, il est probable, d'après les 
observations de MM. Marmottan, Miihl et Mayet, que le Marmot- 
tant Yit exclusivement sur les Conifères. 

Remarque sur deux Cécidomyies [Dipt.] 

Par J.-J. KlEFFER. 

La Cécidomyie que H. Loew a décrite, en 1850, sous le nom de As- 
pliondi/Ua sarothamni, n. sp.,aété observée et décrite bien auparavant 
par Bosc d'Antic. Le naturaUste français écrit en effet au sujet de ce 
Diptère, dans le Nouveau Cours complet d'Agriculture (Paris, Roret, 
1838, t. III, p. 526) : « Je suis le premier qui ai étudié, décrit et des- 
siné cet insecte qui, certaines années, nuit beaucoup à la fructification 
du Genêt {Spart ium scoparmm L.) ». Comme il dit, au môme endroit, 
(ju'il a publié plus tard, en 1817, la description d'une Cécidomyie vi- 
vant sur Poa nenioralis, il en faut conclure que l'Insecte du Genêt a 
été décrit en 1817 ou avant cette date, .l'ai cherché vainement à décou- 
vrir celle pubhcation. 

Une autre Cécidomyie signalée par Hartig, en 1839, sous le nom de 
Cecidoiiiyia fagi, u. sp., aurait de même été décrite antérieurement 
sous le nom de Tipula rubra, par un professeur de Strasbourg, H er- 
mann, dans « Opuscules posthumes ». C'est du moins ce que m'a 
écrit autrefois le docteur Fr. Lôw. Il m'a été impossible de vérilîer le 
fait. 

Note complémentaire sur Malthinus maritimus Pic [Col.] 
Par Maurice Pic. 

M. J. Bourgeois ayant récemment jugé insuffisante la diagnose 
primitive de Malthinus maritiinm Pic {L'Échange, n" 171), j'ai cru 
utile de publier une description très longue, dans l'espérance que 



.']84 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

celle-ci permettra à mon savant critique de nous dire que M. delicatulus 
Bourg., postérieurement décrit {Bull. Fr., 1899, p. 370, séance de- 
décembre) peut être réuni à maritimus Pic, antérieurement publié 
{L'Échange, mars 1899). 

M. MARITIMUS Pic. — Elougatus, parallelus, parum nitidus, pallidus 
vel pallido-testaceus; capite postice plus minusve nigro aut infuscato, 
antice albido cJ, vel albido-testaceo aut rufescenteQ] antennis obscuris, 
articulo primo {iiiterdum secundo) pullido; thorace plus minusve sub- 
transverso, antice angustato, macula antica nigra notato (3, aut disco 
plus minusve obscure lineato Ç: scutello testaceo vel brunnescente; ely- 
trisplus minusve obscuris, his ad latera aut média variabiliter palli- 
dioribus etapice sulphureoguttatis; pedibus pallidis, tibiis posticis sim- 
plicilms Ç, aut ad apicem distincte dilntatis (S. — Long. 3,0-4,2 mill. 

Forme allongée, assez étroite, parallèle, aspect peu brillant, tête 
large surtout chez le c? et fortement rétrécie derrière les yeux qui 
sont bien saillants, blanchâtre en avant {(3), ou d'un blanc testacé 
passant quelquefois au roussàtre (ç), variablement foncée en arrière. 
Antennes grêles, dépassant la moitié du corps, obscures avec le pre- 
mier ou les deux premiers articles pâles, le 3"= presque égal au 2-. Pro- 
thorax modérément transversal, distinctement rétréci en avant, plus 
ou moins déprimé sur le disque, peu brillant, d'un testacé variable, 
orné soit d'une macule antérieure foncée variable (d"), soit d'une 
bande longitudinale un peu étranglée sur son milieu et très élargie en 
avant (9), cette bande est noire ou d'un brun obscur. Écusson testacé ou 
rembruni. Élytres longs, parallèles, un peu plus larges que le pro- 
Ihorax à la base, trois fois environ aussi longs que larges, marqués 
de lignes de points forts; ils sont foncés, soit sur toute la longueur 
de la suture, soit en avant de la tache apicale et au pourtour de l'é- 
cusson, avec les côtés et quelquefois tout le milieu d'un testacé pâle; 
une tache apicale jaune soufre. Pattes pâles, longues, les tibias 
postérieurs simples ou droits (ç), ou plus ou moins brusquement di- 
dilatés avant leur extrémité ((5). Dessous du corps testacé. Avant- 
dernier segment ventral du c5 échancré à son bord postérieur, le 
dernier fendu au sommet. 

Basses-Alpes : Seynes; Alpes-Maritimes : Saint-Martin-Vésubie et 
Saint-Sauveur (Pic). 

Très Yo\s\n du seriepunctatus Kiesw. (') avec la coloration foncée 

(1) Je ne compare pas maritimus à balteatus Suffr. plus éloigné, selon 
inoi, malgré la conformation tibiale; les cr^ de maritimus Pic et balteatus 



Séance du 12 dc'cmbrp 1900. 38o 

élylralc disposée d'iino façon spéciale, la forme générale d'ordinaire un 
peu plus allongée, etc. Si les (5(5 de maritimus Pic, par la structure 
do leurs liijias postérieurs nettement dilatés vers l'extrémité (et non 
simples ou seulement un peu épaissis au sommet) se distinguent 
facilement de sevirpunctatm Kiesw. (3, les $9 sont plus difficiles à 
séparer, cependant d'ordinaire les 99 de seriepunctatus ont une forme 
élytrale moins longue et une coloration générale plus largement tes- 
tacée, la coloration foncée n'étant pas ou étroitement marquée dans 
le pourtour de l'écusson, tandis que chez maritimus cette dernière 
coloration forme une sorte de macule préscutellaire plus ou moins 
large, sans couvrir les épaules. 

Nota. — M. J. Bourgeois m'a reproché, en tormesqui m'ontsemblé 
un peu vifs {Bull. Fr., 1900, p. 30.3), de n'avoir pas signalé dès le 
début le caractère si important delà forme dos tibias postérieurs du c?. 
Malgré toute ma bonne volonté j'avoue qu'il m'a été impossible tout 
d'abord de parler de la structure de ces membres, et en voici la 
raison : le type primitif de cette espèce est défectueux, sans tibias 
postérieurs. Je dirai en passant qu'il ne faut pas rendre ce carac- 
tère sexuel des tibias postérieurs du cj indispensable dans une des- 
cription, car ce serait exclure par avance le sexe 9 ; d'un autre côté, 
comme les c5c? n'ont pas pour chaque espèce une structure tii)iale 
spéciale, il ne faut pas exagérer l'importance de ce caractère. 



Bulletin bibliographique. 

Académie des Sciences {C. R. hebdom. des Séances), 1900, II, 22-23. — 
F. Hexn'eguy : Le corps adipeux des Muscides pendant l'histolyse. 

— C. Phisalix : Un venin volatil. Sécrétion cutanée de Juins terres- 
tris — J. KiJNCKEL d'Herculâis : Les grands Acridiens migrateurs 
de l'ancien et du nouveau monde, du genre Schistocerca, et leurs 
changements de coloration suivant les âges et les saisons : rôle 
physiologique des pigments. 

Annals and Magazine of Natural History, sér. VII, vol. VI, 36, 1900. 

— P. Cameron : Description of new Gênera and Species of Hyme- 
noptera. — Tables. 

Suffr. ont une conformation analogue des tibias postérieurs; mais,chez cette 
première espèce, la dilatation est tout autre, plus rapprocliée de l'extrémité 
ou moins marquée. , 



;{8(') Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Bulletin de l'AFAS, novembre 1900. © 

Chambre de commerce de Paris {Bulletin), 29 septembre 1900. — Dis- 
cours de M. le D"' A. Fumouze et réponse de Sir John Lubbock 
(Lord Avebury). 

Entomologische Nachrichten, 1900, 22 et 23. — M. Bartel : Ueber 
zwei neue palâarktiscbe Lepidopteren-Formen. — Kriechbaumer : 
Ueber den Cryptas 4-guttatus Gr. — F. Karsch : Pirga Weisei, 
eine neue Lépidoptère [Lgmantriidae) aus Ostafrika. — T. Pic : 
Zwei Variotaten von Dorcadion équestre Laxm. — F. Karsch : Drei 
neue Lepidopteren aus Ostafrika gesammelt von H. Stabsarzt 
D'' Fiilleborg. — Kriechbaumer : Offenbare Unrichtigkeilen in 
ïhomson's Erklâruug des Hinterfliigels der Cryptiden. — Notices 
nécrologiques de 0. Staudinger et J. Mik. 

Entomologist {The), décembre 1900. — J. Jager : Lepidoptera in South 
Devonshire. — W.-F. de Vismes Kane : Catalogue of the Lepido- 
ptera of Ireland : Supplementary List. — D"" H.-J. Hansen : On the 
Morphology and Classification of the Auchenorrhynchous Homo- 
ptera. — W.-J. Lucas : British Dragonflies of the older English 
Authors. — Prof. M. Standfuss : Synopsis of Experiments in 
Hybridization and Température made with Lepidoptera up to the 
end of 1898. — Notes diverses. 

EntomologisVs monthly Magazine {The), décembre 1900. — Mrs. E.-C. 
Barrett : Notes on rearing Stauropus [agi. — J. Edwards : Tavo 
Species of Tgphlocyba not hitherto recorded as British. — C.-H. 
v. D. Osten Sacken : Notice ou the Synonymy of Anophèles macu- 
lipennis Meigen. — OutUne of Course in Entomology at the Massa- 
chusetts Agricultural Collège. — W. Fowler : Orochares angusta- 
tus Er., a Genus and Species new to tlie British List. — Notes 
diverses. — Tables. 

Feuille des Jeunes Naturaliste {La), 1" décembre 1900. — E.-B. Du- 
bois : Note sur l'habitat des Pseudo-Névroptères et Névroplères de 
la Gironde. — Notes spéciales et locales. 

lUustrierte Zeitschrift fur Entomologie, 1<"' décembre 1900. — D"" L. 
Kathariner : Vcrsuche liber den Einlluss der verschiedenen Strah- 
len des Spektrums uuf Puppe und Falter von V. urticae L. und 
Y. la L. (pi. col.). — E. WoHL : Befall durcli Psilura monacha L. 
— D'' S. Matsumura : Die schadUchen Lepidopteren Japans. 

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— Ch. Chilton : Note on the Fresh-water Crayfishes of N. Zealand. 

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nidae) from Christchurcli, N. Zealand. — F.-W. Hutton : Notes on 
N. Zealand Orthoptera. — Thc Tipulidae, or Crane-Flies of N. Zea- 
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Kellogg : Stanford University 's collection of Japancse Scale Insccts. 

R. Accadeinia dei Lincei {Atti), 1900, II, 10. O 

Revue scientifique du Rourbonnais et du Centre de la France, lo5-15G, 
1900. — De Rocquigxy-Adanson : Le petit Paon de nuit. — M. Pig : 
Coléoptères des inondations de la Loire. 

Societas entomoloyicu, l'-'' décembre 1900. — B. Slevogt : Die Feinde 
unserer Lieblinge. — F. Himsl : Prodromus einer Macrolepido- 
pteren-Fauna des Traun- und Miihlkreises in Oberosterreich. — 
P. BoRN : Meine Excursion von 1900. 

Société des Sciences naturelles de Saunc-et-Loire [Rullelin) , octobre 
1900.O 

Société des Sciences naturelles et d'Enseignement populaire de Tarare 
{Rulletin), 15 octobre 1900.© 

Société Entoniologique de Relgique [Annales), XLVI, 11, 1900. — D"" E. 
Rolsseal' : Contribution à ['('(udc des Carabidcs de TAfrlcjne ccn- 



388 BuUetin de (a Société Entomologique de France. 

traie. — Diagnoses d'Insectes du Congo : A. Grouvelle : Clavi- 
cornos. — P. Lesne : Bostrycliides. — M. Pic : Anthicides : — 
G. KiRKALDY : Hémiptères (Hydrocorises). — P. Dognin : Hétéro- 
cères nouveaux de l'Amérique du Sud. 

Société scientifique de Chili [Actes), IX, 4, et 5; X, 1,1899-1900.© 

Species des Huménoptères d'Europe et d'Algérie, fasc. 71, 1900. — Mar- 
shall : Monographie des Braconides, pp. 337-376 et l*-24.* 

V. S. Département of Agriculture, Dicision of Entoruologij, {"Bulletin 
n° 26. New Séries, 1900. — Proceedings of the tweifth annual Mee- 
ting of Ihe Association of Economie Enlomologists par Divers, 
(2 pi.). — 2° Fanners Bulletin, u° 120. Washington 1900. — 
L.-O. Howard : The principal Insects alVecting tho Tobacco Plant 
(fis.). 



Bedel (L.) : Description d'une espèce nouvelle de Nanophyes, para- 
site du Sedum telephium h. {Bull. Soc. Ent. Fr.), 1900, 2 p.* 

Bordas (L.) : Élude comparée des organes reproducteurs mâles des 
Coléoptères (C. B. Ass. fr. Av. Se), 1899, 4 p.* 

Id. : Contribution à l'Étude des Organes reproducteurs des Coléoptè- 
res. Glandes génitales mâles des Cleridae {Ann. Soc. Ent. Fr.), 

1898, 9 p. 1 pi* 

Id. : Recherches sur les glandes anales des Carabidae (C. R. Ac. Se), 

1899, 2 p.* 

Id. : Considérations générales sur les organes reproducteurs mâles des 
Coléoptères à testicules composés et disposés en grappes {toc. cit.), 

1899, 4 p.* 

Id. : Appareil digestif d'un Orthoptère de la famille des Grill idae, le 
Brachytrypes membranaceus {loc. cit.), 1896, 4 p.* 

Id. : Sur l'appareil génital mâle des Hyménoptères [loc. cit.), 1893, 
3 p.* 

Froggatï (W.) : AustraUan Psyllidae [Proc. Linn. Soc. N. S. W.), 

1900, o4 p., 4 pi.* 

Id. : Insects and Birds {Dep. Agr N. S. W.), 1900, 11 p.* 

A. L. 



Le Secrétaire-gérant : Pu. Fraxçois. 



BULLKTIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ E]SrTOM:OLOGIQUE DE EHANOE 



Séaoce «lu 30 déccnibi-e lOOO. 

Présidence de M. A. GIARD 

Correspondance. — Le Président donne lecture a la Société de la 
lettre suivante qu'il a reçue de M. le baron C.-R. v. Osten-Sacken, 
élu Membre honoraire dans la dernière séance : 

Très honoré et cher Collègue, 

Je viens de recevoir, par votre bienveillante entremise, la nouvelle 
de la distinction flatteuse dont la Société entomologique de France a 
bien voulu m'honorer, et je m'empresse d'en exprimer ma profonde et 
sincère reconnaissance. Je me sens heureux de pouvoir y ajouter l'ex- 
pression de ma gratitude personnelle pour la part que vous y avez eue 
et pour la forme aimable que vous avez su donner à votre communi- 
cation. 

Il y aurait fausse modestie de ma part à ne pas reconnaître que j'ai 
quelque mérite. Mais, simple dilettante en matière scientifique, je ne 
me fais aucune illusion que ce mérite n'est dû qu'à la modeste vertu 
de la persévérance. Quelqu'un a très bien dit que la modestie n'est que 
de l'esprit de comparaison, et je me sens bien humble, lorsque je me 
compare à d'autres ! 

Ainsi, mon ami le Professeur Miall, à Leeds, vient de pubher son 
ouvrage : The Structure and Life-Histonj of the Ilarlequin-Fhj {Chi- 
ronomus) Oxford, 1900; résultat de dix ans, au moins, de recher- 
ches, et qui sera, pour longtemps, l'une des pierres angulaires de la 
science des Diptères. A côté d'un pareil mérite, le mien se réduit à 
très peu de choses. 

Ma santé, dont vous avez bien voulu me demander des nouvelles, 
s'est beaucoup améliorée. J'ai pu me remettre à mon travail habituel, 
et j'espère encore passer quelques années à être figé, sans être vieux. 

Veuillez bien agréer, etc. 

C. v. Osten-Sacken 
(né en 1828). 
Bull. Soc. Eut. Fr., 1900. N» 20. 



390 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Distinction honorifique. — Le Président a le plaisir d'annoncer 
à la Société que notre collègue M. F. Henneguy, professeur au Col- 
lège de France, rapporteur du jury de la classe 42 à l'Exposition uni- 
verselle de 1900, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'hon- 
neur. 

Nécrologie. — Le Président a le profond regret de signaler le dé- 
cès de M. L. Huet, maître de conférences à la Faculté des Sciences 
de Caen. — Depuis 10 ans L. Huet faisait partie de notre Société; il 
avait publié d'intéressantes recherches sur les Crustacés Isopodes. 

Démissions. — MM. Liautaud, de Clermont-Ferrand, et J. Pas- 
set, de Paris, ont donné leur démission de membres de la Société. 

Admissions. — M. Louis Béguin, 21, route de Paris, Mont- 
luçon (Allier). Coléoptères. 

— M. le D'' C. Phisalix, assistant au Muséum d'Histoire naturelle, 
26, boul. Saint-Germain, Paris, S'^. Entomologie générale, Arthropodes 
venimeux. 

Voyage. — Nos collègues MM. J. Bonnier et Ch. Pérez, chargés 
d'une mission scientifique aux îles Kerguelen, se sont embarqués le 
lo décembre, à Anvers, sur le steam-yacht « Sélika » commandé par 
le capitaine de Gerlache. — Les membres de la Société qui désire- 
raient leur écrire peuvent le faire, jusqu'au 2o janvier 1901, en adres- 
sant leurs lettres à Port-Louis (ile Maurice) "!„ Blyth broth. and C''. 

Changements d'adresse. — M. M. Royer, 5o bis, rue de Vilhers, 
Ncuilly-sur-Seine (Seine). 

— M. le capitaine Gruardet, 29, rue Guérin, Fontainebleau 
(Seine-et-Marne). 

Collections. — M. A. Grouvelle annonce que Madame Croissan- 
deau lui a envoyé la collection de Scydménides d'Europe de feu notre 
collègue J. Croissandeau dont elle fait don à la Société, et il dépose 
sur le bureau trois cartons de cette collection remarquable par le grand 
nombre d'espèces qu'elle renferme et par le soin de leur préparation. 

La Société prie M. A. Grouvelle de vouloir bien se charger de 
transmettre, à Madame Croissandeau, l'expression de sa vive grati- 
tude pour cet important et précieux cadeau. 

Captures. — M. A. Giard signale l'existence en grand nombre, 
dans les serres du Muséum de Paris, de Periplaneta australasiae 



Séance du 26 décembre 1900. 391 

Fabr. — Cet Orthoptère est originaire des régions australes du Paci- 
fique, mais il est devenu cosmopolite. Il a été trouvé en Suède (J.-B. 
V. Borck, Skand. Ractv. Ins. 1848, p. 37). Il est naturalisé en Flo- 
ride et dans plusieurs États du Sud des Étals-Unis. En Pennsylvanie 
on l'a rencontré à Philadelphie, dans des serres, où il attaquait surtout 
les Fougères du genre Lastrea (Insect Life. III, 1891, p. 408). 



Communications. 

Description d'une nouvelle espèce de Microlépidoptère de France, 

Zelleria ribesiella 

Par l'abbé J. de Joannis. 

A la fin du mois de juillet 189o, je recueillis à La Louvesc (Ardè- 
che), l.loO'" d'altitude, de petites chenilles vertes" sur le Ilibes uva- 
crispn ; deux d'entre elles donnèrent, le 30 août suivant, des Papillons 
grisâtres, avec quelques points noirs, appartenant au genre Zelleria. 
L'année suivante, de nouvelles chenilles me donnèrent des Papillons 
rouge brun clair, à peine marqués de noir. Depuis lors, chaque an- 
née j'ai pu répéter ces élevages et, actuellement, je possède 65 exem- 
plaires, 29 (S et 36 9, e. /., se groupant comme il suit : 

rouges, 19 cJ et 23 9 ; 
gris, 10 c5 et 13 9. 

La forme rouge figure donc environ pour les deux tiers. 

Celte espèce est certainement distincte de Z. phiUyrella Mi 11., dont 
la chenille vit sur la Vhilhjrea angusUfoUa, heaucoup plus petite d'en- 
vergure, à ailes plus étroites et possédant souvent un point noirâtre 
isolé sur le pli dorsal qui ne se trouve sur aucun de mes 63 exem- 
plaires. 

Z. hepariella Stt. est également heaucoup plus petit, le bord anté- 
rieur est brun rouge foncé et le bord interne clair. L'espèce du lUbes 
n'a, au contraire, jamais le bord antérieur plus foncé que le bord in- 
terne. 

Z. insignipennella est l'espèce qui se rapproche le plus de celle de 
l'Ardèche, mais outre qu'il est possible qu' insignipennella soit seule- 
ment la 9 de hepariella, insignipennella possède une teinte brun rouge 
beaucoup plus foncée que l'espèce de La Louvesc, avec le bord interne 



392 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

plus clair et une ombre noirâtre traversant l'aile vers l'extrémité de 
la cellule. 

Ajoutons que Z. insignipennella a été élevé sur le Genévrier, et he- 
pariella surle Frêne et VArtemisia vulgaris. 

La description de Z. fusca Stt. est bien sommaire, mais elle n'a 
point l'air de s'appliquer à l'insecte de l'Ardèche qui n'a jamais la teinte 
« dark fuscous » mentionnée par l'auteur. 

Je crois donc pouvoir considérer l'espèce élevée sur le Ribes comme 
inédite et je propose de la nommer : 

Zelleria ribesiella, u. sp. 

d, moyenne : 17,4 mill.; 9, moyenne : 16 mill. 

Ailes supérieures susceptibles de deux teintes principales : 

1") forme rouge, la plus fréquente; en général rouge brun clair, 
tournant parfois au jaune brun rougeâtre, d'autres fois au rouge rosé, 
très rarement au jaflne ocracé rosé; 

2'') forme grise ; en général gris rosé ou gris jaunâtre passant par- 
fois au jaunâtre pâle. Dans ces deux formes, le bord antérieur n'est 
jamais plus foncé que le bord interne. 

De la base, près du bord antérieur, part une ligne droite, claire, 
blancbâtre ou blanc rosé, qui suit la médiane sans atteindre le bord; 
cette ligne est limitée do cbaque côté par des bordures d'écaillés plus 
foncées, souvent jaune d'ocre ou grises, le liséré supérieur se prolon- 
geant jusque vers l'apex où se trouve, en général, un groupe d'écaillés 
noires ou brun noirâtre. De plus, l'aile supérieure porte des écailles 
noires plus ou moins nombreuses, abondantes surtout chez la forme 
grise, parfois presque totalement absentes, et qui, lorsqu'elles sont pré- 
sentes, forment, en tout ou en partie, les dessins suivants : un liséré 
sur la côte elle-même, à la base, suivi de quelques écailles noires en 
ligne sur la région costale; deux séries longitudinales d'écaillés, l'une 
sur le bord antérieur de la cellule, l'autre sur la région dorsale ; deux 
points superposés, parfois réunis, à l'extrémité delà cellule; enfin une 
petite traînée d'écaillés allant de ces deux points discoïdaux à l'apex, 
et parfois une autre, beaucoup moins dense, dans la cellule, aboutis- 
sant à ces mêmes points. Frange concolore dans la région apicale, par- 
fois un peu roussâtre à l'apex dans la forme grise ; en deçà la frange 
est grise. Ailes inférieures grises, frange concolore. En dessous, gris, 
la frange des ailes supérieures un peu teintée de rougeâtre à l'extré- 
niilé, vers l'apex. 



Séance du 20 décembre 1900. 30)] 

Tète variable du rouge brun clair au blauc plus ou moins jaunâtre, 
pas toujours concolore avec les ailes supérieures. Thorax de mêmes 
teintes, plus souvent concolore, mais pas d'une façon absolue. Abdo- 
men gris en dessus, rougeàtre en dessous ainsi que la poitrine. An- 
tennes annelées de noir en dessus, blanches en dessous. Première 
paire de pattes : cuisses blanches à l'intérieur, rose et noir à l'exté- 
rieur, tibias et tarses noirâtres. Deuxième paire : cuisses et tibias gris, 
blanc et noir, tarses blancs, tachetés de noir à l'extrémité. Troisième 
paire blanc grisâtre, blanches intérieurement. 

La chenille a été recueillie depuis les premiers jours de juillet jus- 
qu'au commencement de septembre; les éclosions ont eu lieu du 
14 août au 21 septembre, avec un maximum du 27 août au 2 sep- 
tembre. 

J'ai prié M. P. Chrétien d'examiner et de décrire la chenille de 
cette espèce. 

Description de !a chenille 

de Zelleria ribesiella de Joann. [Microlép.]| 

Par P. Chrktien. 

Adulte, cette chenille mesure environ 14mill., est fusiforme comme 
les chenilles des autres Zelleria, me paraissant toutefois moins allé- 
nuée aux extrémités et ayant une tête plus forte; elle est de couleur 
verte, plus foncée sur le dos, plus claire sous le ventre, ces deux 
teintes bien tranchées et d'aspect un peu velouté ; lignes dorsale et 
sous-dorsale vert très foncé, cette dernière plus large; verruqueux 
indistincts, poils châtain clair, légèrement roussàtre; stigmates indis- 
tincts ; tête vert clair, présentant des nébulosités brunâtres disposées en 
lignes épaisses sur le bord interne des calottes et, au milieu, esquissant 
vaguement une longue tache cunéiforme, ocelles noirs, épistome ayant 
de chaque côté, au milieu, un point noirâtre, bouche teintée de carné; 
écusson, clapet et pattes écailleuses de la couleur du fond. 

Quoique vive et frétillante, elle m'a paru rétre beaucoup moins que 
la chenille de Zell. phijlhjrella Mill. 

Le cocon est fusiforme, un peu naviculaire, fait de soie blanchâtre 
peu fournie et laissant voir la chrysalide à travers le tissu. Il est en ou- 
tre entouré de nombreux fds de soie tendus dans toutes les directions 
pour le maintenir aux objets environnants, ce qui le rend assez volu- 
mineux. 

La chrysalide est assez allongée, d'im brun jaunâtre, plus foncé sur 
les ptérothèques, ces dernières striées ti'ansversalement;les extrémités 



394 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

des enveloppes des ailes, des antennes et des pattes postérieures sont 
libres à partir du cinquième segment abdominal, et les enveloppes des 
ailes sensiblement dépassées par celles des antennes et des pattes pos- 
térieures ; abdomen à derniers segments assez épais, le [)énultième 
même un peu rentlé: mucron arrondi et armé de quatre soies fortes, 
raides, assez longues et disposées en ligne : les deux du milieu très 
proches, se touchant même, leurs pointes divergentes ou recourbées 
du côté dorsal, les deux extrêmes écartées à la base, droites et plus 
longues. 

Le Papilllon éclat trois semaines environ après la formation du 
cocon. 

Observations nouvelles sur les Peripatus [OxYcn.] 
Par E.-L. Bouvier. 

Ayant pu étudier récemment les importantes collections d'Onycbo- 
phores des Musées de Berlin, et de Cambridge (Mass.], je crois utile de 
relever ici quelques-unes des observations principales que cette étude 
m'a permis de faire. 

Je signalerai en premier lieu la vaste extension géographique, jus- 
qu'ici insoupçonnée, que présentent certaines espèces. Le P, Edicardsi 
Bl., de la Guyane, se trouve à Caracas (Mus. de Berlin) où il coudoie 
le P. SedgwicJd Bouv., en Colombie, à côté du P. Brôlemanni (Mus. de 
Berlin) , et se retrouve dans la presqu'île de Panama (Mus. de Cam- 
bridge). Le P. brasUiensis Bouv. paraît jouir du même privilège; si- 
gnalé d'abord à Santarem, sur l'Amazone, on le retrouve à San-Pablo 
sur Panama, où M. Mac Neil l'a capturé (Mus. de Cambridge). 

Par contre certaines espèces paraissent localisées dans des régions 
restreintes où elles sont d'ailleurs assez largement répandues. C'est le 
cas notamment du P. Sedr/ivicki Bouv. qui semble confiné dans la 
zone de Caracas, du P. iinthunni Sclat. qu'on n'a pas signalé jusqu'ici 
en dehors des Guyanes, et du P. Brôlemanni qu'on retrouve depuis la 
colonie Tovar jusqu'au httoral de Puerto Cabello (Mus. de Berlin). 

Ces espèces à aire réduite rappellent, par leur distribution géogra- 
phique, les Peripatus insiÛAiros ; chaque île des Antilles parait avoir ses 
espèces ou ses variétés particulières. La Trinité possède pour sa part 
le P. triiiidadensis Sedgw. et le P. torquatus Kennel, St-Yincent le 
P. Juliformis Guild., la Dominique le P. dominicae, Antigua la var. 
antiguensis de cette dernière espèce et Porto-Rico sa var. juanensis, 
nov. var. ; St-Thomas est occupée par le P. juliformis G. et par sa var. 



Séance du 26 décembre 1000. SOo 

(hinicm Bonv., h Jamaïque par le /'. jamaicensis Gi\ et Cock. et par 
le P. juliformis Yar. Gossei Bonx. 

La var. juanensis représente à Porto-Rico le P. doniinicde; elle en 
diffère par ses papilles principales plus serrées, par ses papilles acces- 
soires moins saillantes, par le nombre un peu plus élevé de ses pattes 
(31 ou 32 paires chez les ?, 27 paires chez les (5), enfin par la présence 
d'un seul tubercule sexuel au lieu de deux sur les deux paires de pattes 
■prégénitales des mâles. Les exemplaires typiques de cette nouvelle 
variété appartiennent au Musée de Berlin, ils avaient été décrits par 
Peter s sous le nom de P.Jalifor)ais. 

La collection berlinoise renferme un très remarquable Peripatus qui 
fut recueilli à Matagalpa (Nicaragua), par le D"" Rothscliule. Cet 
exemplaire est une femelle de grande taille, d'un brun noir assez uni- 
forme et munie de 32 paires de pattes. Par ses plis tégumentaires et 
l'arrangement de ses papilles, cet Onychophore rappelle surtout les 
P. Edicardsi les plus normaux, encore que ses papilles principales 
soient moins inégales et que les papilles accessoires y fassent en 
grande partie défaut. Mais le caractère le plus frappant de ce spé- 
cimen est la réduction extrême des soles pédieusesqui sont fort peu al- 
longées et qui se réduisent presque à trois arceaux, le quatrième 
étant toujours limité à une très faible surface. Sur les pattes IV et V, 
•cet arceau est rejeté en avant du très gros tubercule urinaire, et des pa- 
pilles principales viennent se grouper vers le bas et en arrière, pour 
former, avec l'arceau rudimentaire. un demi-cercle autour du tuber- 
cule. Cette disposition est des plus caractéristiques. 

Ce spécimen appartient évidemment à une espèce nouvelle pour la- 
quelle je proposerai le nom de P. nicaraguensis. Par la réduction 
extrême de son quatrième arceau pédieux, cette espèce tend à se rap- 
procher, plus que toute autre, du Peripatus ThoUoni et des autres 
( )nychophores africains, espèces qui ne présentent, comme on sait, que 
des soles à trois arceaux. 

Sur un type oublié de la famille des Monstrillidae 

{Thaumatoessa armoricana Hesse) et sur un cas nouveau 

de parasitisme chez les Monstrilla [Crust. Cop.] 

Par Alfred Giard. 

En 1868, dans la seizième partie de ses Observations sur des Crus- 
tacés rares ou nouveaux des côtes de France, Hesse a décrit et figuré. 



396 Bulletin de la Société Entomologîqiie de France. 

d'après un exemplaire unique provenant de la rade de Brest, un Crus- 
tacé Copépode qu'il a classé dans le genre Thaumatoessa (= Thauma- 
leusKroeyer) sous le nom de Th. armoricana. Ce Crustacé avait été re- 
cueilli, en mars 1849, dans des touffes de Griffîthsia comllina. 

Depuis, aucun des auteurs qui se sont occupés des Monstrillidae 
(Kriczagin, G.-C. Bourne, Giesbrecht, Poppe, Timm, etc.) n'a 
reparlé de cet animal remarquable cependant à plus d'un titre. 

La taille (o mill.) dépasse celle de toutes les autres espèces du groupe. 

La couleur rouille brillant indique un type dont la vie non parasi- 
taire doit être assez longue et, en fait, Hesse l'a conservé vivant pen- 
dant plusieurs mois. 

La réticulation de la partie antérieure, figurée par Hesse (/. c, lig. 20), 
rapproche cette espèce de Thaumaleus reticulatus Giesbr. ; mais, 
comme il y a trois segments entre le segment génital et la furca, ce 
serait plutôt un Monstrilla au sens de Giesbrecht, si d'autres carac- 
tères ne lui assignaient une place à part dans la famille. Hesse croyait 
que le Crustacé étudié par lui était du sexe mâle (/. c, p. 368). Il est 
évident, d'après les dessins et d'après la description, qu'il s'agissait au 
contraire d'une femelle n'ayant pas encore pondu. La coloration vert 
pomme foncé du milieu du corps, coloration conservée malgré un long 
séjour dans l'alcool, était due sans doute aux ovaires qui présentent 
une teinte verte chez toutes les espèces de Monstrillides observées. 
Hesse avait pris pour des pinces destinées à saisir la femelle les tiges 
minces abdominales qui servent à la fixation des œufs. 

La particularité la plus curieuse de Th. armoricana serait l'existence 
de pièces buccales inconnues chez les autres Monstrillides où , par 
suite de la vie parasitaire, l'appareil trophique est entièrement avorté. 
Malgré ce que les dessins de Hesse ont généralement de très fantai- 
siste, on ne peut supposer qu'il ait inventé complètement les trois 
paires d'appendices qu'il a figurées sous le nom de mandibules et pattes- 
mâchoires (l'"'^ et 2« paires). 

L'existence d'une bouche, rendue probable d'ailleurs par la longue 
vie libre de Th. armoricana, serait un caractère suffisant pour la créa- 
tion d'un genre nouveau, et si on ne veut pas reprendre pour ce 
genre le vieux nom de Thaumatoessa , devenu libre par l'abandon 
qu'en afaitKroeyer lui-même, on pourrait le modifier un peu et dé- 
signer sous le nom de Tliaumatoliessia le Copépode étudié par 
Hesse. 

Ed. Graeffe a publié récemment une observation qui me paraît 
devoir être interprétée comme un nouveau cas de parasitisme d'un 



Séance du 26 ihreinhre 1900. 397 

Monstrilla dans une Annélidc. Voici en otrel ce qu'écrit Grael'fe au 
sujet d'une espèce qu'il ratlaclic à .)/. rigida : 

« Monstrilla riijida Bourne (syn. Cijmbasoina rifjidum Thomson, 
Thaaiiiali'Hs Claparedii'I Giesljreciit) — Habitat et époque d'ap- 
parition : Cette forme de Copépode si remarquable et encore si im- 
parfaitement connue se rencontre isolément entre les Algues, plus rare- 
ment dansle plankton; j'o* trouvé une fois le Monstrilla encore vivant 
dans l'estomac d'un Sijllis. » 

Il me parait évident, d'après le passage souligné, que le Monstrilla 
vivant était parasite du Syllidieu. L'organisation des Sijllis ne leur 
permet pas, en effet, d'engloutir vivante une proie du volume d'un 
Monstrilla. Ll' cas observé parE. Graeffe serait donc à rapprocher de 
ceux que j'ai fait connaître antérieurement. 



H ESSE. Observations sur des Crustacés rares ou nouveaux des côtes de 
France (Ann. Se. aat. Zoolog. (.5), t. X, 1868, p. 362-371, pi. 19, fig. 20- 

34). 

Giard(A.). Sur l'éthologie du genre Thauntaleus Kr. (C. li. Acad. Se, 
29 avril 1895). 

— Sur le parasitisme des Monstriltidae [C. R. Acad. Se, IG nov. 1896.) 

— Sur le parasitisme placentaire des Monstrillidae {('. R. de la Soc. de 
Biologie, 6 février 1897). 

Graefke (EdwarJ). Uebersichl der Fauna des Golfes von Triest [Arbeilen 
aus d. Zoolog. Insiil. Wien, t. XIII, 1900, Heft I, p. 8 [40]). 

Notes pour servir à la faune entomologique de l'Auvergne 

Par C. Brlyaxï et A. Eusébio. 

Les travaux déjà anciens de Baudet-Lafarge, Bayle, Guille- 
mot; d'autre parties contributions plus récentes de MM. H. du Buys- 
son, Desbrochers des Loges, Fauvel, Flammary, Ern. Oli- 
vier et de bien d'autres de nos collègues, ont permis de fixer dans ses 
grands traits la faune entomologique de nos massifs montagneux du 
centre (Cantal, mont Dore, monts Dômes, Forez). Néanmoins, les ento- 
mologistes sédentaires ont encore d'amples moissons à faire. Aussi 
nous proposons-nous de signaler, au hasard de nos captures, les es- 
pèces qui ont échappé aux recherches de nos devanciers. 



398 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Japyx solifugus Haliday. — Cette intéressante espèce a été décou- 
verte par l'un de nous, en avril, au Puy Crouel, près de Clermont- 
Ferrand, et retrouvée à Courpière (vallée de la Dore) par M. L. Du- 
chasseint. Depuis ces premières captures, nous avons constaté sa 
présence dans de nombreuses localités : vallée de Ceyrat, Puy de 
Marmant, Vic-lo-Comte, Puy de Corent, vallée de Chanat. C'est en au- 
tomne et au printemps qu'il faut rechercher les Japyx sous les pierres, 
aux pentes des collines bien exposées, à des altitudes inférieures à 
700 mètres. — Nous n'avons pu réussir à maintenir cette espèce en 
observation, toutes nos tentatives d'élevage ayant échoué. 

Drepanopterix phalenoides L. — Deux exemplaires, en battant 
les taillis, près de Durtol, mai (Duf our). 

Cerascopus domestigus Scop. —Dans les maisons. Clermont, 5 exem- 
plaires ; Lezoux (Duchasseint). 

Gerris odûntogaster Zett. — Lac des Sauvages (Cantal), avril 1900; 
lac d'Estivadoux (Puy-de-Dôme), septembre 1899. 

Carabus variolosus F. — M. le D'" Bonn arda bien voulu nous 
signaler la capture (1899) de deux exemplaires de cette espèce aux 
environs des bains du Mont-Dore. Un exemplaire de C. variolosus 
avait été pris pendant l'excursion de la Société entomologique de 
France, en 1839 (Martin, /. c, p. 32) et M. l'abbé Vitural en avait 
retrouvé un second, en août 1883, à 1 kilomètre au-dessus de la ville, 
sous une pierre (Fauvel, /. c, p. 315). 

Faune halophile. — La présence d'un très grand nombre de sources 
minérales est un des traits caractéristiques de l'Auvergne. Lorsque 
ces eaux ont été libres de s'épancher à la surface du sol, elles l'ont 
recouverte, parfois sur une étendue considérable, d'un travertin ca- 
ractéristique qui constitue un substratum particulier pour le déve- 
loppement de la flore et de la faune. 

La florule minérale est depuis longtemps connue en Auvergne, et 
notre collègue M. H. du Buy s son (1885) a décrit celle de l'Allier. 
Restait à découvrir la faunule correspondante. Nos recherches ont 
porté sur les régions de St-Nectaire (ait. 780 m.), Ste-Marguerile (ait. 
345 m.), Mirelleurs et Médagues (ait. 300 m.), dont les sources renfer- 
ment une assez forte proportion de chlorure de sodium. Nous avons été 
ainsi amenés à considérer comme particulières à nos champs salés les 
espèces suivantes : 

Ainara erythrocnemis Zim., — Poyonus halophilus Nie, — Philij- 



Séance du W décriiibrr 1900. 399 

drufi halopinlus Bed., — Bledius spcriabilis Kr., — Blcdius sp. — 
Ci/doHo(uiii hispim irtan K u s l. 

Nous (ie\ons la délormination de ces espèces à Textrème obligeance 
de notre savant collègue M. L. Bedel, auprès de qui notre ami M. R. 
du Buysson a bien voulu nous servir d'intermédiaire. Toutes sont 
nouvelles pour la faune du Centre, sauf Ciidonotnin hiapanicuin déjà 
signalé par M. des Gozis (E. Olivier, 1890, /. <;., p. 1507). 

Cette fauiuile caractéristique peut paraître assez pauvre ; mais il faut 
remarquer que le champ de développement des espèces halophiles est en 
réalité très restreint. Il y a lieu, d'aulre part, d'établir une distinction 
entre la faune et la population animale. Il ne s'agit point ici, sauf pour 
Amara er!ithrocneinis,d(i captures isolées; Pogonus halopliilus est com- 
mun à Ste-Marguerite et à Aliretleurs; Cijclonotum hispanicum abonde 
sous les détritus à demi-incrustés au bord des eaux de Médagues et de 
St-Nectaire. Entîn Philijdrus halophilus n'est rare ni à Médagues ni à 
St-Nectaire. Nous nous tenons d'ailleurs à l'entière disposition de nos 
collègues qui désireraient posséder des échantillons de ces diverses 
espèces. 

Bibliographie, 

Baudet-Laf arge. — Essai sur l'Ent. du Dép. du P.-de-D. Monogr. 

des Lainelli-antenncs. Clennont 1809 

— Catalogue des Insectes coléoptères trouvés dans le dép. du P.-d.- 

D. Ann. se. litt. et ind. de l'Auvergne. Clermont 1835 

— Essai sur l'Eut, du Dép. du P.-d.-D. M. des Carabiques. Clernionl. 1836 

BÉGUIN. — Coléoptères nouveaux pour l'Allier. Rev. se. du Bourbon- 
nais. Moulins ISU'J 

Belliek de la C II a vigne 111 e. — Obs. i^ur les Lépidoptères de 

l'Auvergne. A 1850 

Buuvant. — Les Fourmis des environs Je Clermont. Rev. d'Auver- 
gne. Clennont 1890 

— Intr. à la faune d'Auvergne. /îey. Se. du Bourbonnais. MouYin?,.. 1898 

— Contr. à la Géogr. eut. de l'Auvergne. Bull. Soc. Ent Fr 1899 

— La faune des eaux minérales. Bull. hist. scient, de l'Auvergne. 

Clermont 1900 

Bkuvant et EusEUio. — Faune de l'Auvergne. Carabides et Cicin- 
délides. Rev. d'Auvergne. En cours de publ. 

— Sur la faune lialophile de l'Auvergne, ('. R. .le. Se 1900 

H. un Bim sson. — flore des marais salés de l'Allier. Ann. Soc. hort. 

de l'A Hier 1885 



400 Bulletin de la Société Entomolo(jique de France. 

H. DU BuYSsoN. — Promenade d'un naturaliste au Mont-Dore. Le Na- 

turoliste 1 886 

Daudi:. — Le touriste au Cantal. Sl-Flour (sans date). 

DiîSBKocni: us D lis Loges. — Notes diverses. Bull. Soc. Ent. Fr. 

1865, 186G, 1872, 1874 

— N. sur l'Entom. du Bourbonnais Ass. se. du Bourb. Moulins. . 1866 

— N. entom. en zig-zag. L'Échange 1891 

— Quelques jours de chasse aux Insectes au Monl-Dore. Le Frelon. 1891 

— Extr. du catalogue de Bayle. Tours 1895 

Fauvel. — Essai sur l'Eut, de la Haute-Auvergne. Rev. d'Entom.. 1887 

Flammauy. — Hymen, nouveaux ou encore n. signalés en Auvergne. 

Rev. d'Auvergne 1898 

Givois. — Les Erebies du Mont-Dore. Rev. se. du Bourbonnais . . . . 1889 

GuÉNÉE. — Une promenade dans les mont, du Canlal. Bull. Soc. Ent. 

Fr 1874 

Guillemot. — Cat. des Lép. du P.-d.-D. Ann. se. litt. ind. de 

l'Auvergne 1854 

— Premier suppl. au Cat. du P.-d.-D. Jbid 1858 

Martin. — R. sur le Congrès de la Soc. Ent. de France tenu à Cler- 

mont-Ferrand et en Auvergne, en 1859. A 1859 

Ma VET (Valéry). — S. les Insectes dits des terrains salés. Bull. Soc. 

Ent. Fr 1897 

Noël. — Le naturaliste au Cantal. Feuille des jeunes naturalistes 1878-79 

Olivier. — Excursion en Auvergne. Rev. se. du Bourbonnais 1888 

— Faune de l'Allier. Vol. II, r^ partie. Coléoptères. Moulins 1890 

— Faune de l'Allier. 'Vol. II, 2° partie. Orthoptères. Moulins 1891 

— Les Hémiptères de l'Allier. Rev. se. du Bourbonnais 1899 

P RADIER. — Ins. coléoptères du P.-d.-D. Ann. Soc. agr. se. et arts 

du Pvij 1855-185G 

Roucnv. — Le naturaliste au Mont-Dore. F. des Jeunes nalura- 1876 

listes 1 876 

Sand. — Cat. raisonné des Lépid. du Berry et de l'Auvergne. Paris.. 1879 

Simon. — Notice sur quelques Coléoptères rec. au Cantal. Bull. Soc. 

Ent. Fr 1875 

Xambeu. — N. et obs. s. les Anlhicides de France. F.des jeunes na- 
turalistes 1879-1880 



Séance du 20 décembre 1900. 401 

Sur Tachina civilis Rond. [Dipt.] 
Par le D'' J. Villeneuve. 

J'ai eu la bonne fortune de rencontrer cette espèce dans deux en- 
\ois importants de Tachinaires que j'ai reçus d'Autriche à peu près 
simultanément, l'un du R. P. Thalhamnier, de Kalocsa (Hongrie), 
l'autre de M. le D'' A. Langhoffer, de Zagreb-Agram (Croatie). 
Parmi les espèces de Hongrie se trouvaient aussi quatre exemplaires 
d' FMtnchina Winnerzti B. B. dont le quatrième segment abdominal 
est rougeàtre. Cette dernière, qui ressemble beaucoup à T. chnlis 
Rond., existe aussi dans le midi de la France, et M. Pandellé. dans 
son « Étude sur les Muscides de France », les a confondues. 

De son côté, le regretté Prof. Mik, de Vienne, a cru reconnaître 
T. civilis Rond, dans une espèce dont les gènes sont revêtues de soies 
fines et qui, de ce fait, a nécessité la création d'un nouveau sous-genre, 
Ptilotachina B. B. 

Il était inadmissible, a priori, qu'un observateur aussi attentif et 
aussi sagaceque Rondani n'eût pas remarqué la coloration rougeàtre 
du dernier segment abdominal ou la présence de cils sur les gènes, 
d'autant plus que ce dernier caractère est fréquemment employé par 
Rondani pour la formation de ses genres. 

Chez Eut. Winnertzi, la taille est plus grande et le 4° segment ab- 
dominal rougeàtre à l'extrémité dans les 2 sexes; les soies frontales 
(4-o) descendent à peu près jusqu'au milieu de la face chez le (5, jus- 
qu'à la soie antennaire chez la ç. Les antennes sont entièrement noi- 
râtres {(3 ç) et le troisième article égale ,3 fois le 2^ 

Chez Eut. civilis, le dernier segment abdominal est noir à sou extré- 
mité; les soies frontales (3 4) dépassent à peine le chète antennaire 
chez le c5 et ne dépassent pas le 2^ article de l'antenne chez la Q. 

Chez le d, le 3' art. ant. = 1 f. 1/2 le 2^ 
Chez la 9, — = 2 f. le 2«. 

Chez cette dernière, les 2 premiers articles sont rougeâtres. Les pat- 
tes sont noires. 

Il en est ainsi chez les 2 femelles que je possède. Cependant Ron- 
dani dit de la femelle (sur un exemplaire unique) : « Sat diversa a 
mare, femoribuset medio tibiarum rufis ». Est,-ce la vraie? il est permis 
d'en douter. 



402 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

Notes synonymiques sur quelques espèces de Muscides [Dipt.] 
créées par M. Pandellé 

Par le D"" J. Villeneuve. 

Un certain nombre de Tachinaires n'ont pas été reconnues par l'au- 
teur des « Études sur les Muscides de France », et je crois utile de 
rapporter ces espèces nouvelles aux descriptions des devanciers dont 
la priorité est acquise. Telles sont : 

1. Oppia ciligera (Rob.) Pand. ^^ Bmclnjcoma dévia Meig. type. 

2. Bonannia monticola Wonû. cl Pand. doit être aussi Tnjphera la- 

(juhris (Meig.) B. B. 

;j. Zenillia pumicata (Meig.) Vs.\\(\.-=Phorocera parida Meig. type. 
= Phoi'ocera cilipeda Rond, et non P. pumicata Meig. 

4. Exorista patellipalpis Pand. types (ô" ç)= E. phalenaria Rond. 

5. Exorista temera (Meig.) Pand. = E. mitis Meig. type. 

6. Erigone b<irbicultrix Pand. = Megalochaeta ambulans Meig. 

7. Roeseiia convexifrons (Zett.) Pand. = Ptuchomijia selecta Meig. 

8. Tachina ignota {Perr'is) Pand. est probablement Dexodes machni- 

ropsis B. B. 

9. Tachina agrcstis (Rob.) Pand.. = Parapliorocera senilisRand. 

10. Tachina rutila (Meig.) Pand. = Ceromasia ftoruni Rond. = 

Masicera rutila Schiner (nec Meigen). 

11. Tachina induta Pand. = Pexomijia rubrifrons Perris= Roeseiia 

aberrans Kg g. (teste Brauer). 

12. Tachina incedens (Rond.) Pand. = Argijrophglax pehnatoprocta 

B. B. 

1,3. Tachina discrepanda Pand. — Arggrophijlax pupiphaga Rond. 

14. Tachina civilis (Rond.) Pand. = Eutachina Winnertzi B. B. 

lo. Etheria grisea (Rob.) Pand. = E. pedicellata Rob. nec grisea = 
Tamiclea cinerea Macq. 1837 = Audrophana grandis B. B. 

16. Phyto tessellata (Rob.) Pand. = Clista aenescens Zett. = Clista 

ignota B. B. 

17. Sarcophila hirficornis (Zett.) Pand. = Frauenfeldia rubricosa 

Meig. d = Fr. trilineata Meig. ç. 



Séance du 2G dcnmbve 1901). 40.3 

18. Sfiirophafiarnientdtd (Meig.)l'and. n'ost \k\s S.rriiciitdhtMvig., 

type qui est identique à S. nuriis Rond. 
11). Sarcophaga cijnthindns Pand. = S. albireps Meig., type (nec 

Meade). 

20. Sarcophaga incisUohata Pand. = S. siriata Meig. type. 

21. Sarcophaga dissolata Pani\. = S. dissimilis Ue\g. type. 

22. Sarcophaga arvoruiii (Meig.) Pand. n'est pas S. arvonuii'Sleig.. 

lype qui est le mémo que S. sinuata Meig. 

Notes sur les Bythinus Leach, de Tunisie [Col.] 
et description d'une espèce nouvelle 

Par Maurice Pic. 

Les Bythinus do Tunisie n'ont jamais été l'objet d'une étude spéciale 
et même, je crois, aucune espèce n'a été particulièrement citée de ce 
pays. Ce très court article est destiné, en attendant mieux, à signa- 
ler la présence en Tunisie do trois espèces de ce genre, dont une nou- 
velle, toutes trois rapportées de mon récent voyage dans le Nord de 
l'Afrique. 

J'ai recueilli ces espèces dans les conditions suivantes : 

B. algériens Raffr. En tamisant des débris de jonc dans le marais 
de Bulla-Reghia, près de Souk-el-Arba, lors d'une chasse entreprise 
en compagnie de notre collègue le D'' Normand. 

B. tuniseus m. En tamisant des feuilles do Chêne, à Aïn-Draliam 
(Kroumirie). 

B. diversicornis Raffr. var. pallidior m. Avec le précédent, en 
nombre. 

Lu var. pallidior, var. nov., outre sa coloration générale testacéc, pa- 
rait différer de B. dircrsicornis Raffr. [Ber. et mag. de Zool. 1873, p. 367^ 
par le premier article des antennes (5 9) subcylindrique, assez long, 
cet article chez le c5 est presque droit et à peine épaissi en son milieu. 

Ces trois espèces pourront se reconnaître à l'aide du tableau suivant : 

1. Premier article des antennes plus ou moins allongé {cj). 
Deuxième article aussi large que le premier. Tête et pro- 
thorax paraissant plus larges ou plus courts 2. 

1' Premier article des antennes un peu épaissi (cJ). Deuxième 



404 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

article un peu plus étroit que le premier. Tète et protho- 
rax paraissant plus étroits ou plus longs 

diversicornis Raffr. v, pallidior Pic. 

2. Premier article des antennes plus long, relativement mince. 

Coloration générale testacée algériens Rsiiir. 

2' Premier article des antennes moins long, un peu épaissi. Co- 
loration générale rembrunie ou noire, avec les palpes, an- 
tennes, pattes et élytres d'un testacé rougeâtre. tuniseus, n. sp. 

On reconnaîtra en outre B. tuniseus m. à l'aide de la diagnose qui 
suit : 

Bythinus tuniseus, n. sp. — Saiis minutus, convexiis, crassus, 
paU'ule setosus, plus minusve obscurus vel rufo-bnmneus, ehjtris rufo- 
testaceis, palpis, antennis pedibusque testaceis; capite rufo-brunneo, 
brève, transverso, modice sculpturato: oculis mediocribiis ; antennis tes- 
taceis, validis, articulo primo cijlindrico, satis elongato, 2° spherico, 
3°-6° plus minusve subtransversis, ultime maximo; thorace rufo-brun- 
neo, brève, crasso, nitido, indistincte punctato, ad basin transverse 
sulcato; ehjtris rufo-testaceis, satis brevibus, lateribus suhrotundatis, 
humeris prominulis, basi leviter sukatis, fortitersat sparse punctatis; 
pedibus testaceis, gracilibus, tibiis plus minusve arcuatis ; corpore sub- 
tus rufo-brunneo. — Long. 1 mill. 

D'après la classification de la Monographie de Reitter ('), B. tuni- 
seus doit être placé dans le groupe des Machaerites Miller et près de 
algericus Raffr.; il rappelle tout à fait, par sa forme, cette dernière 
espèce et s'en distingue par le premier article des antennes moins 
long et un peu épaissi, la coloration plus foncée de la majeure partie 
du corps, etc. 

Synonymies de quelques espèces et variétés de Dorcadion [Col.] 
Par Maurice Pic 

Dorcadion Laufferi Escal. [Actas Soc. Esp. de Hist. Natur., sept. 
1900, p. 236), préoccupé par D. Bolivari var. Laufferi Pic (Mat. 
Long. III, févr. 1900, p. 7), pourra prendre le nom de cercedillanum; 
et D. grisescens Escal. (/. f.,p.240), préoccupé par D. Bolivari var. 

(1) Traduction parue dans L'Abeille, t. XXV, 1888. 



Séance du W décembre 1900. 405 

grisescens Pic (/.r.,p, 7), celui de Escalerai. Le nom de var. rufipes 
Escal. ('), attriljuô à une variété de D. Bolivari Lauffer, devra être 
cliangé en celui de var. Rodriçjiiesi. Le nom de rufipes a été donné par 
Fa br ici us (Ent. Syst. I, 2, 288), c'est par conséquent un des premiers 
publiés. 

NOMINATIONS ANNUELLES 

La Société entomologique de France, aux termes de ses Statuts et de 
son Règlement, et pour la soixante-neuvième lois depuis sa fondation, 
procède au renouvellement annuel de son Bureau, de son Conseil et 
de ses Commissions spéciales. 

Sont élus pour 1901 : 

MEMBRES DU BUREAU 

Président MM. E. Simon, 

Vice-Président H. - W. Brôlemann, 

Secrétaire Ph. François, 

l^"" Secrétaire adjoint J. de Gaulle, 

2^ Secrétaire adjoint P. Lesne, 

Trésorier Ch. Lahaussois, 

Archiviste- Bibliothécaire A. Léveillé, 

Archiviste- Bibliothécaire adjoint J. Magnin. 

CONSEIL 

MM. Ch. Alluaud, — H. Desbordes, — P. Estiot {Membres res- 
tants); — A. GiARD, — A. Grouvelle, — L. Viard {Membres nou- 
veaux) — et les Membres titulaires du Bureau. 

COMMISSION DE PUBLICATION 

MM. J. de Guerne, — l'abbé J. de Joannis, — A. Lécaillon, — 
P. Lesne, — H. d'Orbigny — et les Membres titulaires de Bureau. 

COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE 

MM. L. Bedel. — l'abbé J. de Joannis, — P. Mabille — et les 
Membres titulaires du Bureau. 

(1) Actas, 1900, p. 233. 



406 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

COMMISSION DU PRIX DOLLFUS 

MM. E.-L. Bouvier, — E. Dûxgé, — Ph. François, — J. de Gaulle, 
— A. Gl-^rd, — A. LÉVEiLLÉ, — P. Mabille, — G. -A. Poujade, — 
K. Slmox. 

COMMISSION DES COLLECTIONS (') 

MM. L. Bedel, — E. DoNGÉ, — J. de Gaulle, — l'abbé J. de 
JoANNis, — Ph. Grouvelle, — J. Magnin, — G. -A. Poujade. 



Bulletin bibliographique. 

Académiédes Sciences {C. R. hebdom. des Séances), 1900, II, 24-25. — 
BÉHAL et Phisalix : La quinone, principe actif du lulus terrestris. 

— S. Jourdain : Le venin des Scolopendres. — Tables , i"'' iome&lve, 
1900. 

Académie des Sciences de Cracovie {Bulletin international), octobre 
1900. 

Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg. — Annuaire du Mu- 
sée zooloyique , V, 3, 1900. — A. Skorikow : Eine neue Japijx-Avl 
[Thysanura) aus der ôstlichen Bucharei (pi.). 

Berliner Entoniologische Zeitschrift, 1900, III-IV. — H. Stichel : 
Sitzungsberichte des Entomologischen Vereins in Berlin fiir das 
.lahr 1899 (fig-). — C.-W. Verhoeff : Beitrâge zur Kenntniss pa- 
Uiarctischer Myriopoden, XV; Lithobiiden aus Bosnien, Herzogo- 
wina und Dalmatien. — Ein beachtenswerther Feind der Blutlaus. 

— H. RiFEARTH : Die Gattung Heliconius Latr. Neu bearbeitet und 
Beschreibung neuer Formen. — Th. Begker : Diplerologiscbe Stu- 
dien V, Pipunculidae. — Prixzessix Thérèse vox Bayern : Auf 
einer Reise in Sûdamerika gesammelte Insekten, II : Orthopteren 
(pi. et fig). — Pr. D''Rudow : Die Wobnungen der Hafliigl er Eu- 
ropas mit Beriicksichtigung der wichtigen Auslander. — H.-J. 
Kolbe : Ueber einige Cerambyciden aus Mlionda in Deutsch-Ost- 
Afrika (pi.). — 0. Thieme : D'' Otto Staudingerf. 

Canadian Entomologist [The), décembre 1900. — L.-O. Howard : 
Remarks on Psorophora ciliata, witb Notes on ist carly Stages 

(1) Commission élue pour trois ans (Art. 32 du Rrglemenl). 



Séance du 2G décembre 1900. 407 

(j\gX — O.-C. PoLiNG : Notes on Neophasia Teiiootl Blir., 
from Arizona, witli Description of a new Variety. — A.-R. Grotp: : 
Classification of the Buttertlies. — G.-B. Kixg : A new Pul- 
vinaria from New Mexico. — T.-D.-A. Cockerell : Notes on New 
Mexico Becs. — A.-W. HAxnAM : Additions to tho List of Manitoba 
Buttertlies with Notes on other Species. — A.-R. Grote : Correc- 
tions. — "NV.-H. AsHMEAD : Some changes in generic Nanies in the 
Hymenoptera. — A. Giusox : The Lifc-History of Arctia phalerata 
Harr. 
Carnegie Muséum {The), 1899-1900. — Pubhcations n° 6-7.© 
Entomological News, XI, 9-10, 1900. — G.-W. Browxixg : A Tiger 
lïunt in the West. — H.-N. Caudell : Description of Larvae of Aze- 
lina peplaria Hiibn. — E.-A. Smyth : Identy of Ilemaris tennis Grt. 
and H. diffînis Bsd. — C.-L. Marlatt : The European Pear Scale. 
Diaspis piricola (Del Guercio) Saccard. — T.-D.-A. Cockerell : A 
new Eriococcus , with Remarks on other Species. — N. Banks : A 
new Species of Myrmeleon from Texas. — H. -F. W'ickham : Recol- 
lecti'ons of Old Collecting Grounds. — O.-W. Barrett : Some 
Strange Habits. — Notice nécrologique sur G.-D. Hulst (portrait). 
— W.-H. Ashmead : Some Hymenopterous Parasites from Dragon- 
tly Eggs. — H. -G. DvAR : Life History of a Callidryas Agarithe. — 
(i.-A. Ehrmaxx : Notes on Coleoptera. — C. Adams : Odonata from 
Arkansas. — P. Wilmatt et T.-D. A. Cockerell : A new Variety 
of Argynnis Nitocris. — W.-H. Ashmead : Some new Exotic Parasitic 
Hymenoptera. — J.-A. Rehn : Notes on the Distribution of Podisma 
variegata Scd. — C.-G. Soule : Cecropia Cocoons. — Notes diverses, 

EniomologisVs Record and Journal of Variation {The), XH. 12, 1900. — 
H.-R. Browx : Over three Passes, the Splugen, the Stelvio and 
the Brenner, with Some Notes on the Butterflies by the way. — 
W.-J. Kaye : Some Diary Notes on the Season's Collecting. — J.-W. 
TuTT : On the generic name Micropterix {Microptergx) Ilb. — E.-B. 
Poultox : Hijpolimnas misippus captured at Sea. — F.-E. Lowe : 
Tortrix pronubana in Guernsey. — T.-A. Chapman : The egg of 
Cossus ore Streck., with some Notes on the egg of C. ligniperda. — 
H. et W. TuïT : Lepidoptera in Ihe Hautes-Alpes : Abries. — F. 
MERRn'iELD : Larvae of Deilephila euphorbiae — .J.-C. Dollman : 
Lepidoptera at Burgess Hill. Susscx. — F.-E. Lowe : Lepidopterolo- 
gical notes from Orta in Piedmont and neighbourhood. — Notes 
diverses. — Tables. 

K. K. zoologisch-botanischen Cesellschaft in Wien {Yerhandlungen), L, 



408 Bulletin de la Société Eiitomologique de France. 

9, 1900. — A.Haxdlirsch : Neue Arton der Hymonoptoren-Gattung 
Stizus, gosammelt von D"" H. Brauns iu Siiclafrika (fig.)- — G. 
LuzE : Revision der europàisclien und sibirischen Arlon der Sta- 
phyliniden-Gatlung Tachinus Grav. nebst zwei Bestimmungstabel- 
len. — A. Handlirsch : Ein neuer Nysson aus Nordafrilca (fig.). — 
Ein neuer athiopischer Nijsson (fig.)- — Ueber die Sogenannten 
« Localfaunen » und Speciell iiber G. Strobl's « Steirische Hemipte- 
ren ». 

R. Accademia dei Lincei [Atti), 1900, II, H.Q 

R. Istitiitodi Studi superiori jyratici e di Perfezionamento in Firenze 
{Pîibblicozioni), 1896-97. — Divers travaux de Médecine et de Phy- 
siologie.© 

Sociedad cientifica « Antonio Alzate » {Memorias y Revista),Xl\, 7-8, 
1900. — DT. Altamirano : Quelques observations physiologiques 
sur les effets du venin du Scorpion de Jojutla (texte espagnol). 

Societas Entomologica , 13 décembre 1900. — D'' K. Daniel : Vorlau- 
fige Diagnosen. — F. Himsl : Prodromus einer Macroiepidopteren- 
Fauna des Traun- und Miihlkreises in Oberôsterreich. — P. Borx : 
Meine Excursion von 1900. 

Société d'Études Scientifques d'Angers [Bulletin], XXIX, 1900. — 
D'' Trouessart : Description d'espèces nouvelles d'Haï acaridae et 
description d'un genre nouveau. — Note préliminaire sur les Acariens 
marins {Halacaridae) recueillis aux Açores par S. A. le Prince de 
Monaco (campagnes de 1886-88). 

Société Entomologigue de Belgique [Annales], XLIV, 12, 1900. — 
H.ScHOUTEDENiNote surlesHémiptères de Belgique. — O.-E. Janson: 
Species of Gnathoceru. 

Société scientifique du Chili [Actes], X, 2, 1900.© 

Species dos Hyménoptères d'Europe et d'Algérie, VII, fasc. 72, 1900. — 
J.-J. KiEFFER : Monographie des Cynipides, p. 513-592, pi. XXI- 
XXIY. 

A. L. 



Le Hecrélaire-gérani : Pu. François. 



BIENFAITEURS 

DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANGE 



BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles). 
BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri). 
CROISSANDEAU (Joseph). 
DOLLFUS (Jean). 
iMARSEUL (S. de). 
NOUALHIER (Maurice). 
PEYERIMHOFF (H. de). 
PIERRET (Alexandre). 
PISSOT (Emile). 
SÉNAC (D^ Hippolite). 



Bull. Soc. Ent. Fr., 1899. N» 21 



MEMBRES DONATEURS 

DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 



MM. FAUVEL (Albert), à Caen. 
GIARD (Alfred), à Paris. 
GROUVELLE (Philippe), à Paris. 



LISTE DES MEMBRES 

DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

ANNÉE 1900. 



Président d'honneur. 

1842-1882-1892. FAIRMAIRE (Léon), Q A.,anc. directeur de riiùpital 
S*-Louis, 21, rue du Dragon, Paris, i'f. Col., Uijmén. 
et Hem. 

Membres honoraires. 

1894. AVEBURY (lord) [sir John Lubbock], S*-James, 2, Lon- 
dres S.W. (Angleterre). Eut. gén. 

1894. FABRE (J.-li.), correspondant de l'Institut, Sérignan (Vau- 
cluse). Ent. gén. 

1861-1901. MABILLE (Paul), agrégé de l'Université, 7o, rue du Car- 
dinal-Lemoine, Paris, o«. Lépidoptères, Coléoptères et 
Névroptères. 

1899. MEINERT (V.-A.-Frederik), professeur à l'Université et 
conservateur du Muséum de Copenhague, Kong Georgs 
Vei, 19 F. Entomologie générale. Myriapodes. 

1881-1900 * OSTEN-SACKEN (l)aron C. von), 8, Bunsen-Strasse, Hei- 
delljerg (Allemagne). Diptères. 

1894. PACKARD (A.-S.), Providence, R. I. (États-Unis d'Amé- 
rique). Ent. gén. 

1862-1894. PÉREZ (J.), *, prof, à la Faculté des Sciences, 21, rue 
Saubat, Bordeaux (Gironde). /ù;^. géu.;anat.; Ilgmén. 

Nota. — L'astérisque (*) désigne les mernl)res libérés ou à vie. 



412 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

I806-I880. * PUTÛNID"- Augusle), p A., Remiremont (Vosges). Co/.; 
Hymen, et pr. Iléiiiipt. de France. 

1877-1899. * ROMANOFF (Sun Altesse Impériale le grand-duc Nicolas 
Michailovitch), S*-Pélersbourg (Russie). Lép. 

1851-1894. SAUSSURE (Henri de), ^, 24, Cité, Genève (Suisse). 
Ent. (jén.; Orthoptères. 

18G3-1899. SIMON (Eugène), pA., 10, villa Saïd (70, ruePergolèse), 
Paris, 10^ Aracli., Crust. 

Membres à vie et Membres ordinaires. 

1864. * Abeille de Perrin (Elzéar), 10, rue Émeric-David, Aix (Rou- 
ches-du-Rliône). Ent. paléarctique générale, sauf Lép. 

1863. Allard (Gaston), route des Ponts-de-Cé, à la Maulevrie, près 
Angers (Maine-et-Loire). Col. eur. 

1885. * Alluaud (Charles), i^è A., 3, rue du Dragon, Paris, 6'". Col. 
afr.et malgaches. 

1887. Alpheraky (Serge), au palais de S. A. I. le grand-duc Michel, 
S'-Pétersbourg (Russie). Lép. d'Eur. et d'Asie. 

1900. Amans (D'' Paul), 37, avenue de Lodève, MontpeUier (Hérault). 
Mécanique des Arthropodes, ml des Insectes. 

1853. Amblard (D'" Louis), 14 bis, rue Paulin, Agen (Lot-et-Garonne). 
Hgnien 

1857. * André (Ernest), ^^ A., notaire honoraire, 17, rue des Pro- 
menades, Gray (H""-Saûne). Ent. gén.;Hém. et Hymen, du globe, 
pr. Mutillides et Formicides. 

1900. AxGLAS (Jules), préparateur de zoologie à la Faculté des Sciences, 
62, boulevard de Port-Royal. Paris, 5% Entomologie géné- 
rale, Hyménoptères. 

1869. Antessanty (l'abhé Gabriel d'), 11=^ A., aumônier du Lycée, Troyes 
(Aube). Col. de France. 

1896. Apollinaire-Marie (h'ère), professeur d'Histoire naturelle au 
pensionnat des Frères, à Longuyon (Meurthe-et-Moselle). Col. et 
en tomologie appliquée. 



Liste des Membres. — Année 1900. 413 

1880. * Argod (Albert), Crost (Drômo). Col. de V Ancien Monde, Lon- 
gicornes et Col. cavernicoles du globe. 

1892. AsTic (M.-E. -Auguste), notaire, à Feurs (Loiret). Ent.gên. 

1891. AzAM (Joseph), architecte, 14, rue de ïrans, Draguignan (Var). 

Orth., Iléniipt. et Dipt. 

1859. * Baeiî (G.-A(lolplie),8, rue des Messageries, Paris, 10^ /»,?. du 
Pérou et des îles Philippines. 

1892. Bailliot (D'" Marcel), 114, boub' Hcurteloup, Tours (Indre-et- 

Loire). Col. 

1899. * Range (l'abbé V. de), 4, montée de Fourvicre, Lyon (Rhône). 
Coléoptères. 

1899. Rarbey (Auguste), expert forestier, Moncherand-sur-Orbe, can- 
ton de Vaud (Suisse). Entomologie forestière; Coléoptères. 

1877. * Rargagli (marchese cav. Piero), piazza S'*-Maria, Florence 
(Italie). Col. etHgnién. 

1899. Bataillon (E.), chargé de cours de Zoologie à la Faculté des 

Sciences de Dijon (Gôte-d'Or). Entomologie générale. Physio- 
logie des insectes. 

184G. Raudi de Selve (chevalier Flaminio), >^, 18, via Raretti, Turin 
(Italie). Col. 

1888. Reauchèxe (Fernand de), capitaine au 70« régiment d'infanterie 
de ligne, 25, boul*^ de Laval, Vitré (lUc-et-Vilaine). Ent. gén., 
pr. Col. gallo.-rhén. 

1888. Regkeu (Theodor), Stadtbaurath, Liegnitz, prov. Schlesien (Alle- 

magne). Dipt. 

18G6. * Redel (Louis), P A., iM. A., 20, rue de l'Odéon, Paris, (Y. Col. 
paléarctiques. 

1900. RÉGUiN (Louis), 21, route de Paris, Montluçon (Allier). Coléo- 

jitères. 

1899. RÉGUIN (V.), pharmacien de l''" classe, 43, avenue de la Répu- 
blique, Paris, 11^ Coléoptères, pr. vésicants. 

1889. Reguin-Rillecocq (Louis), p A., >i<, attaché au ministère des Af- 

faires étrangères, 4, rue des Rauchcs, Paris, IG^. Eut. gén., 
pr. Col. eur. 



414 Bulletin de la Société Entomologiqne de France. 

1857. Bellevoye, graveur, 27, rue de Talle^rand, Reims (Marne). Col. 
curop. et algér. 

1873. * Belox (Rév. P. Marie-Josopli), professeur de Tliéologie, 8, quai 
de Tilsitt, Lyon (Rliône), Col. cur. 

1897. Benoit (Charles), 12, rue Princesse, Paris, 6"^. Coléoptères, 

1877. Beiu; (D'' C), directeur du Musùe national de Buenos-Ayres (Rép. 
Argentine), 470,Casilla del Correo. Ent. gén., pr. Lép. 

1885. Bep.groth (D'' E.), Tammerfors (Finlande). Ent. gén.,pr. Ilém. 

1893. * BEnTHOUMiEu (l'abbé G.-V.), 5, rue Bertin, Moulins (Allier). 

Ichneumonides d'Europe. 

1899. BÉzAcu (L.), 5, rue de Sèze, Bordeaux (Gironde). Entoiwilogip 
générale et appliquée, Lépidoptères. 

1890. BiBLioTnÈQUE DU Muséum d'Histoire naturelle de Paris (J. De- 
niker, bibliothécaire), 8, rue de Buffon, Paris, o<=. 

1894. Bibliothèque impériale de l'Université, Strasbourg (Alsace) 

(Barach, liibliothécaire). 

1883. * BiNOT (Jean), 22, rue Cassette, Paris, (>*=; l'hiver : villa Bonnet, 
route d'Antibes, Cannes (Alpes-Maritimes). Col. 

1877. * Blanc (Edouard), p A., C. >^, 52, rue de Varenne, Paris, 7^ 
Ent. gén., pr. Col. 

1889. * Blani.hard (D'' Raphaël), ^, prof, à la Faculté de Médecine, 
membre de l'Académie de Médecine, 22G, boulevard S'-Gei- 
main, Paris, 7*^. Ent. gén. 

1885. * Blavy (Alfred), || I. P., avocat à la Cour d'appel, 4, rue Bar- 

raderie, Montpellier (Hérault). Mœurs, meta ni.; étude des 
larves, pr. aquatiques. 

1896. Bleuse (Léon), 11, rue Marceau, Rennes (Ille-et- Vilaine). Col. 

1881. Blonay (Roger de), 23, rue de Larochefoucauld, Paris, 9^ Ent. 
gén., pr. Col. 

1886. Bobeuf (Henry), banquier, 54, rue Lafayelte, Paris, 9'^. Col. eur. 

1895. BoiLEAu (Henri), ingénieur des Arts et Manufactures, 60, rue de 

la Victoire, Paris, 9^. Carabides et Lucanides du globe. 

1872. Bolivar (Ignacio), professeur d'Entomologie à l'Université, Museo 
de Historia natural, 7, calle Moreto, Madrid (Espagne). Col. 
et Orth. eur. 



Lis((^ des Membres. — Année 1900. 415 

1891. * noNAPARTE (prince Roland), 10, avenue d'Iéna, Paris, 16<=. Ent. 

ijén. 

1883. * BoNHOUKE (Alphonse), ^ , gouverneur de la Cote française 
des Somalis, à Djibouti et 2, rue Cliaptal, Paris, 9<^. Col. eur. 

1899. Bonnet-Eymari) (Geoiïroy), 2, rue de France, Grenoble (Isère). 
Entonulogie (fcnéyale, Coléoptères. 

1894. BoN'MEU (.Iules), fS I.P., directeur adjoint de la station biologique 
de Wimereux, 75, rue Madame, Paris, 6*^. Ent. gén., Crust. 

1859. * BoNvouLom (comte Henry de), 6, rue Yvon-Villarceau, Paris; 
et Bagnères-do-Bigorro (Hautes-Pyrénées). Col. 

1879. BoNY (vicomte Gaston de), 36, rue Vaneau, Paris, 7^. Cicindéli- 
(les et Cnrabides du globe, pr. Carabus, Calosoma et Nebria. 

1898, BoHDAGE (Edouard), conservateur du Muséum d'Histoire natu- 
relle de S'-Denis, île de la Réunion. Entomologie générale. 

1898. Bordas (D'' L.), chef des travaux pratiques de Zoologie à la Fa- 
culté des Sciences de Marseille (Bouches-du-Rhùne). Entomo- 
logie générale. 

1892. Bossiox (Jacques), Birtouta (département d'Alger). Col. 

1897. BosviEL (D'' Paul de), Suberbieville (Madagascar). 

1898. Bouchard (M.), Pagger Alam, Palembang (Simiatra) ; à Paris, chez 

M. A. Grouvelle, 63, quai d'Orsay (7''). Col. des Indes orientales. 

1893. * BoucoMOXT (Antoine), avocat, 30, rue Stefïen, Asnières (Seine). 

Col. 

1857. Boudier (Emile), p I. P., anc. pharmacien, Montmorency (Seino- 
et-Oise). Col. eur. 

1878. Boullet (Eugène), banquier, Corlne {'èomme). Lép.; Chenilles. 

1872. * Bourgeois (.Iules), p A., S'"-Marie-aux-Mines (Alsace). Col. 
eur. et médit., Malacodermes exot. 

1899. BouRGOix, instituteur, M, rue d'Ulm, Paris, 5<". Coléoptères. 

1891. BouTAN (Louis), {^| I. P., maître de conférences à la Faculté des 
Sciences de Paris, 5^ Ent. gén. 

1896. * BouTAREL (D'), 47, rue desTournelles, Paris, 3''. Col., pr. ceux 
du Chili. 



411) Bulletin de la Société Entomologique de France. 

1896. * Bouvier (E.-L.), ^I I- P-, professeur de Zoologie (Animaux 
articulés) au Muséum d'Histoire naturelle, 39, rue Claude-Ber- 
nard, Paris, o<". Ent. gén. 

1874. BoYENVAL, ^, directeur de la Manufacture nationale des Tabacs, 
1, place S*-Jean, Dijon (Côte-d'Or). Col. eur. 

1884. Bra-^ant (Edouard), au château de Morenchies, par Cambrai 
(Nord). Lép., pr. Microlép. 

1883. Bramson (K.-L.), conseiller d'État, Elisabethgrad, gouvernement 
de Kherson (Bussie méridionale). Col. et Lép. rus. etexot. 

1887. Brenske (Ernest), président de la Soc. entom. de Potsdam, Ca- 
pellenberg-Str., 9, Postdam, prov. de Brandebourg (Prusse). 
Col. eur., Mélolonthides exot. 

1894. * Brolemann (Henry-W.), 22, rue de Marignan, Paris, S''. Ent. 
gcn.,pr. Myriapodes. 

1887. Brown (Bobert), 99, avenue de la Bépublique, Caudéran, près 

Bordeaux (Gironde), En t. gén . , pr. Lép., llémipt., Nécr. et Orth. 

1898. * Bruyant (D"" Charles), professeur suppléant à l'École de Mé- 
decine, 2(), rue Gaultier-de-Biauzat, Clermont-Ferrand (Puy-de- 
Dôme). Géographie entomologique. 

1900. Buchet (Gaston), rue de l'Écu, Bomorantin (Loir-et-Cher). En- 
tomologie générale. Arthropodes du plankton. 

1888. BucKTON (G.-Bowdler), membre de la Société royale de Londres, 

Weycomlie, Haslemere, Surrey (Angleterre). ijj/«V/ie».ç etCi- 
cadides. 

1898. BuGMON (D"" Edouard), professeur d'Anatomie et d'Embryologie 
à l'Université, Mont-Olivet, près Lausanne (Suisse). Anatomie 
et mœurs des insectes; Coléoptères. 

1900. Bureau (D'' Louis), i)rofesseur à l'École de Médecine, directeur 
du Muséum d'Histoire Naturelle, lo, rue Gresset, Nantes 
(Loire-Inférieure). Entomologie générale. 

1897. BusiGNY (Emile), naturaUste, 46, rue du Bac, Paris, 7^ Entomo- 
logie générale. 

1882. * BuYssoN (Henri du), au cliàt. du Vernet, par Broùt-Vernet (Al- 
lier). Col., pr. Élatérides; Orth., Hém., Hgmén. et Dipt. eur. 
[Gare : S*-Pourcain-s.-Siou]e]. 

1896. BuYssoN (Bobert du), 70 boul'^ Saint-Marcel, Paris, 5^ Hgmén. 



Liste des Membres. — Amée 1900. 417 

1894. Cabrera y Diaz (D(»n Analarl), Ténérilïe(iles Canaries). A:»^ gcn., 
Ilijinén. 

1887. Caillol (Henri), notaire, 18, rue Traverse-du Chapitre, Marseille 

(Bouches-du-Rhône). Col. gaUo-rhén.; Mijlabrides [Bruches] 
paléarctiques. 

1880. Cameron (Peters), The Rookery, Bridgemont (Angleterre). 
Hymen., pr. ceux d'Ecosse. 

1898. Candèze (L.), 64, rue de l'Ouest, Li('ge (Belgique). Lépidoptères 

pr. Sphingides. 

1899. Canu (Eugène), directeur de la Station aquicolc de Boulogne- 

sur-Mer (Pas-de-Calais). Entomologie générale, Crustacés Co- 
pépodes. 

1899. Carié (Paul), comptable de la maison Blyth hrothers and C'', 
Port-Louis (île Maurice). Coléoptères. 

1893. Carpentier (Léon), 172, rue Laurendeau, Amiens (Somme). Col. 
et Hymen, du nord de la France. 

1893. * Carret (l'ahbé A.), aumônier aux Chartreux, Lyon (Rhône). 
Col. 

1878. Carvalho Moxteiro (Antonio Augusto de), 70, rua do Ale- 

crim, Lisbonne (Portugal). Enloniologie générale, pr. Lépi- 
doptères. 

1883. Casey (Thomas-L.), major, 1419, K. streetN. W., Washington, 
D. C. (É.-U. d'Amérique). Col. Amer, du Nord. 

1898. * C\usARD (Marcel), professeur au Lycée, 32, rue du Lieutenant, 

Laval (Mayenne). Entomologie générale. 

1879. * Cayol (Marins), *, P A., § M. A., chef de bureau au minis- 

tère de l'AgricuUiu'e, 6 bis, rue Lucien-Jeannin, La Garenne- 
Colombe (Seine). Col. eur. 

1888. * Cepero (Adolfo-L.), membre de la Société espagnole d'Histoire 

naturelle, 20, callo Oi'illa-del-Rio, Cliiclana, prov. de Cadiz 
(Espagne). Col. et Orth. eur. 

1899. ChabaxNaud (Paul), étudiant en droit, 43, rue Monge, Paris, o«. 

Coléoptères. 

1892. Champenois (Amédée), conservatein- des Forêts, en retraite, 9 
bis, rue Michel-Ange, Paris, 10^ Col. paléarctiques. 

21* 



418 BuUethi de la Société Entoinologique de France. 

1869. Chardon (Gabriel), commis principal des Postes et Télégraphes, 
5, impasse Nicole, Paris, S". Col. de France. 

1896. Charpentier (Ernest), Amboise (Indre-et-Loire). Col. et Lép. 

1886. * Chatin (D"" Joannès), *, membre de l'Institut, professeur à 
la Sorbonne, 174, bouF S*-Germain, Paris, 6'^. En t. gén.; 
anat. des Insectes. 

1883. * Cheux (Albert), naturaliste, 47, rue Delaage, Angers (Maine-et- 
Loire). Lép. 

1893. Chevalier (L.), 2, rue de La Baume, Paris, 8^ Lép. 

1891. Chevreux (Ed.), p A., route du Cap, Bône (Algérie). Crust. 

1889. Chobaut (D"" Alfred), 4, rue Dorée, Avignon (Vaucluse). Col. eur. 
et médit.; Hymen, de France. 

1893. Cholodkowsky (D'" Nicolas-Alexandrovitch), prof, à l'Institut fo- 

restier de S*-Pétersbourg (Russie). Ent. gén.; Ins. nuis, à la 
sylviculture. 

1883. Chrétien (Pierre), 84 bis, rue des Bois-Colombes, la Garenne- 
Colombes (Seine). Lép. eur., pr. étude des chenilles et des 
œufs. 

1889. Claybrooke (Jean de) ^, Q A., § M. A., o, rue de Sontay, 
Paris, 16«. Ent. gén. 

1872. * Clément (A.-L.), P I. P., 0. § M. A., dessinateur, 34, rue 
Lacépède, Paris 5^. Ent. gén. 

1900. Clermont (Joseph), employé àl'admnistralion des Postes, 10, rue 
des Fontaines, Paris, 3«. Entoniologie générale, pr. Coléoptères. 

1892. Clouët des Pesruches (Louis), poste restante à Barcelone (Es- 

pagne). Coprophages du globe, pr. Aphodiides. 

1888. Comstock (J. -Henry), prof, of Entom. and gênerai Inverlebrate 
in Cornell University, Ithaca, New-York (É.-U. d'Amérique). 
Ent. gén., pr. Coccides. 

1894. CoNciLiuM bibliographicum, Zurich-Oberstrass (Suisse). Bibliogr. 

efiit. 

1854. Constant (A.), naturaliste, villa Niobé, golfe Juan (Alpes-Mari- 
times). Lép. eur. 

1899. Cordemoy (Jacob de), chef des travaux pratiques de Botanique 
à la Faculté des Sciences de Marseille (Bouches-du-Rhône). 
Entomologie appliquée aux cultures coloniales. 



Liste (les Membres. — Année 1900. 419 

1900. CosMovici (Léon C), professeur do Zoologie et de Physiologie à 
rUni\ersité, 11, Sfrada Codrescu, Jassy (Roumanie). Entomo- 
logie générale, Lépidoptères. 

1881. CouLox (D-), p A., 0. ►$< S'-Ch., C. ^ d'Isab.-la-Calii., Monaco 

(Principauté). Lép. eur.; étude des Chenilles. 

1899. GouTAGNE (Georges), ingénieur des Poudres et Salpêtres, Le Del- 

fends-Roussct (Bouches du-Rhône). Entomologie générale et 
appliquée. 
1898. CouïiiîRE (D'' Henry), iirof. agrège à l'École supérieure de Phar- 
macie, 21 bis, iioul. Port-Royal, Paris, 13^ Crustacés. 

1888. Dagl:i\ (Paul), 19 , avenue d'Orléans, Paris, 14^ Ent. gén.,pr. Col. 
1890. Dames (L. -Félix), libraire, 12, Landgrafen-Strasse, Berlin W. 62 

(Prusse). Bibliographie scientifique. 

1892. Daniel (D'' Karl), chimiste, 27, Schwind-Strasse, Munich (Ba- 

vière). Col. 

1898. * Darboux (Gaston), I| A., maître de conférences de Zoologie à 

la Faculté des Sciences, 24, quai Claude-Bernard, Lyon (Rhône). 
Ent. gén., ins. gallic. 

1882. * Dattin (E.), '^, officier d'ordonnance de M. le général com- 

mandant le génie de la 2° région, Nancy (Meurthe-et-Moselle). 
Lép. eur., pr. Microlép. 

1897. * Deckert (Henri), au Val Chézine, rue du Bocage, Nantes 
(Loire-Inf'*). Lépidoptères du globe. 

1887. Degors (Alfred), receveur de l'Enregistrement, Pont-Audemer 
(Eure). Col. de France. 

189G. Dejean (Raymond), 14, rue de Puteaux Paris, 17^ Col. d'Europe. 

1900. Della Torre (D"" Garlo-E.), assistant à la chaire de Matière mé- 

dicale de l'Université de Florence, Fattoriadi S. Donato, S. Gi- 
mignano, Siena (Rahe). Entomologie appliquée ii l'apiculture, 
A n a tomie compat 'ée . 

1893. Delsug (René), 47, rue Talleyrand, Reims (Marne). Eut. gén. 
1884. * Délugin (A.), anc. pharmacien de 1'* classe, l'hiver : 20, nu». 

de LaBoetie, Périgueu\; l'été: au château de Maroualte, par 
Montagrier (Dordogne). Col. et Lép. eur. 

1899. Delval (Charles), 3, rue Le Gofi", Paris, 5^ Coléoptères. 

1889. Demaisox (Charles), anc. élève de l'Éc. polytechnique, 7, rue Ro- 

gier, Reims (Marne). Ent. appliquée à l'agriculture, pr. Col. 



420 IhiUetin de la Société Entomologique de France. 

1874. Demaisox (Louis), licf^ncié on droit, 21, rue Nicolas-Porsoval. 
Reims (Marno). Col. et Lép. eur. 

1888. Denfer (J.), ^, ingéniour civil, prof, d'architecture à l'Éc. cen- 

trale des Arts et Manufactures, à Cliampigny (Seine), Ent. gén., 
pr. Lép. eur. 

1882. * Desbordes (Henri), '^, l> A., chef de bureau au minist. des 
Travaux publics, 93, rue du Bac, Paris, 7^ Col. franc. 

1898. Deville (Jean Saixte-Claire-), lieutenant d'artillerie (13° batail- 
lon à pied), 12, rue Penchienatti, Nice (Alpes-Maritimes). Co- 
léoptères d'Europe. 

18G9. Dieck (D'" g.), Zôschen, près Morsebourg (Prusse). Col. eur. 

1889. DiMMOCK (George), Ph. D., 38, Grant Str., Sprinfiold, Mass. (É.-U. 

d'Amérique). Ent. gén., anat. et phijsiol. 

1868. * Distant (W.-L.), Highfield, Upper WarUngham, Surrey (An- 
gleterre). Héni. et Lép. 

1891. * DoDERO (Agostino), 9, via Torre-del-Amore, Sturla-Gènes (Itahe). 
Col. de Ligurie; Psélaphides. 

1881. * DoGNix (Paul), négociant, 16, villa de la Réunion, Paris, IG*". 
Lép. eur. 

1873. DoLLFUs (Jean), membre à titre hohorifique, fonda leur du Prix 
Dollfus, 33, rue Pierre-Charron, Paris, 16^ 

1894. DoxcKiER DE DoxcEEL (Henri), naturaliste, 40, avenue d'Orléans, 
Paris, 14"^. Ent. gén., Col. et Lép. exotiques. 

1890. DoxGÉ (Ernest), employé de la Banque de France, 36, avenue de 

Châtillon, Paris, 14<^. Col. gal.-rhén. 

1859. DoRiA (marquis Giacomo), Museo civico di Storia naturale, Gènes 
(Ralie). Col. 

1887. * DoRMER (lord), 3, Spring Gardons, Londres (Angleterre), Col, 
pr. Cirindélides. 

1889. * Driaxcourt (V. -Jules), distillateur, 119, rue do Paris, S'-Donis 
(Seine). Ent. gén.,pr. Col. 

1896. Dubois (Albert), 63, boul'^ delà Reine, Versailles (Seine-et-Oise). 

Col. de France. 

1897. DucHAixE (Jules), 2o, rue do la Solidarité, Vinconnes (Seine). 

Coléoptères. 



Liste des Membres. — Année 1900. 421 

1802. DuMAxs (Jules), ancien magistrat, (>(), rue Saint-Loup, Baveux 
(Calvados). Lép.,pr. Mirrolép. 

1890. DuMONT (Constantin), horloger-bijoutier, 126, boul' S'-Germain, 

Paris, 6''. Lép. et Col. eur. 

1893. * Dupont (Louis), prof, au Lycée, 3, rue de l'Orangerie, le Havre 

(Seine-Inférieure). Lép.; géographie entoni. 

1891. DuPUY ((îabriel), négociant, oo, rue S'-Martin, AngouUhne (Cha- 

rente). Lép. 

1888. DuRRANT (John Hartley), secrétaire de lord Walsingliam, Merton 
Hall, Thetford, Norfolk (Angleterre). Microlép. 

1900. École nationale d'Agriculture de Montpellier (Hérault). 

1894. École royale supérieure d'Agriculture de Milan (Italie), Diri- 

zione, 47. 

1891. * Emehy (Cliarles), professeur de Zoologie à l'Université de Boo- 

logno (Italie). Anat. et bioL; Forniirides du globe. 

1897. Emmeuez de CiiARiMOY (Donald d'), assistant-naturaliste au Mu- 
séum Desjardins, Porl-Louis (île Maurice). Coléoptères. 

1892. EscHERicH (Cliarles), Regensburg (Bavière). Anat. entoni.; Col., 

pr. Méloïdes et dérides. 

1897. Estiot (Paul), 17, rue d'Oncy, Vitry (Seine). Col. gnUo-rhén., 
Ins. nuisibles. 

1899. EusEBio, professeur au lycée de Clermont-Ferrand(Pu3-de-Dômo). 
Coléoptères. 

1879. Fauconnet (M. -Louis), membre du Conseil d'hygiène, rue Carion, 

Autun(Saône-et-Loire). Col. eur. 
1899. * Faure-Biguet (Paul Vincent), C. *, général commandant le 

16« Corps d'armée, Montpellier (Hérault). Col. 

1801. * Fauvel (Albert), p A., >î<, avocat, 3, rue Ciioron, Caen (Cal- 
vados). Eut. gén. de la Basse-Norninndie ; Col., Lép. gallo-rhén.; 
Stophijl in ides exotiq u?s . 

18S6. FiiLscHE (Cari), 27, Dresdener Strasse, Leipzig (Saxe). Col.,pr. 
Pertinicornes et Lanudlicornes. 

1899. Felt (Epiu-aim Porter), Stale entomologisl. Boom 27. Capitol, 

Alhany, N. Y. (ÉlaLs-Unisd'Améri(iue). Enloni'dogie upidiquée. 

1882. * Ferdinand 1' ■■, duc ue Saxe-Couourg et Gotha (Son Altesse 



422 Bulletin de la Soeiété Kntomologlque de France. 

Royale), Prince régnant do Bulgarie, Sofia (Bulgarie). Lép. 
européens. 

1890. * Feutox (Charles), capitaine d'artillerie, commandant l'artillerie 

de la place de Bonifacio (Corse). Hymen. 
1876. *,FixoT (P.-A.-Prosper), i^^, capitaine d'état-major, en relrai- 
■ te, 27, rue S'-Honoré, Fontainebleau (Seine-et-Marne). Orth. 
1880. FiTCH (E.-A.), Brick liouse, Maldon, Essex (Angleterre). Eut. 

(jén. 
1882. * Fleutiaux (Edmond), p A., 6, avenue Suzanne, Nogent-sur- 

Marne (Seine). Col. eur., de la Guadeloupe et de Vlndo-Chine, 

CicindéUdes et Élatcrides du globe. 

1900. FoRBES (Stephen-A.), State Entomologist, UrLana, Illinois (États- 
Unis d'Amérique). Entomologie générale et appliquée. 

1898. FouLQUiER (Gédéon),>î<,o,rue Canebière, Marseille (Bouches-du- 
Rliône). Lépidoptères. 

1891. Fr.^nçois (Ph.), D"" es se. naturelles, chef des travaux pratiques 

à la Sorbonne, 20, rue Monsi<'ur-le-Prince, Paris, 6". Ent. 
gén.; Anat.; Coléoptères paléarct igues et mélanésiens. 

1898. * Frémiwille (Paul de), 7, Champ-de-Mars. Bourg [Ain). Coléo- 
ptères. 

1888. Frexch (G.-H.), assistant State Enlom. o[ Illinois, S. Illinois Nor- 
mal University, Garbondale, Illinois (E.-U. d'Amérique). Ent. 
gén., pr. Lép. 

1898. Froberville (Pierre de), château des Brosses, Chailles (Loir-et- 
Cher). Coléoptères. 

1900. FaoGGATT (Walter-Wilson), government Entomologist, Depart- 
ment of Agriculture, Sydney (N. S. W.). Entomologie appli- 
quée, Hémiptères. 

1807. * FuAiouzE (D'" Armand), 0. '^, O A., Trésorier honoraire de 
la Société entomologique de France, 78, rue du Faub.-S*- 
Dcnis, Paris, 10^. Entomologie appliquée ii lu médecine et li 
la pharmacie. 

1896. FuEXTE (D. José-Maria de la), Pozuelo de Calatrava, pro^incia do 
Ciudad Real (Espagne). Coléoptères. 

1880. * Gadeau de Kerville (Henri), iyl I. P., §M. A., 7, rue Dupont, 
Rouen (Seine-Inl'"«). Ent. de la Normandie. 

1867. * Gage (D'' Léon), ^41 A., 9, rue de Grenelle, Paris. Ent. appli- 
quée il la médecine et ii la pharmacie. 



Liste des Menihyes. — Année 1900. 423 

1870. * Gaulle (Jules de), 41, rue de Vaugirard, Paris, G". Uijméno- 
ptères. 

1898. Gautier (Maurice), 16, rue de l'Odéon, Paris, 6<>. Coléoptères (jnllo- 

rlién. 

1886. Gazagnauîe (Joseph), 29, rue FéliK Faure, Cannes (Alpes-Mariti- 

mes). Ent.gén.; Ànat.; Diitt.; Hijmén. 
1896. GÉLiN (H.), conservateur du Musée d'Histoire naturelle, Niort 

(Ueux-Sèvres). 
1880. Gennadius (P.), inspecteur de l'agriculture, Nicosie (Clivpre). 

Eut. gén.,pr. Cochenilles. 
1883. Gl\nelli (Giacinto), 52, via Nizza, Torino (Italie). Lép. 
1891. * Gl\rd (Allred), *, U I. P., membre de l'Institut, professeur 

à la Sorbonne, 14, rue Stanislas, Paris, 6". Ent. gén. 
1894. GiGLio-Tos (D"- Ermanno), assistant au Musée royal d'Anat(Mnie 

comparée, Turin (Italie). Dipt. 
1868. GoBERT (D-- Emile), *, p I. P., C. ^, 51, rue Victor-Hugo, Mont- 
de-Marsan (Landes). Ent. gén. 
1880. Godman (D"- F. du Cane), 10, Chandos strect, Cavendisii square, 

London W. (Angleterre). Ent. gén.,pv. Lép. amer. 

1887. Gorham (révérend H. -S.), The Chestnuts, Shirley Warren, South- 

ampton (Angleterre). Ent. gén.,pr. Col. 
1879. Goss (Herbert), F. G. S., 39, the Avenue, Surbitou hill, Surrey 

(Angleterre). Ins. fo.^s. 
1878. * Gounelle (Emile), l| A., 30, rue du Cherche-Midi, Paris, 6«. 

Col, de l'Amérique du Sud, pr. du Brésil. 

1899. Gourret (Paul), professeur de Zoologie à l'École de Médecine et 

sous-directeur du Lar)oratoire d'Endoume, 24, rue de Lodi, 
Marseille (Bouches-du-Rhône). Entomologie générale, Crustacés. 

1873. Gozis (Maurice des), >i<, avocat, place de l'Hôtel-de-Ville, Montlu- 
çon (Allier). Col. et Orth. de France. 

1899. Gratiolet (Ludovic), attaché au Secrétariat du Muséum d'His- 
toire naturelle, 8, rueGuy-de-La-Brosse, Paris, ^à". Entomologie 
générale. 

1889 Grison (V.-E. -Hyacinthe), sous-inspecteur de l'Enregistrement, 
des Domaines et du Timbre, Saigon (Cochinchine). Col. 

1866. Gromer, 19, rue S'MJatherine. S'-Quentin (Aisne). Lép. car.; 
Chenilles. 



424 Bulletin de la Société Entomologifjue fie France. 

1807. (înouLT (Paul), naturaliste, maison E. Doyrolle. 46, ruo du Bac. 
Paris, 7«. Entomologie générale. 

1870. * Grouvelle (Antoine), ^, directeur de la manufacture nalin- 
nale des Tabacs du Gros-Caillou, 63, quai d'Orsay, Paris, 7". 
Col. eur.; Clavicornes exotiques. 

1869. * Grouvelle (Jules), ^, |l A., ingénieur civil, prof, à l'Éc. cen- 
trale des Arts et Manuf., 18, avenue de l'Observatoire, Paris, 
6°. Col. eur. 

1873. Grouvelle (Philippe), 69, rue de Gergovie, Paris, 14«. Col.gallo- 
rJién. 

1891. Grouzelle (G. -Alexandre), ingénieur des manufactures de l'État, 
1, rue Jean-Nicot, Paris, 7". Ent. gén. 

1899. Gruardeï (F.), capitaine d'artillerie, 29, rue Guérin, Fontaine- 
bleau (Seine-et-Marne). Coléoptères. 

1899. Gruvel (A.), maitre conférences à la Faculté des Sciences de 
Bordeaux (Gironde). Cirrhipèdes. 

1889. * Guerxe (baron Jules de), ^, p I. P., 6, rue de Tournon, Paris, 

()^. Ent. gén.; Crust. Copepodes. 
1894. GuERRY (Paul), Boanne (Loire). Col., pr. Cétonides, Buprestides et 
Longicornes. 

1898. GuiART (D'" Jules), chef des travaux pratiques de Parasitologie à 

la Faculté de Médecine, 19, rue Gay-Lussac, Paris, o'". Ento- 
mologie générale. 
1886. Guilliou (Paul), oO, rue de Vanves, Paris, U*". Col. car. 

1890. GuiMOXD, p A., pharmacien de 1'"'= classe, place de la Mairie, au 

Parc S'-Maur (Seine). Col. 

1891. GuvoN (Henri), naturahste, 13, rue Bertin-Poirée, Paris, l'•^ Ent. 

gén. 

1897. Hamal (Joseph), 1, rue Méan, Liège (Belgique). Cérambgcides. 

1899. Hansen (H.-J.), professeur à l'Université, assistant au Muséum 

de Copenhague, Jakob Dannefôrds Yei, 1. V. Entomologie 
générale, Diptères, Crustacés. 

1894. Hardy (Gabriel), lo6, rue de Courcelles, Paris, il''. Col.de France. 

1891. llELM (D^ Frédéric!, 34, rue Hamelin, Paris, 16^ Ent. gén. 

1898. IlEiMBURC.ER (Ph.-A.), 0. *, U L P., général de brigade. 23, rue 

des Bouillis, Blois {Loir-Ql-Chcr) . Lépidoptères. 



Liste (fcs Membres. — Année 1900. 425 

1891. HEX.NEfiUY (D'' Louis-P\), i^, C. ^ M. A., professeur au Ci»ll('fic 

de France et à l'École nat. d'Horticult. de Versailles, 9, rue 
Thénard, Paris, ^^. Atiat. et einbnjol.; Ent. appliquée. 

1899. Hexn'eton [D"), Mortagne-du-Nord (Nord). Coléoptères. 

1878. Hervé (Ernest), notaire, rampe S*-IVlelaine, Morlaix (Finistère). 
Col. et Héin. eur. 

1888. Hess (D"" Wilhelm), professeur de Zoologie à l'Université techni- 

que, Hanovre (Allemagne). Ent. gén.,pr. Col. 

186G. Heyden (Lucas von), ►$«, D' en philosophie, major en retraite, 
o4, Schlossstrasse , Bockenheim (Francfort-s.-le-Mein) (Alle- 
magne). Eut. gén., pr. Col. 

1885. * Holland (W.-f.), LL. D., Direclor of the Carnegie Muséum, 
5*'' and Bellelield avenues, Pittsburgh, Pensylvanie (Ét.-Un. 
Am.). Lépidoptt'res. 

1900. * Homberg (Rodolphe), 30, rue Blanche, Paris, 9''. Lépidoptères 

d'Europe. 

1874. HoPFFGARTEN (barou Max von), Miilverstedt, près Langensalza, 
Thuringe (Prusse). Col. eur. 

1900. HouARD (CL), préparateur à la Faculté des Sciences, 40, rue Baia- 
gny, Paris, il". Ent. gén., pr. Cécidies. 

1898. HouLBERT (Constant), professeur au Lycée, 50, rue Carnot, Sens 

(Yonne). Coléoptères. 

1892. * HuBBARD (Henri-G.), New Jersey Ave, 230, Washington, B.C.; 

l'hiver : Crescent City, Floride (États-Unis d'Amérique). Col. 

1899. HucHERÂRD (Jules), 10, rue de Crussol, Paris, 11^ Lépidoptères. 
1894. Institut national agronomique, 16, rue Claude-Bernard, Paris, 

5«. 

1889. Jakowleff (W.-E.), reviseur en chef du contrôle de l'État, Eu- 

patoria (Crimée). Eut. gén.,pr. Hém. et Col. 

1890. * Janet (Armand), i^, ancien ingénieur des Constructions na- 

vales, 29, rue des Volontaires, Paris, 15*. Lép. 

1891. Janet (Charles), >^, Q A., ingénieur des Arts etManuf., D'' es 

sciences, anc. Prés, de la Soc. Zool. de Fr., manufacturier, 
Beauvais (Oise). Anatomie. 

1899. Janini (Raphaël), ingénieur, calle de Colon, 25, 1, Valencia (Es- 
pagne). Entomologie appliquée. 

21+* 



426 liiiUptin de lu Société Entomologique de France. 

1892. Janson (O.-E.), 44, Great-RusscU stroot, Londros, VV. C. (Angle- 
torre). Col., pr. Cétonides. 

1900. Jaquet (D"" Mario), conservateur au Musée national, 71, Strada 
Coltei, Bucarest (Roumanie). Entomologie générale, Térato- 
logie. 

1899. Jeanson (M.-A.), 74, avenue Yictor-Hugo, Ruoil (Seine-et-Oise). 
Coléoptères de France. 

1889. JoANiN (D-' Albert), 272, boulevard Raspail. Paris, 14^ Ent. 
gén.; mœurs et anat. 

1892. JoANNis (l'abbé J. de), 15, rue Monsieur, Paris, 7^ Lép. 

1880. JoAXNis (Léon de), prof, de matbémaliques à l'Ëc. libre de 
S'-François, Vannes (Morbiban). Lép. car., pr. Chenilles. 

1899. Jourdain (D' S.), ancien professeur de Faculté, villa Bellevue, 
Portbail (Manclie). Entomologie générale, Acariens. 

18o8. Jourdheuille (Camille), juge bonoraire, l'hiver : 101, rue de 
Rennes, Paris, O''; l'été : Lusigny (Aube). Lép. eiir. 

1891. Kerremans (Gh.), capitaine pensionné, 40, rue du Magistrat, 
Bruxelles (Belgique). Col., pr. Buprestides. 

1893. * Kieffer (l'abbé J.-Jacques), prof, au collège Saint-Augustin, 

Bitche (Lorraine). Cécidies; Cynipides, Cécidomgides. 

1869. KiRBY (W.-F.),Hilden, Sutton court road, Cbiswick, London W. 
(Angleterre). Lép. 

1888. Klincksieck (Paul), libraire, membre de plusieurs Sociétés sa- 
vantes, 3, rue Corneille, Paris, 6". Bibliographie scientifique. 

1875. KocH senior (D"" Ludwig), Auessere Cramer Klettstrasse, 3, Nu- 
remberg (Bavière). Arachn. 

1894. KÔNiGL. Naturalien-Kabinet, Stuttgart, Wiirtemberg (Prof. 

D"" Lampert, directeur). 

1855. Kraatz (Gustave), D-" en philosophie, président delà Soc. cntom. 
allemande, 28, Linkstrasse, Berhn (Prusse). Col. 

1885. Krauss (D"" Hermann), 3, Hafengasse, Tûbingen (Wurtemberg). 
Ent. gén., pr, Orth. 

1863. * KÛNCKEL d'Herculais (Jules), P I. P., assistant d'Entomologie 
au Muséum, 1, rue d'Obhgado, Paris, 16'*. Ent. gén.; Anat. 



Liste des Membres. — Année 1900. 427 

1892. Laiîoratoire de Luc-suh-Mer (Prof. Jean .Ii>y('u\-Lan"uio, diroctoiir, 

Liic-sur-Mer , Calvados) . 

1899. Laboratoire d'études de la soie (directeur M. Levrat), 7, rue 

Saint-Polycarpe, L>on (Rhône). 

1900. Laroratoire de Zoologue de la Faculté des Sciences de Rennes 

(1 Ile-et-Vilaine), (Professeur L. Joubin, directeur). 

1838. Lafaury (Clément), Saugnac-et-Cambran, près Dax (Landes). 
Lép. eur. 

1887. * Laglaize (Léon), O A., natur.-voyageur, 52, rue de Paradis, 
Paris, 10*=. Ent. yen. 

1893. Lahaussois (Gh.), avocat, 2, rue de La Planche, Paris, 7^ Col. 

1873. L.VJOYE (L.-Abel), 9, rue Ruinart-de-Brimont, Reims (Marne). Col. 

eiiv. 

1864. Lallemant (Charles), pharmacien, L'Arba, près Alger (Algérie). 
Col. eur. et du, nord de VAj'r. 

1898. * Lambertie (Maurice), 42 bis, cours du Chapeau-Rouge, Bor- 

deaux (Gironde). Hémiptères. 

1883. Lameere (Auguste), prof, à l'Univ. de Bruxelles, 119, chaussée 
de Charleroi, S^-GiUes-les-Bruxelles (Belgique). Ent. gén. 

1876. Lamey (Adolphe), ^, 0. § M. A., conservateur des Forêts, en 
retraite, 22, cité des Fleurs, Paris, 17^ Col. médit. 

1900. Lamoureux (Edmond), architecte, 44, viUa Chaptal, Levallois- 
Perret (Seine). Lépidoptères. 

1900. Lamy (Ed.), préparateur de Zoologie à la Faculté des Sciences, 
16, avenue de Montsouris, Paris, 14". Arachnides. 

1801. * Laksberge (J.-G. van), anc. gouverneur général des Indes néer- 
landaises, Bruramen, province de Gueldre (Pays-Bas). Col. 

1874. * Laplanche (Maurice de), au château de Laplanche, par Luzy 

(Nièvre). Col. eur.; anat. 

1899. Larminat (L. de), ingénieur des Ponts et Chaussées, Granville 

(Manche). Coléoptères, Insectes marins. 

1833. L.VRRALDE d'Arencette (Martin), anc. percepteur des Contribu- 
tions directes, quartier S'-Léon, Rayonne (Basses-Pyrénées). 
Lép. 

1899. * Laurent, professeur d'Histoire naturelle à l'École de Méde- 



428 Bulletin fie la Soriété Entomologique de France. 

cino, 87, rue Liborgier, Roims (Marne). Entomologie générale 
et appliquée. 

1900. Lavallée (Alphonse), licencié es Sciences naturelles, 47, rue de 
Naples, Paris, 8*^; l'été, château de Segrez, par Boissy-sous- 
S*-Yon (Seine-et-Oise). Entomologie générale, Lépidoptères. 

189o. LA^^î:RGNE de Labarrière, villa S*-Louis, à La Crau d'Hyères 
(Alpes-Mar.). Col, Lép. 

1899. LÉCAu.LON (A.), D'' es sciences, préparateur de la chaire d'Em- 
bryologie comparée, au Collège de France, Paris, o*". Embryo- 
logie des insectes. 

1899. Le Dantec (Félix), p L P., chargé d'un cours d'Embryologie 
générale à la Sorbonne, 3, rue d'Ulm, Paris, o<". Entomologie 
générale. 

1899. LÉGER (Louis), chargé du cours de Zoologie à la Faculté des 
Sciences de Grenoble (Isère). Ent. gén, Sporo^oaires para- 
sites des Arthropodes. 

1877. Lelong (l'abbé Arthur), ancien aumônier militaire, Rethel (Ar- 

dennes). Col. eur. 
1874. Leloup (D"" Charles), Mennetou-sur-Clier (Loir-et-Cher). Ent. gén., 

pr. Lép. eur. 

1889. Lenain (René), La Capelle-en-Thiérache (Aisne). Lép. et Col. eur. 

1884. Leprevost (Charles), peintre-verrier, 80, rue S'-Louis-en-l'Ile, 
Paris, 4^ Col. et Lép. eur. 

1887. * Lesne (Pierre), Çé A., assistant d'Entomologie au Muséum 
d'Histoire naturelle, 10, avenue Jeanne, Asnières (Seine). Ent. 
gén. 

1894. LÉTiEXNE (D'' A.), 2, rue de Penthièvre, Paris, 8^ Ent. gén. 

1861. * LÉYEU.LÉ (Albert), p A., 19, avenue d'Orléans, Paris, 14<". 
Col. paléarctiques ; Temnocliilides exot.; Hémipt. 

1893. * Lombard (Félicien), rue Roquebrune, 6 sud, Marseille (Bou- 
ches-du-Rhône). Ent. gén.,pr. Col. de France. 

1898. LuMEAu (de), chef de bataillon au 78= régiment d'infanterie, Li- 
moges (Haute-Vienne). Hémiptères, Coléoptères. 

1887. Lynch Arribalzaga (FéUx), membre de l'Académie nationale de 
la République argentine, Chacabuco (prov. deBuenos-Ayres). 
Diptères. 



Liste (les Membres. — Année L'JUO. 429 

1899. Lysiiolm (D'), Troudhjem (Norvège). Coléoptères, pr. Staliylinkles. 

1884. * Macé (Emile), 81, rue du Champ-de-Foire, Lo Havre (Seine-In- 
férieure). Col. et Orth. 

1896. Machiavello (Josepli), École d'AgriciiUure de Montpellier (Hé- 

rault). Ent. (jén. 

1864. Mac Lachlan (Robert), Weslview, 23, Clarendon road, Lewis- 
liam,London S. E. (Angleterre). Néer. 

1893. Magnin (Jules-A.-M.), libraire-éditeur, 7, rue Honoré-Chevalier, 
Paris, 6«. Col. 

1881. Magretti(D'" Paul), 7, via Dante, Milan (Italie). Hymen. 

1878. Maindrox (Maurice), ^, O A, >^, 31, quai de Bourbon, Paris, 
4<^. CincidéUdes et Carabiques. 

1892. Mahcual (!)'■ Paul), professeur de Zoologie à Tlnslilut agrono- 
mique, 126, rue Boucicaut, Fontenay-aux-Roses (Seine). A'«^. 
gén., biol.; Ent. appliquée; llijirtén. 

18o8. Maumottan (D'' Henri), ^, ancien député, maire du 16" arrond., 
31, rue Desbordes-Valmore, Paris, 16^ Col. et Iléni. paléarei. 

1899. Marquixez (Louis), Blidah (Algérie). Lépidoptères, pr. Sérici- 
culture. 

1891. Marshall (Thomas Ansell), Tavera, canton de Bocognano (Corse), 
Ent. (jén., pr. Ilymén. 

1861. Martln (D"" Charles Henri-), ^, 4, rue Faustin-Hélie, Paris, 
16«. Col. 

1897. Martin (Joanny), préparateur-adjoint au laboratoire d'Entomo- 

logie du Muséum d'Histoire naturelle, 6, rue de la Folie, 
Montgeron (Seine-et-Oise). Hémiptères. 

1891. Martin (René), avoué, au Blanc (Indre). Névr. 

1898. Martinez (Padre Vicente), colegio de PP. Escolapios, Sevilla (Es- 

pagne). 

1892. Martinez de laEscalera (Manuel), Goya, 33, 2^ Madrid, et au 

Musée d'Histoire naturelle de Madrid (Espagne). Col. 

1860. Martinez y Saez (Francisco), prof, au Musée d'Hist. natur., 6, 
calle de San Quintin, principal iz(|uierda, Madrid (Espagne). 
Col. 

1884. * Mason (Philip Brookes), membre de la Soc. linnéennc de Lon- 



430 Bulli'iin dr lu Société Entomolo(jiqt(e de Fravre. 

drcs, etc., Horninglow street, Burlon-upon-Trenl (Anglolcrrc) 
Elit. gén.,pr. Col. 
1870. Massox (Edmond), porcopteiir en retraite, 5, rue Denis-Simon, 
Beauvais (Oise). Col. de France. 

1900. Mathieu (L.), directeur de la Station œnologique de Bourgogne, 
Beaune (Côte-d'Or). Entomologie appliquée, Coléoptères. 

1888. Matthews (Coryndon), Stentaway, Plymstock, South Devon 
(Angleterre). Dipt. 

1861. * Mayet (Valéry), p A., § M. A., prof, de Zoologie à l'Éc. d'A- 
griculture, 35, rue de l'Université, Montpellier (Hérault). Ent. 
(jén.; mœurs; Col. eur. 

1809. Mayeul Grisol, naturaliste, San Fernando de Apure (Venezuela). 
Eidomologie générale. 

1881. * Mazarredo (Carlos de), ingénieur forestier, 2:2, calle de Clau- 

dio-Coello, Madrid (Espagne). Etil. gén., pr. Aracli. et Mgr. 
187o. MÉGNiN (Pierre), *, l| I. P., rédacteur en chef du journal L'É- 
leveur, 6, avenue Aubert, Vinceunes (Seine). Parasites épi- 
zoiqucs, pr. Acariens; Helminthes. 

1893. Mercado y Gonzalez (D-' Mafias), Nava del Bey, Valladolid (Es- 

pagne). Ent. gén. 

1894. Mesmin (Louis), propriétaire, à Gabillaud, par Bussière-Poitevine 

(Ilaute-Viemie). Col. d'Europe et de la-Guadeloupe, Ggrinides 
du globe. 

1890. Meunier (Fernand), assistant au Service géologique de Belgique, 
92, avenue de la Couronne, Bruxelles. Hymen. {Aculeata); 
Dipt. 

1882. Meyer-Darcis (Georges), Wohlen (Suisse). Col., pr. genres Cara- 

bus et Julodis. 

1888. MiLLETTES (M'"" veuve), née Bellier de la Ciiavigxerie, membre 
à titre honorifique, 3o, rue S*-Louis, Évreux (Eure). 

1883. * Millot (Charles), O I. P., anc. officier de marine, 7, place 

S'-Jean, Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ent. gén., pr. Col. et Lcp. 

1892. Mixsmer (Jean-Joseph), iJî<, capitaine en retraite, 3, a^enue Den- 
fert-Ilochereau, Saint-Éfienne (Loire). Col. de France. 

1873. * MioT (Henri), ll\. P., 0. § M. A., juge d'instruction, Beaune 
(Gôte-d'Or). Ent. appliquée; Ins. utiles et nuisibles du globe. 



Liste des Membres. — Année l'JOO. 431 

1844. MocQUERYS (Emile), 24, rue Chartraine, Évreux (Eure). Col. eur. ; 
Ihjmén. de France. 

1898 MoLLANDix DE BoissY (Robert), au Bausset (Var). Coléoptères pa- 
léarctiqaes. 

1880. MoNXOT (Eugène), économe du L.Ncée de Guulances (Manche). 
Col. eur. 

1893. MoNTANDOx (A.-L.), Filarète, Bucarest (Roumanie). Iléni., pr. 

Hétéroptères. 

1870. MoNTiLLOT (Louis), *, p A., inspecteur des Postes et Télégra- 
phes, 75, avenue de la République, Montrouge (Seine). Col. 
eur. 

1894. MoNTLEzuN (comte Armand de), 100, quai de Tounis, Toulouse 

(Haute-Garonne). Col. 

1889. Moragues é Ibarra (Ignacid), 18, calle de San-Francisco, Pahna 
de Mallorca (Baléares). Col.; Malacologie. 

1900. Morel (Camille), 1, rue Bosio, Paris, 16^ Coléoptères d'Europe et 
circa. 

1888. * Morgan ( A. -C. -Frédéric), membre des Soc. linnéenne et ento- 
mologique de Londres, Villa-Nova de Gava, Oporto (Portugal). 
Ilomoptères, pr. Coccides. 

1900. * Moser, capitaine, 00, Biilow-Str., Berlin W. (Allemagne). 
Coléoptères, pr. Cétonides. 

1900. MoTTAz (Charles), conservateur à la collection locale du Palais 
Eynard, Genève (Suisse). Entomologie générale. Coléoptères. 

1899. MoucHOTTE (J.), interne à l'hôpital de la Pitié, Paris, o^ Entomo- 

logie générale. 

1896. * MuLLER (J.-W.), prof, à l'Univcrsitc, 2o, Fisclistrasse, Greils- 
wald (Allemagne). Ent. gén. 

18o9. MuLLER (T.-A.-Clemens), koniglicherCommerzienrath, 12, lloltz- 
liofgasse, Dresde Ncustadt (Saxe). Col. 

1900. Musée zoof^ogique de l'Université de Naples (Italie), (Prof. Mon- 

ticelli, directeur). 
1900. Naçonow (Nicolas- Victor), professeur et directeur du Musée de 
Zooli>gie à l'Université impériale de Varsovie (Russie). Ento- 
mologie générale, anatomie des Articulés. 

1891. * Nadar (Paul), '^, >^, ol, rue d'Anjou, Paris, 8'". Col. 



432 Bulletin de lu Société Eniomoloijique de Frunce. 

1886. * Neervort van de Poll (J.-R.-H.), Bonkcinstcin Muséum, Rij- 
sonburg, province d'Utrecht (Hollande). Ent. gén., pr. Col. 

1886. Neren (D*" C.-Harold), chevalier de Tordre roy. de Wasa, méd.- 

major dans la réserve du corps des méd. milit. suédois, Skeninge 
(Suède). Hymen. 

1871. Nevinson (George-Basil), 3, Tetworth square, Chelsea, London, 
S. W. (Angleterre). Col. 

1897. * Nibelle (Maurice), 9, rue des Arsins, Rouen (Seine-Inf'^). Hé- 
mipt., Hymen. 

1873. NiCKERL (D"- Oitokar), 16, Wenzelsplatz, Prague (Bohème). Ent. 
yén.,p)\ Col. et Lép. 

1876. Nicolas (André), ancien magistrat, 23, rue S*-MaIo, Valognes 
(Manche). Caralnques, Céyambycides eur., pr. Carabus et Dor- 
cndion. 

1881. * Nodier (Charles), *, médecin de la marine, rue Sainl-lluel Kc- 
rentrech, Lorient (Morbihan). Col. 

1889. NuNFuiED (A. -P.), membre de plusieurs Soc. entom.. Rakonitz 

(Bohème). Col.,pr. Lumellicornes, Uuprcstides et Cérambycides. 

1890. Normand (Henry), médecin-major au 4'^ tirailleurs, Fondouk-Dje- 

did (Tunisie). Col. 

1887. * Nugue (l'abbé A.-Augustin),Gouplrain (Mayenne). C'o/. de Frunce. 

1885. Oberrieth (Maurice), négociant, 1, rue Laffitte, Paris. Col. eur. 

1861. * OBERTniiR (Charles), 36, faubourg de Paris, Rennes (lUe-et- Vi- 
laine). Lépidoptères. 

1871. * Oberthûr (René), Rennes (lUe-et-Vilaine). Coléoptères. 

1880. Odier (Georges), 39, rue de l'Université, Paris, 7«. Col. eur. 

1891. Odier (James), banquier, 23, rue Corraterie, Genève (Suisse). Co/. 

1892. Olivier (Al.), à Saint-VaUier, par Grasse (Alpes-Maritimes). 

Lépidoptères et Microlépidoptères. 

1873. * Olivier (Ernest), Les RamillonSjprèsMouhns (AUier). C'o/. p//r.; 
Hé m. et Hymen, eur. 

1873. Orbigny (Henri d'), architecte, 21, rue S*-Guillaume, Paris, 7^. 
Col. eur. et niéditerr., Onthophuyides d'Afriijue. 

1871. Oustalet (Emile), ^, ||I. P., professeur au Muséum d'Histoire 



Listi' (Ipx Membres. -- Année lOOD. 433 

naturoUo, 121, nie NoIro-Diimo-dcs-Clianip?, Pnris, fv'. 
Eut. gen. 

i80('.. Pantel (lo P. .1.), Vais, près Le Puy (H"^-Loire). 

i8î)l). Pkrez (Charles), agrégé préparateur à l'École normale sn[)i'- 
rieure, rue d'Ulra, Pnris, o'^. Entomologie générale. 

1883. * PÉRiNGUKY (Louis), iyi I.P., § M. A., sous-direcleur du xMusée 
d'Hist. nalur. de Capc-Town (Cap de Bonne-Espérance). En t. 
gén., pr. Col. 

1875. * Perraudière (René de la), *, au château de la Perraudiére, 
par Jarzé (Maine-et-Loire). Col. de VAnelen blonde. 

1900. Peschet (Raymond), commis-stagiaire à la Pn'fecture de la 
Seine, M, rue Delouvain, Paris, 19^ Coléoptères. 

189(5. Petit (A.), instituteur à La Ferme, par Orléansville (Alg(''rie). 
Ent.gén. 

1893. Peyerimhoff de Fontenelle (Paul de), garde général des Fo- 
rêts, à Digne (Basses-Alpes). Col. 

1890. "" PniLippi (Federico), prof, à l'Université de Santiago (Chili). Col. 

1900. * PiusALix (D'- C), *, assistant au Muséum d'Histoire naturelle, 
20, boul'' St-Germain, Paris, o^. Entomologie générale, Arthro- 
podes venimeux. 

1889. * Pic (Maurice), Digoin (Saône-et-Loire). Ent. gén. d'Algérie; 

Col. et Hijmén. paléarct.; Mélgrides, Ptinides, Anthicides., Pé- 
(lilides, Bruchides et Nanophyes du globe. 

1899. Picard (François), élève à i'Instilut agronomique, 29, faubourg 
S*-Jacques, Paris, 14<^. Coléoptères, Uyinénoptères. 

1883, PiERSON (Henri), à Brunoy (Seine-et-Oise). Orth. et Névr. 

1893. Pigeot (Nicolas-P.), prof, à l'école d'Agriculture de Reihel (Ar- 
dennes). Ent. gén., pr. Ugnién. 

1899. PiGNOL (D"- Jules), 34, rue Pigalle, Paris, 9^ Coléoptères. 

1890. Planet (Louis), i)} A., avenue des Lilas,Croissy (Seine-et-Oise). 

Col. 

1892. Planet (Victor), notaire, Enire-Deux-Guiers (Isère). Col. 

1873. PoLLE de Viermes, oij /;/.<f, rue S*- Jean, Poiiloise (Seine-et-Oise). 
Col. eur. 



•534 Bdik'tin île In Société EniomQlogiqup de France. 

1900. PoMMERoL (D' François), conscillor général, Gerzat (Puy-de- 
Dùme). Entomologie iippliquéc. 

1899. Porte (L. de la), H, rue Casimir-Périor, Paris, 7*^. Coléoptères, 
Lépidoptères. 

1896. Porter (Ch.-E.), tlireclcur du Musée d'Histoire naturelle, Gasilla, 
nos, Valparaiso (Chili). Col. et Hém.,pr. Pentatomides. 

1890. PoRTEviN (F.-A.-Gaston), 12, rue Dubais, Évreux (Eure). Enf. 
gén., Col. 

1899. PoRTEVi.N (Henri), 12, rue de l'Horloge, Évreux (Eure). 

1888. * Portier (Paul), 24, rue Nicole, Paris, b^.Lép. eur.,pr.Microle'p. 
1890. Pottier (Lucien), calculateur au Bureau des longitudes, 3, rue 
Lecuirot, Paris, 14^ Coléoptères. 

1900. Pottier de la Yarde, Lèz-Eaux, par Saint-Pair (Manche). Co- 

léoptères. 

1869. * PoujADE (G.-Arlhur),!! I.P.,préparateurd'Enlom. au Muséum, 

103, rue Monge, Paris, o''. Col. et Lép.; Iconographie entom. 

1894. * PouLOT (Emile), 50, avenue Philippe-Auguste, Paris, ll^ Lép. 

1867. Preudhomme de Borre (Alfred), *^, anc. conservateur-secrétaire 
du Musée royal d'Hist. natur. de Bruxelles , villa la Fauvette, 
Petit-Saconnex, Genève (Suisse). Ent. gén., pr. Ilétéromères. 

1888. Radot (Emile), i*, industriel, Essonnes (Seine-et-Oise).Le'p. eur.; 
étude des Chenilles. 

1867. Raffray (Achille), ^, il I. P., consul général de France à Cape- 
Town (Cap de Bonne-Espérance). Col. afr.; Psélaphiens et 
Scydméniens du globe. 

1872. •'•■ Ragusa (Enrico), hôtel des Palmes, Palerme (Sicile). Col. eur. 

189o. Railliet, professeur d'Histoire naturelle à l'Ecole d'Alfort (Seine). 
Ent. gén. 

1900. Raixbow (W.-J.), F. L. S., entomologist, Austrahan Muséum, 
Sydney (N. S. W.). Entomologie générale. 

189o. * Raoult (Charles), Raon-l'Étape (Vosges). Ent. gén., pr. Col. de 
France. 

1890. * Reed (C.-Edwin), Baûos de Cauquenes, Santiago (Chili). Ent. 
gén. 

1870. RÉGiMBAUT (D'- Maurice), 11, rue du Meilet, P^vreux (Eure). Col. 

eur., Dytiscides, Cgrinides et Hydrophilides du globe. 



Liste des Membres. — Année 1901). 435 

1895. RÉGNIER (Raymond), 0A., § M. A., 0. ►i^N., ancien grellier en 

chef, juge de paix suppléant, Fréjus (Var). Ent. gén., pr. Col. 
Lépidoptères du globe. 

1876. Reitter (Edmund), entomologiste, Paskau (Moravie). £7îf. gén., 
pr. CaU. 

1896. Reuter (Enzio), Privat-Docent à l'Université d'Helsingfors (Fin- 

lande). Entom.gén., Lépidoptères, Eutom. éronoinique. 

1874. Reuter (O.-M.), prof, à rUniversit(', 9, Mariegatan, Helsingfors, 
pendant les vacances, Abo (Finlande). Ent. gén., pr. Iléni. 

1899. RiTSEMA Bos (J.), professeur, directeur du Phytopalhologisch 

Laboratoriura, Roemer Visscherstraat, 3, Amsterdam (Hol- 
lande). Entomologie appliquée. . 

1900. * Rivera (Manuel-J.), professeur de Sciences naturelles à l'École 

normale de Cliillan (Chili). Entomologie du Cliili. 

1899. Rocquigxy-Adansox (G. de), rue Voltaire, Moulins (Allier). Le- 
pidoptères, géonémie et phœnogénie entomologiques. 

1899. Roule (Louis), professeur de Zoologie à la Faculté des Sciences 

de Toulouse (H'''-Garonne). Entomologie générale, Crustacés. 

1891. * Rothschild (the Hon. Lionel Walter), Zoological Muséum 

(M. E. Hartert), Tring, Herts (Angleterre). Lép. 

1894. RosELLE (D'' Fernand du), 21, rue Lamarck, Amiens (Somme). 
Arach. et Dipt. 

1900. Rouzaud (Henri), receveur des finances, Narbonne (Aude). En- 

tomologie générale et appliquée. 

1899. RoYER (Maurice), oo bis, rue de Villiers, Neuilh -sur-Seine 
(Seine). Coléoptères. 

1880. * Sahlberg (D'" John), prof, à l'Université, 18, Brunnsparken, 
Helsingfors (Finlande). Col. et Hé m. 

1889. Sandin (Emil), directeur de la Banque de Crédit Scandinave, 
Goteborg (Suède). Ent. gén., pr. Col. paléiiretiques. 

18ol. Saulcy (Félicien Caigxart de), 3, rue Chàtillon, Metz (Lorraine). 
Col. eur. 

1887. Savix de Larclalse (René), au château dé Mont-Louis, par S*-Ju- 
lien-l'Ars (Vienne). Col., Uém. et Lép. de France. 



436 Bulletin de la Société Entomologique de France. 

m 

1891. ScHAUFUss (Camillo), directeur du Muséum Ludwig Salvator, 

Meissen (Saxe). Col. 

1894. * SciiAus (William), Ormonde Lodge, Twickenam (Angleterre). 
Lép. 

1893. ScHAWROFF (Nicolas-N.), direct 'ur de la Station séricicole du 
Caucase, Titlis (Russie). Lép. 

1869. ScHLUMBERGER-DoLLFus (Jcau) , Guebviller (Alsace). Col. et Lép. 

1869. * Sedillot (Maurice), ^3 A., 20, rue de l'Odéon, Paris, 6^ Col. 

188o. Seebold (Théodore-Lotliaire-François), G. >î<, 0. '^, *^, 'ff, in- 
génieur civil, 2, square du Roule, Paris, 8^. Lép. 

1892. Seguy (Jude), agent du syndicat des Viticulteurs, rue Clauzel, 

Alger (Algérie). Coléoptères. 

1864. * Seidlitz (D'' Georges von), 27, Scliwind Strasse, Munich (Ra- 
vière). Col. 

1900. Semichon (L.), licencié es Sciences naturelles, élève à l'Institut 
agronomique, 27, rue Cassette, Paris, 6<". Entomologie géné- 
rale. 

1860. * Senxeville (Gaston de), conseiller référendaire à la Cour des 
Comptes, 30, rue de Lille, Paris, 7''. Col. de France. 

1898. * SÉRULLAz (Georges), D'' en droit, avocat à la Cour d'appel, 18, 
place Rellecour, Lyon (Rhône) ; l'été : château d'Yvours, Iri- 
gny (Rhône). Coléoptères et Lépidoptères puléarctiques. 

180o. Sharp (D'" David), Hawthorndene Hills Road, Cambridge (Angle- 
terre). Col. 

1889. * SicARD (D'" A.), médecin major de 2° classe, au 2*" bataillon de 
marche de la Légion étrangère, Diego-Suarez (Madagascar). 
Col..) Coccinellides du globe. 

1900. * SiNÉTY (l'abbé Robert de), au séminaire de Vais, près Le Puy 
(H'^^-Loire). Anatoniie, embryologie et biologie des insectes. 

1896. Société d'Études scientifiques de l'Aude, Carcassonne (Aude). 
En t. g en. 

1898. Société linnéenne de Bordeaux (Gironde). 

1896. Staxdfuss (Prof. D'' Max), Direktur des entomologischen Mu- 
séums am eidgenossisches Pohtecnikum, Zurich (Suisse). 



Liste des Membres. — Ainiee lOiM). 4;{7 

1888. Stanley (Edwards), iiioml)n' de la SociiMr (Miloinologiqiic de Lon- 
dres, Hidbrooch Lodge, Blackheatli, Londoii (Angleterre). Lép. 

1894. Stârck (Alexandre de), Ala-Mellola, Finlande, Perkjaroi (Russie). 
Col. 

1897. Station entomologique de l'État (D"" G. Horvath, directeur), 

28, Nador-utza. Budapest (Hongrie). 

1868. Stefanelli (Pietro), prof, au lycée royal Dante, 57, via Pinti, 
Florence (Italie). Lép. eur. 

1862. Stieulin (D-" G.), SchatThausen (Suisse). Col. 

1883. * SuLGER (Hans), conservateur du Musée do l'Institut, Bàle 
(Suisse). Eut. gén. 

1891. SwiNHOE (général Charles), avenue House, Cowley-road, Oxford 

(Angleterre). Lép. 

1886. Targioni-Tozzetti (Adolfo), prof, de Zoologie à l'instilul royal, 
etc., 19, via Romana, Florence (Italie). Eut. gén.,pr. llém. 

1899. Terre (Louis-Léon-Benjamin), licencié es sciences physiques 

et naturelles, préparateur à l'Université de Dijon (Gôte-d'Or). 
Entomologie générale. 

1890. * Théry (André), propriétaire, S'-Gharles, département de 
Gonstantine, (Algérie). Col. 

1900. Thouvenin (Louis), capitaine au 2*^ zouaves, à Lalla-Marnia, pro- 

vince d'Oran (Algérie). Coléoptères. 

1838. * Tournier (Henri), villa Tournier, Peney, près Genève (Suisse). 
Col. eur. 

1898. TouzALiN (Henri de), inspecteur adjoint des Forets, Guéret 

(Creuse). Coléoptères. 

1899. Trabut (D'' Louis), professeur à l'École de Médecine, botaniste 

du Gouvernement, 7, rue Desfontaines, Alger-Mustapha. Eitto- 
mologie appliquée, Coléoptères. 

1892. * Traizet (Emile), membre de la Soc. espagnole d'IIist. nat., 

42, rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris, H'^. Col. eur. 

1888. Trapet (Louis), iftf, pharmacien-major de 1''' classe à l'hùpilal 
militaire du Dey, Alger. Ent. gén.,pr. Col. 

189o. Tronyo, lieutenant au 2'' zouaves, rapporteur au 2'' conseil de 
guerre, Oran (Algérie). Orth, 



438 Bulletin de la Société Entnmolorjique de France. 

1899. Trotter (D'' Alessandro), assistant à l'Institut botanique de l'U- 
niversité de Padova (Italie). Étude des galles. 

1898. TscHiTSCHÉRiNE (Tisclion de), Olgino, par Sima, gouvernement 

de Wladimir (Russie). Féroniens du globe et Harpalides pa- 
léarctiques. 

1886. TuRÂTi (Gianfranco), 7, via Marovigli, Milan, Lombardie (Italie). 

Lép. 

1888. Tyler Townsexd (C.-H.), Mesilla, près Los Angeles, Californie, 
(U. S. A.). Ent. gén.; Col., Héni., Dipt. 

1867. Uhagon (Serafui de), 38, calle Juan de Mena, 1°, H, Madrid (Es- 
pagne). Col. eur. 

1882. Vachal (Joseph), ancien député, etc , Argentat (Corrèze). Hymen. 

1887. * Vauloger de Beaupré (Marcel), O A., ^, capitaine au 

Service géog